Un ancien employé de Facebook critique le réseau social
Et informe qu'il a toujours privilégié la collecte des données sans les protéger

Le , par Coriolan

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Facebook est le premier réseau social en termes de nombre d’utilisateurs, le géant d’Internet fondé par Mark Zuckerberg compte plus de 2 milliards d’utilisateurs actifs et tire l’essentiel de ses revenus de la publicité sur Internet.

Durant son histoire, le réseau social a connu un bon nombre de controverses liées au respect de la vie privée. Et pour cause, le site se nourrit d’un grand nombre de données personnelles de ses utilisateurs et constitue même des « dossiers fantômes » sur les internautes, y compris ceux qui n'ont pas de compte.


Cette réalité de non-respect de la vie privée par Facebook vient d’être confirmée par un ancien employé de l'entreprise. Selon lui, le réseau social a concentré ses efforts sur la collecte de données des utilisateurs au lieu de les protéger des abus.

Dans un article d’opinion publié par le New York Times ce lundi, Sandy Parakilas a informé que rien n’oblige Facebook à surveiller la collecte ou l’usage des données des utilisateurs. L’employé explique que le business model basé sur la vente de publicité en ligne empêche l’introduction de tout changement.

« J’ai dirigé les efforts de Facebook pour régler les problèmes de confidentialité sur la plateforme de développeurs en 2012 avant son introduction [de Facebook] en bourse. Ce que j’ai vu à l’intérieur est une entreprise qui priorise la collecte de données des utilisateurs au lieu de les protéger de tout abus, » a écrit Parakilas.

Le fait que Facebook continue de collecter les données sans se conformer aux régulations est la raison pour laquelle le réseau social a réussi à attirer les annonceurs, a ajouté Parakilas.

Le chiffre d’affaires de Facebook continue de battre tous les records et il devrait connaître une croissance de 45 % cette année pour atteindre 27,6 milliards de dollars, selon Thomson Reuters. Cette croissance a hissé l’action de l’entreprise de plus de 50 %, faisant de Mark Zuckerberg le cinquième homme le plus riche de la planète.

Parakilas a suggéré que le réseau social reste toutefois obsédé par la couverture de la presse et entreprend des mesures pour protéger les données des utilisateurs seulement si son image est ternie par la presse ou bien si des régulateurs entrent en jeu.

« Le message a été clair, l’entreprise a juste voulu que les articles négatifs ne soient plus publiés. Elle ne prêtait pas vraiment attention à comment les données étaient utilisées, » a dit Parakilas, qui n’est pas le premier manager à critiquer ouvertement son ancien employeur.

« Les législateurs ne devraient pas permettre à Facebook de s’autoréguler, parce qu’ils ne le feront pas, » écrit-il. L’ancien employé fait référence ici aux lois votées par le Congrès américain qui exigent que Facebook doive rapporter les utilisateurs qui violent ses règles sur les discours haineux ou encore l’achat d’annonces de publicité à caractère politique.

Facebook a pour sa part informé qu’il est tout à fait juste de critiquer ses règles pour les développeurs il y a plus de cinq années. Toutefois, le réseau social estime que le fait de suggérer qu’il ne prête pas attention à la confidentialité est faux, a écrit Justin Osofsky, vice-président des opérations globales dans l’entreprise. Il a également noté que Facebook a des obligations auprès de la Federal Trade Commission (FTC), la puissante agence de régulation américaine.

En 2011, la FTC avait accusé Facebook d’avoir trompé ses utilisateurs après avoir permis le partage de leurs informations en public au lieu de les garder au privé. L’année suivante, la société a créé un programme de confidentialité visant à réunir toutes les équipes du réseau social et améliorer la communication et la transparence concernant l’usage des données des utilisateurs, a ajouté Osofsky.

Aujourd’hui encore, le débat sur la collecte des données bat son plein, certains parlent d'une fin de la vie privée qui serait due aux réseaux sociaux alors que d’autres pensent que le sujet est devenu un enjeu collectif pour toutes les parties prenantes et l’histoire de Facebook ne fait qu’affirmer cette réalité.

Source : CNBC

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Voir aussi :

Dangers des réseaux sociaux : Facebook aurait été conçu pour exploiter les vulnérabilités humaines d'après un ancien président de l'entreprise

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Avatar de Namica
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 22/11/2017 à 2:40
Et bien c'est tout bon ça.
L'Europe va encore avoir des arguments pour infliger des milliards d'amendes records.
Juste retour des choses vu leur faible taux d'imposition au sein des pays de l'union.
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Avatar de steflinux
Membre actif https://www.developpez.com
Le 22/11/2017 à 12:08
L'Europe va encore avoir des arguments pour infliger des milliards d'amendes records.
Si seulement c'était vrai...
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