Un rapport avance que les travailleurs au Royaume-Uni sont mécontents dans leur profession à partir de 35 ans
Qu'en est-il des développeurs ?

Le , par Olivier Famien, Chroniqueur Actualités
Lorsque les étudiants achèvent leur formation, la première des choses est de se lancer dans la quête d’un emploi. Certains, qui sont plus chanceux, trouvent immédiatement du travail et d’autres mettent un peu plus de temps. Pour ceux qui obtiennent un emploi, que ce soit rapidement ou dans un délai plus prolongé, le sentiment est le même : une joie immense de pouvoir maintenant mettre à profit les aptitudes acquises et percevoir de manière régulière un salaire.

Mais passé la joie de l’acquisition de l’emploi, chacun vit son expérience personnelle au sein de son entreprise. Certains sont assez heureux dans ce qu’ils font et par conséquent sont plus productifs, tandis que d’autres se sentent mal à l’aise dans leur environnement, ce qui pourrait avoir un impact négatif sur leur rendement. Robert Half, une entreprise de recrutement, a voulu mieux comprendre cette situation et a mené une étude portant sur environ 2000 travailleurs au Royaume-Uni afin de connaître les sentiments que ressentent ces travailleurs dans leur environnement de travail.

Après avoir analysé les différentes réponses récoltées auprès des personnes interrogées, Robert Half a noté que 16 % des travailleurs (hommes et femmes à temps plein et à temps partiel) âgés de 35 à 54 ans sont malheureux dans l’exercice de leur emploi. Et pour les personnes de 55 ans et plus, le constat n’est pas meilleur. 17 % des personnes comprises dans cette catégorie d’âge sont également mécontentes dans leur travail. Mais du côté des plus jeunes (17 à 35 ans), moins de 8 % seulement d’entre eux affirment qu’ils ne sont pas contents dans leur travail.

Selon Robert Half, pour offrir aux travailleurs des sentiments de joie dans leurs activités, les entreprises pourraient se servir de six facteurs principaux à savoir une symbiose entre d’une part le travailleur et d’autre part le travail et l’organisation dans laquelle il évolue, la possibilité de décider sur certains sujets, le sentiment d’être apprécié, avoir un travail important et de valeur, travailler dans une entreprise qui fait preuve de justice pour tous ses employés et enfin avoir des relations positives en milieu de travail.

En principe, explique Robert Half, lorsque le travailleur se retrouve dans un environnement où il retrouve les éléments cités, ceux-ci ont des influences positives sur sa personnalité et son travail. Par exemple, ce dernier pourrait être plus résilient ou loyal dans son entreprise, tandis que d’autres pourraient mieux travailler en étant plus créatifs ou innovants à cause de cette joie qu’ils ressentent. D’autres encore pourraient éviter certaines maladies chroniques en se nourrissant convenablement, en adoptant un régime sain, en faisant plus d’exercice, à cause de cette joie partagée.

Malheureusement, tous n’ont pas la possibilité de se retrouver dans des environnements réunissant ces facteurs de félicité. 34 % des personnes comprises entre 35 et 54 ans estiment que leur travail est stressant. Mais pour les jeunes de 18 à 35 ans, seuls 25 % des personnes interrogées déclarent souffrir de stress au travail. En outre, 12 % des personnes entre 35 et 54 ans ont des difficultés à trouver l’équilibre entre leur vie professionnelle et leur vie privée. Ce pourcentage est encore plus accentué au niveau des personnes âgées de plus de 55 ans avec 17 % qui estiment être dans le même cas.

Cette tendance d’insatisfaction qui se dégage à partir de 35 ans se perçoit également au niveau des rapports entre collègues dans l’environnement du travail. 14 % des personnes âgées de 35 à 54 ans et 15 % des personnes âgées de plus de 55 ans déclarent ne pas avoir de bons amis au travail, là où 62 % des personnes âgées de 18 à 34 ans affirment avoir de bons amis.


Au niveau des différents secteurs d’activités, le domaine dans lequel l’on ressent le plus de joie est le marketing. Il est suivi du travail administratif, puis les technologies de l’information. Au vu de ce classement, les développeurs et autres travailleurs du secteur seraient donc relativement comblés dans leur travail. Toutefois, là où certains pourraient avoir des réserves, l’étude avance également que pour ce qui concerne le niveau de stress, le secteur des technologies et de l’IT serait celui dans lequel l’on a le moins de stress devant la finance, l’administration, le marketing, la comptabilité et le juridique.

Partagez-vous cette conclusion ? Ces résultats sont-ils portables en France, au Canada, en Suisse, etc. ? Pensez-vous que le métier des technologies et de l’IT est le moins stressant parmi ces autres corps de métiers ? Les développeurs sont-ils plus heureux que les autres professionnels ? Ou pensez-vous le contraire ?

Source : Rapport Robert Half, Télécharger le rapport complet de l’étude de Robert Half

Et vous ?

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Quelle est votre situation personnelle au travail ? Êtes-vous heureux dans votre activité en entreprise ?

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Avatar de Saverok Saverok - Expert éminent https://www.developpez.com
le 28/08/2017 à 12:05
Il existe encore des dev de plus de 35 ans en France ?

Blague à part, l'étude est tout de même très light avec seulement 2000 travailleurs interrogés.
Avec ce chiffre, on doit avoir une répartition en âge et par secteur professionnel...
Je vois mal comment il est possible d'avoir un échantillon représentatif pour chaque cas possible pour en déduire des conclusions valables.

Rien qu'avec les 6 secteurs cités dans l'article (IT, la finance, l’administration, le marketing, la comptabilité et le juridique), on se retrouve avec seulement 333 travailleurs par secteurs.
Et sur ce chiffres ridiculement faible, on doit se faire une répartition d'âge....

De plus, la facteur de la taille d'entreprise n'est pas du tout évoqué dans l'étude alors que cela me paraît fondamental dans l'appréciation du bonheur au travail.
Alors si on ajoute en plus ce critère, un questionnaire sur seulement 2000 travailleurs n'est pas sérieux
Avatar de Claude40 Claude40 - Membre régulier https://www.developpez.com
le 31/08/2017 à 21:07
Bonjour,
J’acquiesce entièrement aux arguments de Saverok concernant la taille de l'échantillon analysé.
J’ajoute qu’il me semble qu’il soit normal que les stress croisse avec l’âge et les responsabilités. Je me souviens de l’insouciance de mes 25 ans et de la raison principale qui m’a fait arrêter de travailler à 50 ans, après 20 ans d’informatique qui m’ont conduit d’élève programmeur à directeur des opérations dans une grosse SSII.
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