Trending topics : Facebook réfute les soupçons de manque de neutralité politique
Mais annonce des changements pour plus d'impartialité

Le , par Miary

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Facebook a démenti toute manipulation quant au choix de ses sujets populaires, plus connus sous le nom de trending topics. Pour plus de transparence, le géant des réseaux sociaux a publié la procédure de sélection des sujets populaires.

Aucune couleur politique pour le choix des sujets tendance

Le 9 mai dernier, le blog Gizmodo a publié un article qui pointait du doigt Facebook pour son penchant pour les actualités sur le parti démocrate. À l’approche des élections présidentielles, cela a bien évidemment provoqué un scandale auprès du camp des conservateurs. Une série de questions a dès lors été envoyée à Facebook par John Thune, un sénateur républicain. La réponse n’a pas tardé, Mark Zuckerberg a nié formellement toute influence politique dans le choix de ses sujets phares. Il s’est par ailleurs entretenu avec quelques conservateurs pour affirmer la position de Facebook : un réseau social neutre et ouvert à toutes les tendances politiques.

Pour renforcer encore son impartialité dans le traitement des sujets tendance, Facebook a publié un document d’une vingtaine de pages qui montre comment les trending topics sont sélectionnés. Le géant des réseaux sociaux insiste également sur le fait qu’il ne fait aucune pression sur ses éditeurs lors du choix des sujets phares. Par contre, Facebook rejette les sujets qui ne présentent pas suffisamment de sources ou qui ont déjà été traités. En parlant justement de sources, une liste de sites fiables utilisés pour le choix des trending topics a été publiée et par The Guardian et par Facebook. Toutes les couleurs politiques y sont représentées, notamment le Breitbart et le Fox news. Cela dit ce sont surtout les sites du centre qui servent de référence pour le choix des actualités tendance.

Facebook promet des changements pour le guide d'utilisation des trending topics

Pour couper court aux rumeurs concernant ses choix de sujets phares, le conseiller juridique de Facebook s’est entretenu avec le sénateur Thune le 18 mai dernier. Au cours de cette rencontre, il a affirmé qu’une enquête interne a été effectuée. Selon lui, il n’y a pas de préférence politique lors de l’approbation des sujets. Cependant, il n’exclut pas des écarts involontaires, étant donné qu’il y a sélection manuelle après le tri automatique fait par un algorithme. Quoi qu’il en soit, Facebook affirme que censurer certains sujets pour sa couleur politique est contraire à sa ligne directrice. Pour confirmer sa neutralité, vis-à-vis des sujets politiques, Facebook a promis de renforcer la formation de l’équipe éditoriale afin qu’aucun journaliste ne supprime un sujet, par inadvertance ou à cause de son opinion politique ou idéologique.

Il a aussi promis plus de transparence pour le fonctionnement des trending topics. Pour information, les trending topics sont choisis en se basant sur leur pertinence et sur les sujets discutés sur Facebook. Par la suite, il y a validation manuelle des sujets qui seront considérés comme populaires. S’il y a doublon ou s’il n’y a pas suffisamment de sources, certains sujets sont rejetés. Pour éviter tout parti pris, le géant des réseaux sociaux a ainsi décidé de ne plus faire de choix éditoriaux en fonction du flux RSS et de la liste de sites web. Il va aussi assigner plus de journalistes pour le tri des sujets. Mark Zuckerberg espère que ces mesures vont faire taire la polémique sur la couleur politique de Facebook. De son côté, le sénateur Thune a remercié le réseau social pour les mesures prises.

Il faut savoir que Facebook n’est pas à sa première implication sur la scène politique américaine. Selon une étude publiée en 2012, environ 340 000 utilisateurs de Facebook sont allés aux urnes grâce aux « call-to-action ». Toutes ces études montrent que le pouvoir médiatique des réseaux sociaux devient de plus en plus important.

Source : The Guardian

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Les réseaux sociaux sont-ils en passe de devenir un instrument pour influencer l’opinion publique ?

Voir aussi :

À 10 ans, il trouve une faille dans Instagram qui permet d'effacer les commentaires de n'importe quel utilisateur, Facebook lui verse 10 000 $

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Avatar de Sodium
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 27/05/2016 à 9:08
L'impartialité n'est pas toujours une bonne chose. Si le premier réseau social au monde peut jouer de son influence pour essayer d'empêcher un fou dangereux d'accéder à la Maison Blanche, je suis plutôt pour.
Mais déterminer de manière objective quels sujets et opinions sont plus valables que d'autres est bien évidemment impossible.
Avatar de Chauve souris
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 27/05/2016 à 9:31
Citation Envoyé par Sodium Voir le message
L'impartialité n'est pas toujours une bonne chose. Si le premier réseau social au monde peut jouer de son influence pour essayer d'empêcher un fou dangereux d'accéder à la Maison Blanche, je suis plutôt pour.
Mais déterminer de manière objective quels sujets et opinions sont plus valables que d'autres est bien évidemment impossible.
Les "fous dangereux" à la Maison Blanche ça n'a pas manqué. En particulier ceux de la famille Bush responsables des pires auto-attentats (c'est à dire visant des citoyens américains) pour justifier des interventions extérieures juteuses (pétrole, armement) pour la dite famille. Avec des liaisons on ne peut plus claires avec l'Arabie Saoudite et... la famille Ben Laden. Un lien, parmi d'autres : http://lemirador.over-blog.fr/articl...-41554173.html

En rappel historique : c'est parce qu'il ne voulait absolument pas d'auto-attentats que John Fitzgerald Kennedy s'est mis à dos les militaires favorables à cette tactique et s'est fait descendre.

Ce sont ces interventions militaires US qui ont créé la montée de cet islamisme fanatique dont nous, français, subissons les conséquences, puisque les derniers gouvernements successifs ont été les petits toutous supplétifs de l'armée ricaine.

Donc le "fou dangereux" dont tu parles et qui jure ne plus faire ces interventions extérieures et de négocier avec Poutine aurait plutôt ma préférence d'autant plus qu'il n'a pas le soutien de la famille Bush bien qu'étant tous deux dans le parti républicain.
Avatar de vampirella
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 27/05/2016 à 9:40
Citation Envoyé par Sodium Voir le message
empêcher un fou dangereux d'accéder à la Maison Blanche
Cela devient lassant d'entendre toujours ces mêmes arguments ressortis en boucle, qui discutent de la forme et non du fonds. C'est exactement la même chose que Le Pen chez nous. Sous prétexte de "front républicain", on voudrait infantiliser les citoyens et sermonner les électeurs pour leur "mauvais" vote. Plutôt que de se poser la question "pourquoi les gens en viennent à ne pas voter / voter l'extrême-droite".

De plus, c'est un argument totalement anti-démocratique. Qui est Facebook, ou n'importe quelle entreprise, pour vouloir empêcher le vote d'une catégorie de population ? Comment déterminer un "bon" d'un "mauvais" candidat (attention au piège : l'un se fait élire tandis que l'autre se fait élire ) ?

Bref, l'impartialité fait partie de la base d'une démocratie, qui comme son nom l'indique est une gouvernance du peuple dans son intégralité.
Avatar de nchal
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 27/05/2016 à 11:05
Un mauvais candidat est celui qui va jouer sur l'inculture des personnes et sur "les clichés populaires". Un bon exemple est : la sortie de l'Europe. Les médias ne parlent de l'Europe uniquement quand ce jeune système se plante mais jamais quand les actions mise en place sont ou ont été des réussites. Et donc les gens ne voient pas (et c'est normal, si c'est pas expliqué, c'est compliqué de voir les biens faits de l'Europe) se que l'Europe leur apporte mais ce qu'elle leur coûte. On voit ainsi fleurir toute une flopée "d'euro-septique", et de "nationaliste", ce que fait les beaux jours des partis conservateurs.
Avatar de Sodium
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 27/05/2016 à 13:46
Cela devient lassant d'entendre toujours ces mêmes arguments ressortis en boucle, qui discutent de la forme et non du fonds. C'est exactement la même chose que Le Pen chez nous. Sous prétexte de "front républicain", on voudrait infantiliser les citoyens et sermonner les électeurs pour leur "mauvais" vote. Plutôt que de se poser la question "pourquoi les gens en viennent à ne pas voter / voter l'extrême-droite".
Tu ferais mieux de garder ce genre de commentaires conspirationnistes simpliste pour toi.

Cela devient lassant d'entendre toujours ces mêmes arguments ressortis en boucle, qui discutent de la forme et non du fonds. C'est exactement la même chose que Le Pen chez nous. Sous prétexte de "front républicain", on voudrait infantiliser les citoyens et sermonner les électeurs pour leur "mauvais" vote. Plutôt que de se poser la question "pourquoi les gens en viennent à ne pas voter / voter l'extrême-droite".
Les citoyens votent extrême droite parce que leur manque de culture et la nature humaine font qu'ils sont facilement séduits par des théories simplistes projetant la cause de leurs problèmes de la vie de tous les jours sur des bouc-émissaires qui en chient autant qu'eux sans jamais réfléchir aux vraies causes de ceux-ci.

On pourrait discuter pendant des milliers de pages de pourquoi ces programmes séduisent d'un point de vue sociologique, anthropologique, évolutif, psychologique et neurologique, mais cela ne vient absolument pas d'un raisonnement conscient sur le pour et le contre de leurs actions.
D'un point de vue général, l'humain réagit toujours par une réponse émotionnelle plutôt que rationnelle. Martelez pendant des décénies avec des statistiques issues d'années d'études scientifiques que le changement climatique va nous amener à notre perte et ils s'en moqueront totalement. Par contre, une canicule, un tsunami ou autre catastrophe et d'un coup, le problème est compris.
Avatar de Grogro
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 27/05/2016 à 14:38
Citation Envoyé par Sodium Voir le message
Les citoyens votent extrême droite parce que leur manque de culture et la nature humaine font qu'ils sont facilement séduits par des théories simplistes projetant la cause de leurs problèmes de la vie de tous les jours sur des bouc-émissaires qui en chient autant qu'eux sans jamais réfléchir aux vraies causes de ceux-ci.
Et maintenant, un peu de culture politique histoire de calmer la morgue condescendante des bobos haineux envers leurs concitoyens qui ont le malheur de voter "mal" : http://agone.org/elements/pourquoile...votentadroite/

Avant de donner des leçons de morale, ce serait bien de sortir des beaux quartiers et de se confronter au pays réel.
Avatar de Chauve souris
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 27/05/2016 à 15:13
Citation Envoyé par nchal Voir le message
Un mauvais candidat est celui qui va jouer sur l'inculture des personnes et sur "les clichés populaires". Un bon exemple est : la sortie de l'Europe. Les médias ne parlent de l'Europe uniquement quand ce jeune système se plante mais jamais quand les actions mise en place sont ou ont été des réussites. Et donc les gens ne voient pas (et c'est normal, si c'est pas expliqué, c'est compliqué de voir les biens faits de l'Europe) se que l'Europe leur apporte mais ce qu'elle leur coûte. On voit ainsi fleurir toute une flopée "d'euro-septique", et de "nationaliste", ce que fait les beaux jours des partis conservateurs.
Tu as raison sur ce point : "les gens ne voient pas" ce que l'Europe a apporté de bienfaits à leur vie quotidienne. Et tu auras beau leur expliquer que les hausses des taxes, des prix, les réductions des salaires et des retraites (et les hausses faramineuses des revenus des patrons du CAC 40), la réduction des postes de travail pour cause de délocalisation et les déferlantes d'envahisseurs musulmans c'est pour leur bien. Mais ils sont trop bêtes, ce sont des "sans dents", heureusement qu'on a des énarques à la tête du pays. Et comme ils ont bien fait d'annuler, dans leur pratique, le résultat du vote sur la Constitution européenne. Car si on laisse le "populisme" de la canaille s'exprimer, ou va-t-on mon bon ?

Oui mais !
Ça branle dans le manche,
Les mauvais jours finiront.
Et gare ! à la revanche
Quand tous les pauvres s’y mettront.
Quand tous les pauvres s’y mettront.

(Jean-Baptiste Clément, "La semaine sanglante", refrain)

PS : mes points sont à 1806, j'ai passé 1789 et 1793 bientôt 1830. Espérons que nos "misérables" se révolteront quand j'en serais à 1848...
Avatar de Saverok
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 27/05/2016 à 15:26
Citation Envoyé par vampirella Voir le message
Bref, l'impartialité fait partie de la base d'une démocratie, qui comme son nom l'indique est une gouvernance du peuple dans son intégralité.
Encore faut t'il définir ce qu'est l'impartialité et comment on présente l'information dite impartiale.
Prenons le cas des pétitions par exemples.
Quand on dit qu'une pétition a récoltée 1 million de signatures, qu'est ce que ça veut dire exactement ?
Pour commencer, le compteur est-il fiable ?
Est on sûr que les personnes qui la signe ont lu et compris son contenu ou juste lit le titre ?
Que se passe t'il si on ajoute d'autre compteur comme le nombre de fois où la pétition a été lue, le nombre de personne qui signe "sans opinion" et totalement contre" ?
Et que se passe t'il si on ajoute un graphique avec la provenance géographique des votants ?

On peut se retrouver avec la même pétition mais
* vue 10 millions de fois
* signée "pour" 1 million de fois
* signée "contre" 2 millions de fois
* signée "sans opinion" 4 millions de fois
* avec 70% des votants qui vivent à l'extérieur du pays alors que la pétition porte sur un sujet de politique intérieure ==> influence extérieure
Et là, l'info est tjrs objective et impartiale mais ne veut plus du tout dire la même chose

* chiffres totalement fictifs uniquement à titre d'exemple.

Bref, si on veut parler d'impartialité, on se doit de parler de complétude de l'information et c'est un sujet sans fin
Avatar de Chauve souris
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 27/05/2016 à 15:28
Citation Envoyé par Sodium Voir le message
Martelez pendant des décénies avec des statistiques issues d'années d'études scientifiques que le changement climatique va nous amener à notre perte et ils s'en moqueront totalement. Par contre, une canicule, un tsunami ou autre catastrophe et d'un coup, le problème est compris.
Ce n'est pas en "martelant" un mensonge qu'il devient une vérité. Sais-tu seulement que ces "statistiques" ont d'imprécision, de manque de données quand ce n'est pas de la pure et simple falsification ? Va rechercher les témoignages et analyses des vrais climatologues et pas ceux du GIEC dont beaucoup, je te le rappelle, ont quitté cette organisation quand ils ont vu à quels tripatouillages elle se livrait.
Avatar de Sodium
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 27/05/2016 à 15:40
Ce n'est pas en "martelant" un mensonge qu'il devient une vérité. Sais-tu seulement que ces "statistiques" ont d'imprécision, de manque de données quand ce n'est pas de la pure et simple falsification ? Va rechercher les témoignages et analyses des vrais climatologues et pas ceux du GIEC dont beaucoup, je te le rappelle, ont quitté cette organisation quand ils ont vu à quels tripatouillages elle se livrait.
Je sais que ce n'est qu'un simple troll, mais je vais répondre tout de même car un visiteur non averti risque de tomber et de se laisser influencer par tes propos mensongers.
Le réchauffement climatique et ses conséquences sont validés unanimement par la communauté scientifique, à quelques exceptions de gens peu recommandables. Il y a même eu une équipe chargée par un lobby climatosceptique d'invalider la théorie qui a bien du se rendre à l'évidence de la réalité et publier des résultats en accord celle-ci.
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