Uber aurait-il planifié le vol de technologies de voiture autonome de Waymo ?
Une analyse indépendante de la question

Le , par Michael Guilloux, Chroniqueur Actualités
Il y a quelques semaines, la filiale Waymo d’Alphabet, chargée du projet Google Car, a déposé une plainte contre Uber, accusant sa filiale Otto de vol de technologies de voiture autonome. D’après Waymo, cela aurait été possible grâce à Anthony Levandowski, l’un de ses anciens employés, qui a quitté l’entreprise pour créer une startup de technologies de voiture autonome (Otto), laquelle a été rachetée quelques mois plus tard par Uber.

En attendant que les tribunaux tranchent l’affaire, il y a une question que l’on se pose aujourd’hui : Uber aurait-il organisé avec Levandowski le vol de technologies de voiture autonome de Waymo ? Si la réponse à cette question est affirmative, alors la société de VTC risque d’y laisser sa peau. Mais d’abord, pourquoi se poser même cette question ?

C’est en effet ce que pense un certain Daniel Compton. Après « lecture entre les lignes » de la plainte déposée par Google (pour utiliser ses termes), il déduit que la firme accuse implicitement M. Levandowski d’avoir tout arrangé avec Uber. Cela voudrait dire que dans leur plan - si, bien sûr, ces allégations sont vraies - il aurait été prévu que Levandowski vole la technologie LiDAR et d'autres technologies de Waymo. Levandowski devrait ensuite créer une entreprise de technologies de voiture autonome, en attendant qu’Uber vienne racheter cette entreprise.

Il s'agit là de déclarations très fortes et tout de même osées, mais pour essayer de montrer que ce n'est pas impossible, Daniel Compton nous fait une chronologie des différents évènements tels qu’énoncés dans la plainte d’Alphabet et d’autres dépositions faites dans le cadre de l’affaire. Pour nous permettre de vérifier aisément chaque point, il prend également soin de préciser les numéros de section dans chaque document cité. En ce qui concerne les documents sur lesquels repose son analyse, il s’agit de la déposition de Waymo, la déposition de Pierre-Yves Droz, un employé de Waymo, et celle de Gary Brown, un ingénieur en sécurité de Google. Ci-dessous la suite des évènements :

  • été 2015 - Anthony Levandowski aurait déclaré à Pierre-Yves Droz, un collègue chez Waymo, qu'il avait discuté avec un responsable d'Uber sur la création d'une startup de voiture autonome et qu'Uber serait intéressé à racheter cette startup (Droz 28, à lire comme section 28 de la déclaration de Droz) ;

  • 17 novembre 2015 - Levandowski enregistre un domaine pour 280 Systems, la société qui deviendra plus tard Otto (Waymo 41) ;

  • 3 décembre 2015 - M. Levandowski aurait recherché dans l'intranet d'Alphabet des instructions sur la façon d'accéder au serveur de la conception de Waymo sur son ordinateur portable de travail. Sur la base de la déclaration de Gary Brown, il s'agissait d'un serveur SVN (Brown 15) ;

  • 11 décembre 2015 - Anthony Levandowski aurait installé TortoiseSVN et téléchargé 9,7 Go de données du référentiel SVN (Brown 17) ;

  • 14 décembre 2015 - un lecteur de carte USB a été connecté à l'ordinateur portable pendant huit heures. Google ne semble pas avoir enregistré ce que l'ordinateur portable a fait au cours de cette période, mais le fait est que les données ont été copiées de l'ordinateur portable vers un lecteur externe (Brown 18) ;

  • 18 décembre 2015 - Levandowski aurait reformaté son ordinateur portable de travail. Cet ordinateur n'a plus été utilisé après le 21 décembre. Le PC a d’ailleurs été utilisé seulement trois fois entre mars et novembre 2015. Ce qui lui laisse croire que lorsqu’il travaillait sur cette période, c’était sur un autre ordinateur (Brown 19, 20) ;

  • 4 janvier 2016 - Levandowski aurait téléchargé cinq documents techniques confidentiels de Waymo depuis Google Drive vers un appareil personnel (Brown 22) ;

  • 5 janvier 2016 – pendant une balade avec Droz, Levandowski « lui a dit qu'il avait l'intention de reproduire la technologie de Waymo dans une nouvelle entreprise qu'il formait.» (Droz 27) ;

  • 11 janvier 2016 - Levandowski télécharge un autre fichier de Google Drive relatif au calendrier de développement de Waymo (Brown 23) ;

  • 14 janvier 2016 - Levandowski a été vu au siège d'Uber et les nouvelles sont parvenues à Droz. Droz a interrogé Levandowski à ce sujet, et il aurait admis qu'il avait rencontré Uber et qu'il était à la recherche d'investisseurs pour sa nouvelle entreprise (Droz 29, Waymo 48) ;

  • 15 janvier 2016 - Levandowski crée officiellement 280 Systems (en mode furtif), un jour après sa rencontre avec Uber (Waymo 49) ;

  • 27 janvier 2016 - Levandowski démissionne de Waymo sans préavis (Waymo 49) ;

  • 1er février 2016 - Levandowski crée Otto Trucking (aussi en mode furtif) (Waymo 49) ;

  • printemps (mars-mai) 2016 - le patron d'Uber Kalanick a commencé à courtiser Levandowski ce printemps, abordant la possibilité d'une acquisition (d’après Daniel Compton en citant un article de Bloomberg) ;

  • 17 mai 2016 - Otto sort du mode furtif. « Autant que je sache, ils n'ont jamais eu recours à un financement externe, mais plutôt à l'autofinancement », explique Daniel ;

  • août 2016 - Levandowski a reçu son paiement final de plusieurs millions de dollars de la part de Google (Waymo 55) ;

  • 19 août 2016 - peu de temps après ce dernier paiement, Uber a annoncé un accord pour racheter Otto pour 680 millions de dollars (Waymo 55) ;

  • été 2016 - la démission soudaine de Levandowski, le lancement rapide d'Otto et son rachat peu de temps après par Uber ont fait naître des soupçons chez Waymo d'une violation de sa propriété intellectuelle. Waymo a entamé des investigations et a découvert les actions de Levandowski avant de partir (Waymo 57) ;

  • 13 décembre 2016 - un employé de Waymo a été accidentellement mis en copie d'un courriel (avec pour objet : OTTO FILES) d'un de ses fournisseurs de composants LiDAR. L'email contenait un dessin de ce qui semblait être une carte de circuit Otto qui ressemblait à la carte LiDAR de Waymo et avait plusieurs caractéristiques uniques à la technologie de Waymo (Waymo 59) ;

  • décembre 2016 à février 2017 - Waymo a essayé d'obtenir plus d'informations sur la possibilité qu'Uber utilise les conceptions de son LiDAR (Waymo 60) ;

  • 9 février 2017 – après avoir fait une demande de documents publics au bureau du gouverneur du Nevada pour le développement économique et le département des véhicules autonomes, Waymo reçoit la confirmation qu’Uber et Otto utilisaient un système LiDAR personnalisé avec les mêmes caractéristiques que le système propriétaire de Waymo. Parmi les documents reçus par Waymo, figuraient en fait les déclarations faites par Otto aux autorités de réglementation du Nevada. Dans une de ces déclarations, datant de moins d'un mois après l'acquisition d'Otto et alors qu'Uber refusait d'identifier publiquement le fournisseur de son système LiDAR, Otto a indiqué en privé qu'il avait développé un système LiDAR 64-laser personnalisé (Waymo 61).


Sources : Daniel Compton, Plainte de Waymo, Déclaration de Pierre-Yves Droz, Déclaration de Gary Brown

Et vous ?

Pensez-vous qu’Uber aurait tout planifié depuis le début ?
Que pensez-vous de l’avenir d’Uber si c’était vrai ?


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Avatar de nchal nchal - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 14/03/2017 à 18:24
Citation Envoyé par Michael Guilloux Voir le message
Pensez-vous qu’Uber aurait tout planifié depuis le début ?
Je ne sais pas mais les preuves sont là en tout cas :S Ils n'ont même pas cherché à se cacher on dirait

Citation Envoyé par Michael Guilloux Voir le message
Que pensez-vous de l’avenir d’Uber si c’était vrai ?
Pas de soucis là dessus, il y a tellement de "scandale" que ça ne veut plus rien dire. Rien qu'à voir VW ou Apple...
Les gens s'en fichent totalement tant que ça ne les touche pas directement.
Avatar de NSKis NSKis - En attente de confirmation mail https://www.developpez.com
le 16/03/2017 à 1:41
Ce qu'il y a de remarquable avec la société Uber, c'est leur constance à fouler du pied tout ce qui ressemble de près ou de loin à la morale, à l'éthique, à un quelconque sentiment humain...

Quoique fasse cette société, au final, le but est toujours de "baiser" son prochaine!!!

Certainement un business model plein d'avenir...
Avatar de CoderInTheDark CoderInTheDark - Membre éclairé https://www.developpez.com
le 17/03/2017 à 8:22
Ils ne font pas de clause de non concurrence chez Alphabet ?
C'est ce qui m'étonne le plus
Avatar de Michael Guilloux Michael Guilloux - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 04/05/2017 à 14:28
Google accuse ouvertement Uber d’avoir planifié le vol de sa technologie de voiture autonome
en complicité avec l’un de ses anciens ingénieurs

Après la plainte déposée contre Uber par Waymo, la bataille juridique entre les deux entreprises a commencé ce mercredi, devant le juge William Alsup, le même qui a jugé l’affaire entre Google et Oracle sur la copie des API Java dans Android. Mais cette fois, c’est plutôt Google, par le biais de la filiale d’Alphabet en charge du projet de voiture autonome Google Car, qui demande la protection de sa technologie. Waymo veut en effet obtenir une injonction du tribunal pour demander à Uber d’arrêter son travail sur les voitures autonomes, étant donné qu’il utiliserait sa propriété intellectuelle.

Rappelons-le, Waymo a porté plainte contre Uber et sa filiale Otto pour vol de technologies de voiture autonome. D’après Waymo, cela aurait été possible grâce à Anthony Levandowski, l’un de ses anciens employés, qui a quitté l’entreprise pour créer une start-up de technologies de voiture autonome (Otto), laquelle a été rachetée quelques mois plus tard par Uber. Dans l’audience de ce mercredi, l’avocat de Google soutient qu’Uber a comploté avec Levandowski pour voler les documents de Waymo, ensuite créer Otto pour la racheter plus tard, pour permettre à l’entreprise de rattraper son retard sur le marché naissant des voitures autonomes, mais déjà assez compétitif.

Arguments de l’avocat de Waymo

Plusieurs preuves ont été avancées par l’avocat de Waymo pour soutenir ses déclarations. D’abord, une note datant d’octobre 2015. Celle-ci indique que deux ingénieurs d’Uber, Scott Boehmke et Brian McClendon, avaient eu une discussion sur un certain « NewCo », qui aurait de « l'expérience avec les concurrents de l'automobile », d’après la note.

Waymo affirme également qu’Uber aurait rencontré Levandowski en janvier 2016, avant son départ de Google. Dans un courriel, McClendon disait en effet qu'il se préparait à rencontrer un « Anthony » le lendemain. « NewCo », qui serait la même personne que le dénommé « Anthony », aurait également fourni des livrables à Uber. Dans un autre email interne d’Uber, avec un fichier « NewCo Deliverables », il est en effet indiqué que « cette liste de produits livrables met la barre haute, ça ne fait aucun doute, mais encore une fois, ce qu’il demande est en $$ ». Cet email laisse donc croire que ce « NewCo », qui aurait de l'expérience avec les concurrents de l'automobile, aurait demandé des sommes importantes pour les livrables en question. Le même mois, le 27 janvier, Levandowski quitte alors Google sans préavis.

L’avocat de Waymo dit également qu’Uber a promis 5 millions d'actions à Anthony Levandowski, un jour après son départ de Google, dans un « avis d'attribution d'actions restreintes ». Ce montant vaut plus de 250 millions de dollars, selon l’avocat de Waymo. M. Verhoeven affirme également que Levandowski a reçu ces actions quand il a créé sa propre entreprise, et « alors qu’il était censé construire sa propre technologie, il travaillait secrètement pour Uber ».

Verhoeven cite également des emails échangés par Uber avec ses avocats, le 29 janvier 2016 ; lesquels portaient sur une « anticipation de litige » liée à l'acquisition d'Otto. Et en avril 2016, Uber et Levandowski concluent un accord de défense conjointe. Il faut noter que tout cela s’est passé bien avant l’annonce de l’acquisition d’Otto par Uber le 18 août 2016.

Explications de l’avocat d’Uber

Arturo Gonzalez a réfuté point par point les arguments de l’avocat de Google. D’après l’avocat d’Uber, le document portant sur l’attribution d’actions à Levandowski a été établi en août 2016, mais avec pour date d’entrée en vigueur le 28 janvier 2016, juste pour couvrir la période au cours de laquelle l’ex-employé de Google a travaillé sur sa technologie, avec Otto.

En ce qui concerne la note de Scott Boehmke à propos de « NewCo », Arturo Gonzalez soutient que cela faisait partie de l'évaluation des éventuelles sociétés tierces de technologie LiDAR, et que cela aurait pu inclure une conversation avec Levandowski au cas où il aurait décidé de créer une entreprise. Il affirme également qu’Uber a découvert en mars 2016 que Waymo envisageait de le poursuivre, ce qui aurait peut-être justifié l’accord de défense conjointe signé avec Levandowski en avril 2016, mais pas les emails échangés bien avant, en janvier, sur une anticipation de litiges liés à l’acquisition d’Otto.

Uber a également montré un dispositif, connu sous le nom de Spider, qu'il dit être l'un des systèmes LiDAR qu'il a développés indépendamment et quelque chose que Waymo dit utiliser sa technologie propriétaire.

Qu’en pense le juge William Alsup ?

L’avocat de Google a fourni des preuves montrant que Levandowski a accédé aux serveurs Waymo avant de partir et téléchargé 9,7 Go de données sur son PC. Il les a copiées sur un disque dur externe avant de reformater le disque dur de l'ordinateur portable, pour couvrir ses traces. Sur ce, le juge Alsup semble un peu convaincu. Il a déclaré qu'il y a bien de fortes évidences que Levandowski a volé des documents, mais Waymo devrait encore montrer qu'Uber l’a chargé de le faire, a utilisé ces documents ou même connaissait les documents volés.

William Alsup pense en effet qu’il y a des chances qu’Uber soit innocent. Peut-être que « la pire des choses qu'ils ont faites est d’avoir payé beaucoup d'argent pour embaucher un gars brillant d'un autre concurrent », explique le juge. « Vous ne l'avez pas poursuivi », poursuit-il en s'adressant à Google. « Vous avez poursuivi Uber. Alors, qu'est-ce qui arrivera s'il s'avère que Uber est totalement innocent ? », a-t-il demandé. Alsup défie donc Google de montrer qu’Uber était en complicité avec Levandowski. L’avocat de Google pense toutefois qu'il n’est pas possible de le prouver actuellement parce que Levandowski met en avant son droit contre l'auto-incrimination et Uber a retenu plus de 3000 documents qui pourraient le prouver. En ce qui concerne la rétention des documents en question, Uber dit ne rien cacher, mais avoir un privilège qu’il fait valoir sur ces documents.

Sources : Business Insider, Axios

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?

Voir aussi :

Uber poursuivi en justice pour invasion illégale de la vie privée des chauffeurs de Lyft, avec son programme de surveillance Hell
Uber aurait manipulé les données de navigation pour reverser moins aux chauffeurs et faire payer plus aux passagers
Greyball : Uber a eu recours à des techniques de data mining pour duper les forces de l'ordre, dans les villes où son service a été banni
Avatar de Vulcania Vulcania - Membre averti https://www.developpez.com
le 04/05/2017 à 16:01
Le premier truc qui me choque, c'est qu'un juge émette un avis subjectif et personnel durant l'affaire.
Le second, c'est que le juge pense qu'avec une transaction de 250 millions de $ Uber n'avait aucune idée de ce qu'il faisait
Avatar de Namica Namica - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 04/05/2017 à 18:42
Uber über alles !
Avatar de cbleas cbleas - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 04/05/2017 à 23:12
bonjour c est pas Google qui est en procès avec oracle et qui prône le libre sauf si cela le contrarie
Avatar de Vulcania Vulcania - Membre averti https://www.developpez.com
le 05/05/2017 à 11:35
Citation Envoyé par cbleas Voir le message
bonjour c est pas Google qui est en procès avec oracle et qui prône le libre sauf si cela le contrarie
Ya quand même un gouffre entre utiliser une API et une magouille d'espionnage industrielle, Google n'a pas payé un employé d'Oracle pour récupérer des plans très précieux....
Avatar de Olivier Famien Olivier Famien - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 31/05/2017 à 2:38
Uber licencie Levandowski, l’ingénieur à la base du litige avec Waymo d’Alphabet
impliquant le vol de technologies des voitures autonomes de Waymo

Depuis février dernier, Waymo, la filiale de Google (Alphabet depuis 2015) chargée du développement de véhicule automne est aux prises dans un procès avec Uber, l’entreprise de voitures avec chauffeur. Pour ceux qui n’ont pas suivi le développement des différentes étapes de cette affaire, il faut savoir que depuis environ sept ans, Google à travers Waymo peaufine son système qui sous-tend les voitures autonomes. Anthony Levandowski, qui travaillait pour Waymo sur la Google car a démissionné depuis le 27 janvier 2016 afin de créer sa propre entreprise nommée Otto.

Toutefois, avant de démissionner, Levandowski aurait téléchargé 14 000 documents incluant des fichiers confidentiels relatifs au système de télédétection par laser (LiDAR) qui permet de guider la voiture autonome de Google. Par ailleurs, Levandowski aurait également confié à un tiers avant sa démission qu’il envisagerait de reproduire le système de Waymo avec une nouvelle entreprise. Et un peu plus d’une semaine après, ce dernier a été aperçu au siège d’Uber.

Un peu moins de deux semaines après son tour chez Uber, Levandowski démissionne sans préavis le 27 janvier 2016 et crée cinq jours plus tard Otto Trucking. Sept mois plus tard, cette nouvelle entreprise est rachetée par Uber qui met Levandowski à la tête de la division Advanced Technologies Group (ATG) chargé de concevoir les logiciels et matériels pour les voitures autonomes. Depuis, Uber développe les fonctionnalités de sa voiture autonome bon gré mal gré. Selon Google, Uber aurait planifié tout ce scénario afin de s’approprier les secrets technologiques de sa voiture autonome. Mais ces accusations sont réfutées par Uber qui soutient que son système soutenant ses voitures autonomes a été développé indépendamment du système de Waymo.

Et pour montrer sa bonne foi dans cette affaire, Uber aurait suggéré à Levandowski de coopérer dans le procès qui l’oppose à Waymo. Toutefois, lorsque ce dernier a été interrogé par le juge pendant le procès, Levandowski a invoqué le cinquième amendement afin d’éviter d’être condamné par les réponses qu’ils pourraient donner. Nous rappelons que le cinquième amendement des États-Unis stipule, en plus des autres droits, que « nul ne pourra, dans une affaire criminelle, être obligé de témoigner contre lui-même ». En invoquant cet amendement, Levandowski se met à l’abri des poursuites éventuelles, mais avoue en filigrane être reprochable de certains faits.

Face à ces faits, la réponse d’Uber ne s’est pas fait attendre. L’entreprise a limogé purement et simplement, Levandowski, le vice-président de technologie et l’ingénieur en chef de l’entreprise de voiture autonome. Selon un mail interne parvenu à la connaissance du New York Times, la fin du contrat de Levandowski prend effet immédiatement.

Et pour mieux se dédouaner des actions de Levandowski, Angela Padilla, avocate générale adjointe d’Uber pour l’emploi et le litige, aurait affirmé dans un mail adressé aux employés de l’entreprise qu’au « cours des derniers mois, Uber a fourni des preuves significatives au tribunal pour démontrer que notre technologie de conduite autonome a été construite de manière autonome. […] Au cours de cette même période, Uber a exhorté Anthony à coopérer pleinement pour aider le tribunal à connaître les faits et, en fin de compte, aider à prouver notre cas ».

Il faut préciser que depuis avril, Uber avait révoqué Levandowski de ses fonctions pour le mettre dans un département non lié au système LiDAR. À la place de ce dernier, Eric Meyhofer qui n’est pas directement lié à cette affaire a été nommé.

Mais pour plusieurs personnes, ce licenciement de Levandowski n’est qu’un acte désespéré pour protéger son image. Ces personnes ajoutent qu’Uber a fini de collecter avec Levandowski toutes les informations nécessaires à l’implémentation de sa technologie. N’ayant plus besoin de ce dernier, ils peuvent maintenant le remercier et continuer à développer leurs activités en toute quiétude.

Source : New York Times

Que pensez-vous de cette affaire ?

Uber est-elle innocente ?

Et vous ?

Voir aussi

Google Car : Les voitures sans chauffeur championnes de la conduite en ville ? Des milliers de kilomètres au compteur et aucun incident majeur
Uber annonce que ses voitures autonomes seront finalement testées en Arizona, un État qui ne requiert pas d'autorisation spéciale
Avatar de Olivier Famien Olivier Famien - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 21/09/2017 à 21:17
Waymo réclame 2,6 milliards de dollars à Uber pour le vol présumé d’un seul secret commercial lié à ses voitures autonomes,
sa requête est-elle démesurée ?

Depuis le mois de février dernier, Waymo, la filiale de Google (Alphabet depuis 2015) a ouvert un litige contre Uber, l’entreprise proposant des services de voitures avec chauffeur, pour le présumé de secrets technologiques concernant sa voiture autonome. Alors que Waymo et Uber sont convoqués de manière périodique devant la Cour Fédéral de San Francisco aux États-Unis pour faire valoir leurs arguments, les deux entreprises se sont rencontrées hier dans une audience préliminaire.

À la faveur de cette rencontre, l’on en sait un peu plus sur les intentions de Waymo dans sa quête d’obtenir réparation pour les prétendus vols de secrets commerciaux. Selon le rapport fait par un avocat d’Uber, Waymo solliciterait la somme de 2,6 milliards de dollars (2,2 milliards d’euros) comme dommages et intérêts. Il faut préciser que cette somme serait réclamée en guise de compensation pour le prétendu vol d’un seul secret commercial.

Dans ce procès qui oppose Waymo à Uber, Waymo envisagerait de prouver que neuf secrets commerciaux ont été volés. Aussi, même si le montant total des dommages et intérêts requis par Waymo n’a pas été publié à l’audience d’hier, à en juger par celui réclamé pour le vol d’un seul secret, Uber ne serait donc pas au bout de ses peines si Waymo devait exiger le même montant pour les neuf secrets commerciaux qui, pour elle, auraient été volés par Uber. Selon certains, la demande de l’entreprise est démesurée, car elle aurait investi entre 2009 et 2015, la somme de 1,1 milliard pour soutenir le développement de ses voitures autonomes.

Mais comment en est-on arrivé là ?

Depuis environ huit ans, Waymo travaille sur son système qui propulse ses voitures autonomes actuellement en phase de test. Anthony Levandowski, qui travaillait pour Waymo sur la Google, car a démissionné vers la fin du mois de janvier 2016 afin de créer sa propre entreprise nommée Otto Trucking. Mais, avant de démissionner, Levandowski aurait téléchargé 14 000 documents incluant des informations confidentielles relatives à plusieurs technologies y compris celles liées au système de télédétection par laser (LiDAR) qui permet de guider la voiture autonome de Waymo.

Après avoir mené des enquêtes dans l’entourage de Levandowski, Waymo rapporte que ce dernier aurait également confié à une tierce personne avant sa démission qu’il envisageait de reproduire le système de Waymo pour les voitures autonomes avec une nouvelle entreprise. Et un peu plus d’une semaine après cette confidence faite, ce dernier a été aperçu au siège d’Uber. Un peu plus d’une semaine après sa visite chez Uber, Levandowski démissionne le 27 janvier 2016 sans préavis et crée quelques jours plus tard Otto Trucking. Sept mois plus tard, cette nouvelle entreprise est rachetée par Uber qui met Levandowski à la tête de la division Advanced Technologies Group (ATG) chargé de concevoir les logiciels et matériels pour les voitures autonomes.

Selon Waymo, Uber aurait orchestré ce rachat afin d’acquérir les secrets de fabrication des technologies Waymo sur lesquels Levandowski aurait travaillé pendant qu’il était chez Waymo et ceux contenus dans les documents qu’il aurait volés avant son départ. Mais Uber rejette ces accusations en soutenant que son système qui propulse ses voitures autonomes a été développé de manière indépendante de celui de Waymo.

Quelqu'un aurait-il des choses à cacher ?

En outre, même si Uber se défend de ne pas être lié aux actions Levandowski, un des faits qui porte à croire que Levandowski a des choses à se reprocher est que lors des audiences, alors que Uber aurait demandé à ce dernier de coopérer complètement avec la justice, celui-ci aurait invoqué le cinquième amendement des États-Unis qui stipule que « nul ne pourra, dans une affaire criminelle, être obligé de témoigner contre lui-même ». En invoquant cet amendement, Levandowski se met à l’abri des poursuites éventuelles, mais avoue de manière tacite être reprochable de certains faits.

Uber l’a donc remercié comme pour montrer qu’elle ne s’attache pas les services de quelqu’un qui est louche. Mais ces actions ne semblent pas suffisantes pour convaincre Waymo de l’innocence de l’entreprise.

La sélection du jury pour ce procès devrait débuter le 10 octobre prochain, mais Waymo a demandé au juge William Alsup de retarder le procès, arguant que de nouvelles preuves critiques récemment obtenues exigent plus de temps pour enquêter. Uber qui s’est opposé à cet ajournement aurait déclaré que Waymo essaie de bloquer les choses, car elle n’a aucune preuve selon laquelle elle s’est approprié les secrets de fabrication de Waymo.

Source : Reuters

Et vous ?

Que pensez-vous du montant réclamé par Waymo pour dommages et intérêts portant sur le vol présumé d’un seul secret de fabrication ?

Est-ce démesuré ?

Voir aussi

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Avatar de Olivier Famien Olivier Famien - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 14/10/2017 à 2:54
Waymo réclamerait 1 milliard de $ à Uber pour le prétendu usage de technologies liées à ses véhicules autonomes,
mais Waymo pourra-t-elle prouver ses accusations ?

Le mois dernier, Waymo, la filiale de Google (Alphabet depuis 2015) avait demandé que le procès pour vol de secrets industriels contre Uber qui devait débuter dans ce mois d’octobre soit reporté à décembre, arguant que de nouvelles preuves critiques récemment obtenues exigeaient plus de temps pour enquêter. Alors qu’Uber s’était opposée à cet ajournement en soulignant que Waymo essaie de bloquer les choses, car elle n’a aucune preuve qu’elle a copié les secrets de fabrication de Waymo, le juge William Alsup qui est en charge du dossier s’est finalement plié à la requête de Waymo en reportant le début du procès à décembre au lieu de cette semaine.

En attendant que le procès débute, les discussions avant le procès à proprement parler ont à nouveau repris devant la Cour Fédéral de San Francisco aux États-Unis. Selon les informations anonymisées obtenues par Reuters, Waymo aurait demandé au moins 1 milliard de dollars de dommages et intérêts et des excuses publiques de la part d’Uber pour mettre fin au procès initié pour utilisation des secrets industriels de Waymo par Uber. Il faut souligner que les avocats de Waymo avaient publiquement déjà déclaré qu’ils prévoyaient de demander environ 1,86 milliard de dollars si le procès s’ouvrait. En plus de ces exigences, Waymo aurait également demandé qu’un moniteur indépendant soit nommé pour s’assurer qu’Uber n’utilise pas sa technologie dans ses voitures autonomes à l’avenir.

Comme on pouvait s’y attendre, des sources proches du dossier indiquent qu’Uber aurait rejeté catégoriquement toutes les propositions faites par Waymo dans ces négociations. Aucune autre négociation pour le règlement de cette affaire n’est actuellement prévue, ont indiqué les mêmes sources. Le juge qui supervise l’affaire a ordonné que les entreprises entrent en médiation avec un magistrat nommé par le tribunal.

À côté de ces négociations, Waymo aurait déposé un peu plus tôt cette semaine une requête visant à forcer Uber à dévoiler le code source ou le logiciel sous-jacent permettant à sa technologie LiDAR de faire tourner ses véhicules de sorte que les avocats de Waymo puissent le croiser avec celui de Waymo. Selon les informations récoltées Reuters, la priorité pour Waymo dans cette affaire ne serait pas tant les sommes qu’elle pourrait engranger, mais plutôt faire en sorte qu’Uber n’utilise pas ses technologies dans les produits qu’elle développe.

En guise de rappel, LiDAR est le système de télédétection par laser sur lequel Waymo travaille depuis des années et qui permet de guider ses voitures autonomes. Vers la fin du mois de janvier, Anthony Levandowski, qui travaillait pour Waymo sur la Google car, a démissionné afin de créer sa propre entreprise nommée Otto Trucking qu’Uber a rachetée quelques mois plus tard. Mais avant de quitter le navire Waymo, ce dernier a téléchargé plus de 14 000 documents contenus dans l’ordinateur portable qu’il détenait pendant qu’il travaillait encore pour Google. Ces documents contenaient de nombreuses informations confidentielles y compris certaines sur ce système de télédétection par laser (LiDAR).

Depuis le mois de février, Waymo a ouvert un procès contre Uber en brandissant des accusations d’utilisation de ses secrets industriels après avoir racheté Otto Trucking. Mais l’entreprise de VTC a toujours nié avoir utilisé les technologies de Waymo dans ses voitures autonomes encore moins avoir participé au vol de secrets technologiques avec Anthony Levandowski.

Récemment, Waymo a déclaré qu’elle a eu connaissance du fait que ses anciens employés ont emporté le code source de certains logiciels avec eux quand ils sont partis travailler avec Uber. Ce code contiendrait des informations sur les « cerveaux » de ses véhicules autonomes qui leur permettent de se déplacer.

Si ces faits sont avérés, cela permettra peut-être à Waymo de prouver qu’Uber a utilisé ses technologies pour concevoir ses véhicules autonomes. À noter que dans cette affaire, le juge Alsup qui est en charge du dossier a déclaré que Waymo possédait de solides preuves contre Levandowski, mais a décidé d’intenter des poursuites judiciaires distinctes contre ce dernier dans un arbitrage privé, et ne l’a pas inclus en tant que défendeur dans le procès contre Uber. Ce même juge aurait également déclaré lors d’une audience précédente qu’il est sceptique sur le fait que Waymo puisse prouver qu’Uber a utilisé ses procédés technologiques dans ses voitures autonomes. Jusqu’ici, Waymo n’avait pas encore dévoilé de preuves convaincantes qu’Uber a copié sa technologie, a-t-il déclaré. De même, Alsup aurait reconnu que le produit d’Uber était différent de celui de Waymo.

Source : Reuters

Et vous ?

Selon vous, quelle sera l’issue de cette affaire ?

Waymo parviendra-t-elle à prouver qu’Uber a utilisé ses technologies dans ses véhicules autonomes ?

Voir aussi

Uber annonce que ses voitures autonomes seront finalement testées en Arizona, un État qui ne requiert pas d’autorisation spéciale
Google Car : Les voitures sans chauffeur championnes de la conduite en ville ? Des milliers de kilomètres au compteur et aucun incident majeur
Avatar de Olivier Famien Olivier Famien - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 04/12/2017 à 14:32
Affaire Waymo vs Uber : le juge choqué aurait accusé Uber de dissimuler des preuves accablantes
après avoir appris que l’entreprise aurait acheté le silence d’un employé et son avocat

Depuis le début de cette année, Waymo, la filiale de Google (Alphabet depuis 2015) qui ambitionne de mettre en circulation des véhicules autonomes, est engagée dans un procès contre Uber, l’entreprise de mise en relation de chauffeurs et utilisateurs qui s’est également lancée dans le développement de véhicules autonomes.

La guerre entre les deux entreprises a commencé lorsque Anthony Levandowski, qui travaillait pour Waymo sur la Google car, a démissionné vers la fin du mois de janvier 2016 afin de créer sa propre entreprise nommée Otto Trucking qu’Uber a rachetée quelques mois plus tard. Mais avant de quitter Waymo, Levandowski a téléchargé plus de 14 000 documents contenus dans l’ordinateur portable qu’il détenait pendant qu’il travaillait encore pour Google. Les documents parvenus en sa possession contenaient de nombreuses informations confidentielles y compris certaines sur le système de télédétection par laser (LiDAR).

LiDAR est le système de télédétection par laser sur lequel Waymo travaille depuis des années et qui permet de guider ses voitures autonomes. Depuis le mois de février, Waymo a ouvert un procès contre Uber en brandissant des accusations de vol de secrets industriels après qu’Uber avait racheté Otto Trucking. Mais l’entreprise de VTC a toujours nié avoir utilisé les technologies de Waymo dans ses voitures autonomes encore moins avoir participé au vol de secrets technologiques avec Anthony Levandowski.

Depuis cette date, des échanges ont cours devant le tribunal chargé de l’affaire. La semaine dernière, et plus précisément le lundi dernier, les deux entreprises devaient se retrouver devant la Cour fédérale du district de San Francisco pour confronter à nouveau les différents éléments en leur possession. Mais le procès a été retardé d’un jour et a finalement démarré le mardi pour s’achever le mercredi, car le bureau du procureur des États-Unis en Californie du Nord a alerté le juge de l’existence de preuves de dernières minutes composées d’une lettre et d’un email contenant des réclamations accablantes.

À l’ouverture du procès, le New York Times rapporte que les avocats d’Uber ont dû défendre ce que le juge fédéral en charge de l’affaire a décrit comme un effort pour dissimuler les preuves d’un procès pour vol de propriété intellectuelle.

Selon les informations parvenues au public, la lettre qui a retardé le procès a été rédigée par un avocat de Richard Jacobs, un ancien employé de l’équipe de sécurité d’Uber, et a été adressée à Angela Padilla, l’avocate générale adjointe d’Uber. Dans les trente-sept pages de la lettre, l’avocat de Richard Jacobs aurait détaillé une liste de comportements douteux chez Uber, y compris l’espionnage des concurrents et l’utilisation d’ordinateurs portables spéciaux et des applications de messagerie autodestructrices qui masquaient les communications.

Lorsque Angela Padilla a été appelée à la barre pour témoigner ce mercredi dernier, elle a affirmé que cette lettre (dont tout le contenu n’a pas été divulgué) est manifestement de l’extorsion et est remplie d’informations farfelues. En outre, elle aurait souligné qu’Uber avait prévu de renvoyer M. Jacobs parce que son équipe de sécurité l’avait surpris en train de télécharger des informations confidentielles sur son ordinateur personnel. En réponse à cette menace, Mme Padilla continua dans son témoignage en déclarant que M. Jacobs a envoyé un courriel à M. Travis Kalanick, le directeur général de l’entreprise à l’époque, et à d’autres personnes en se plaignant d’un comportement criminel et contraire à l’éthique au sein d’Uber.

Après que M. Jacobs a quitté Uber, son avocat a envoyé la lettre de 37 pages à Mme Padilla dans le cadre des négociations de règlement en mai. Mme Padilla avança que la compagnie n’avait pas partagé cette lettre avec l’équipe juridique chargée de l’affaire Waymo parce qu’Uber n’avait pas voulu compromettre une enquête interne sur ses réclamations. Toutefois, elle aurait soutenu que la compagnie a partagé la lettre avec trois cabinets d’avocats américains différents, parce que M. Jacobs avait menacé de porter ses plaintes devant les procureurs fédéraux tandis qu'Uber voulait garder la face dans cette affaire.


Mais là où les choses semblent se compliquer pour Uber, c’est que le New York Times rapporte que Padilla aurait affirmé qu’Uber a versé 3 millions de dollars à l’avocat de M. Jacobs qui a écrit la lettre. Et M. Jacobs quant à lui aurait perçu 2 millions de dollars comme avance et devait recevoir 1 million de dollars étalés sur 12 mois et 1,5 million de dollars en actions, répartis également sur 12 mois. En plus d’avoir perçu ces sommes, M. Jacobs a obtenu la garantie de travailler toujours chez Uber en tant que consultant en sécurité avec pour mission d’enquêter sur les allégations formulées dans la lettre écrite par son avocat. Toutefois, s’il discutait de ses griefs rapportés dans la lettre avec d’autres personnes, en dehors des forces de l’ordre investiguant sur l’affaire, il devrait immédiatement rendre l’argent perçu, rapporte le New York Times.

Après avoir entendu ces témoignages, le NYT rapporte que le juge William Alsup s’est demandé pourquoi Uber paierait autant d’argent à un employé si ces revendications sont bidon. Selon les informations parvenues au NYT, Mme Padilla aurait soutenu que cela coûterait moins cher de parvenir à un règlement à l’amiable avec ce dernier que de chercher à le combattre devant un tribunal, car les informations en sa possession pourraient nuire à la réputation d’Uber.

Le mercredi, deux autres employés d’Uber ont également comparu à la barre du tribunal. Ces derniers auraient nié plusieurs des allégations contenues dans la lettre de l’avocat de M. Jacobs ainsi que les affirmations de M. Jacobs soutenues la veille. Cependant, ceux-ci auraient reconnu que les employés d’Uber utilisaient une application de messagerie dite éphémère appelée Wickr. Le directeur général actuel d’Uber, Dara Khosrowshahi, aurait noté l’utilisation de Wickr par la société dans un tweet, mais a déclaré que Uber avait cessé de l’utiliser.

Après avoir entendu les différents témoignages, le juge Alsup a reproché aux avocats d’Uber de ne pas être assez ouverts avec les preuves. « Je n’ai jamais vu un cas où il y a eu tant de mauvaises choses commises, comme l’a fait Uber dans ce procès », aurait-il dit. La sélection du jury qui devait commencer ce mois-ci a été reportée au 31 janvier et le procès également qui devait commencer un peu de temps après la sélection a été reporté au 5 février 2018.

À la sortie de l’audience, Chelsea Köhler, une porte-parole d’Uber, déclara que « l’audience d’aujourd’hui n’a rien changé aux faits de l’affaire Waymo, et n’a pas pu démontrer qu’Uber utilise leurs présumés secrets commerciaux ». Johnny Luu, un porte-parole de Waymo, aurait déclaré dans un communiqué que « les révélations d’aujourd’hui correspondent à la manière dont Uber détruit et retient les preuves afférentes à notre procès de secrets commerciaux, et celles liées au fait que ceux qui étaient au sommet d’Uber étaient conscients de ces pratiques inexcusables ».

Source : The New York Times

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Avatar de Lyons Lyons - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 04/12/2017 à 19:40
ça va faire plaisir aux chauffeurs sous-payés de voir où partent tous ces millions
Avatar de nchal nchal - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 05/12/2017 à 11:07
Je suis comme le juge, j'ai rarement vu une boite aussi jeune avec autant de casserole au cul.
Au nom de la dignité, achever moi ce monstre, messieurs les jurés.
Avatar de zecreator zecreator - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 06/12/2017 à 10:19
UBER est représentative des entreprises d'aujourd'hui. Gagner de l'argent rapidement, avec peu de scrupules sur les méthodes de fond. L'humain, c'est quoi l'humain ?
Quand je pense qu'il suffirait de ne plus consommer leurs services pour que ce genre de sociétés n'existe-pas...
Avatar de nchal nchal - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 06/12/2017 à 10:59
Citation Envoyé par zecreator Voir le message
Quand je pense qu'il suffirait de ne plus consommer leurs services pour que ce genre de sociétés n'existe-pas...
© Coluche - il faut toujours citer ses sources
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