RGPD : Twitter décide de bloquer les adolescents en Europe qui ont indiqué avoir moins de 16 ans
Le consentement d'un parent est requis

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Depuis l’entrée en vigueur du RGPD, Twitter a décidé de bloquer les comptes utilisateurs européens dont la date de naissance est indiqué sur leur profil et qui ont moins de 16 ans. C’est ce que suggèrent des plaintes d’utilisateurs qui auraient reçu ce message : « Twitter utilise les données personnelles de votre compte pour fournir ses services. Nous avons déterminé que vous n’avez pas l’âge minimum requis dans votre pays pour consentir au traitement de vos données personnelles et votre compte a donc été verrouillé ».

Pour récupérer son compte, le réseau social explique que « Votre compte est supprimé de Twitter, sauf si votre représentant légal (parent ou tuteur) donne son consentement en votre nom. Pour pouvoir conserver votre compte, veuillez fournir les coordonnées d’un parent ou tuteur »


Le parent / tuteur doit alors remplir le formulaire de consentement sur lequel il leur est expliqué que « Twitter exige que tous les utilisateurs aient au moins 13 ans pour créer un compte. Par ailleurs, certains pays exigent que les utilisateurs aient plus de 13 ans pour consentir au traitement de leurs données personnelles. Nous exigeons alors le consentement d'un responsable légal (parent ou tuteur) au nom de l'enfant avant d'autoriser celui-ci à utiliser nos services ».

Un ensemble d’informations leur est demandé pour permettre au réseau social de vérifier que le parent ou le tuteur consent à l'utilisation des services de Twitter par son enfant.

En plus des informations qu’ils doivent remplir (nom complet, nom et prénom de l’enfant, nom d’utilisateur Twitter de l’enfant, adresse e-mail), ils doivent également :

télécharger une copie de leur pièce d'identité officielle avec photo en cours de validité pour confirmer leur identité (passeport ou permis de conduire par exemple) ;
télécharger un document les autorisant à agir pour le compte de l’enfant (exemples : procuration, certificat de naissance, documents attestant des droits parentaux/de tutelle sur les enfants mineurs).

Twitter insiste sur le fait que la copie doit être lisible et il doit y apparaître le nom, les prénoms et la date de naissance de l’enfant. Le réseau promet que les documents seront confidentiels et seront supprimés une fois qu’ils auront été utilisés pour confirmer l’identité et la date de naissance.

Les autres utilisateurs ont, pour leur part reçu un autre message de Twitter : « Pour continuer d’utiliser Twitter, veuillez accepter les nouvelles Conditions d’utilisation, la Politique de confidentialité et notre Utilisation des cookies. Vous confirmez également que vous avez plus de 16 ans. Veuillez passer en revue vos paramètres actuels afin de bien les comprendre ».

À cause de cette mise à jour de la plateforme qui a fermé les comptes d’utilisateurs de moins de 16 ans, plusieurs ont vu leur nombre d’abonnés descendre en flèche. C’est le cas par exemple de Julien Chièze, analyste de jeux vidéo, qui affirme avoir perdu 12 000 abonnés en une nuit : « ça veut dire 4% parmi vous avait donc -16 ans ! Ca va les vieux, comment on se sent ? », a-t-il tenté d’ironiser.


Source : Twitter (consentement parental, compte verrouillé, Julien Chièze)

Et vous ?

Que pensez-vous de cette décision ?

Voir aussi :

Lors des catastrophes, la plupart des utilisateurs de Twitter partagent des rumeurs sans même procéder à une vérification, d'après une étude
Twitter recommande à ses utilisateurs de changer de mot de passe suite à la découverte d'un bogue qui expose des mots de passe en clair
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Une mafia de gamins de 15 ans alimente un marché noir de comptes Spotify et Netflix volés, cela en organisant des concours douteux sur Twitter

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Avatar de pgoetz
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 29/05/2018 à 11:34
Ma fille s'est vu bloquer son compte. Donc j'ai fait le nécessaire en Anglais s'il vous plait, car les pages twitter sur ma machine sont en anglais. J'ai reçu confirmation que le compte était débloqué en Anglais. En fait il était toujours bloqué. Donc j'ai refais les démarches sur la machine de ma fille en français cette fois. J'attends la suite.

Cerise sur le gâteau, il est demandé de vérifier le compte et le contenu, mais comment le faire avec un compte bloqué. J'ai ouvert un ticket chez twitter, j'attends la réponse. Sinon, j'informerai la CNIL des problèmes et incohérence rencontrés - langue & impossibilité de vérifier.

De plus en France, l'âge est de 13 ans.

Pour ma part, j'ai eu mon compte professionnel bloqué sur Skype pour raison d'âge. M$ m'a demandé ma carte bancaire pour débloquer mon compte professionnel!! Je ne serai pas grossier, mais l'idée est là. Il faut que j'approfondisse les alternatives open-source.
Avatar de
https://www.developpez.com
Le 29/05/2018 à 13:20
Citation Envoyé par pgoetz Voir le message
De plus en France, l'âge est de 13 ans.
Effectivement, si une région ou département n'étant pas sous " une mouvance politique " d'un député Européen demande à sortir de l'Europe (CE) mais reste dans la France (CEE) alors c'est certains que nous auront pas l'intuition d'avoir plusieurs présidents. Présidents ayant des électeurs étant des administrés.

P.S. : Navré d'apprendre que l'aventure Skype ne te plait plus. Il y a un paramètre dans le compte MS qui peut bloqué le téléchargement de contenu exigent un contrôle parental (section xbox). Je me l'étais appliqué à moi même et j'ai finalement trouver comment l'enlever sans carte bancaire.
Avatar de air-dex
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 29/05/2018 à 15:25
Enfin des sanctions concernant les limites d'âge. La limite d'âge de 13 ans sera peut-être un jour respectée sur tous les réseaux sociaux, qui sait ?
Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 26/06/2018 à 7:29
Comment le RGPD est-il mis en application un mois après son entrée en vigueur ?
Un tour d'horizon des solutions adoptées par les sites américains

Adopté le 14 avril 2014 par le Parlement européen puis mis en application dans les 28 États membres de l'Union européenne depuis le 25 mai 2018, le Règlement Général sur la Protection des Données est un ensemble de directives qui visent à accroître la protection des personnes concernées par un traitement de leurs données à caractère personnel d’une part, et la responsabilisation des acteurs de ce traitement d’autre part. Entre la date d’adoption et celle de mise en application, les entreprises ont eu quatre ans pour s’y préparer. Il est donc surprenant de constater qu’un mois après l'entrée en vigueur, plusieurs gros sites américains ont choisi comme solution de bloquer les utilisateurs de l'Union européenne.

Une analyse de ce mouvement « anti-RGPD » permet de dégager une catégorisation de ces sites. Premièrement, on distingue les sites qui bloquent purement et simplement les utilisateurs européens. Les géants de la presse américaine (The LA Times, The Chicago Tribune et The New York Daily News) sont les têtes d’affiche de cette catégorie. Les utilisateurs européens ne peuvent désormais plus y accéder. « Malheureusement, notre site web est actuellement indisponible dans la plupart des pays européens. Nous examinons les options qui soutiennent notre gamme complète d’offres numériques sur le marché de l’Union européenne » peut-on lire lorsqu’on essaie d’accéder à ces sites depuis un pays membre de l’Union européenne.


Certains sites comme ceux du groupe GateHouse Media ne se donnent même pas la peine de laisser un message aux utilisateurs européens. Tout ce qu’on peut y voir, c’est une fenêtre d’erreur. Même des sites relativement moins grands tels que le podcast de talk-shows, drlaura.com, le site de vêtements vintage ModCloth, la boutique américaine de sport Dick’s Sporting Goods ont rejoint le mouvement. Twitter aussi par exemple a simplement bloqué les adolescents européens qui ont indiqué avoir moins de 16 ans.

En un second temps, on remarque, les sites qui ne laissent entrer les utilisateurs européens qu’à condition que ceux-ci acceptent leur politique de confidentialité. Cette catégorie, légèrement plus diplomatique que la première est principalement constituée des grands magazines. Slate, Forbes, The Atlantic, The People, The Time, Politico laissent les visiteurs décider si, pour entrer sur le site, ils sont prêts à accepter la politique de confidentialité inhérente à celui-ci.


Et troisièmement, on distingue les sites qui vous proposent des alternatives. USA Today, tête d’affiche de cette catégorie a développé un site rien que pour l’UE, vide de toute publicité, ou tous les articles peuvent être lus, mais ne peuvent pas être partagés. Le site de la National Public Radio, quant à lui, laisse une option à ceux qui ne veulent pas accepter sa politique de confidentialité. Ils peuvent cliquer sur « Decline and visite plain text site » et accéder au site en HTML brut.

Le Washington Post, qui a aussi choisi cette formule, s’est, cependant montré bien plus habile que tous les autres. Plutôt que de juste demander aux lecteurs d’accepter la politique de confidentialité, le site leur propose un choix entre accéder à la version gratuite du site en donnant leur accord et souscrire à un abonnement Premium, sans publicités ni tracking, pour 3 $ de plus qu’un abonnement basique.

Et vous ?

Quelles sont vos remarques par rapport à l'application du RGPD par les différents acteurs du net ?
Que pensez-vous du RGPD maintenant après son entrée en vigueur ?
Quelles sont vos suggestions pour une meilleure application du RGPD ?

Voir aussi

RGPD : Un guide pratique pour les développeurs

RGPD : Twitter décide de bloquer les adolescents en Europe qui ont indiqué avoir moins de 16 ans, le consentement d'un parent est requis

51 % des entreprises estiment que le RGPD risque d'endommager leur réputation, 67 % ne seraient pas prêtes pour le RGPD, d'après NetApp

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Avatar de Chuck_Norris
En attente de confirmation mail https://www.developpez.com
Le 26/06/2018 à 11:50
Ce qu'il faut bien souligner quand même, c'est que ces sites américano-américains peuvent se permettre de bloquer entièrement l'Union Européenne, qui ne doit être qu'une faible partie de leur trafic. Les sites plus internationals (voire Européens) ne pourraient pas avoir recours à ce genre de lâcheté technique.

Sinon je note que le rédacteur de cette actualité a pris soin de ne pas traduire le gonflement de chevilles du message de la Chicago Tribune : "our award-winning journalism".
Avatar de redcurve
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 26/06/2018 à 13:58
Les gens ne lisent rien et clique oui à tout pis basta différence avec avant aucune ils veulent juste accéder à leur contenu pas devenir avocat.
Avatar de Bill Fassinou
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 30/06/2018 à 10:49
Un mois après l'entrée en vigueur du RGPD, personne ne respecte vraiment le règlement européen
qui est interprété différemment d'un acteur à l'autre

Le 25 mai dernier, le règlement général sur la protection des données est entré en vigueur. Pourtant considérée comme une mesure salvatrice, la nouvelle réglementation ne semble pas être réellement appliquée. Rappelons qu’aussitôt après son entrée en vigueur, un flux incessant de réactions s’est fait observer. Certaines entreprises suspendent temporairement leurs activités au sein de l’Union européenne. D'autres ont simplement annoncé l'arrêt de leurs activités en ligne. D'autres encore craignent pour leur économie et disent ne pas être prêtes pour se conformer au nouveau règlement. On peut dire sans trop de risque de se tromper que les débuts du RGPD ne sont pas parfaits.

Selon des experts, les couacs dans l’application du RGPD pourraient, en partie, être dus au fait que la réglementation est interprétée d’une manière totalement différente d’un acteur à un autre. De ce fait, l’application du RGPD varie selon chaque acteur du net. Certains utilisent des options d'adhésion (opt in) préalablement cochées, des options masquées que les consommateurs sont obligés de rechercher, des bannières de consentement dont les informations ne peuvent être atteintes qu’avec un clic supplémentaire et qui n’ont pas de bouton « Rejeter ». D’autres se servent du bouton dit « nuke button » qui permet à l'utilisateur de rejeter absolument tout sans même lui donner une idée de ce qu’il rejette ou accepte.


D’autres encore se sont contentés de faire revivre les messages des cookies qu’exigeait la directive ePrivacy. Adrian Newby, directeur de la technologie chez Crownpeak, affirme que beaucoup d’éditeurs et de spécialistes du marketing ont submergé leurs auditoires d’e-mails de consentement entièrement inutiles et non conformes au règlement. Le RGPD a longuement été critiqué sur la base du fait qu’il serait trop vague et trop sujet à interprétation.

Ces deux insuffisances majeures seraient à la base du caractère hétéroclite des tactiques d’acquisition de consentement. Certains sites comme Forbes ou Bloomberg ont adopté une approche stricte de consentement actif tandis que d’autres comme The Guardian et MailOnline se servent de bannières de consentement. Certains ont scindé les explications sur leurs cookies en deux sous-classes : ceux utilisés pour la publicité et le suivi, et ceux utilisés pour l’analyse de site. Précisons qu’il est souvent impossible pour les utilisateurs de consentir à l’une de ces deux sous-classes et de rejeter l’autre.

Une autre catégorie à identifier est celle des sites qui préfèrent faire profil bas pour le moment en attendant de trouver le moyen de se conformer à la nouvelle réglementation sans pour autant altérer leur modèle économique. Il convient de préciser, à toutes fins utiles, que pour qu’un consentement soit conforme au RGPD, il faut qu’il ait été acquis des suites d’une action affirmative de l'utilisateur. Laquelle action l’aura amené à cliquer sur un bouton « Oui » clair et sans équivoque. Les données ne devraient donc pas être collectées sans que l’utilisateur ait formulé un « Oui » explicite.

Source : DIGIDAY

Et vous ?

Internet est-il prêt pour une protection des données aussi participative à l’égard du consommateur ?
Ne faudrait-il pas penser à trouver un juste milieu entre sécurité, business et vie privée ?

Voir aussi

Comment le RGPD est-il mis en application un mois après son entrée en vigueur ? Un tour d'horizon des solutions adoptées par les sites américains

L'application imminente du RGPD pourra-t-elle mettre à mal le service WHOIS ? Oui, selon l'ICANN, qui demande un moratoire pour mieux se préparer

Vous pouvez échapper au RGPD en excluant l'Europe de votre site, un service de « gdpr-shield.io » propose de bloquer les utilisateurs européens

Le RGPD sème la panique sur le web : certaines entreprises envoient des courriels inutiles ou illégaux, des sites bloquent les européens

51 % des entreprises estiment que le RGPD risque d'endommager leur réputation, 67 % ne seraient pas prêtes pour le RGPD, d'après NetApp
Avatar de Pyramidev
Membre expert https://www.developpez.com
Le 30/06/2018 à 19:50
Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
Selon des experts, les couacs dans l’application du RGPD pourraient, en partie, être dus au fait que la réglementation est interprétée d’une manière totalement différente d’un acteur à un autre. De ce fait, l’application du RGPD varie selon chaque acteur du net. Certains utilisent des options d'adhésion (opt in) préalablement cochées, des options masquées que les consommateurs sont obligés de rechercher, des bannières de consentement dont les informations ne peuvent être atteintes qu’avec un clic supplémentaire et qui n’ont pas de bouton « Rejeter ».
C'est vrai qu'il y a parfois une marge d'interprétation dans le RGPD. Mais certains écarts, comme le consentement via des cases cochées par défaut, proviennent vraiment d'un manque de volonté de se conformer au RGPD. Ne pas être juriste n'est pas une excuse valide.

Voici un extrait du RGPD (c'est moi qui graisse) :
(32)

Le consentement devrait être donné par un acte positif clair par lequel la personne concernée manifeste de façon libre, spécifique, éclairée et univoque son accord au traitement des données à caractère personnel la concernant, par exemple au moyen d'une déclaration écrite, y compris par voie électronique, ou d'une déclaration orale. Cela pourrait se faire notamment en cochant une case lors de la consultation d'un site internet, en optant pour certains paramètres techniques pour des services de la société de l'information ou au moyen d'une autre déclaration ou d'un autre comportement indiquant clairement dans ce contexte que la personne concernée accepte le traitement proposé de ses données à caractère personnel. Il ne saurait dès lors y avoir de consentement en cas de silence, de cases cochées par défaut ou d'inactivité. Le consentement donné devrait valoir pour toutes les activités de traitement ayant la ou les mêmes finalités. Lorsque le traitement a plusieurs finalités, le consentement devrait être donné pour l'ensemble d'entre elles. Si le consentement de la personne concernée est donné à la suite d'une demande introduite par voie électronique, cette demande doit être claire et concise et ne doit pas inutilement perturber l'utilisation du service pour lequel il est accordé.
Avec un peu de motivation, on peut prendre le temps de lire le RGPD. Or, quand on lit le RGPD, il n'y a pas besoin d'être juriste pour comprendre que le consentement ne s'obtient pas avec des cases cochées par défaut : c'est écrit noir sur blanc !
Avatar de tanaka59
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 02/07/2018 à 15:02
Le RGPD veut être efficace ?

Et bien c'est très simple. Un site web avec un formulaire de contact pour envoyer une alerte de fuite de données en faisant remonter à chaque CNIL concernée ... Si BE / FR / LU ... alors mettre en copie l'instance concerné ...

Les instances nationales et européennes savent bien recruter du personnel et tout un gratin . A quand un véritable service avec des agents pour traiter les alertes de fuites de données ?

On reparle des milliers de fichiers XLS , CSV , TXT et PDF indexés sur Google ? Les fichiers dans les parent directory en open bar ?

Un certain nombre de site web sont encore malheureusement assez mal sécurisés ...
Avatar de Doksuri
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 03/07/2018 à 10:00
il aura fallu des annees pour que les sites soient au courant que la CNIL existe, et encore plus longtemps pour qu'ils se regularisent... comme si le passage a des regles plus strictes allait se faire en 1mois
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