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France : la sélection à l'entrée du master sera mise en place à la rentrée 2017
Avec un « droit à la poursuite d'études » pour les étudiants

Le , par Michael Guilloux

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Le ministère de l’enseignement supérieur, les organisations étudiantes et les présidents d'université ont finalement trouvé un accord dans l’après-midi du mardi 4 octobre, pour la mise en place de la sélection à l’entrée du master dès la rentrée 2017.

Pour rappel, depuis la mise en place du dispositif LMD en 2002, le diplôme de master avait vocation à sanctionner une formation de deux ans et à remplacer les diplômes préexistants de maîtrise, de DEA et de DESS. Mais la sélection qui existait à l'entrée du DEA et du DESS a été conservée et se retrouve désormais au milieu du master. Cette incohérence ne permet pas de mettre en place une véritable réforme, et plusieurs tentatives de mettre en place une sélection à l’entrée du master ont échoué.

Pour mener à bien son projet, la ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem a lancé le dialogue avec les différents acteurs. Ces négociations opposaient notamment la Conférence des présidents d’université (CPU) aux organisations étudiantes. Si les présidents d’université militaient pour la sélection pure et dure (où l’on se contente de prendre uniquement les meilleurs sans se soucier des candidats malheureux), les organisations étudiantes, quant à elles, voulaient que les universités donnent la chance à tous leurs membres de poursuivre des études en master, quitte à faire exploser leurs capacités d’accueil. Les différents protagonistes ont toutefois fini par trouver un terrain d’entente. Mais lequel ?

Si Najat Vallaud-Belkacem préfère utiliser le terme « recrutement », dans les faits, il s’agit toujours d’une sélection. Les universités vont « recruter » en première année de master leurs étudiants, selon des critères précis, en se fondant sur le dossier des candidats et leurs capacités d’accueil. Mais pour que cette réforme soit acceptée, les organisations étudiantes ont obtenu un « droit à la poursuite d’études », en vertu duquel les étudiants recalés devraient recevoir trois propositions alternatives pour poursuivre leur formation. L’idée est de veiller à ce que les étudiants qui le désirent ne se retrouvent pas sans formation après leur licence, car comme la dit la ministre le mois dernier, « on ne peut en effet pas abandonner les étudiants qui veulent continuer après la licence, alors que ce diplôme ne suffit pas à s'insérer dans le monde professionnel ».

Il s’agit donc d’accompagner les étudiants qui ne seront pas sélectionnés à un master. Les universités seront donc tenues de faire trois propositions de formations à ces derniers, en tenant compte de leurs projets professionnels, afin d’assurer une certaine cohérence dans leur parcours universitaire. Il faut également noter qu’au moins une de ces trois formations doit être proposée dans l’université de l’étudiant recalé ou dans les environs, au sein de sa région académique.

Dans le cas où l’étudiant recalé doit s’installer dans une autre région pour poursuivre un master, un fonds spécifique lui sera alloué sous forme de bourse ou prime d’installation en fonction de critères sociaux. Il s’agit donc d’une aide à la mobilité qui devrait servir à assurer ses frais de déménagement. Le site d’informations français Mediapart, qui a donné les détails de l’accord, ne précise pas cependant si cette aide à la mobilité concerne uniquement les étudiants recalés.

Il faut également noter que le ministère de l’Éducation compte aider les étudiants recalés dans leur démarche d’orientation, à travers la mise en place d’une plateforme baptisée « trouvermonmaster.gouv.fr ». Il s’agira d’un site qui devrait fournir aux étudiants des informations sur des masters, entre autres la description des masters, les pièces administratives nécessaires à la constitution d’un dossier de candidature, le calendrier des procédures d’inscription et sa capacité d’accueil.

Le texte intitulé « Réforme du cursus conduisant au diplôme national de master » a été signé par les différentes parties et sera transformé en un arrêté, un décret et une loi, qui devrait être publiée avant la fin de l’année. S'il donne aux établissements universitaires toute latitude pour fixer les modalités d’accès aux masters (concours ou examen de dossier par exemple), leurs capacités d’accueil doivent être établies à l’issue d’un « dialogue avec l’État ».

Dans un souci de transparence, les décisions de rejet des candidatures à l’entrée au master devront être motivées et communiquées aux étudiants. Ce dernier point est particulièrement apprécié par Lilâ Le Bas, déléguée générale de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF). « Il n’y a jamais eu aucune information sur les critères de refus d’accès à certains M2 », dit-elle. « Cela devrait changer et mettre fin à ce système de sélection élitiste et absurde. » Elle estime que « le droit à la poursuite d’études jusqu’à l’obtention du M2 reste la meilleure protection pour les étudiants » et « relance une étape de démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur ».

Il faut toutefois noter que dans la réforme du master, des exceptions ont été autorisées pour certaines filières, comme la psychologie ou le droit. Ces filières continueront de fonctionner selon la procédure actuelle, à savoir une sélection entre la première et la seconde année de master.

Source : Mediapart (l’accès au contenu complet est payant)

Et vous ?

Que pensez-vous de l’accord trouvé sur la réforme du master ?

Voir aussi :

Réforme du Master : Najat Vallaud-Belkacem envisage une sélection en entrée au Master pour la rentrée 2017 et promet une loi pour novembre
France : la réforme du doctorat entrera en application dès septembre 2016, quelle en est la portée pour l'Université française ?
Rentrée scolaire 2016 en France : le plan numérique est amorcé et apporte la programmation ainsi que ses enjeux dès le collège

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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 06/10/2016 à 10:00
Citation Envoyé par SuperLow Voir le message
J'ai déjà entendu des prof dire a des M2 qu'il n'était pas assez bon pour faire une these, chose impensable auparavant.
Effectivement. On m'a dit que j'étais pas assez préparé pour faire une thèse quand j'ai présenté mon projet de Master. Résultat : j'ai eu ma thèse en Italie et je suis postdoc au Japon sur la seule base de mon projet perso avec un financement européen (j'ai donc dû motiver moi-même les gens pour me prendre et me financer, plutôt que de me rattacher à un projet existant de l'université). Comme quoi...

Quand on veut, on peut, disait l'autre.
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Avatar de Saverok
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 06/10/2016 à 13:00
Citation Envoyé par maske Voir le message
Ça en revanche c'est totalement con : BIEN SÛR qu'il faut que tout le monde ait des diplômes ! Il faut éduquer la population et augmenter le niveau intellectuel global. Toute tentative de freiner ça est totalement stupide. Que tout le monde ait un Master c'est très bien ! Ça veut pas dire qu'il faut faciliter l'accès au diplôme, ça veut dire qu'il faut travailler en amont pour monter le niveau et permettre à tout le monde de le faire. Cette notion de tout laisser aux "meilleurs", ça me gave : c'est qui les meilleurs ? Ça veut dire quoi "meilleur" ? Le système élitiste voudrait que moins un diplôme est décerné, plus il a de la valeur. C'est totalement con. Les autres ils font quoi ? Ils nettoient les chiottes ?
Au risque de choquer, c'est ta réponse que je trouve stupide.
On a besoin de tout dans une société et elle contient de tout.
Faire en sorte d'élever le niveau global, c'est top et tout à fait louable.
Lutter contre l'illétrisme et donner un bagage de culture gé, c'est très bien aussi.

Par contre, avoir une société composée uniquement d'ingénieur, d'avocat et de médecin et totalement illusoire et surtout, totalement destructeur pour une société.
Non seulement, tout le monde n'en est pas capable.
Peu importe les années d'étude et les efforts pédagogiques, on ne fait pas "d'un âne un cheval de course".
Il y a des gens aux capacités intellectuelles moins développées que d'autres et c'est très bien comme ça car une société en a besoin aussi.

Il y a des tas de professions ingrates indispensables au bon fonctionnement d'une société.
On a besoin de gens pour "nettoyer les chiottes" (pour reprendre ton expression) tout comme on a besoin d'éboueurs, d'égoutier, de massons, etc.
Ce sont des métiers durs et qui nécessites peut de qualification.
Ca n'en fait pas des sous-métier pour autant.

Personnellement, je suis très heureux de ne pas avoir à nettoyer les sanitaires de mon lieu de travail tout comme je suis heureux de me faire servir quand je vais au resto tout comme je suis reconnaissant d'avoir des trottoirs propres et ne pas avoir à me déplacer à la déchetterie 2x / semaine.
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Avatar de micka132
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 06/10/2016 à 16:52
Citation Envoyé par Matthieu Vergne Voir le message
Il me semble que les sujets de 1950 sont plus simple que les sujets de 2016. J'ai compris que tu sous-entendais le contraire. Aurais-je mal compris ?
Euhhhh tu sais que tu compares l'equivalent de la fin de CM2 au BAC S?
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Avatar de Conan Lord
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 07/10/2016 à 15:25
Citation Envoyé par el_slapper Voir le message
Question idiote, parce-que je n'ai jamais été dans ce cas-là et que ta formulation est ambiguë : la différence est dans quel sens?
Je remercie tous les jours le sort qui m'a donné le don de m'exprimer clairement
Tu peux vivre bien mieux avec le SMIC qu'avec les minimas sociaux. Si tu t'organises correctement, que tu n'es pas trop gourmand et que tu as un peu de chance (appart à prix raisonnable, supermarché correct à côté, ce genre de choses), tu peux disposer d'environ 100 € d'argent de poche par mois si tu es seul, 150 € avec la famille. Dans l'absolu, je suis d'accord que c'est peu pour 35 h de boulot la semaine. Mais la comparaison avec les minimas sociaux est complètement aberrante parce que, dans ce dernier cas, aucun choix n'est possible. Si ta recherche d'emploi t'impose de prendre une voiture, tu prends une voiture, mais alors tu vis mal. Si tu n'as pas besoin de voiture, tu vis décemment, mais dans les deux cas (si tu es célibataire) avant le 5 du mois tu ne manges que du riz. Avec la famille ça va un peu mieux parce qu'on te donne de quoi nourrir les enfants, mais dans mon cas je pouvais faire 1 dépense par an (en général, un appareil électro-ménager d'occasion). Pourtant, je comptais et j'étais radine .
Les minimas sociaux sont bel et bien un minimum. Si les gens avaient moins, vu le nombre de bénéficiaires, la situation serait tout à fait hors de contrôle.

Citation Envoyé par el_slapper Voir le message
Toute la difficulté est d'arriver à ouvrir le système le plus possible - tout en le gardant fonctionnel. Mais l'ouverture ne se fait pas à ce niveau. C'est beaucoup trop tard. C'est dès la maternelle qu'il faut mettre le paquet pour réduire les inégalités. Pour éviter de punir un garçon qui parle des "gants de moto de maman" à sa maitresse, qui avait prévu autre chose(exemple typique de propagation des clichés sexistes à la nouvelle génération). Pour aider les enfants qui n'ont pas à la maison des parents qui vont leur apprendre à tenir un crayon. Etc..... Et continuer au primaire.
Tout à fait. Et là-dessus le nouveau rythme scolaire a réussi à empirer encore plus les choses en réduisant le temps où les enfants sont encadrés. Les temps d'accompagnement personnalisés sont le plus bel exemple d'antiphrase que je connaisse : sur les 700 élèves de l'école de ma fille, les 50 du dessus de la pile vont faire des activités qui ont l'air plutôt sympa, tous les autres vont à la garderie offerte gracieusement de 15 h 30 à 16 h 30. Ils reviennent à la maison épuisés avec les devoirs à faire. Je soupçonne une belle économie sur le budget de l'éducation nationale plutôt qu'un désir de soulager les élèves. Parce que même avec la meilleure volonté du monde, je ne vois pas comment on peut penser qu'ils sont soulagés de quoi que ce soit.
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Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 06/10/2016 à 16:43
Il y a quand même un point que vous avez complètement oublié d'évoquer, tous, et qui explique vôtre crêpage de chignons : nous vivons dans une société qui a pour présupposé que le diplômé garantit un bon boulot.

C'est partiellement faux, mais tout le monde fait comme si c'était toujours vrai.

C'est pour ça que donner un diplôme à tout le monde, c'est dévaloriser le diplôme. Ce qui est rare a de la valeur sur le marché(du travail, dans ce cas précis).

Ajoutez à cela la problématique du financement(payer des études pour tout le monde jusqu'à BAC+8, c'est couteux), et vous en arrivez fatalement à des positions plus conservatrices(i.e. plus limitantes sur l'accès au diplôme). Rajoutez encore que les créateurs d'entreprises sont en moyenne moins diplômés que la moyenne, et vous avez une raison de plus de limiter l'accès à ces formations généralement très couteuses. On a aussi besoin de gens qui pensent différemment, et ces gens là sortent rarement du système éducatif.

Indépendamment de tout ça, l'idée de donner le savoir au plus grand nombre est très bien, mais on est pas obligés de passer par un couteux cadre diplômant. Les outils modernes, comme les MOOC, permettent de diffuser un savoir plus largement qu'à la caste des diplômés.
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Avatar de Conan Lord
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 06/10/2016 à 17:19
Citation Envoyé par el_slapper Voir le message
Il y a quand même un point que vous avez complètement oublié d'évoquer, tous, et qui explique vôtre crêpage de chignons : nous vivons dans une société qui a pour présupposé que le diplômé garantit un bon boulot.
Un autre point oublié (ou pas), c'est que le but recherché par un diplôme, c'est d'avoir un métier. Un métier ne garantit pas un bon boulot, mais garantit un statut qu'on ne peut pas perdre (contrairement au travail). De ce point de vue, la sélection de x candidats perd son sens (du moins, si on met de côté le nombre de place limitées dans les facs qui est un vrai problème). On comprend pourquoi Jean, même s'il a les compétences nécessaires, n'a pas été pris comme secrétaire chez Google parce que Charles est meilleur. On comprend moins pourquoi il ne peut pas obtenir le diplôme de secrétaire sous prétexte que Charles est meilleur.
En traduction, on avait un système pas mal : si à l'issue du M1 un candidat n'était pas pris en M2, il avait la possibilité de faire un stage de 6 mois pour être pris l'année suivante. Ça marchait bien. Les stages pendant la période scolaire sont recherchés (même avec niveau moindre), et le candidat a la possibilité de s'améliorer.

Pour en revenir au sujet, je ne suis pas certaine que la sélection avant le M1 est très judicieuse par rapport à avant le M2. La licence étant beaucoup plus généraliste, on a un aperçu bien moindre des capacités du candidat au terme de la licence qu'au terme du M1. Une chose est sûre, j'aurais jamais été prise en Master sur mes résultats de licence. De même que je n'aurais jamais été prise en licence sur mes résultats de bac, ni au lycée sur mes résultats de brevet. Au final, j'ai eu mon Master avec une belle mention. Comme quoi.
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Avatar de Conan Lord
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 06/10/2016 à 17:27
Citation Envoyé par Saverok Voir le message

En France, il y a un énorme problème sur la valeur du travail.
Non seulement l'écart de niveau de vie entre les travailleurs à faible revenu (smic) et ceux qui vivent exclusivement des aides sociales est très faibles et parfois même inversé (un comble !) mais il y a aussi un problème culturel.
En France, on aime la rente.
On a surtout un gros problème de chômage. On ne peut pas laisser 10 % (au moins !) des gens crever de faim parce que l'économie de marché est dans une mauvaise passe. La valeur du travail n'est pas en cause. Je trouve que les chômeurs sont bien assez lynchés comme ça.
Sinon, entre vivre exclusivement des aides sociales et vivre du SMIC, pour avoir été dans les deux cas (et plus encore) je peux t'assurer que la différence est vraiment énorme.
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Avatar de Grogro
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 06/10/2016 à 10:19
On a surtout plus aucun financement en France en dehors des bourses des écoles doctorales de plus en plus rares. L'ANR a été totalement saccagée et a un fonctionnement de toute façon de plus en plus bureaucratisés (demandez à un directeur de recherche quel est le coût global pour obtenir un financement, c'est kafkaïen). Cela fait quasiment 25 ans que les gouvernements successifs, quelle que soit leur étiquette politique, sont hostiles à la recherche fondamentale. Et pourtant, il n'y a pas plus d'étudiants en master recherche qu'il y en avait en DEA il y a 20 ans.

Quant à cet accord, concrètement, il avalise surtout les pratiques existantes de sélection entre la L3 et le M1 : les étudiants venant d'autres universités ont toujours été sélectionnés à l'entrée en M1 (plus ou moins drastiquement suivant le prestige de la formation), et les étudiants provenant de la bonne L3 de la même université ont toujours eu un droit à la poursuite d'études en master. Maintenant, qu'en est-il de la sélection entre le M1 et le M2 ? Dans les filières scientifiques, la sélection est suffisamment sauvage entre l'entrée en L1 et la fin de la L3 pour assurer la poursuite d'études (nombre de places extrêmement limité en master). Dans certaines filières, socio et psycho typiquement, il n'y a aucune sélection jusqu'à la fin du M1 et la sélection est particulièrement brutale et impitoyable à l'entrée en M2.

Edit : la fin de la news répond à la question : poursuite complète du status quo.
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Avatar de Iradrille
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 11/10/2016 à 20:21
Citation Envoyé par Grogro Voir le message
Demande à n'importe quel enseignant du supérieur. Le niveau des nouveaux bacheliers ne cesse de s'effondrer et ça s'est brutalement accéléré suite à la réforme du lycée.
Tant que la mentalité sera "notez les élèves de telle sorte que x% aient la moyenne / valident leur diplôme" au lieu "notez les élèves normalement, ceux qui passent tant mieux, les autres retaperont" le niveau ne pourra que baisser.

Maintenant, faire retaper les élèves ça coute cher, il faudrait embaucher les profs au lieu d'en virer. Du coup... on sacrifie le niveau général.
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Avatar de zobal
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 08/10/2016 à 18:42
Citation Envoyé par yento Voir le message
Va faire une des 'bonnes' écoles d'ingénieurs, ou médecine, ou n'importe quel autre formation sélective. Tu comprendras la difficulté quand tu verras 20 à 50% de la promo dégager chaque année. Sachant que l'entrée avait déjà filtré les N% au top du concours et/ou des dossiers.
Tu as des statistiques qui montrent cela ? Parce que d'après mon expérience personnelle, il y a très peu d'écrémage en école d'ingé : la plupart les étudiants sélectionnés à l'entrée sortent avec le diplôme. Par contre, en fac, il y a beaucoup d'étudiants qui ne passent pas à l'année suivante. Ça peut même aller jusqu'à 80% de recalés la première année (ce qui est logique vu qu'il n'y a pas de sélection).

Citation Envoyé par yento Voir le message
Une des raisons qui fait que certaines formations ont encore un minimum de valeur, c'est justement parce qu'elles ont une sélection difficile et ont des places limitées. C'est pas par hasard si les universités ont mauvaise réputation en comparaison.
N'importe quoi. Déjà les universités n'ont pas forcément mauvaise réputation : ça vaut ce que ça vaut mais dans le classement de sanghai (http://www.letudiant.fr/etudes/inter...e-top-500.html) Paris 6 et Paris 11 sont loin devant l'ENS (qui n'est pourtant pas la pire école de France...). Enfin, tu mélanges "valeur" et "réputation". Les écoles soignent certainement plus leur réputation que les universités mais pour la valeur de leur formation, c'est beaucoup moins clair...
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