France : EY et Syntec Numérique présentent la 8ème édition du Top 250 des éditeurs de logiciels
Avec une croissance de 12 % et un CA de 15 Md€

Le , par Bill Fassinou, Chroniqueur Actualités
Syntec Numérique en collaboration avec le cabinet Ernst & Young (EY) a présenté l’édition 2018 du Panorama Top 250 des éditeurs de logiciels français. Et pour une nouvelle fois, ce panorama de référence du secteur portant sur près de 350 entreprises affiche une croissance à deux chiffres avec 12 % enregistrés sur 2017, et en plus, cette croissance est bien répartie entre les différentes tailles d’entreprises. La filière des éditeurs de logiciels confirme donc une nouvelle fois encore sa bonne forme sur le marché.

« Les performances des 341 répondants sont remarquables, avec une croissance de 12 % du chiffre d’affaires du panel de 15 milliards d’euros cette année et une rentabilité assurée pour 81 % d’entre eux. Un record à l’échelle de l’étude ! Cette croissance s’appuie sur une forte contribution du trio de tête des éditeurs, mais aussi sur le dynamisme des plus petites [+ 48 % de croissance chez les moins de 5 millions d’euros de CA, NDLR]. Nous assistons également ces dernières années à l’émergence d’acteurs qui réunissent toutes les qualités pour devenir des futurs champions capables de lutter à l’échelle internationale », annonce Jean-Christophe Pernet, associé EY en charge de l’étude.


Parmi les leviers de croissance, il y a le mode SaaS (Software as a Service), et 43 % des éditeurs considèrent le SaaS / Cloud comme leur priorité technologique numéro 1. L’édition 2018 du Panorama confirme la tendance de fond déjà soulignée l’année dernière sur la croissance du SaaS. Ainsi la part du chiffre d’affaires du panel réalisée en SaaS atteint 31 % en 2017 versus 26 % en 2015.

« Depuis huit ans, notre panorama montre combien il est intéressant de miser toujours plus sur le logiciel ! D’aucuns diront qu’avec une telle santé, il n’est pas nécessaire d’accompagner nos entreprises. Chez Syntec Numérique, nous pensons tout l’inverse. D’abord parce que les seuls éditeurs français créent de nombreux emplois ; ensuite, parce qu’un tiers de nos effectifs sont consacrés à la R&D et qu’ils sont essentiellement répartis sur notre territoire. Enfin et surtout, parce que nos innovations participent à la transformation de notre économie et que nous contribuons à l’amélioration de sa compétitivité », déclare Gilles Mezari, co-président du collège Editeurs de Syntec Numérique.


Plusieurs facteurs sont à l'origine de cette forte croissance observée. Déjà, on note une très forte croissance des poids lourds du secteur. De plus, toutes les entreprises, quelque soit leurs tailles ont enregistrées une forte croissance de leur chiffre d'affaire. « Même si les éditeurs de plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires sont les plus grands contributeurs au chiffre d’affaires du panel (74 %), le nombre d’éditeurs de logiciels ayant franchi la barre des 50 M€ de chiffre d’affaires a fortement augmenté au cours des huit dernières années, passant de 7 % lors de l’édition 2011 du Top 250 des Éditeurs de logiciels à 17 % du panel aujourd’hui ».

Autre facteur justifiant cette croissance, c'est que les éditeurs ont su développer des modèles économiques pérennes qui mènent à la rentabilité. « Pour la majorité des éditeurs de logiciels français, le développement fort de l’activité est très rapidement accompagné de la rentabilité. 81 % des éditeurs du panel déclarent ainsi avoir réalisé un bénéfice d’exploitation en 2017. 57 % des éditeurs de logiciels français âgés de moins de huit ans dégagent ainsi un bénéfice d’exploitation en 2017, ce qui démontre la capacité des éditeurs à créer des modèles économiques viables, et ce dès le début de la phase d’exploitation des solutions ».


Cette croissance est aussi tirée par les éditeurs sectoriels et par la catégorie « Particuliers et jeux vidéo ». « Avec 193 éditeurs et un chiffre d’affaires Édition de 9,8 milliards d’euros, les éditeurs sectoriels sont les plus grands contributeurs du secteur en nombre d’éditeurs et en chiffre d’affaires. La croissance des éditeurs sectoriels s’élève à 28 % sur deux ans, grâce notamment à Criteo, une entreprise de reciblage publicitaire personnalisé sur internet, qui réalise une croissance de 71 % de son chiffre d’affaires Édition (+844 millions d’euros) et Dassault Systèmes, un éditeur de logiciels spécialisé dans la conception 3D, dont la croissance s’élève à 15 % (+367 millions d’euros) entre 2015 et 2017. Les très belles performances des éditeurs sectoriels sont toutefois fortement dépendantes de la croissance de Criteo. Hors Criteo, la croissance des éditeurs sectoriels sur deux ans est de 20 % ».

On peut aussi noter que cette croissance est principalement orientée sur certains secteurs d’activité pour le moins rentables. « Les principaux clients des éditeurs de logiciels français opèrent principalement dans les secteurs de la banque/assurance, de l’industrie et du secteur public. Pour la seconde année consécutive, le secteur de la banque / assurance occupe la première place des secteurs d’activité des clients des éditeurs de logiciels. Bon nombre d’éditeurs ont aujourd’hui réussi à développer des solutions, en phase avec les attentes de ce marché très demandeur. À cela s’ajoute l’émergence de "fintechs" très en vue, portées par les grandes tendances du moment, que ce soit en matière de digitalisation des processus en interne, d’échanges sécurisés et automatisés de données (blockchain) ou bien de services financiers 100 % digitaux ».


Même si tous les voyants sont au vert pour cette édition, une grande majorité d’entreprises du secteur reste en revanche confrontée à une pénurie de talents qui vient freiner son développement. « Les éditeurs de logiciels français peinent à mobiliser de nouveaux talents, en France bien sûr, mais aussi à l’international. Ainsi, 84 % d’entre eux déclarent rencontrer des difficultés pour recruter, chiffre à la hausse par rapport à la précédente édition du Top 250 des Éditeurs de logiciels.Les difficultés de recrutement sont un enjeu majeur et les tensions concernent principalement certains profils. Les talents les plus recherchés par les éditeurs sont toujours les développeurs, ressources essentielles à la conception de nouveaux produits. Ainsi, 75 % des éditeurs estiment que ces difficultés de recrutement constituent un frein à leur développement ».

Néanmoins, les effectifs ont continué de progresser tant chez les ESN (Entreprises de Services du Numériques) ayant une activité d’édition de logiciels que chez les pure players. Entre 2015 et 2017, les effectifs totaux ont augmenté de 16 % sur l’ensemble du panel, soit près de 25 000 emplois créés en deux ans, dont près de 10 000 emplois chez les pure players. Les éditeurs de logiciels français peinent toutefois à mobiliser de nouveaux talents, en France bien sûr, mais aussi à l’international. Ainsi, 84 % d’entre eux déclarent rencontrer des difficultés pour recruter, chiffre à la hausse par rapport à la précédente édition.

Source : Édition d'octobre 2018 du Panorama Top 250 des éditeurs de logiciels français

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