Kaspersky installe un centre de données en Suisse
Pour plus de transparence et regagner la confiance des utilisateurs

Le , par Ludovic Barry, Chroniqueur Actualités
Déjà l’année dernière, le CEO de Kaspersky Eugene Kaspersky était prêt à ouvrir le code source de ses produits aux autorités américaines contre tout soupçon d'espionnage. Depuis le mardi 20 novembre 2018, la firme russe a officiellement inauguré son centre de données à Zurich en Suisse. Il faut comprendre que ce centre de données inclut la « chaîne de montage de logiciels », les serveurs qui stockent et traitent les données de Kaspersky Security Network et le tout premier Centre de transparence, c'est ce qu'a laissé entendre l'équipe de la firme. Toujours selon l'équipe Kaspersky, le déménagement d'infrastructure vers la Suisse permettra de compiler et signer des produits de la firme sous la supervision d’une organisation tierce, avant de les distribuer aux utilisateurs.

Cette délocalisation vient à point nommé, car depuis le feuilleton des soupçons d'espionnage basé sur sa proximité avec le gouvernement russe, la firme a eu du mal à s'imposer dans bon nombre de pays européens suite au vote du parlement européen qualifiant Kaspersky de logiciel malveillant sur la base des accusations des USA. Cette relocalisation a pour mission principale de restaurer la confiance des utilisateurs vis-à-vis des produits de la firme russe, en la dédouanant ainsi de toute affinité avec le Kremlin. « Nous réfléchissions depuis assez longtemps déjà à une sorte de centre de transparence, avant même la répudiation. C'est cette dernière qui nous a donné la motivation nécessaire. Voilà la preuve que nous n'avons rien à cacher. » A répondu le CEO Eugene Kaspersky pour ce qui concerne la création de ce centre de données de Zurich. Ce centre de données va se charger de traiter les données des consommateurs européens pour un investissement de départ de 3 millions de dollars auquel s'ajouteront 9 millions supplémentaires dans l'optique de traiter les données des utilisateurs nord-américains, japonais, australiens, sud-coréens et singapouriens. Cependant, il faut souligner que le centre de transparence est le second plan de la firme pour regagner la confiance des clients, des entreprises et des pouvoirs publics. À ce propos, le CEO Eugene Kaspersky a affirmé que « la transparence est la nouvelle normalité pour l'industrie IT. Nous sommes fiers d'être des précurseurs dans ce processus ».


En somme, « un audit seul ne suffit pas, pas plus qu'un contrôle du code source, mais comme nous envisageons l'un et l'autre, nous réduisons nettement le risque pour les régulateurs », a souligné Shingarev, VP of Public Affairs chez Kaspersky Lab quant à la possibilité d'audit indépendant des processus exécuté par une grande entreprise de consultance.

Source : Levif

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