Facebook est soupçonné de manque de neutralité dans le traitement des informations politiques aux États-Unis
La société parle de fausses allégations

Le , par Victor Vincent

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Le réseau social Facebook est au centre d’une affaire liée au traitement des sujets les plus populaires appelés « trending topics », affaire dans laquelle la société est soupçonnée de manque de neutralité dans le traitement des actualités politiques américaines. L’inquiétude vient du comité au commerce, aux sciences et aux transports du Sénat américain qui a adressé une correspondance au PDG de la société. Cela intervient suite à la parution d’un article dans lequel un ancien employé de Facebook affirme que les employés de la société ont souvent supprimé sciemment des sujets qui concernent les conservateurs. Selon cet article, d’anciens employés de Facebook ont également affirmé avoir reçu des ordres pour injecter des sujets sélectionnés dans le nouveau module des « trending topics », même si ces sujets n’étaient pas très populaires.

La fonctionnalité « trending topics » a été lancée par le réseau social Facebook en janvier 2014 pour sa version anglaise et est censée se baser sur un algorithme permettant de déterminer les sujets les plus populaires. Le procédé utilisé par l’algorithme consisterait à considérer le nombre de mentions d’une publication ainsi que le taux d’augmentation de ces mentions sur un temps assez court pour déterminer si la publication en question peut être considérée comme populaire ou pas. Mais d’après les témoignages recueillis dans l’article de Gizmodo, Facebook intervient dans le processus pour filtrer certaines informations relatives notamment à des conservateurs tels que les républicains Mitt Romney, Ted Cruz, Scott Walker pour ne citer que ceux-là.

Si ces faits sont avérés, cela constituerait un abus de confiance vis-à-vis des utilisateurs du réseau social. En effet, selon le sénateur républicain John Trune, président de la commission qui a adressé une correspondance au PDG de Facebook dans le cadre de cette affaire, « toute tentative, de la part d’un média social qui se dit neutre, de censurer ou de manipuler des contenus en fonction d’une sensibilité politique, constitue un abus de confiance et est en contradiction avec les valeurs d’un Internet ouvert ». Cependant, Facebook a totalement nié ces soupçons qui pèsent contre lui et parle d’allégations non avérées. Le vice-président à la recherche de la société affirme que la seule intervention humaine qui est effectuée dans le traitement des « trending topics » se fait pour éviter les doublons et éliminer les fausses informations qui peuvent être véhiculées par certains utilisateurs.

Source : Gizmodo

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Avatar de Chauve souris
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 12/05/2016 à 23:12
Ah bon Fesse Bouc se comporterait comme un vulgaire média en ligne qui censure tout intervenant contrevenant à la pensée unique téléchargée ? Comme un vulgaire Libération ou Figaro ? Pour ces derniers essayez, par exemple, vu que c'est l'euphorie des médias que le nouveau maire de Londres soit musulman, de rappeler que dans certains quartiers de Londres il y des étiquettes qui précisent "Ici, on applique la charia". Et si ce nouveau maire veut "vivrensemblifier" tous les londoniens il sera le premier à être en grand danger de mort de la part de ses coreligionnaires. Et va-t-il lui-même avaliser en sa mairie les mariages homosexuels ? That is the question. Vous êtes sûr que ce propos, pourtant bien raisonnable et évident, ne passera pas.
Avatar de alexetgus
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 13/05/2016 à 12:27
C'est censé être surprenant venant de Facebook ?
Pas besoin de pondre un article là dessus, je le savais déjà !
Avatar de Andarus
Membre averti https://www.developpez.com
Le 13/05/2016 à 14:04
Citation Envoyé par Chauve souris Voir le message
Et va-t-il lui-même avaliser en sa mairie les mariages homosexuels ? That is the question.
On peut peut-être attendre qu'il fasse une connerie avant de le lui reprocher.

Citation Envoyé par Chauve souris Voir le message
dans certains quartiers de Londres il y des étiquettes qui précisent "Ici, on applique la charia".
L’Angleterre à fait le choix d'un modèle communautaire contrairement à la France, ce qui vue de chez nous peut être très choquant.

Un bobo gauchiste droit-de-l’hommiste totalitaro fachiste
Avatar de Grogro
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 13/05/2016 à 14:34
Pour info, les "trending topic", c'est une fonctionnalité d'information continue qui n'a pas été déployée en France. Selon un algorithme obscur dont facebook a encore le secret, tu as, à un instant t, une sélection des articles de presse en ligne qui font le "buzz" sur facebook. Facebook étant un gros soutien du parti démocrate (comme toute la Silicon Valley), cela ne me parait pas surprenant qu'il y ait un biais contre les conservateurs.
Avatar de alexetgus
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 13/05/2016 à 14:37
Si le diable existe, c'est Facebook et Microsoft !
Avatar de goomazio
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 13/05/2016 à 17:45
Et si tout le monde va sur Facebook, Google, Developpez ()... Même si le contenu y est ajouté par tout le monde, ce sont les propriétaires des sites qui choisissent.

C'est bien comme ça, mais ces services qui ont une grosse part de marché à la limite du monopole devraient avoir un label visible "avertissement : je fais ce que je veux". C'est déjà le cas, mais c'est plutôt subtil des fois. On se fait censurer puis on apprend qu'on ne peut pas avoir d'explication et qu'on ne peut rien contester...

On va déjà voir ce qu'une correspondance envoyée par le comité au commerce, aux sciences et aux transports du Sénat américain au PDG de la société peut faire dans ce cas basé sur des "allégations non avérées" (il faut encore pouvoir prouver qu'il y a partialité/censure...). Facebook devra peut être simplement ne plus "se dire neutre". Mais il pourrait être plus sage, sans que ce soit beaucoup plus compliqué, d'arrêter de centraliser Internet. On a juste l'avantage de la centralisation en un seul endroit de tout ce qu'on souhaite voir, mais c'est tout à fait possible avec des services auto-hébergés. Maintenant, qui peut héberger un site chez lui ? Allez, à nos boites mails centraliséesenveloppes, contactons nos FAI pour exiger un vrai Internet
Avatar de acx01b
Membre averti https://www.developpez.com
Le 14/05/2016 à 21:24
C'est la moindre des choses de censurer les discours racistes xénophobes réactionnaires fachos anti-humanistes, etc.

Et rappelez-vous que ~20% des recherches sur internet sont du porno, pourtant personne ne s'offusque qu'on le censure sur les sites généralistes.
Avatar de Chauve souris
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 16/05/2016 à 6:49
Citation Envoyé par acx01b Voir le message
C'est la moindre des choses de censurer les discours racistes xénophobes réactionnaires fachos anti-humanistes, etc.
Bref tout ce qui sort de la bienpensance bisournoursienne en général et de la tienne en particulier.

Citation Envoyé par acx01b Voir le message
Et rappelez-vous que ~20% des recherches sur internet sont du porno, pourtant personne ne s'offusque qu'on le censure sur les sites généralistes.
Il faudrait plutôt se demander ce qui conduit nos libres sociétés à cette misère sexuelle...
Avatar de Chauve souris
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 16/05/2016 à 7:15
Citation Envoyé par alexetgus Voir le message
Si le diable existe, c'est Facebook et Microsoft !
Pauvre Diable ! Réduit à faire du contrôle social pour Dieu ? Pour ma part je vois le diable, tel qu'il est représenté par la mythologie chrétienne de la grande époque moyenâgeuse, comme Dionysos, le dieu de la démesure, celui qui fait sortir l'humain de sa routine et de sa pensée limitée en s'aidant du vin. Ainsi Nietzsche se dit "dionysiaque" lorsqu'il philosophe sur le dépassement qu'il appelle le "surhumain". Pas étonnant que Dieu-le-père ait quelques soucis avec cet autre dieu, deux fois né, d'où son nom, dit la mythologie ainsi qu'avec Satan (l'accusateur, repris sous le nom de Mnenoch par Anne Rice) et Lucifer, littéralement qui apporte la lumière, mais la lumière de la connaissance selon l'opposition métaphorique à l'obscurantisme du, justement, "siècle des lumières" où le christianisme a toujours prôné l'ignorance et ce depuis le jardin d'Eden.
Avatar de Miary
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 26/05/2016 à 10:42
Trending topics : Facebook réfute les soupçons de manque de neutralité politique
mais annonce des changements pour plus d’impartialité

Facebook a démenti toute manipulation quant au choix de ses sujets populaires, plus connus sous le nom de trending topics. Pour plus de transparence, le géant des réseaux sociaux a publié la procédure de sélection des sujets populaires.

Aucune couleur politique pour le choix des sujets tendance

Le 9 mai dernier, le blog Gizmodo a publié un article qui pointait du doigt Facebook pour son penchant pour les actualités sur le parti démocrate. À l’approche des élections présidentielles, cela a bien évidemment provoqué un scandale auprès du camp des conservateurs. Une série de questions a dès lors été envoyée à Facebook par John Thune, un sénateur républicain. La réponse n’a pas tardé, Mark Zuckerberg a nié formellement toute influence politique dans le choix de ses sujets phares. Il s’est par ailleurs entretenu avec quelques conservateurs pour affirmer la position de Facebook : un réseau social neutre et ouvert à toutes les tendances politiques.

Pour renforcer encore son impartialité dans le traitement des sujets tendance, Facebook a publié un document d’une vingtaine de pages qui montre comment les trending topics sont sélectionnés. Le géant des réseaux sociaux insiste également sur le fait qu’il ne fait aucune pression sur ses éditeurs lors du choix des sujets phares. Par contre, Facebook rejette les sujets qui ne présentent pas suffisamment de sources ou qui ont déjà été traités. En parlant justement de sources, une liste de sites fiables utilisés pour le choix des trending topics a été publiée et par The Guardian et par Facebook. Toutes les couleurs politiques y sont représentées, notamment le Breitbart et le Fox news. Cela dit ce sont surtout les sites du centre qui servent de référence pour le choix des actualités tendance.

Facebook promet des changements pour le guide d'utilisation des trending topics

Pour couper court aux rumeurs concernant ses choix de sujets phares, le conseiller juridique de Facebook s’est entretenu avec le sénateur Thune le 18 mai dernier. Au cours de cette rencontre, il a affirmé qu’une enquête interne a été effectuée. Selon lui, il n’y a pas de préférence politique lors de l’approbation des sujets. Cependant, il n’exclut pas des écarts involontaires, étant donné qu’il y a sélection manuelle après le tri automatique fait par un algorithme. Quoi qu’il en soit, Facebook affirme que censurer certains sujets pour sa couleur politique est contraire à sa ligne directrice. Pour confirmer sa neutralité, vis-à-vis des sujets politiques, Facebook a promis de renforcer la formation de l’équipe éditoriale afin qu’aucun journaliste ne supprime un sujet, par inadvertance ou à cause de son opinion politique ou idéologique.

Il a aussi promis plus de transparence pour le fonctionnement des trending topics. Pour information, les trending topics sont choisis en se basant sur leur pertinence et sur les sujets discutés sur Facebook. Par la suite, il y a validation manuelle des sujets qui seront considérés comme populaires. S’il y a doublon ou s’il n’y a pas suffisamment de sources, certains sujets sont rejetés. Pour éviter tout parti pris, le géant des réseaux sociaux a ainsi décidé de ne plus faire de choix éditoriaux en fonction du flux RSS et de la liste de sites web. Il va aussi assigner plus de journalistes pour le tri des sujets. Mark Zuckerberg espère que ces mesures vont faire taire la polémique sur la couleur politique de Facebook. De son côté, le sénateur Thune a remercié le réseau social pour les mesures prises.

Il faut savoir que Facebook n’est pas à sa première implication sur la scène politique américaine. Selon une étude publiée en 2012, environ 340 000 utilisateurs de Facebook sont allés aux urnes grâce aux « call-to-action ». Toutes ces études montrent que le pouvoir médiatique des réseaux sociaux devient de plus en plus important.

Source : The Guardian

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