Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft auraient dépensé des sommes énormes dans le lobbying US en 2018
Pour faire pression sur les décideurs

Le , par Olivier Famien

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Alors que l’année 2018 vient de s’achever, les entreprises publient jour après jour le bilan de leur exercice comptable que ce soit pour l’année qui vient de s’écouler ou le dernier trimestre qui a été clôturé avec l’année 2018.

Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft connus sous l’acronyme GAFAM ainsi que d’autres entreprises n’ont pas dérogé à la règle et ont également publié leurs résultats financiers. Comme de coutume nous avons les activités usuelles de produits et charges figurant sur la longue liste des activités des entreprises. Mais un des points importants qui ne manquent pas d’attirer les regards lorsqu’on jette un œil à ces résultats financiers, c’est la catégorie des dépenses dédiées au lobbying.

Le mardi dernier, Facebook a effectué des déclarations devant le Congrès américain. Dans son dépôt, le réseau social a révélé qu’il a dépensé 12,62 millions de dollars en 2018 pour faire pencher les décisions politiques liées à ses activités à son avantage . Il faut préciser que l’année d’avant, c’est-à-dire en 2017, les dépenses dédiées à cette activité s’élevaient à 11,51 millions, selon le Center for Responsive Politics, un organisme non partisan. Si ces sommes sont déjà énormes, quand on se penche du côté du géant de la recherche en ligne, Google, on réalise qu’il n’y a pas que Facebook qui consacre des ressources colossales pour faire pression sur décideurs politiques. Selon les données du Center for Responsive Politics, Google aurait dépensé 21 millions de dollars en 2018 contre 18,04 millions de dollars en 2017. L’entreprise de Mountain View aurait fait pression sur de nombreux sujets comme la réforme du droit d’auteur et des brevets, la protection de la vie privée, la cybersécurité, l’éducation, le commerce, la santé, l’immigration, la diversité dans les lieux de travail, le spectre politique, la neutralité du réseau, les véhicules autonomes et la réforme fiscale. En France par exemple, les politiques souhaitent mettre en place actuellement une taxe spécifique afin d'obliger les grandes entreprises du numérique à payer des taxes à l'état lorsque leur chiffre d’affaires est supérieur à 750 millions d’euros au niveau mondial et 25 millions d’euros en France. Mais comme partout où les intérêts de ces entreprises sont menacées, celles-ci n'hésitent pas à déployer tous les moyens pour atteindre leurs objectifs. Aussi, après l'annonce de cette taxe par le ministre de l’Économie français Bruno Le Maire, l'association des services internet communautaires (ASIC) composée de AOL, Dailymotion, Google, PriceMinister et Yahoo! est immédiatement montée au créneau pour attaquer cette taxe.


Pour ce qui concerne Microsoft, Reuters rapporte que l’entreprise a injecté 9,52 millions de dollars dans le lobbying en 2018 contre 8,5 millions de dollars en 2017. Apple qui fait également partie des grandes entreprises américaines qui ne lésinent pas sur les moyens pour faire pression sur les décideurs politiques à travers les lobbies aurait dépensé 6,62 millions de dollars en 2018 contre 7,15 millions de dollars en 2017, selon les données recueillies par le Center for Responsive Politics. Amazon de son côté aurait dépensé pas moins de 14 millions de dollars pour faire également pression sur plusieurs questions liées à ses intérêts.

Selon Reuters, une des préoccupations de ces entreprises notamment, Google, Facebook et Amazon est tournée vers les législateurs et régulateurs américains qui chercheraient à limiter les pouvoirs de ces fournisseurs de services internet en pesant sur les nouvelles règles antitrust et celles relatives à la protection de la vie privée. Facebook particulièrement aurait déclaré que discuter de « ;l’intégrité électorale ;» avec des responsables de la sécurité nationale faisait partie de ses nouveaux espaces de lobbying au quatrième trimestre. Le dossier de l’entreprise indique que la société a continué à faire pression sur la Federal Trade Commission, qui enquête sur ses pratiques en matière de sécurité des données.

Au-delà de ces sommes investies par ces entreprises afin de protéger leurs intérêts à travers les lobbies, des utilisateurs se demandent si ces sommes ne pourraient pas servir à d’autres fins plus louables. Pour d’autres utilisateurs, si au moins une infime portion de ces montants étaient utilisées pour financer des startups, certains projets ne mourraient pas dans l’œuf. D’autres encore continuent en ajoutant que ces sommes devraient servir à la recherche et à l’innovation au lieu de remplir les poches des bureaucrates à Washington, car pour eux, le lobbying n’est ni plus ni moins que de la corruption légalisée.

Source : Reuters

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Avatar de sebastiano
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 25/01/2019 à 10:34
Comme d'hab, c'est légalisé. Ca ne rend pas la chose plus morale qu'en Europe, mais au moins on sait à quoi s'attendre.

 
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