Master 1 : une aide à la mobilité de 1000 € pour les étudiants
Va-t-elle faciliter l'accès à des formations en informatique dans d'autres régions ?

Le , par Christian Olivier, Rédacteur
La sélection à l'entrée du master en France va débuter à la rentrée 2017 et certaines des dispositions que prévoyait la réforme du master sont déjà en train d'être mises en place. C'est le cas par exemple de l'aide à la mobilité. Le ministère de l’Enseignement supérieur en France a en effet fixé le montant de l’aide à la mobilité géographique promise aux étudiants dans le cadre de la réforme du master. Il s'agit d'une aide de 1000 euros destinée à une certaine catégorie d’étudiants.

D’après les dispositions de la réforme telles que présentées en fin 2016, cette aide visait à accompagner les étudiants qui ne seront pas sélectionnés à un master. Les universités seront en effet tenues de faire trois propositions de formations à ces derniers, en tenant compte de leurs projets professionnels, afin d'assurer une certaine cohérence dans leur parcours universitaire. Au moins une de ces trois formations doit être proposée dans l’université de l’étudiant recalé ou dans les environs, au sein de sa région académique. Et dans le cas où l’étudiant recalé doit s’installer dans une autre région pour poursuivre un master, un fonds spécifique lui sera alloué sous forme de bourse ou prime d’installation en fonction de critères sociaux.

Pour en bénéficier, les étudiants éligibles devront déposer leur dossier sur la page messervices.etudiant.gouv.fr à partir du 23 août. Et pour être éligibles, les étudiants doivent être titulaires d’une licence et inscrits en première année de master dans une région académique différente de celle dans laquelle ils ont obtenu leur diplôme de licence.


Par ailleurs, un second dispositif d’appui pour les étudiants a été confirmé par le gouvernement. Il s’agit de l’aide à la recherche du premier emploi (ARPE) qui sera prolongée pour la rentrée 2017. Ce dispositif d’accompagnement a été initialement mis en place en 2016 pour améliorer l’insertion professionnelle des jeunes diplômés âgés de moins de 28 ans avant que ceux-ci ne trouvent un premier emploi.

L’ARPE est un soutien financier mensuel dont peut bénéficier le jeune diplômé sur une période de quatre mois maximum. Le montant de cette aide est de 100 à 550 euros par mois pour les diplômés de l’enseignement supérieur, mais de 300 euros pour les diplômés de l’enseignement supérieur par l’apprentissage disposant de peu de ressources. Pour profiter de cette aide gouvernementale, les jeunes diplômés peuvent effectuer leur demande sur messervices.etudiant.gouv.fr, dans un délai de quatre mois après l’obtention de leur diplôme.

Source : Le Monde

Et vous ?

Que pensez-vous de l'aide à la mobilité de 1000 euros ?
Cela peut-il faciliter la formation informatique en donnant un accès plus aisé aux spécialités informatiques recherchées (IA, traitement de l'image...) ?
Cela va-t-il faciliter vos études ou auriez-vous apprécié cette initiative quand vous étiez étudiant ?
Que pensez-vous également de l’aide à la recherche du premier emploi ?

Voir aussi

France : la sélection à l'entrée du master sera mise en place à la rentrée 2017 avec un « droit à la poursuite d'études » pour les étudiants


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Avatar de Saverok Saverok - Expert éminent https://www.developpez.com
le 14/08/2017 à 15:18
Citation Envoyé par Christian Olivier Voir le message
Cela peut-il faciliter la formation informatique en donnant un accès plus aisé aux spécialités informatiques recherchées (IA, traitement de l'image...) ?
Cette aide n'a absolument rien de spécifique à l'info.
Cela concerne absolument tous les cursus et je trouve que c'est un gros problème.
Encore une fois, il n'y a aucune vision moyen / long terme sur le développement des formations afin d'assurer le développement de telle ou telle branche.

Bref, si un étudiant tient absolument à faire des études sur une voie de garage, professionnellement parlant, mais qu'il ne parvient pas à passer les sélections dans sa fac, l'Etat va lui financer son déménagement vers une autre fac où, à l'issue de sa formation, il se retrouvera au chômage avec son diplôme en poche.
A un moment donné, il serait grand temps d'avoir une vraie politique d'incitation à la formation vers les grands pôles de formations jugés prioritaires pour le développement de l'Etat.

L'idée d'aider à la mobilité des étudiants est bonne dans le principe mais je trouve qu'elle ne devrait concerner que des domaines sélectionnés.
Je ne dis pas qu'il ne faut pas des philosophes mais en former 4000 / an pour que 3800 soient au chômage (chiffres fictifs mais on comprend l'idée), ça ne sert pas à grand chose.

Financer les études pour tous, c'est bien.
Mais orienter vers les formations d'avenir, c'est mieux.
Je pense que l'Etat se doit de financer de base, sur critère sociaux, toutes les formations avec une bourse "standard" et que pour les domaines spécifiques, dits d'avenir, mettre en place des bourses spéciales (comme cette aide à la mobilité).
Si l'étudiant tient absolument à rester dans la voie qu'il a choisi malgré le peu de place dispo dans sa fac, il travaillera en parallèle de ses études (cela mettra à l'épreuve sa réelle motivation, ou non).
Personnellement, j'ai travaillé durant les week end pendant toutes mes études et je n'en suis pas mort et ça ne m'a pas empêché d'avoir mes diplômes.
Avatar de GilbertLatranche GilbertLatranche - Membre averti https://www.developpez.com
le 14/08/2017 à 16:29
Sans déconner, il n'y avait pas de sélection en M1 avant ? C'est se foutre de la gueule du monde, ce n'est qu'une officialisation.
Avatar de steflinux steflinux - Membre actif https://www.developpez.com
le 15/08/2017 à 12:39
@Saverok : il faut en finir avec cette mythologie comme quoi l'informatique est un Eldorado pour tous : justement, un autre sujet important publié ce jour sur developpez.com permet de visualiser vos propos sous un autre angle, celui du monde réel, que vous dites défendre, en substance : https://www.developpez.net/forums/d1...-contre-google
la société américaine n'a plus recruté d'employés appartenant à cette tranche d'âge (40 ans et plus) pour des postes d'ingénieurs qu'elle proposait dans les branches SYSEng (System Engineer), SRE (Site Reliability Engineer) et SWE (SoftWare Engineer) notamment depuis août 2010.
Et oui, généralement, un emploi dans l'informatique, c'est de 25 à 35 ans, et après poubelle, ou équivalent.
S'en prendre aux philosophes est un peu facile, j'ai d'ailleurs déjà travaillé avec certains reconvertis dans l'informatique venant de ces formations : au final, des gens agréables et compétents.

je trouve qu'elle ne devrait concerner que des domaines sélectionnés
Dans le monde actuel, merci bien, je crois exactement à l'inverse.
Sinon Pôle Emploi applique ce que vous dites à la lettre, avec pour résultat un coût faramineux (des milliards) et des taux de placements douteux.
Il y a 20 ans, les ingénieurs méca pensaient trouver facilement du travail, et les ingénieurs en biologie étaient considérés comme de futurs chômeurs : au final, la plupart des ingénieurs en mécanique se sont retrouvés à faire de l'informatique en région parisienne, quand ceux du secteur de la biologie ne s'en sont pas si mal sorti que ça.
La dictature de la pensée et des choix d'études, non merci, vraiment.
Avatar de Saverok Saverok - Expert éminent https://www.developpez.com
le 16/08/2017 à 11:26
Citation Envoyé par steflinux Voir le message
@Saverok : il faut en finir avec cette mythologie comme quoi l'informatique est un Eldorado pour tous
Relisez mon post car je ne parle pas de l'info spécifiquement.
Je parle de secteurs "d'avenirs" qui correspondent à un projet de développement national qui se fait sur moyen / long terme.
Bref, une vision de gouvernance d'Etat qui se fait sur 20 à 50 ans, tout le contraire de nos politiques actuelles (autant des hommes que des partis et institutions qui ne voient pas plus loin que les échéances électorales).

Citation Envoyé par steflinux Voir le message
S'en prendre aux philosophes est un peu facile, j'ai d'ailleurs déjà travaillé avec certains reconvertis dans l'informatique venant de ces formations : au final, des gens agréables et compétents.
Tu appuies parfaitement mon propos.
J'aime la philosophie et je prends plaisir à débattre lors de rencontre avec des auteurs dans des cafés.
Par contre, pour en avoir discuté avec plusieurs, professionnellement parlant, c'est la misère.
Extrêmement peu, surtout en comparaison de nombre de formés dans nos facs, parviennent à en vivre (en dehors de l'éducation nationale).

Du coup, on forme, à coups de bourses d'études et de subventions à tout va, des étudiants qui ne trouvent pas de travail en sortie d'étude.
Ces jeunes diplômés, souvent à BAC+5, se retrouvent à pôle emploi et ne sont pas du tout prioritaire pour une formation car déjà diplômés (les aides vont en priorité à ceux qui n'ont aucun diplôme).

La société a besoin de philosophes mais pas à foison et surtout pas perfusés aux aides d'Etat.

Car là, on se retrouve avec des étudiants à BAC+5 au chômage en sortie d'étude qui galèrent quelques années à coup de CDD pour des jobs de merdes pour ensuite avoir une nouvelle formation diplômante pour exercer un métier totalement différent de sa formation d'origine.
N'était-il pas plus cohérent d'inciter (pas d'imposer) à aller directement vers une formation dans un domaine bassin d'emploi ?
Si l'étudiant veut faire de la philo, il fait ça en parallèle en le finançant par lui-même.

Citation Envoyé par steflinux Voir le message
La dictature de la pensée et des choix d'études, non merci, vraiment.
Pourquoi dictature ???
Tjrs tombé dans des propos extrêmes qui décrédibilisent le discours.
On parle d'incitation, d'orientation, en aucun cas de forcer les gens par la contrainte ou la menace.
Gardons un peu de raison.

Maintenant, dire à un étudiant, ta bourse d'étude sera de X€ dans telles formations mais de Y€ dans telles autres formations, je ne trouve rien de choquant.
Ensuite, arrivé à la sélection M1, quand le collège de prof (on ne parle pas de l'Etat mais des profs eux mêmes) font le tri et rejettent certains dossiers, que l'on dise à ces étudiants que s'ils veulent poursuivre dans cette voie, ils doivent se financer eux mêmes, là encore, rien de choquant là-dedans.
Avatar de Maliono Maliono - Membre du Club https://www.developpez.com
le 16/08/2017 à 18:35
@Saverok
La société a besoin de philosophes mais pas à foison et surtout pas perfusés aux aides d'Etat.
Ces étudiants qui sont "perfusés", sont ceux qui ont le moins de moyen. Si tu veux retirer ces aides alors ça voudra dire qu'ils devront travailler à coté, mais seront forcément désavantagés par rapport à ceux qui se font financer par papa-maman.

Après tout peut être que ça fera un monde meilleur, il y aura moins de poste vacant car ceux ne pouvant pas payer choisiront ces filières. Peut être que grâce à ta solution les métiers où les places sont rares seront alors réservés aux plus aisés, leur permettant de rester entre eux.
Moi aussi
je ne trouve rien de choquant
Avatar de Chauve souris Chauve souris - Membre émérite https://www.developpez.com
le 16/08/2017 à 21:52
Je reprends le post original et j'ai des doutes. On ne déménage pas comme ça pour aller sur une hypothèse très aléatoire. Un étudiant qui, et beaucoup sont quand même lucides, va aller à la fac de son secteur sans se faire beaucoup d'illusions sur la suite, ne va pas déménager, même avec une bourse, pour aller dans une région encore plus déshéritée (car s'il y a des places libres, c'est pourquoi ?). Au moins il est dans sa chambre, dans le pavillon de papa-maman et il n'a pas trop de soucis de vie quotidienne. Et puis il y a ses copains-copines. En cette époque d'asociabilité il risque de végéter dans une autre région et il le sait.

De toute façon le patronat, lui, profitera (ou ne profitera même pas) de l'effet d'aubaine et ça sera donc au détriment des étudiants du secteur. Au mieux ça sera déshabiller Paul pour habiller Jacques.

Tiens dans le genre, et ce n'était pas mauvais bien que venant de Martine Aubry, il y avait eu, pour les municipalités ayant besoin d'un informaticien, un décret dispensant de 5 ans de charges sociales (ce qui n'est pas rien) s'ils avaient pour cela un chômeur de longue durée inscrit dans leur commune. C'était mon cas. Mais la municipalité préférait se contenter de me reprocher périodiquement d'être au chômage alors que, d'après mes observations, ils auraient eu besoin de trois informaticiens dont un professeur.
Avatar de Saverok Saverok - Expert éminent https://www.developpez.com
le 17/08/2017 à 13:44
Citation Envoyé par Maliono Voir le message
Ces étudiants qui sont "perfusés", sont ceux qui ont le moins de moyen. Si tu veux retirer ces aides alors ça voudra dire qu'ils devront travailler à coté, mais seront forcément désavantagés par rapport à ceux qui se font financer par papa-maman.
La bourse est retirée uniquement s'ils ne sont pas sélectionnés dans leurs formations.
Si les profs retiennent leur dossier, les bourses continuent.
Là où je ne suis pas d'accord c'est que, alors qu'ils sont recalés, on leur donne une rallonge sur la bourse pour qu'ils poursuivent ailleurs.
Si les profs n'ont pas retenu leur dossier, c'est qu'il y a une raison.
Redonnons un peu de poids à nos profs au lieu de contourner leur autorité sans arrêt.

Les bourses sont là pour compenser les écarts de revenus, pas les écarts de mérites et de réussites.
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