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Loi Travail : le droit à la déconnexion entre en vigueur
Une illusion ou une réalité pour les métiers IT ?

Le , par Michael Guilloux

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Le droit à la déconnexion peut-il s’appliquer à votre cas ?
Dans ce nouveau monde hyper connecté et envahi par les nouvelles technologies, il est devenu presque impossible pour de nombreux salariés de profiter pleinement des heures de repos ou de leurs congés. Grâce aux outils connectés, les entreprises peuvent solliciter leurs employés en dehors des horaires de travail. D’après une étude publiée sur le site du ministère du Travail, on note par exemple que 37 % des salariés utilisent les outils numériques professionnels hors temps de travail, ce qui augmente donc les risques d’épuisement professionnel.

Pour assurer le respect des temps de repos et de congé ainsi que l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle et familiale, la loi Travail, adoptée en juillet dernier par l’Assemblée nationale puis validée par le Conseil constitutionnel, a introduit le droit à la déconnexion. Concrètement, le droit à la déconnexion, entré en vigueur le 1er janvier 2017, devrait permettre par exemple aux salariés d’une entreprise de ne pas répondre aux emails en dehors des horaires de bureau. Il faut toutefois noter que ne sont concernés que les travailleurs dans les entreprises de plus de 50 salariés.

Le Code du travail prévoit désormais que la négociation annuelle sur l’égalité professionnelle et la qualité de vie au travail porte également sur « les modalités du plein exercice par le salarié de son droit à la déconnexion et la mise en place par l'entreprise de dispositifs de régulation de l'utilisation des outils numériques, en vue d'assurer le respect des temps de repos et de congé ainsi que de la vie personnelle et familiale ». D’après le législateur, « à défaut d'accord, l'employeur élabore une charte, après avis du comité d'entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel. Cette charte définit ces modalités de l'exercice du droit à la déconnexion et prévoit en outre la mise en œuvre, à destination des salariés et du personnel d'encadrement et de direction, d'actions de formation et de sensibilisation à un usage raisonnable des outils numériques. »

Si l’idée derrière le droit à la déconnexion est louable, dans la pratique, les employés pourront-ils vraiment l’exercer même si leurs entreprises le leur accordent ? Cette question se pose particulièrement, mais pas seulement, pour les métiers de l’IT. Les ingénieurs d’un support technique en France, qui assistent les utilisateurs dans plusieurs pays différents dans le monde, vont-ils se déconnecter sachant qu’une urgence pourrait survenir dans un pays qui n’est pas sur le même fuseau horaire ? D’ailleurs, comme le souligne Patrick Thiébart, avocat associé au cabinet Jeantet, le droit à la déconnexion « n'exige pas d'éteindre son smartphone professionnel en rentrant chez soi ni pour l'entreprise de couper les serveurs à 18 heures. Ce ne serait pas adapté à une entreprise qui travaille à l'international », dit-il.

Dans certains cas, la responsabilité – parfois morale – peut donc contraindre les salariés à ne pas se déconnecter du travail quand ils sont à la maison ou en congé.

Sources : Droit à la déconnexion (Code du travail), Ministère du Travail, Le Figaro

Et vous ?

Que pensez-vous du droit à la déconnexion ?
Ce droit peut-il s’appliquer à votre cas ? Sinon, pourquoi ?

Voir aussi :

Le droit à la déconnexion passe avec le coup de force de Manuel Valls, serait-ce l'une des dispositions les moins controversées de la loi Travail ?
La loi travail est définitivement adoptée étant donné qu'aucune motion de censure n'a été déposée, mais le Conseil constitutionnel a été saisi
Loi Travail : seulement cinq articles retoqués par le Conseil constitutionnel, le camp Valls s'en félicite mais la lutte continue pour les syndicats

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Avatar de sevyc64
Modérateur https://www.developpez.com
Le 02/01/2017 à 20:52
Citation Envoyé par Michael Guilloux Voir le message

Que pensez-vous du droit à la déconnexion ?
Pour moi, la loi ne va pas assez loin.
La loi ne devrait pas donner un droit au salarié à la déconnexion, elle devrait obliger les entreprises à déconnecter leur salariés.

Beaucoup de salariés eux-mêmes ne veulent pas se déconnecter, pour diverses raisons. Il y a évidemment la pression, plus ou moins réelle d'ailleurs, de la hiérarchie, la crainte que si on est pas joignable .... Mais il ya aussi le phénomène chez le salarié qui reste connecté, se sentant ainsi indispensable, se croyant valorisé de la sorte étant toujours prêt à servir.
Pour beaucoup, leur permettre de se déconnecter ne va pas leur servir à grand chose car ils ne savent pas d'eux même faire autrement que d'être connecter.

Citation Envoyé par Michael Guilloux Voir le message
Ce droit peut-il s’appliquer à votre cas ? Sinon, pourquoi ?
Oui, je l'applique tous les jours, j'ai pas attendu cette loi. Personnellement, je refuse de travailler ou d'être disponible professionnellement en dehors de mes heures de travail habituelles sans compensations, que ce soit financière ou en jour de repos, à la hauteur de l'effort demandé.
Bizarrement, 99% de ce qui était d'une absolue urgence au point de devoir le faire en dehors des heures de bureaux, voire depuis la maison, devient moins urgent et peut généralement attendre le lendemain, dès que l'on commence à parler de compensation.

J'ai donné, étant plus jeune avec moins d'expérience, mais j'ai assez vite compris que, faire du zèle, la hiérarchie savait généralement très en profiter mais que par contre ça ne rapportait jamais rien au salarié. Donc ..., une collaboration, c'est donnant/donnant, sinon, ça marche pas.
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Avatar de FranT
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 06/01/2017 à 9:41
Bonjour à tous,

Dans notre petite équipe info, j'ai toujours mis un point d'honneur à être disponible. Je ne me souviens pas une seule période de congés où je n'ai été sollicité par mes collègues pour leur venir en aide sur tel ou tel problème urgent. J'ai même répondu présent en arrêt-maladie et dernièrement depuis ma chambre d'hôpital (oui, merci les VPN).

Dernièrement, en colère pour une peccadille, ma responsable de service s'est plainte à la Direction que je n'étais jamais disponible pour elle et que je l'envoyais chi... à loisirs à chacune de ses demandes. Oubliés tous les services rendus depuis des années sur mon temps personnel.

On dit qu'il faut être pris pour apprendre, c'est chose faite. Il a fallu cette injustice pour que je comprenne mon erreur: la conscience professionnelle existe mais pas à n'importe quel prix. En toutes choses, l'abus est nuisible !
Désormais, on ne m'y prends plus à migrer des serveurs un dimanche soir ou à mettre à jour la ferme Citrix en fin de soirée pour ne pas impacter les utilisateurs. Après tout, même les prestataires avec qui je suis en relation et qui sont censés assurer mon backup ne sont jamais joignables pendant leurs vacances !

Je viens de prendre une semaine de vacances sans jamais ouvrir ma messagerie pro. Vous savez quoi, les amis ? La terre continue de tourner !
Mon VPN ? J'ai rajouté un deuxième N, pour Vie Privée Non Négociable !

En résumé, ayez de la conscience professionnelle mais ne soyez pas inconscients. J'ai testé pour vous !
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Avatar de Heliogabale
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 02/01/2017 à 20:01
Bonne initiative.

L’omniprésence du travail dans le cadre personnel est un véritable poison, car la vie ne se résume certainement pas à celui-ci.
En revanche, je crois vraiment que les torts sont partagés.

Beaucoup d'employés, surtout dans l'informatique (pas que ....), croient réellement que c'est "être motivé et engagé dans son activité professionnelle".

Pour ma part, je crois que les patrons on juste trouvé la brèche idéale pour profiter d'heures lucratives pour eux et .... GRATOS.

C'est me fait de la peine dans ça, c'est que celui qui refuse ce schéma, passent pour des fainéants rétrogrades finis et donc mal vus par leur hiérarchie, même si leur travail est accompli.
Sans parler des mauvaises conditions de travail qu'ils s'infligent à même (et au autres, merci pour eux.....)

Je travaille pour vivre, pas l'inverse.

Faites valoir vos droits tant qu'on en a....
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Avatar de BiM
Modératrice https://www.developpez.com
Le 06/01/2017 à 10:28
Bonjour,

Je voulais réagir à ce sujet (je préviens, je n'ai pas lu tous les messages).

Déjà, cette loi est présentée de cette façon par les médias :
Maintenant, vous aurez le droit de couper le cordon avec votre entreprise durant vos soirs, week-ends et congés et cela ne pourra plus être sanctionné !
What ?! Sanctionné ? Depuis quand peut-on sanctionner un salarié pour ce qu'il ne fait pas en dehors de ces heures de travail ? C'est même condamnable de demander à un salarié de travailler alors qu'il est en congé (maladie ou non) car il n'est pas couvert pour cela. Pire la sécurité sociale pourrait réclamer le remboursement des IJSS si elle découvrait un salarié en train de travailler alors qu'il est censé être en congé maladie !

Ce texte permet juste de mettre par écrit ce qui a toujours été de bon sens et qui n'était pas clairement formulé car il y a eu trop d'abus, et car trop de salariés supposent que l'employeur a raison car "il connaît le droit mieux que le salarié" (idée reçue) et qu'il ne trouve pas de texte qui affirme l'inverse.

Maintenant, je vous mets au défi de me trouver un jugement qui a donné raison à l'employeur lorsqu'un salarié n'a pas travaillé en dehors de ces horaires de travail habituels (ou pendant ses repos hebdomadaires ou congés), hors astreinte.

Ensuite, si mes connaissances en droit sont bonnes, lorsqu'une loi est votée (pouvoir législatif), un décret d'application doit être signé par le Président de la République précisant les modalités et les condamnations maximales associées (pouvoir exécutif), si ce décret n'est pas signé dans un délai de 6 mois, la loi est automatiquement promulguée et applicable passé ce délai, et les sanctions viendront avec les jugements quand il y en aura (pouvoir judiciaire).

A titre personnel, lorsque je sors du boulot, je coupe pratiquement tout le temps, il arrive parfois que non mais ça reste très superficiel. Quand je suis en congés, je coupe complètement et systématiquement (sauf astreinte). En maladie, il m'est arrivé de répondre à des mails car les congés maladie ne sont pas prévisibles et il faut parfois transmettre quelques infos qui n'ont pas eu le temps de l'être, mais ça s'arrête là.

Je pense que vos employeurs n'apprécieraient pas que vous ameniez vos enfants au travail, et bien votre famille n'apprécie pas que vous emmeniez du travail à la maison !

Coupez le cordon, personne n'est indispensable !
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Avatar de Inikaam
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 03/01/2017 à 14:34
Personnellement, je n'ai jamais attendu que ce genre de loi existe pour me déconnecter. Mon contrat me pose un certain nombre d'heures à fournir, en dehors de ces heures, c'est un temps qui est exclusivement à moi et que je ne dois en aucun cas à mon employeur. Qui plus est, chacun sait que faire des efforts apporte rarement quelque chose de positif : la plupart du temps, si vous en avez fait plus une fois, on vous le demandera tout le temps. Bon, heureusement, y a encore des endroits où ce genre d'efforts est reconnu et s'avère gratifiant, mais il faut bien tomber.

Après restent les excès dans les 2 sens : les patrons qui nous en font toujours faire plus, d'autant plus si ça leur coûte rien, et les employés qui sont persuadés que faire plus que ce qu'on nous demande c'est être un employé modèle. Non, c'est juste être un pigeon.

Quant aux craintes liées aux obligations comme des supports de ce genre :

Citation Envoyé par Michael Guilloux Voir le message
Les ingénieurs d’un support technique en France, qui assistent les utilisateurs dans plusieurs pays différents dans le monde, vont-ils se déconnecter sachant qu’une urgence pourrait survenir dans un pays qui n’est pas sur le même fuseau horaire ?
C'est à ça que servent les astreintes.... S'il n'y en a pas pour ce genre de cas, c'est qu'il y a un sérieux problème de gestion de la boîte.
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Avatar de AstOz
Membre averti https://www.developpez.com
Le 09/01/2017 à 18:47
Bon, je lis beaucoup de "les entreprises sont des vampires qui bouffent toute notre âme".

Pour ma part, j'ai vécu les deux situations, celle où on me contactait en dehors de mes heures de travail et celle où on m'engueulait quand je répondais à mes mails en dehors de mes heures de travail.

Pour la première situation, je les ai beaucoup envoyé chier (vous m'excuserez du terme), nous étions un grand plateau de techniciens (60 techs), j'avais déjà pas le droit à beaucoup de congés, je refusais qu'on m'emmerde durant ces quelques moments.
Alors oui, effectivement, ça créait quelques problèmes avec la hiérarchie mais bon, même si on me mettait au placard, je risquais quoi ? Je travaille dans le support, le nombre d'offres d'emploi sont gigantesques. De plus, l'entreprise vivait avant que je rentre dedans et vit toujours alors que je n'y bosse plus, comme quoi, j'étais pas si nécessaire au bon fonctionnement de celle-ci.
Quand ma chef me demandait de bosser en dehors de mes heures, je demandais des heures supplémentaires, et bien souvent cela pouvait attendre le lendemain finalement.

Désormais, où je travaille nous sommes une petite équipe (3 personnes), j'ai tendance à checker régulièrement mes mails, afin de me tenir au courant de ce qu'il se passe, et pour les rares fois où je réponds à un utilisateur et que mon chef le voit, il m'engueule en insistant que c'est mes moments de repos et que je suis pas sensé travailler à ces horaires, notamment car je ne suis pas payé pour.
Nous avons mit en place des astreintes afin de créer une réelle surveillance le week-end, nos astreintes sont déclenchés qu'en cas d'incidents majeurs, tous les autres cas seront traités durant les tranches horaires classique de notre support.

Pour en venir à cette conclusion, je pense qu'il faut davantage boycotter les entreprises qui veulent nous faire bosser durant nos heures de repos.
Nous avons besoin de nous reposer en dehors afin de ne pas commettre d'erreurs durant nos heures travaillées parce qu'une entreprise qui se permet "d'obliger" ses employés à travailler hors de ses horaires, ne vous loupera pas si vous commettez une erreur lors de vos heures de travail, qu'importe la raison.
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Avatar de 7gyY9w1ZY6ySRgPeaefZ
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 03/01/2017 à 18:14
Citation Envoyé par Garvelienn Voir le message
Non parce que c'est bien beau d'avoir de l'audace quand on est employé mais le chef va te rire au nez en te disant "va voir ailleurs si t'es pas content" et te pourrir la vie ensuite avec ses relations. L'équipe va rarement te suivre ou te soutenir. Il faut voir le rapport patrons/travailleurs comme un rapport de UN patron avec UN travailleur et non pas des travailleurs. T'es tout seul dans ce genre de cas. Ce n'est pas pour rien qu'on a dû protéger les travailleurs syndiqués. Sinon, ils se faisaient virer à chaque protestation.
C'est là où il faut travailler son «rapport de force» : je suis maintenant dba senior. Me remplacer, ça veut dire attendre 3 mois de préavis du remplaçant (en France et après l'avoir trouvé, ce qui doit prendre un bon mois) puis 6 mois de formation pour être considéré pleinement fonctionnel...
Le petit boss peut te dire d'aller voir ailleurs mais je suis vraisemblablement mieux payé que lui et d'un poste technique bien plus sensible que le sien. Souvent, le petit boss n'a pas bien compris cet enjeu mais au dessus de lui, oui...
Donc, travailler son poste et monter tranquillement techniquement ou hiérarchiquement.

De plus, pour avoir bosser dans une pme pendant longtemps en étant le seul dba, j'étais donc sous appel 24h/24, 7j sur 7, 365j / an. Je ne suis pas totalement sûr que c'était totalement légal juridiquement même pour le Canada mais j'y trouvais mon compte.
Mais j'ai aussi appris à mes collègues le sens d'une VRAIE urgence.
Tu as fais n'importe quoi sur la bd de dev et ça marche plus ? Dommage pour toi, c'est vendredi il est 16h00 et je suis déjà dans le métro et ce n'est pas une urgence pour moi, je m'occuperai de ça lundi matin.
Ça ne te va pas ? Appelle mon boss et le boss du boss, pas de problème.
La grosse majorité de ceux qui m'ont menacé n'ont jamais pris action et les quelques uns qui l'ont fait, ben je n'ai jamais eu de retour de mes supérieurs pour des reproches.

Je suis de support en continu ?
Ok, mais quand je suis à la piscine, fournis-moi un cellulaire amphibie alors ? Ok, ça attendra quelques heures...
Je vais au cinéma, à un concert ? Je ferme mon portable, ça attendra.
Je suis aux toilettes, je suis en voiture, en vélo, hors réseau ? Pas joignable, ça attendra.
Je suis à 100 km de distance ? je n'ai pas de laptop, ça attendra.

Bien sûr, j'ai fait grincé des dents parfois, mais il reste que c'est utopique d'être réellement accessible en permanence ou alors trouvé moi une personne qui me relaie ! Y a personne ? Ok, c'est réglé ou continue comme ça alors.

Au final, je m'arrangeais pour que mes bds soient stables pour être tranquilles, il ne restait plus que le facteur humain et matériel.
J'ai été dérangé en moyenne, par un appel par mois, avec une vraie urgence production majeure, une fois par an.
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Avatar de sevyc64
Modérateur https://www.developpez.com
Le 10/01/2017 à 15:37
Citation Envoyé par gangsoleil Voir le message
En depit de ce semblent croire bon nombre d’employés, un salarie a le droit de dire non, et il ne se fait pas licencier pour autant.
Les choses ne sont pas forcement aussi simple que cela.
Bien évidemment que le salarié ne se fera pas licencié pour ce motif là, le licenciement serait contestable et surement contesté. Mais avec des employeurs/directions/drh peu scrupuleux, l'employé, en refusant, peut donner une image de lui pas conforme à ce que attend ces personnes là, souvent même de manière totalement inconsciente y compris pour ces personnes là.
La conséquence peut être une moindre confiance, un avancement plus lent que les collègues, une mise à l'écart plus ou moins réelle, etc... voire jusqu'à un motif de licenciement totalement bidon, mais difficilement contestable (et même s'il est contesté, l'employeur ne risque pas grand chose, rarement plus de 6 mois de salaire en dommage et intérêt, tout cela au bout de 3 à 4 ans de procédures relativement décourageantes).

Et même si cette crainte de la part de l'employé est généralement beaucoup plus surfaite que réelle, le risque est malgré tout bien réel, plus souvent que l'on ne le pense quand on ne sent pas concerné.
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Avatar de yento
Membre expert https://www.developpez.com
Le 03/01/2017 à 19:40
Citation Envoyé par 7gyY9w1ZY6ySRgPeaefZ Voir le message

Je suis de support en continu ?
Ok, mais quand je suis à la piscine, fournis-moi un cellulaire amphibie alors ? Ok, ça attendra quelques heures...
Je vais au cinéma, à un concert ? Je ferme mon portable, ça attendra.
Je suis aux toilettes, je suis en voiture, en vélo, hors réseau ? Pas joignable, ça attendra.
Je suis à 100 km de distance ? je n'ai pas de laptop, ça attendra.

Bien sûr, j'ai fait grincé des dents parfois, mais il reste que c'est utopique d'être réellement accessible en permanence ou alors trouvé moi une personne qui me relaie ! Y a personne ? Ok, c'est réglé ou continue comme ça alors.

Au final, je m'arrangeais pour que mes bds soient stables pour être tranquilles, il ne restait plus que le facteur humain et matériel.
J'ai été dérangé en moyenne, par un appel par mois, avec une vraie urgence production majeure, une fois par an.
Ah enfin quelqu'un qui sait ce qu'il fait. On reconnait l'expérience!

Le meilleur moyen de traiter le on-call et d'augmenter la fiabilité de son entreprise: éteindre son téléphone et laisser l'entreprise et les collègues subir les conséquences de leurs actes.
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Avatar de Inikaam
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 04/01/2017 à 10:02
Citation Envoyé par Falquiero Voir le message
Le tort ici n'est en aucun cas partagé. Il n'y a pas de tort en soit si l'employé est pleinement conscient de son état de servitude (pour te reprendre) et l’accepte de son gré. Je doute que ceci puisse exister : Qui aimerait être esclavagé, ou travailler sans aucune reconnaissance matérielle ou morale ? Et pourquoi existe-il cependant des personnes dans ce cas ? Sans vouloir généraliser (car des esclaves éclairés sur leur situation et heureux, ma foi, peut-être que ça existe finalement) la principale cause qui pousse ces individus à quand même faire des heures supplémentaires gracieusement, est la pression hiérarchique. Le carcan de la vie (car oui dans notre société, quelle autre solution existe-il pour s’intégrer dans notre société que de s’employer auprès d’un capitaliste) ne devrait pas être sublimé par le stress et la peur du chantage à l’emploi (appelons un chien un chien).
Malheureusement certains contextes sont à prendre en compte : il y a la pression hiérarchique, mais aussi la pression sociale, où la bienséance voudrait qu'on fournisse plus que demandé pour être un "bon employé". De plus, il faut ajouter une lourde méconnaissance de ses droits en tant qu'employé.

Nous avons potentiellement 2 cas de figure point de vue employé : celui qui est contraint et celui qui est volontaire. Pour celui qui est contraint, soit c'est une pression hiérarchique, soit c'est une pression sociale (souvent relayée par les collègues). J'ai déjà eu le cas de collègues qui se vantaient de faire 20 à 40h de plus par mois et qui estimaient que j'étais une feignasse parce que je ne dépassais que pas ou peu. Je n'ai pas subi la pression hiérarchique mais je l'ai déjà vue à l’œuvre. Dans le cas de la contrainte, chacun doit bien avoir conscience que même avant la loi travail, rien n'obligeait un employé a faire plus d'heures que ce que son contrat stipulait, et toute heure supplémentaire est due. Qui plus est, même en CDD, un patron ne peut en aucun cas vous foutre dehors parce que vous restez dans les clous, soyez rassurés. Quant à ceux qui vous diraient que vous êtes fainéants, répondez simplement que vous préférez avoir une vie sociale qu'une vie de pigeon.

Celui du surplus volontaire est plus délicat, et ne devrait à mon sens pas avoir lieu non plus. Mais cette fois, il ne faut pas penser à l'échelle de l'unique employé mais à l'échelle du métier que vous pratiquez, et donc de tous vos semblables. Je m'explique : vous êtes développeur, motivé et passionné. Par conséquent, vous ne comptez pas vos heures et n'hésitez pas à vous déchirer pour votre boite ou pour tenir des délais. Si ça peut paraître louable au premier abord, la vérité c'est que vous plombez les autres pratiquants de votre métier (en plus de plomber votre santé), car ce que vous faites aujourd'hui sera alors perçu comme la norme par les néophytes, dont vos patrons/responsables. Et là commence la boucle infernale : comme vous en faites des caisses, dès qu'on va vouloir quelqu'un d'autre, on va lui en demander autant, et ça deviendra un critère discriminatoire. Pire encore, ça faussera complètement la vision de la charge de travail, et c'est comme ça qu'on se retrouve à n'avoir que 2 devs sur un projet qui en demanderait 4 ou plus. Bien que tout ça parte d'une bonne intention, il faut bien prendre en compte que ça ruine le métier.

Alors, pour édulcorer un peu, je n'ai rien contre les passionnés qui veulent toujours aller plus loin et plus haut. Je dirais plutôt que j'admire leur fougue, j'aimerais avoir la même. Mais si vous décidez d'aller au delà de ce qui est demandé, vous devez absolument être clairs sur 2 points : primo, ce surplus n'est ni une norme, ni un du, et peut disparaître du jour au lendemain si vous en avez le besoin. Secondo, ce surplus n'est pas le standard que peut fournir un pair de votre métier, ce n'est que votre volonté de donner. Et pour finir, un conseil, même si vous êtes passionnés, n'en faites pas des caisses pour une boîte qui n'a pas de reconnaissance, ça vaut pas le coup :p

Je crains de m'être joyeusement éloigné du sujet non ? Enfin, tout ça s'applique aussi en dehors du cadre de la déconnexion, mais vous avez l'idée globale
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