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Plus de la moitié des travailleurs français souhaitent pouvoir se déconnecter en dehors des heures de travail
Souligne le récent rapport d'Eléas

Le , par Olivier Famien

141PARTAGES

5  0 
Le cabinet de conseil Eléas vient de publier son rapport d’enquête sur les « ;pratiques numériques des salariés en 2016 ;». Cette étude a été menée le mois dernier sur 1010 personnes représentatives de la population française métropolitaine âgée de 15 ans et plus. L’enquête a porté sur trois thèmes différents à savoir, l’usage des outils et des technologies numériques, l’impact des outils numériques et les attentes du numérique.

Sur le premier point, le constat est que flatteur. 67,2 % de la population française active utilisent les outils numériques en moyenne au moins 3 heures par jour contre 5,2 % qui les utilisent moins d’une heure par jour.

En parcourant plus en détail le rapport de l’enquête, il se trouve que les cadres et professions intellectuelles supérieures (49 %) utilisent ces outils (6 heures de temps en moyenne par jour) plus que les autres catégories professionnelles. Au niveau des tranches d’âges, ce sont les jeunes âgées de 14 à 34 ans qui font plus usage de ces outils par rapport aux autres catégories d’âges.

Au sein de cette population de travailleurs tournées vers les outils numériques, l’on note également que pour une partie de ces professionnels ces usages se poursuivent en dehors du cadre professionnel. En effet, 36,7 % de la population active utilisent ces outils de manière très fréquente dans leurs vies privées afin d’achever ou répondre à des exigences professionnelles. Cela signifie qu’un « ;cadre sur deux est exposé à des débordements quotidiens du temps professionnel sur le temps personnel à cause des outils numériques ;». À l’opposé, 37,3 % de la population active n’utilisent jamais ces outils à la maison pour des raisons professionnelles. Entre ces deux extrêmes, l’on a une autre catégorie (26 % de la population active) qui prolonge occasionnellement l’utilisation de ces outils numérique dans le cadre du travail à la maison.

Par ailleurs, toutes les entreprises n’imposent pas de manière voilée ou ouverte à leurs salariés d’étendre leurs heures de travail à la maison. 22 % de la population active soulignent que leur entreprise intervient à travers diverses méthodes pour limiter l’utilisation de ces outils numériques en dehors du temps de travail. Mais là où certains travailleurs sont contraints par leur entreprise d’utiliser leur temps personnel pour leurs activités personnelles, d’autres par contre ne bénéficient pas de ce privilège. En effet, plus de la moitié de la population active souhaiterait voir de telles méthodes être employées dans leur entreprise. Selon les résultats de l’enquête, 69,1 % de la population active ont de fortes attentes vis-à-vis du droit de déconnexion.

Pour ce qui concerne l’impact du numérique sur la population active, l’étude a permis de faire ressortir plusieurs perceptions de ces outils. Là où 91 % de la population active perçoivent ces outils comme générateurs de progrès, 9 % de ces professionnels entrevoient une menace de leurs postes. Ceux qui nourrissent à la base des sentiments positifs envers ces outils exploitent ces derniers comme des opportunités d’évolution et de transformation de leurs activités. Par contre, ceux qui affichent des craintes face à ces outils éprouvent beaucoup de stress vis-à-vis de ces outils.

Les secteurs les plus favorables à ces outils sont l’immobilier (84 %) et le secteur de l’information et de la communication (75 %). Cependant, celui de la finance et de l’assurance (26 %) ainsi que le secteur de l’industrie manufacturière liée à l’extraction et autres (22 %) perçoivent ses outils comme une source de stress, car pouvant menacer leur emploi.

En troisième point, l’enquête a permis de relever que plus de 60 % de personnes actives souhaitent que leur entreprise les accompagne et les forme régulièrement aux outils numériques. Environ 20 % ne sont pas favorables et 15 % n’ont pas d’avis sur la question.

Source : Eleas

Et vous ?

Que pensez-vous des conclusions de ce rapport ;?

Êtes-vous concernés par les différentes problématiques soulevées ;?

Voir aussi

France : les emplois pour développeurs ont augmenté de 8,4 % en 2015, selon le dernier bilan annuel de l'emploi salarié dans le privé
Le droit à la déconnexion passe avec le coup de force de Manuel Valls, serait-ce l'une des dispositions les moins controversées de la loi Travail ?

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Avatar de NSKis
En attente de confirmation mail https://www.developpez.com
Le 26/10/2016 à 12:16
Plus de la moitié des travailleurs français souhaitent pouvoir se déconnecter en dehors des heures de travail
Et bien c'est pas compliqué: Eteignez votre smartphone et vous aurez la paix!!!!!!!!!

Les mecs pleurent à longueur de journée et c'est les premiers a rester collé à l'écran de leur smartphone...

Pourtant le "deal" et simple:

1. Tu es hors du boulot? Et bien tu ne réponds plus au mail de ton chef ou aux appels téléphoniques du client!!!

2. Ton client se plaint? Tu lui expliques gentiment que, comme lui, en dehors des heures de travail tu as une vie privée!

3. Ton chef te fais une remarque? Tu lui dis gentiment qu'il a 2 solutions: Soit il te paye pour être disponible hors du boulot, soit tu n'es pas atteignable

Et que l'on ne vienne pas me dire qu'il faut rester connecté pour garder son job, la loi française protège suffisamment le salarié pour qu'un patron ne joue pas à ce jeu (sous peine d'être comdamné à payer des sommes astronomiques au salarié lesé)
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Avatar de Paul TOTH
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 26/10/2016 à 11:36
c'est moi ou cette phrase ne veux rien dire ? "Mais là où certains travailleurs sont contraints par leur entreprise d’utiliser leur temps personnel pour leurs activités personnelles, d’autres par contre ne bénéficient pas de ce privilège"
6  0 
Avatar de gros_bidule
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 26/10/2016 à 13:22
La loi ne nous protège pas tellement : quid des périodes d'essai non validées car "par assez corpo" ou "peu investi dans le job" ?
Absence d'augmentation, pression, remarques, mise en placard, il y a du choix pour taper sur un salarié sans être facilement traîné en justice (et faut-il encore que les victimes aient connaissance de leurs droits).

Heureusement toutes les boites ne sont pas comme ça, mais pour le gros (grandes SSII, PME dirigées par des tirants en manque d'affection...), vala :-)
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Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 26/10/2016 à 12:45
Après, moi, il y a certaines tâches que je préfère faire de chez moi, le soir. Donc, fatalement, je me connecte. Il arrive, rarement, qu'on me mette la main dessus à ce moment là. Ben, j'assume. Je fais des choix d'organisation de mon travail, et ces choix ont des conséquences, je ne vais pas chougner.

Je continue en particulier à faire les mises à jour d'environnements le soir, quand plus personne ne les utilise, parceque ça me gonfle de prévenir ouatte mille personne, avec toujours une qui ne lira pas et fera une démonstration en direct devant un client et verra sa présentation faire gloups au moment ou je commence la mise à jour..... Je préfère encore me faire emmerder le soir. Même si il n'a pas osé me faire le reproche.

Donc, voilà, j'ai la chance de ne pas être emmerdé sur mon mobile pro - sans quoi je le désactiverait séance tenante - et mon skype n'est ouvert qu'aux heures ou je bosse réellement - même si elles sont indues. Hier, j'étais en RTT à la patinoire pour l'anniversaire de ma fille, injoignable, et voilà. Je ne suis emmerdable que quand je le décide. Et c'est à la portée de quiconque ose parfois dire non à son chef quand celui-ci est abusif.
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Avatar de Zirak
Inactif https://www.developpez.com
Le 26/10/2016 à 13:57
Citation Envoyé par NSKis Voir le message

Ton chef ne veut pas valider ta période d'essai parce que "pas assez corpo"??? Un petit tour aux prud'hommes où ton chef devra expliquer le "pas assez corpo"... Et au final, dans 90% des cas en France, ton chef sortira de la séance en pleurs avec un porte-monnaie plus vide qu'avant

Idem pour les "Absence d'augmentation, pression, remarques, mise en placard", si le salarié veut bien se bouger pour se défendre, la loi française le soutient... A remarquer que le salarié français est chanceux parce que dans d'autres pays, la loi est effectivement du côté du patron!!!

Alors j'étais complètement d'accord sur ta première intervention, le mec qui ne veut pas être emmerdé, bah il ne répond pas point.

Par contre là, je ne le suis plus tout à fait, même si tu es dans ton bon droit en ne répondant pas, c'est clair que cela peut avoir des conséquences.

Concernant la période d'essai, tu connais beaucoup de personnes qui vont aller aux prud'hommes dans une procédure longue et couteuse, pour une fin de période d'essai qui est sensé pouvoir être arrêtée quand on veut, que cela soit à l'initiative du patron ou de l'employé ? Et ton patron va te verser quoi comme indemnités pour même pas deux mois de boulot ? Déjà qu'elles sont ridicules pour X années de boites, alors là, même pas sur que ça te paie les frais d'essences et de téléphones...

Idem, pour les absences d'augmentation, les mises au placard, et autres, ce n'est pas le tout de vouloir se défendre, encore faut-il pouvoir prouver ce que l'on avance, ce n'est pas aussi simple que tu le laisses entendre, il ne suffit pas d'aller au prud'hommes pour gagner même si tu penses être dans ton bon droit.

Si je ne suis pas augmenté, c'est parce que je travaille mal, parce que la boite n'a pas les moyens, ou parce que je refuse de faire des heures supplémentaires non rémunérées ? J'ai beau connaitre la réponse, je serais bien embêter si je devais le prouver aux prud'hommes, et je ne doute pas que notre maison mère, côtée en bourse, avec son service juridique interne, trouvera de son côté les parfaits arguments pour montrer que cela n'a rien à voir avec mon refus de faire ces heures gratuitement.

Il faut quand même faire un peu attention en disant des choses pareils, oui il faut se défendre, mais non, ce n'est pas forcément toujours évident de gagner, et quand on est mal préparé, cela peut même nous coûter de l'argent si on perds.
4  0 
Avatar de TallyHo
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 26/10/2016 à 13:50
Dans l'absolu, tu as raison si tout le monde faisait ça... Le souci c'est que la solidarité est perdue, en d'autres termes tu seras le seul emmerdeur à faire valoir tes droits donc, forcément, tu vas avoir un impact limité... Et ce n'est même pas dit que les syndics te suivent sur ce coup là... Personnellement, je suis contre cet état d'esprit de peur qui empêche de dire ce qu'on a à dire mais il faut aussi avouer que tout seul en face d'un mur, c'est compliqué.
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Avatar de TallyHo
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 29/10/2016 à 21:55
Citation Envoyé par v1cent Voir le message
je comprends pas qu'on puisse demander à des gens de travailler en dehors de leurs heures de boulot
Ca s'appelle jouer avec la peur des gens, autrement dit peur d'être au chômage. En réalité, c'est assez "facile" de trouver une faute professionnelle ou de faire craquer un salarié pour qu'il démissionne.
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Avatar de NSKis
En attente de confirmation mail https://www.developpez.com
Le 26/10/2016 à 13:37
Citation Envoyé par gros_bidule Voir le message
La loi ne nous protège pas tellement : quid des périodes d'essai non validées car "par assez corpo" ou "peu investi dans le job" ?
Absence d'augmentation, pression, remarques, mise en placard, il y a du choix pour taper sur un salarié sans être facilement traîné en justice (et faut-il encore que les victimes aient connaissance de leurs droits).

Heureusement toutes les boites ne sont pas comme ça, mais pour le gros (grandes SSII, PME dirigées par des tirants en manque d'affection...), vala :-)
Si le salarié ne connait pas ses droits, c'est son problème pas celui de son patron!!!

Ton chef ne veut pas valider ta période d'essai parce que "pas assez corpo"??? Un petit tour aux prud'hommes où ton chef devra expliquer le "pas assez corpo"... Et au final, dans 90% des cas en France, ton chef sortira de la séance en pleurs avec un porte-monnaie plus vide qu'avant

Idem pour les "Absence d'augmentation, pression, remarques, mise en placard", si le salarié veut bien se bouger pour se défendre, la loi française le soutient... A remarquer que le salarié français est chanceux parce que dans d'autres pays, la loi est effectivement du côté du patron!!!
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Avatar de v1cent
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 27/10/2016 à 14:48
Je ne comprends pas vraiment le souci, ça arrive si souvent que ça que des gens soient dérangés à la maison ?

Moi j'envoie 3 ou 4 SMS par ans à des salariés pour leur demander une info en urgence, j'ai déjà l'impression d'abuser (et ça arrive qu'ils ne répondent pas, tant pis pour moi), je comprends pas qu'on puisse demander à des gens de travailler en dehors de leurs heures de boulot, ou qu'on attende d'une entreprise qu'elle oblige les gens à ne pas travailler. Mes salariés hors temps de travail ils ne travaillent pas, c'est aussi simple que ça ...
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Avatar de NSKis
En attente de confirmation mail https://www.developpez.com
Le 26/10/2016 à 14:50
Citation Envoyé par Zirak Voir le message
Alors j'étais complètement d'accord sur ta première intervention, le mec qui ne veut pas être emmerdé, bah il ne répond pas point.
Il faut quand même faire un peu attention en disant des choses pareils, oui il faut se défendre, mais non, ce n'est pas forcément toujours évident de gagner, et quand on est mal préparé, cela peut même nous coûter de l'argent si on perds.
Tu as raison sur un point: Il faut monter un dossier sérieux mais contrairement à ce que tu crois les prud'hommes français donnent plus souvent raison aux salariés qu'au patron.

Et si tu trouves que la loi française ne défend pas assez le salarié vient bosser en Suisse: Le patron peut licencier le salarié sans même d'avoir à en donner la raison... Seule limitation: Un délai de 1 mois pour 1 an d'ancienneté, 2 mois pour 2 à 9 ans d'ancienneté et 3 mois au-delà de 10 ans!!! (exemple: il te vire le 15 mars et il doit te payer jusqu'à fin avril)
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