Google vs Oracle : l'ancien PDG de l'entreprise créatrice du langage Java témoigne
Et explique que les API Java sont libres d'utilisation

Le , par Michael Guilloux, Chroniqueur Actualités
Après le passage à la barre des témoins d’Eric Schmidt, le président exécutif d’Alphabet et l’ex-PDG de Google, c’est au tour de l’ancien PDG de Sun Microsystems de donner sa version des faits, dans le procès opposant Google à Oracle. Jonathan Schwartz était à la tête de Sun, l’entreprise qui a développé le langage Java, au moment où Google construisait son OS mobile et même après qu’Android soit dévoilé.

Ayant déjà témoigné en faveur de Mountain View lors du premier procès en 2012, Jonathan Schwartz reste sur sa position et soutient qu’Android n’a aucun problème de licence avec Java. Cela vient encore conforter la position de Google, après que l’avocat du géant de la recherche en ligne ait montré une vidéo datant de 2009, où le PDG d’Oracle lui-même avait applaudi le choix de Java par Android.

Interrogé par l’avocat de Google, Schwartz explique que le langage Java a toujours été ouvert et libre d’utilisation, et ce, depuis sa conception et bien avant qu’il arrive à Sun Microsystems. « Si vous utilisez Java, alors Sun peut vous vendre tous ses autres produits. Mais, si vous utilisez Microsoft Windows, le système dominant, Sun ne peut rien vous vendre », ajoute l’ancien PDG de Sun, pour montrer que c’était dans l’intérêt de l’entreprise de voir Java gagner en popularité. Et l’action de Google allait certainement y contribuer. Jonathan explique encore que cette liberté d’utilisation s’étendait également aux API Java, et que la concurrence ne se situait plus donc qu’au niveau de l’implémentation de ces API.

Van Nest, l’avocat de Google a demandé à Jonathan Schwartz, l’opinion que lui et Sun avaient de GNU Classpath, une implémentation libre de la bibliothèque de classe standard du langage Java. S’il s’agit d’une implémentation concurrente, Jonathan Schwartz explique qu’aucune licence n’a été exigée pour ce projet. « J’étais contrarié », avoue l’ancien PDG de Sun Microsystems. « Mais c’était tout à fait conforme à nos pratiques. Lorsque vous dites que les API sont ouvertes, il existe des implémentations concurrentes », a-t-il ajouté.

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Avatar de Traroth2 Traroth2 - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 13/05/2016 à 14:22
Il faudrait savoir si cette ouverture des API a été actée quelque part. Est-ce qu'il y a eu une déclaration officielle de Sun sur le sujet, à l'époque ?
Avatar de Uther Uther - Expert éminent https://www.developpez.com
le 13/05/2016 à 16:10
A priori ce n'est pas acté, mais c'était le principe même de Java. Sun laissait des tiers implémenter l'API Java a des tiers et les faisait payer pour valider l'implémentation et pour avoir accès à son implémentation de référence. Si il se sont mis a distribuer leur propre JVM c'est avant tout parce que Microsoft avait délibérément sabordé la sienne et que ça menaçait l'avenir de Java en tant que système portable.

Sun n'a pas attaqué Apache Harmony et GNU Classpath pour usage de l'API Java, il s'est juste contenté de refuser leur certification.
Avatar de Michael Guilloux Michael Guilloux - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 13/05/2016 à 17:04
Google vs Oracle : l’ancien patron d’Android témoigne en faveur de Google
mais des emails indiquent qu’il était conscient des questions juridiques liées aux API Java

Après Eric Schimdt, l’ancien PDG de Google, et Jonathan Schwartz de Sun Microsystems, Andy Rubin, l’un des créateurs d’Android a également été appelé à la barre des témoins. Andy Rubin a été l’un des fondateurs d’Android en 2003 avant que la société ne devienne la propriété de Google. Il était également le chef d’Android après l’acquisition de sa société par la firme de Mountain View.

Interrogé par l’avocat d’Oracle, l’ancien patron d’Android a livré un récit de décisions importantes qui ont été prises, alors que l’entreprise voulait se lancer le plus tôt possible sur un marché où Apple venait d’être accueilli en fanfare avec le lancement de l’iPhone en 2007. La problématique était donc de savoir quels choix techniques opérer afin de bâtir, dans les délais les plus brefs, un Android robuste capable de connaître du succès sur le marché des mobiles.

Pendant plus de quatre heures d’interrogatoire, Annette Hurst, l’avocate d’Oracle a essayé d’obtenir des aveux d’Andy Rubin. La stratégie de cette dernière consistait à montrer, comme Oracle l’a toujours soutenu, que Google a utilisé une voie plutôt facile pour se lancer sur le marché des mobiles, et le tout, en faisant fi du respect des droits d’auteur.

Andy Rubin a reconnu qu’il était sous une pression incroyable de livrer un OS mobile le plus tôt possible, mais cette pression n’a en aucun cas été exercée par Google, mais plutôt par sa propre ambition de relever ce si grand défi.

Présentant ensuite le contrat d’Andy Rubin avec Google, Annette Hurst fait ressortir quatre jalons dont le respect aurait permis à Andy et son équipe d’obtenir 60 millions de dollars US comme bonus. La première étape était de livrer Android avant une échéance déterminée dans le contrat, ce qui aurait permis à Andy et son équipe d’obtenir un bonus de 8 millions USD. Selon le contrat, ces derniers devaient également avoir droit à des bonus de 10, 15 et 27 millions USD, respectivement après la vente de 5, 10 et 50 millions de smartphones Android. Un autre point mis en avant par l’avocate d’Oracle est que, d’après le contrat, Andy et son équipe auraient perdu la totalité des 60 millions de dollars US, si la première étape du contrat n’était pas respectée, c’est-à-dire si le premier smartphone Android n’était pas expédié dans le délai fixé ; ce que l’ancien patron d’Android a d’ailleurs reconnu. L’objectif d’Annette Hurst était de montrer que les développeurs d’Android étaient prêts à violer les droits de propriété intellectuelle, pourvu que l’OS soit livré dans le temps. Ce qui leur permettrait de toucher le bonus de 60 millions de dollars US.

Assailli par les questions de l’avocate d’Oracle, Andy répond que construire les bibliothèques de base d’Android était une tâche énorme, et qu’il était constamment à la recherche de moyens pour accélérer cette étape, que ça soit en trouvant des bibliothèques ailleurs ou en faisant contribuer la communauté open source. Toutefois, en ce qui concerne le choix des API Java, Andy Rubin estime qu’ils ne peuvent pas être soumis à des droits d’auteur, ce qu’Annette Hurst a essayé de démonter par la suite, en faisant ressortir des anciens emails dans lesquels Andy et Google s’étaient exprimés au sujet de l’utilisation des API Java.

Dans un email de 2010, l’ingénieur Tim Lindholm de Google a informé Rubin que les fondateurs de Google Larry Page et Sergey Brin lui ont demandé des « alternatives techniques à Java ». En réponse à ces derniers, Tim Lindholm a répondu que les autres alternatives n’étaient pas assez intéressantes. « Nous concluons que nous devons négocier une licence pour Java sous les termes dont nous avons besoin », a-t-il ajouté. Dès lors, peut-on dire qu’Andy et Google ignoraient que les API Java étaient protégées par les droits d’auteur ? Mis en face de cet email, Andy Rubin reconnait qu’il avait bel et bien lu le courriel de Tim Lindholm.

Annette Hurst enfonce davantage Andy Rubin avec un email où ce dernier a été interrogé au sujet du plan d’une autre entreprise d’utiliser Java. « Je leur souhaite bonne chance, » a écrit Rubin. Avant d’ajouter : « les Java.lang.apis sont sous copyright ».

L’avocate d’Oracle confronte encore l’ancien patron d’Android à ses propres déclarations. En 2007, alors qu’un ingénieur britannique annonçait Android comme « une meilleure saveur de Java », Andy Rubin a écrit dans un email que le nécessaire devrait être fait afin que seules les personnes autorisées parlent à la presse au sujet d’Android, en précisant : « ceci est très important, il s’agit d’une question juridique ». La firme de Mountain View a-t-elle donc fait fi des questions juridiques pour sortir rapidement son OS mobile ? Là est la question que l’on pourrait se poser après le témoignage de l’ancien patron d’Android ?

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Avatar de Victor Vincent Victor Vincent - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 18/05/2016 à 12:18
Procès Oracle vs Google : la PDG d’Oracle, Safra Catz explique les raisons
de la poursuite de Google en justice par son entreprise

La PDG d’Oracle Safra Catz prenait la parole dans l’affaire qui oppose son entreprise à Google, affaire dans laquelle Oracle estime que Google devrait lui verser plusieurs milliards de dollars pour avoir utilisé de manière illégale 37 API Java dans son système d’exploitation Android. Cette poursuite en justice contre Google avait été lancée par Oracle depuis 2010 alors que la boite venait de racheter Sun et faisait par la même occasion l’acquisition de Java. En 2012, un juge avait statué dans cette affaire estimant que les API ne pouvaient pas être sujettes à des droits d’auteurs, ce qui a été rejeté en cours d’appel. Oracle pourrait donc bénéficier jusqu’à 9 milliards de dommages et intérêt s’il remporte cette bataille judiciaire, alors que Google continue de clamer que son utilisation des 37 API en question constitue un usage légal.

Questionnée par l’avocate d’Oracle Annette Hurst, Safra Catz explique notamment que « Java est l’atout le plus important qu’Oracle n’ait jamais acquis » et que son entreprise avait « l’intention de rassembler la communauté Java » dans le processus de développement des nouvelles versions de Java. À la question de l’avocate : « avez-vous racheté Sun en vue de pouvoir poursuivre Google en justice » pour son utilisation de Java dans son système d’exploitation Android ? », Safra Catz a répondu que son entreprise « n’a pas racheté Sun pour pouvoir attaquer Google en justice ».

L’ancien PDG de Sun Jonathan Schwartz qui témoignait dans cette affaire affirmait dans son témoignage qu’il avait omis de faire un accord avec Google, même si, précise-t-il, il souhaitait le faire. Cependant, la PDG d’Oracle n’est pas du même avis que Schwartz et affirme que ce dernier leur avait dit qu’ils avaient « parlé avec Google pour essayer de l’amener à acquérir la licence Java ». Ceci n’ayant pas été fait, elle considère que « Android est une copie illégale de Java ». Elle ajoute également que Schwartz ne lui a jamais fait savoir, par quelque moyen que ce soit que l’utilisation de la plateforme Java par Google se faisait en accord avec Sun.

Safra Catz a rejoint Oracle en 1999 et a gravi les échelons pour en devenir la présidente au début du procès contre Google en 2012. Elle qui est née en Israël, a rejoint les États-Unis en 1967 avant d’y acquérir la citoyenneté américaine en 1972. Elle a occupé plusieurs postes au sein d’Oracle depuis qu’elle y a fait son entrée. Avant de devenir la PDG de la boite, elle avait occupé conjointement la tête de la structure avec Mark Hurd.

Source : Business Insider

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Avatar de - https://www.developpez.com
le 18/05/2016 à 20:42
Citation Envoyé par Victor Vincent Voir le message
Ceci n’ayant pas été fait, elle considère que « Android est une copie illégale de Java ».

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Java n'est pas qu'un langage de programmation, il y a aussi la machine virtuelle (environnement middleware d'exécution des applications Java).
Avatar de Michael Guilloux Michael Guilloux - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 19/05/2016 à 15:24
Google vs Oracle : Android a occasionné une chute drastique des revenus de licences Java
estiment deux anciens responsables de Sun Microsystems

Oracle aurait eu du succès avec les téléphones utilisant Java, si Google n’avait pas lancé son système d’exploitation mobile Android. C’est en ces quelques mots que l’on pourrait résumer les témoignages de deux anciens responsables de Sun Microsystems, l'entreprise créatrice du langage Java.

C’est la deuxième semaine du nouveau procès opposant Google à Oracle sur la copie des API Java dans Android. Après un premier procès en 2012 où la Cour a jugé que les API ne pouvaient être soumises à des droits d’auteur, une Cour d’appel a statué en faveur d’Oracle estimant que les API étaient des œuvres de créativité, et sur cette base, ne pouvaient être exclues de la protection par des droits d’auteur.

Plusieurs personnalités sont passées à la barre des témoins avec notamment, Eric Schimdt et Andy Rubin qui sont respectivement l’ancien PDG de Google et l’ancien patron d’Android. Si ces derniers se sont sans surprise rangés du côté de Google, comme Safra Catz, l’actuelle PDG d’Oracle l’a fait pour son entreprise, les témoignages des parties tierces (supposées être impartiales dans l’affaire) pourraient avoir un grand poids dans la prise de décision du jury. C’est en ce sens que Sun Microsystems est un témoin majeur dans l’affaire entre les deux géants de la technologie.

Le premier témoignage venant de la société qui a développé le langage Java a été livré par Jonathan Schwartz, son ancien PDG, et a été en faveur de Google. Également appelés à la barre des témoins, deux autres anciens responsables de Sun Microsystems ont expliqué comment Android a entraîné la chute des téléphones utilisant la technologie Java.

Neil Civjan, responsable des ventes de Sun à l’époque estime qu’Android a eu un impact « dévastateur » sur Java. Avec le lancement d’Android, les revenus de licences Java ont chuté de manière drastique, explique Neil ; Sun étant en effet contraint de réduire les prix de licence pour éviter de perdre des contrats. Dans une présentation peu après le lancement d’Android, Neil Civjan avait même prédit une perte de 45 millions USD sur trois ans, à cause de la concurrence de l’OS mobile de Google.

Alan Brenner, Vice-président Consumer and Mobile Systems Group à Sun Microsystems jusqu’en 2007, partage le même avis que l’ancien responsable des ventes de Sun. Il impute en effet la chute des téléphones utilisant la technologie Java mobile au lancement d’Android et estime qu’un an avant son départ de Sun, Java était utilisé dans environ 80 % des téléphones vendus.

Il va plus loin pour montrer que Google a violé les droits de propriété intellectuelle relatifs aux API Java. Essayant de réfuter le témoignage de Jonathan Schwartz, Alan Brenner explique que Sun Microsystems « était très exigeant à propos du respect des droits de propriété intellectuelle ». Pour illustrer cela, il raconte le cas d’un institut de recherche coréen qui voulait sortir sa propre implémentation de Java en utilisant l’implémentation open source GNU Classpath. Pour ce cas, Sun Microsystems a envoyé des lettres d’interdiction au représentant américain du commerce qui a demandé à l’institut coréen de prendre une licence Java. La question qui se pose est donc de savoir pourquoi Sun n’a pas également demandé à Google de prendre une licence Java.

Quoi qu’il en soit, l’avocat de Google estime qu’avec ou sans Android, le déclin de Java était déjà amorcé et Sun Microsystems en avait conscience. Il le montre en faisant référence à une présentation interne d’Alan Brenner sur les prévisions de revenus de licences Java de 2007 à 2010. Ces estimations ont donc été faites bien avant le lancement d’Android. Dans cette présentation, Alan Brenner montre deux scénarios « agressif » et « conservateur ». Le premier prévoyait une baisse des revenus de licences Java ; ceux-ci devant passer de 140 millions USD par an à 105 millions, alors que le second prévoyait une chute plus forte de 140 millions à 50 millions de dollars US.

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Avatar de Michael Guilloux Michael Guilloux - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 20/05/2016 à 15:41
Procès API Java : en fin de compte, de quoi Google est-il accusé par Oracle ?
De violation de droits d’auteur ou de vol d’opportunité ?

Après la sélection des jurés le 9 mai, tous les témoignages ont été entendus dans le nouveau procès entre Google et Oracle autour de la copie « illégale » de 37 API Java dans Android. Les deux parties et les membres du jury se présenteront à nouveau devant le tribunal le lundi prochain. Ce sera alors l’occasion pour les avocats de chaque partie de faire leur plaidoirie, un exposé verbal au cours duquel ils essaieront de convaincre le jury.

Les délibérations pourront dès lors être faites, afin que nous soyons situés sur le sort de Google. Étant donné que Google est déjà reconnu coupable d’avoir copié les API Java, le verdict consistera à dire s’il s’agit d’une violation de la propriété intellectuelle ou d’un usage loyal. Dans le dernier cas, ce sera une grande victoire pour Google, mais dans l’autre, il faudra encore décider des dommages et intérêts à payer.

Mais après tous les témoignages, on peut s’interroger à nouveau sur les motifs réels du conflit. Dans les témoignages en faveur d’Oracle et les arguments présentés par les avocats de la firme de Larry Ellison, deux chefs d’accusation se démarquent clairement. Si le procès concerne la violation d’API Java, il semble qu’Oracle en veut surtout à Google à cause du succès d’Android. Il convient alors de se demander de quoi Google est-il accusé en fin de compte ? De violation de droits d’auteur ou de vol d’opportunité ? Oracle aurait-il poursuivi Google si Android était un échec ?

Ces interrogations trouvent leurs fondements dans les différentes prétentions et revendications d’Oracle et des personnes qui ont témoigné en faveur de la société ; lesquelles prétentions et revendications laissent croire que le procès n’aurait peut-être pas eu lieu si Android était un échec. L’éditeur de SGBD et ses témoins n’ont en effet pas manqué de rappeler avant et pendant le procès que Google a volé l’opportunité d’Oracle. À l’ouverture, l’intervention de l’avocat d’Oracle consistait à prouver un seul fait, que Google a détourné la propriété de son client pour saisir son opportunité et percevoir ses revenus.

Alors que les témoins se succédaient, Neil Civjan, responsable des ventes de Sun à l’époque a joué la même carte, estimant que le lancement d’Android a eu un impact « dévastateur » sur les revenus de licences Java, entraînant ainsi le déclin du business des licences Java pour les constructeurs mobiles.

Également appelé à la barre des témoins, Alan Brenner, Vice-président Consumer and Mobile Systems Group à Sun Microsystems jusqu’en 2007, s’est aligné sur le témoignage de l’ancien responsable des ventes de Sun. Il impute aussi la chute des téléphones utilisant la technologie Java mobile au lancement d’Android. Son témoignage contredit toutefois ses propres estimations qu’il avait faites à Sun bien avant le dévoilement d’Android. Dans une présentation sur les prévisions de revenus de licences Java entre 2007 et 2010, Alan Brenner montre deux scénarios « agressif » et « conservateur ». Le premier prévoyait une baisse des revenus de licences Java ; ceux-ci devant passer de 140 millions USD par an à 105 millions, alors que le second prévoyait une chute plus forte de 140 millions à 50 millions de dollars US. Pourquoi impute-t-il donc la chute des revenus de licences Java à Android ?

Intervenant en tant que dernier témoin pour la partie plaignante dans ce procès, un économiste embauché par Oracle a également livré le même témoignage. Adam Jaffe soutient que Java aurait eu un succès continu dans l’espace mobile et Android n’aurait certainement pas eu autant de succès si Google n’avait pas copié les 37 API Java en question. Monsieur Jaffe affirme que « la fenêtre d’opportunité » de Java a commencé à se fermer avec l’arrivée d’Android.

À l’issue de ce procès, Oracle espère s’en tirer avec plusieurs milliards de dollars en dommages et intérêts, après que Google soit reconnu coupable par le tribunal de violation de droits d’auteur. L’expert en dommages et intérêts d’Oracle a en effet donné une estimation de 9,3 milliards USD qui se décline en deux composantes. La première d’un montant de 475 millions de dollars US correspond à l’argent que la société aurait pu se faire en attribuant une licence Java aux constructeurs de dispositifs mobiles, si Google n'avait pas développé Android. La deuxième composante d’une valeur de 8,829 milliards de dollars US, quant à elle, représente les bénéfices réalisés par Google grâce à Android.

Mais la copie illégale des API Java est-elle vraiment ce qu’Oracle reproche à Google ? Si oui, pourquoi Larry Ellison, ancien PDG d’Oracle et actuel PCA de la société s’est-il félicité de l’utilisation de Java dans Android en 2009 ? Pourquoi Oracle et ses témoins insistent-ils donc sur la chute des revenus de licences Java, basées sur Java ME (Mobile Edition) alors que les API copiées par Google sont basées sur Java SE (Standard Edition) ?

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Avatar de Bono_BX Bono_BX - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 20/05/2016 à 18:06
Sur ce coup là, le site me déçoit. C'est quoi cet article orienté et à charge ?

Ce que reproche Oracle à Google est très clair : la copie des 37 API. La raison l'est aussi, et elle est présentée en conséquence de la cause : le "blocage de Java" dans le monde mobile (je mets des guillemets car c'est une synthèse très minimaliste).
L'axe d'attaque : les droits d'auteur doivent-ils s'appliquer aux API ?

Ces derniers temps, il a été démontré que Google a agit en connaissance de cause, à savoir qu'ils auraient du prendre un licence. C'est ce que dit la loi actuelle.

Pour apporter le point de vue opposé à l'article, si Google gagne, ce sera la loi de la jungle, tout le monde pourra piller n'importe quelle API, bref on fait sauter le système de licence.
Si c'est Oracle, par contre ... faites attention à ce que vous utilisez, car les risques de poursuites vont être bien plus importantes.
Avatar de Chuck_Norris Chuck_Norris - Membre émérite https://www.developpez.com
le 20/05/2016 à 18:34
Citation Envoyé par Bono_BX Voir le message
tout le monde pourra piller n'importe quelle API
Si implémenter, c'est piller (ce que laisse sous-entendre ton message et ce qu'Oracle voudrait faire croire), alors le monde du logiciel a bien du souci à se faire. Comme si les brevets logiciels n'étaient déjà pas suffisants.
Avatar de Bono_BX Bono_BX - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 20/05/2016 à 19:15
Citation Envoyé par Chuck_Norris Voir le message
Si implémenter, c'est piller (ce que laisse sous-entendre ton message et ce qu'Oracle voudrait faire croire), alors le monde du logiciel a bien du souci à se faire.
Implémenter n'est pas piller : Google n'a tout simplement pas respecté les loies. Ce qui ne veut pas dire que Sun et Oracle sont clairs aussi, mais je voulais prendre le contre-pied de l'article, beaucoup trop orienté.
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