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Le FBI aurait eu recours à des hackers professionnels
Pour débloquer l'iPhone du terroriste de l'attaque de San Bernadino

Le , par Michael Guilloux

22PARTAGES

7  0 
Comment le FBI est-il arrivé à débloquer l’iPhone du terroriste de l’attaque de San Bernadino ? Et qui aurait aidé le bureau fédéral à se passer de l’assistance technique d’Apple dans cette affaire ? Voici différentes questions dont les réponses restaient encore inconnues jusqu’à ce jour.

Retour en décembre dernier, deux terroristes ont mené une attaque à San Bernadino en Californie, faisant ainsi 14 morts. Dans le cadre de leurs investigations, le FBI parvient à mettre la main sur l’iPhone de l’un des auteurs de l’attaque. Toutefois, le bureau fédéral se trouve dans l’incapacité d’accéder au téléphone qui était protégé par le chiffrement, mais également par un mécanisme de sécurité intégré dans le système d’exploitation mobile d’Apple. Le FBI a donc recours à la justice qui en février somme la firme de Tim Cook d’apporter une assistance technique à l’agence fédérale pour débloquer le téléphone du terroriste. Chose qu’Apple refuse d’ailleurs. Ce qui donne naissance à un bras de fer entre le fabricant de smartphones et le bureau fédéral.

Après plusieurs menaces à l’endroit de Tim Cook et la firme de Cupertino, et face au refus de coopérer de cette dernière, le FBI décide d’explorer d’autres pistes pour accéder au contenu de l’iPhone. Fin mars, le bureau fédéral annonce avoir réussi à débloquer l’iPhone en sa possession, sans donner de détails sur la manière dont ils y sont parvenus, encore moins sur ce qu’ils y ont trouvé. Toutefois, un major des forces de l’ordre, qui s’est exprimé sous anonymat, a expliqué qu’une entreprise a donné au FBI les moyens d’accéder à l’iPhone du terroriste. Les rumeurs faisaient allusion à la firme israélienne Cellebrite, qui aurait utilisé une technologie maison qui permet l’extraction des données cachées dans un dispositif mobile (téléphone, tablette, GPS) aussi bien dans le cadre d’une enquête policière que dans d’autres services d’investigation. Mais qu’en est-il réellement ?

Comme le rapporte le Washington Post, la société Cellebrite, même si elle a déjà eu à fournir une technologie de déchiffrement au FBI dans le cadre d’un contrat en 2013, n’est pas intervenue cette fois-ci dans le déblocage de l’iPhone du terroriste de San Bernadino. La police fédérale aurait plutôt eu recours à des hackers professionnels.

Selon des sources du Washington Post, informés de l’affaire, ces hackers auraient découvert des défauts non encore connus dans le logiciel d’Apple qu’ils ont fournis au FBI, en contrepartie d’une prime. Il s’agit de chercheurs en sécurité spécialisés dans la chasse aux vulnérabilités dans les logiciels en vue de les vendre au gouvernement des États-Unis, affirment les sources. Ces nouvelles informations auraient donc permis au FBI de créer une pièce de matériel informatique qui lui a permis de contourner l'identifiant à quatre chiffres de l'iPhone sans activer une fonction de sécurité qui aurait effacé toutes les données, au bout de dix tentatives ratées.

Le FBI détient donc des informations qui pourraient éventuellement être exploitées pour pirater d’autres dispositifs. Mais selon James B. Comey, le directeur du FBI, cette solution marche seulement pour les dispositifs ayant la même configuration que celui du terroriste, c’est-à-dire un iPhone 5C exécutant iOS 9.

Si Apple n’envisage pas de poursuivre le gouvernement pour obtenir la solution, de nombreux experts en sécurité et de la vie privée appellent le gouvernement à divulguer les défauts pour permettre à Apple de les corriger.

Source : The Washington Post

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Avatar de LSMetag
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 14/04/2016 à 10:37
C'est pas un scoop que le FBI ait fait appel à des hackers professionnels. Que ce soit une boîte Isrëlienne ou des particuliers ne fait aucune différence. Et je pense que c'est la bonne solution et que ça aurait dû être fait dès le départ. Le FBI et la NSA sont des services secrets. Leurs méthodes sont secrètes et doivent rester secrètes (pour le bien de tous). Qu'Apple corrige par la suite une vulnérabilité qui court-circuite le hack n'a rien à voir avec une opposition aux autorités. Les autorités devront juste de nouveau faire appel à des professionnels, ou alors en embaucher.

Ca s'arrête là. Le FBI, avec cette procédure judiciaire, n'a fait qu'afficher une certaine incompétence qui justement a données des pistes à des bandits pour se protéger. Au diable les lois liberticides et les polémiques judiciaires. On développe comme on veut et comme on peut. On sait qu'il y aura toujours plus fort que nous. Aux autorités d'en tirer partie sans nous faire ch...
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Avatar de Médinoc
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 22/04/2016 à 14:21
Citation Envoyé par Chuck_Norris Voir le message
En effet si Apple exécute les demandes du FBI pour les déblocages individuels mais a refusé la backdoor généralisée comme il le prétend dans sa version des faits, pourquoi le FBI aurait eu besoin des services d'un hacker pour pénétrer un téléphone bien spécifique, via une faille qui concerne un modèle spécifique d'iPhone, le 5C (qui ne doit pas être l'un des plus répandus) et sous une version bien particulière d'iOS, et ça pour un coût exorbitant ?
La réponse est pourtant simple: Avant, Appel gardait un double des clés, et les fournissait au FBI sur simple "demande". Suite au tollé qui a suivi diverses révélations liées, Apple a modifié la fonctionnalité de cryptage des données d'iOS 9 pour qu'il soit entièrement côté client. Apple n'en a donc plus les clés, et il n'ont plus d'autre moyen pour satisfaire une demande du FBI que de saboter le système (ce qui fragiliserait la sécurité de tous les téléphones sous iOS 9), ce qu'ils ont refusé de faire.
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Avatar de pascaldm
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 22/09/2016 à 17:46
Pour répondre à plusieurs interrogations, le travail réalisé par Sergei Skorobogatov a pris plusieurs mois et mobilisé des compétences rares et des ressources humaines et matérielles non accessibles au premier venu.

Le reverse engineering de la mémoire flash de l'iPhone 5c a consisté à :
- obtenir le diagramme et la schématique du circuit du SoC A6 de l'iphone 5c qui n'est pas disponible publiquement. Le composant de mémoire flash utilisé dans le package LGA60 n'est pas documenté par les fabricants (Toshiba, SK hynix, Samsung et SanDisk).
- Sergei a mis en évidence qu'Apple utilise un contrôleur mémoire dédié avec un brochage de la puce NAND modifié pour qu'une tentative de reverse endommage la puce (permutation des broches VCC et GND).Le protocole a du être reversé par écoute du bus et acquisition des commandes.

L'analyse montre que l'accès aux composant NAND sur la carte est protégé par des écrans métalliques soudés, par une résine epoxy et enfin par une proximité de 0,05 mm avec le PCB. Cela rend le déssoudage de la NAND délicat à cause du risque d'endommager la puce mémoire. Là il faut des compétences et du savoir-faire. Le processus a été complexe.

Ensuite, il a fallu connecter les broches de la NAND avec des straps au PCB. L'iPhone plantait car une distorsion des signaux de communication provenait du parasitage de la capacitance et de l'inductance à cause du déport des broches avec des fils. Les problèmes à ce stade ont été nombreux. La source d'horloge du SoC a aussi requis l'insertion de résistance sur les lignes du signal.

Un circuit imprimé spécifique a été construit pour connecter un oscilloscope et un analyseur logique aux broches de la NAND pour l'écoute du bus.

Une rétro-ingénierie du protocole a permis d'implémenter les commandes pour la lecture, l'effacement et l'écriture de la mémoire flash. Ce reverse a requis la construction d'un programmateur de circuit intégré pour débuguer les commandes avec la puce NAND et comprendre l'agencement des blocs et unités d'informations.

Le backup de la puce NAND a été effectué sur une autre puce NAND identique provenant d'un autre iPhone grâce à une carte de test spécialement conçue à base de microcontroleur PIC PIC24EP512GP806. Le backup de 8 Go a duré 1h20...

Après le backup, la puce NAND a été reconnectée à l'iPhone. Après le boot (35 sec), 6 mots de passe sont entrés puis l'iPhone est éteint car à partir du 7ème mots de passe infructueux, le délai d'attente s'incrémente trop. Il faut encore attendre 10 sec avant de retirer la NAND et la brancher sur la carte de test. Un balayage de la NAND comparé au backup permet de trouver les blocs à effacer puis à réécrire. La mémoire NAND est éteinte puis reconnectée à l'iPhone et on continue à tester les mots de passe par 6. Il faut environs 40 heures pour un passcode de 4 digits (cela devient prohibitif pour 6 à 8 digits). Comme la méthode ne tient pas compte du wear levelling, une usure prématurée de la mémoire flash peut la rendre inutilisable, il a donc fallu pouvoir la cloner.

Le clonage a eu aussi son lot de surprise, le processus a permis de créer un clone de la NAND (y compris pour des pages mémoires fantômes supérieures à 16 Go!). L'iPhone a réussi à démarrer depuis le clone de la NAND.

En conclusion, il sfaut comprendre qu'il s'agit d'un PoC dans un cadre académique. La méthode n'est donc pas automatisée et requiert des interventions manuelles (beaucoup de branchement/débranchement de la puce NAND). Avec un passcode >= 6 digits, les tests deviennent trés long.

Le coût "réduit" ne concerne que la quincaillerie électronique nécessaire pour reproduire le PoC. Le coût réelle du reverse et de l'analyse est très différent. L'étude nécessite un oscilloscope, un analyseur logique, une station de soudage de précision, un PC, des iPhones, un microscope électronique, sans parler des 4 mois de jours/hommes de plusieurs experts. La facture réelle se chiffre en centaines de K€. Pour que la méthode soit industrielle, il faudrait monter un banc de test automatisé évitant les interventions manuelles. Ce n'est pas l'objet de ce très bon travail académique, il s'agissait de démontrer la faisabilité ce qui a été fait, dont acte !

La video de démo par Sergei sur Youtube:
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Avatar de eldrad95
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 15/04/2016 à 21:09
le problème vient du fait que les gouvernements ont abusé de la liberté d'accès aux données qu'ils avaient.
si les téléphones n'avaient pas été pillé par les politiciens pour avoir accès au des infos sur leur concurens par exemple. on ne réclamerait pas cette sécurité.

Aujourd'hui, le consommateur, souhaitant garder sa vie privée, privée justement, a en quelque sorte demandé aux fabricants de développer des systèmes aux quels eux même ne peuvent plus avoir accès.

si les états ne voulaient pas se servir de ces appareils comme moyen de surveillance et de contrôle excepté pour les tueurs et les terroristes, la population n'aurait pas exigé cette sécurité.

il faut bien garder en tête que le principe de sécurité physique, électronique etc... est toujours une réponse à une agression, à une intrusion.

Apple a donc, pour moi, raison (même si je les défend pas d'habitude). On leur a pas demandé les infos dans les portables, mais un outils.
un peu comme si on demandais à un fabricant de maison des passes pour les policiers. c'est louable en cas de problèmes, mais si après les flics décident d'entrer pour voir si tu as pas quelque chose d'interdit chez toi ? sans autorisation.
vous allez me dire j'ai rien à me reprocher, oui certes, mais si ils entrent pour regarder chez vous et vérifier, il sauront tout de vous. ceux qui me disent que ça ne les gènes pas, je leur propose d'installer des webcam dans l'ensemble de leur pièces et de mettre la diffusion sur un site web, parce que ça revient au même, donc comme ça gène pas .

le FBI aurait pu entrer dans n'importe quel os 7 après ça, et il ne se serai pas gêné. c'est pour ça qu'apple a eu raison.
reprenons l'exemple des portes, si ça arrivait le premier réflexe de la plupart des gens serait de changer les serrures ... Apple n'est pas idiot non plus.
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Avatar de AoCannaille
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 19/04/2016 à 14:15
Citation Envoyé par goomazio Voir le message
Ce dont parle psychadelic n'est pas vraiment du "double-sens" comme vous l’appelez mais plutôt du "sens unique à 2 voies"

Tentative d'explication : le mot de passe est connu uniquement du propriétaire. C'est sécurisé. Mais psycha ne parle pas forcément de rendre le mot de passe non obligatoire, mais, par exemple, de stocker ce mot de passe à deux endroits (1 fois dans la mémoire de l'utilisateur, et une autre fois dans un coffre fort protégé par le FBI au milieu du pentagon).

Bien sur que c'est "moins" sécurisé, mais c'est ce qu'on pourrait appeler une sécurité à deux portes et qui ne me semble pas être un truc à éviter absolument. La porte de secours (le code PUK) peut être encore plus sécurisé que la porte principal (l'utilisateur qui connait le mot de passe mais qui résiste moins d'une seconde à la torture, ou parle trop quand il est bourré, ou chantonne son mot de passe en le tapant...).

Et donc, soutenez-vous simplement que deux portes = moins sécurisé que 1 porte (à porte égale) ? Ou bien vous n'aviez pas saisis toutes les possibilités de la "sécurité à 2 voies", que vous confondiez avec la sécurité à "double sens", qui sont en fait la même chose ? Dans les meilleurs cas, les deux portes sont équivalentes et donc la sécurité n'en pâtis pas tant que ça (deux jumeaux qui connaissent le mot de passe) et dans les pires cas, la deuxième entrée laisse à désirer (la porte de devant en acier fermée à triple tour et celle du jardin est grande ouverte).
Merci des rectifications. Alors effectivement, en sécurité à double sens, je pensais au chiffrement/déchiffrement (2 sens donc) et j'évoquais de manière pas spécialement claire la "sécurité à 2 voies".

Je soutiens donc que deux portes est moins sécurisé qu'une seule. Et en particulier quand vous n'avez aucun contrôle sur celui qui peut ouvrir la deuxième porte. Que ce soit le FBI ou Apple, même combat, je doit faire confiance à des tiers de "confiance" (ou de trahison, pour reprendre perspicace). Ce que je ne veux absolument pas faire. D'une part Apple à des intérêts économiques, et en tant que Français, le FBI n'a aucune légitimité à recevoir ma confiance.

Dans un exemple imagé, imaginons une serrure qui peut s'ouvrir avec plusieurs clefs et qu'on a pas les autres clefs.
Entre deux visites vers la pièce fermée par la serrure, on ne peut pas être certain que personne d'autre que nous y ait fait un tour.

Plus on ajoute d'accès, plus on ajoute de faille. Fatalement, et sans exception.
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Avatar de Médinoc
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 22/04/2016 à 15:33
Citation Envoyé par Chuck_Norris Voir le message
Dans ce cas, pourquoi un hackeur peut faire quelque chose qui est certifié impossible par Apple si je te comprends bien ?
Ça a été dit dans l'article, ils ont utilisé une faille zero-day quelque part. Une faille que Apple ne connaissait évidemment pas, car s'il la connaissaient, ils l'auraient corrigée.
Apple a la possibilité de passer outre le risque d'effacement au bout de dix tentatives, personne n'osera affirmer le contraire. Ce qui veut dire qu'Apple a le pouvoir de rendre le brute force possible pour découvrir la clé de chiffrement, là où un brute-force sans l'aide d'Apple risque l'effacement total du périphérique si l'option correspondante est active.

Donc à ce titre Apple n'a pas de légitimité de refuser son aide, même si elle ne peut pas faire le brute-force elle-même.
Si un téléphone accepte un update sans être déverrouillé d'abord, c'est qu'il a des trous béants de sécurité. La fameuse faille zero-day consistait probablement à trouver un moyen de passer ça.
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Avatar de eric.c
Membre actif https://www.developpez.com
Le 25/04/2016 à 15:42
J'aimerais bien savoir ce qu'ils vont trouver dans cet I-phone. S'ils ont payé plus d'un million de $ pour lire x centaines de messages du type "Ce soir c'est moi qui prends le pain" je ne suis pas sûr que le pognon des contribuables soit bien dépensé
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Avatar de AoCannaille
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 29/04/2016 à 16:14
Citation Envoyé par obs-psr Voir le message

Le secret total est illegal (constitution ...) partout.
Lien de la constitution Française : https://www.legifrance.gouv.fr/affic...XT000006071194

Rien trouvé qui parle d'interdiction du secret. Les seules fois où apparait le mot, c'est par rapport à des votes qui eux sont secrets....
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Avatar de Traroth2
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 13/06/2016 à 12:22
Difficile à croire...
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Avatar de Saverok
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 13/06/2016 à 18:32
je crois bien plus à la guéguerre entre services.
Un truc du genre : la NSA ne veut pas transmettre ses secrets au FBI car elle n'a aucune confiance en eux et veut éviter les fuites.
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