Blockchain : Microsoft, Intel et une poignée de grandes banques forment une alliance
Pour adapter la Blockchain Ethereum aux besoins des entreprises

Le , par Coriolan, Chroniqueur Actualités
Microsoft, Intel et une poignée de grandes banques se sont regroupés pour adapter la Blockchain Ethereum aux besoins des entreprises. Objectif, élaborer des normes et des technologies destinées à faciliter l'usage du code "blockchain" Ethereum.

C’est aujourd’hui que devrait être officialisée la création de l’Entreprise Ethereum Alliance (EEA), cette organisation à but non lucratif réunit des géants de technologies comme Microsoft, Intel et Accenture, des banques comme JPMorgan Chase, Banco Santander, Crédit Suisse ou UBS et quelques start-ups comme Consensys et BlockApps. Au total, une trentaine de sociétés – aucune française – associées dans un consortium. Celui-ci aura pour mission d’élaborer des standards pour le protocole blockchain Ethereum que les entreprises peuvent utiliser pour créer des contrats financiers intelligents qui permettent de suivre leur application. Placée en open source, cette future mouture d’Ethereum pourra être déclinée pour les besoins de chaque secteur d’activité : les banques créeront ainsi une chaîne de blocs pour le suivi de leurs contrats tandis que les compagnies maritimes en monteront une autre pour leurs propres fins.

L'Ethereum, un type de blockchain permettant de développer des applications décentralisées, a été inventée par un programmeur de 23 ans appelé Vitalik Buterin. Plusieurs banques l'ont déjà adaptée à la conception et à l'essai d'applications de trading.

Une blockchain se définit comme un moyen d’échange capable de sécuriser tout type de transaction, sans la présence d’un organe central de contrôle. Cette technologie agit comme une base de données distribuée qui gère une liste d'enregistrements protégés contre la falsification ou la modification par les nœuds de stockage. Une blockchain est donc une chronologie décentralisée et sécurisée de toutes les transactions effectuées depuis le démarrage du système réparti.

L’enjeu de cette technologie est de taille surtout pour le secteur bancaire, un rapport d’Accenture a indiqué que cette technologie pourrait permettre aux 10 plus grandes banques du monde d’économiser entre 8 et 12 milliards de dollars par an en coûts d’infrastructure, soit 30 % de leurs charges en la matière.

La blockchain pourrait révolutionner le paiement dans les années à venir, toutefois, un problème de sécurité persiste. Les experts et acteurs de sécurité sont d’accord que cette technologie n’est pas tout à fait sûre pour le moment. Depuis son lancement officiel en 2015, le réseau Ethereum a été la cible de plusieurs piratages et vols. Pour cette raison, l’une des principales missions de l’EEA est de développer la sécurité, la confidentialité et la souplesse de la blockchain Ethereum. L’EEA aura également pour objectif de contrer d’autres initiatives menées par IBM, Hitachi et la Fondation Linux (Hyperledger Projeect).

Source : Reuters

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Que pensez-vous de cet intérêt grandissant pour la blockchain ?

Voir aussi :

Microsoft veut développer son offre de blockchain as a service sur Azure et dévoile le projet Bletchley pour un middleware blockchain sécurisé


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Avatar de NSKis NSKis - En attente de confirmation mail https://www.developpez.com
le 28/02/2017 à 16:33
Le blockchain est avant tout un "truc à la mode" mais qui recèle de nombreuses limitations technologiques... Il peut être utile pour des applications de niche mais n'est pas en mesure de révolutionner les échanges financiers dans leur globalité...

Exemple:
Aujourd'hui la "blockchain" du bitcoin peut traiter au maximum 600.000 transactions par jour quand Swift, le réseau de transactions interbancaires le plus utilisé, en gère 24 millions!!!

Sans parler du coût énergétique. Le blockchain est un registre qui grossit au fur et à mesure qu'on l'utilise et cela a un coût énergétique qui croît dans le temps. La base de données partagée des banques pourrait ainsi rapidement atteindre plusieurs millions de gigaoctets qui devront être stockés sur les serveurs des institutions financières.

Exemple:
Le "blockchain" du bitcoin qui pèse aujourd'hui 78 gigaoctets consomme aux alentours de 600 mégawatts (MW) d'énergie pour fonctionner, soit presque 20% de la capacité de la centrale nucléaire d'EDF en projet à Hinkley Point (3.200 MW).

Faire travailler son chequier ou son porte-monnaie en y extrayant un billet de banque, cela fait "vieux con", "mec pas branché", mais tu n'as pas besoin d'une centrale nucléaire pour payer ton café du matin
Avatar de FlamingFlowair FlamingFlowair - Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
le 02/03/2017 à 10:16
Exemple:
Aujourd'hui la "blockchain" du bitcoin peut traiter au maximum 600.000 transactions par jour quand Swift, le réseau de transactions interbancaires le plus utilisé, en gère 24 millions!!!

En effet, aujourd'hui la blockchain bitcoin est limitée à 7 transactions par secondes (contre 40 pour swift) mais des modifications sont en train d'être faite pour augmenter la vitesse du réseau. Il y a le code de SegWit qui sécurise le bitcoin et qui devrait augemnter la limite de transaction mais les sidechains du projet Lightning permettrait d'augmenter grandement ce nombre"

Sans parler du coût énergétique. Le blockchain est un registre qui grossit au fur et à mesure qu'on l'utilise et cela a un coût énergétique qui croît dans le temps. La base de données partagée des banques pourrait ainsi rapidement atteindre plusieurs millions de gigaoctets qui devront être stockés sur les serveurs des institutions financières.

Concernant le coût énergétique, il est lié à la validation des blocs et non a leur stockage. La validation des blocs du bitcoin se font grâce à la preuve de travail (proof-of-work) qui demande en effet beaucoup de calculs (travail). Mais la blockchain Ethereum projette de passer son modèle à une autre forme de preuve : la preuve d'enjeu. En deux mots, valider des blocs permet de récupérer les frais de transactions payés par les gens. Pour valider les blocs, il faut effectuer un dépot d'argent. SI tu valide un bloc frauduleux) tu perd ton dépot d'argent.
Ce système de preuve est utilisé depuis trois ans sur la blockchain Nxt et Ethereum est en train de l'implémenter. J'ai personnellement l'impression qu'Ethereum prend son temps afin de rendre le truc bien sécurisé avant de le lancer.

Exemple:
Le "blockchain" du bitcoin qui pèse aujourd'hui 78 gigaoctets consomme aux alentours de 600 mégawatts (MW) d'énergie pour fonctionner, soit presque 20% de la capacité de la centrale nucléaire d'EDF en projet à Hinkley Point (3.200 MW).

Il n'est pas nécessaire que chacun possède toute la blockchain pour faire des paiements, et les mineurs (ou validateurs de blocs) peuvent se contenter d'avoir les 1500 derniers blocs (6h30 précédentes) par exemple pour valider une transaction.

Ça ne fait pas non plus de la blockchain LE truc à utiliser pour tout et partout actuellement mais c'est à surveiller à l'avenir d'après moi.
Avatar de Tenynos Tenynos - Membre à l'essai https://www.developpez.com
le 16/03/2017 à 21:06
De plus, je pense que lorsqu'on parle de blockchain destinées aux entreprises, on parle essentiellement de Blockchain "privées", qui sont significativement différentes du principe usuel de la Blockchain tel qu'on le connaît pour les crypto-monnaies comme le Bitcoin, Ethereum... En effet, on imagine mal comment un registre entièrement décentralisé serait susceptible d'intéresser les banques. De plus l'utilisation de la preuve de travail serait aberrant en terme d'efficacité. Il me semble que l'avantage de la blockchain pour des opérateurs bien définis est de conserver le principe de décentralisation, mais seulement entre ces différents acteurs, et pas un individu lambda connecté à Internet. Autrement le modèle classique centralisé est bien évidement plus efficace

Et il semblerait que ces "Blockchain privées" intéressent certains acteurs financiers malgré tout.

Mais sinon, je rejoins NSKis, il est évident qu'actuellement les cryptos (en particulier le Bitcoin) n'ont pas les capacités techniques pour se placer au même niveau les devises étatiques classiques (limitation de stockage notamment, de débit de transaction). De plus, jamais un État - même parmi les plus libéraux - ne pourront accepter une monnaie dont l'identité des utilisateurs demeure flou, ce qui est pourtant inhérent aux cryptomonnaies. Ce qui ne les empêchera pas de se développer et sans doute un jour de se trouver une place non négligeable
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