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L'avenir du datacenter réside-t-il sous la mer ?
Avec son projet Natick, Microsoft espère réduire les temps de latence mais aussi de déploiement

Le , par Stéphane le calme

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Microsoft a dévoilé son projet Natick qu'il a présenté comme étant un « projet de recherche pour déterminer la faisabilité des centres de données sous-marins », l'objectif étant de comprendre les bénéfices aussi bien que les difficultés dans le fait de déployer des centres de données sous-marins de par le monde.

Pourquoi le projet Natick ? Tout d'abord, Microsoft remarque que le cloud computing continue de gagner en importance, représentant à la fois un catalyseur de croissance économique, mais aussi comme consommateur de ressources mondiales. Aussi, le projet va se concentrer à aider à façonner une autre perspective dans la gestion du cloud qui pourrait mieux servir les utilisateurs dans les zones proches de cours d'eau. Microsoft voit dans le déploiement en eaux profondes une solution au refroidissement, aux énergies renouvelables, mais aussi à une empreinte environnementale moindre.

Microsoft réfléchit également à la possibilité de l'associer à un autre système pour pouvoir l'alimenter en électricité, par exemple une turbine ou un système générant de l'énergie marémotrice.

Il faut rappeler que les centres de données contiennent de nombreux serveurs qui génèrent beaucoup de chaleur. Lorsque la chaleur est trop forte, les serveurs plantent. Raison pour laquelle ils sont placés dans des zones où l'air conditionné fonctionne en permanence. Cette solution de Microsoft pourrait donc à la fois être écologique et économique dans la mesure où il n'y aurait plus à payer cette lourde facture.

Quels en sont les avantages ? Microsoft parle d'une rapidité de mise en service (la capacité de déployer un centre de données du début à la fin en 90 jours) ce qui va permettre une réponse rapide à la demande du marché, un déploiement rapide en cas de catastrophe naturelle ou d'évènements spéciaux comme la Coupe du monde. Il faut également compter sur la latence (le temps mis par une donnée pour aller de la source à sa destination) : « la moitié de la population vit à moins de 200 km de l'océan. Alors, déployer des centres de données en mer accroît la proximité entre le centre de données et la population, réduisant ainsi la latence de façon considérable et fournissant une meilleure réponse ».

Leona Philpot, le nom du prototype développé par Microsoft (inspiré du personnage du même nom dans le jeu Xbox Halo Nation), a été déployé sur les côtes californiennes en août 2015. Après une série de tests qui se sont avérés concluants, Leona Philpot retourne à Redmond en décembre 2015 pour analyse et réparations.



Equipe Natick : Eric Peterson, Spencer Fowers, Norm Whitaker, Ben Cutler, Jeff Kramer (de la gauche vers la droite)

Les chercheurs avaient quelques inquiétudes sur les pannes matérielles qui pouvaient survenir ou les fuites. Le système sous-marin est équipé d'une centaine de capteurs différents pour mesurer la pression, l'humidité, le mouvement ainsi que d'autres paramètres afin de mieux comprendre les conditions d'opération dans un tel environnement.

Le système ayant tenu, les ingénieurs pensent à prolonger le temps imparti à l'expérience, mais également à tester des projets commerciaux du service Cloud Azure. Le groupe de recherche a déjà commencé à concevoir un système sous-marin qui sera trois fois plus grand qui sera couplé à un système d'énergie alternative qui n'a pas encore été choisi. L'équipe pense qu'un nouvel essai pourrait être amorcé au début de l'année prochaine près de la Floride ou en Europe du Nord.

« La première fois que j'en ai entendu parler, je me suis dit « eau... électricité, pourquoi faire ça ? ». Mais quand vous prenez la peine d'y penser, en fait c'est logique », a avancé Ben Cutler, un ingénieur Microsoft qui a travaillé sur le système de Natick.

Un déploiement de centre de données Natick est supposé durer jusqu'à cinq ans, ce qui équivaut à la durée de vie des ordinateurs qu'il embarque. Après un cycle de déploiement de cinq ans, le centre de données sera retiré de l'eau, les ordinateurs changés, et il sera à nouveau déployé. La durée de vie d'un centre de données Natick est d'au moins vingt ans, période après laquelle il doit être récupéré et recyclé.

Source : projet Natick

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Avatar de Vitofe
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 01/02/2016 à 19:10
C'est tout de même cocasse que l'avenir du "Cloud" réside au fond des eaux
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Avatar de Saverok
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 05/02/2016 à 12:59
Citation Envoyé par Cyrilh7 Voir le message
D'un point de vu aussi bien économique que écologique cette initiative n'a aucun sens.
Il s'agit d'un projet de recherche.
Le but de la recherche est justement d'aller à l'encontre des idées reçues et de les mettre à l'épreuve.
Récupérer la chaleur est peut être plus coûteux que la dissiper.
Existe t'il également d'autre manière de dissiper la chaleur et avec quel coût.
Sans recherche, impossible de le savoir.

Citation Envoyé par Cyrilh7 Voir le message
C'est un fait, à l'heure actuelle un datacenter produit de la chaleur. Alors plutôt que de gaspiller cette énergie produite en la diluant dans les océans , il ferai mieux de chercher quelque chose à faire avec . Comme par exemple de chauffer des logements, ou d'utiliser la chaleur pour des processus industriels !
Il existe également des recherches dans ce sens.
Est-ce une raison pour ne pas expérimenter d'autres possibilités ?
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Avatar de yoyo3d
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 07/06/2018 à 10:09
cette étude est une bonne chose, au moins parce qu'elle à le mérite d'essayer d'apporter des réponses au problème de refroidissement des data center...

Il ne sera pas possible de réparer les ordinateurs s’ils tombent en panne, mais les chercheurs espèrent que le taux de défaut des machines sera plus réduit que dans les datacenters classiques."
le taux de défaut des machine est relatif... alors si ça tombe en panne quand même!! parce que ça va tomber en panne, peut être pas demain ni après demain, peut être pas tout le système, mais 1 ou 2 puis 3 etc. Clairement pour moi c'est la première difficulté..

ensuite, je me dis que le refroidissement par l'eau de mer peut être une bonne chose , mais le problème c'est justement le rejet de la chaleur dans le milieu sous marin qui peut (qui va?) favoriser le développement d'algue et de micro organismes invasif et déséquilibrer la faune et la flore locale...
c'est déjà le cas prêt des centrales qui rejettent leurs eaux de refroidissement en mer... alors évidement on ne peut pas comparer la température des eaux provenant des centrales à celle des data center immergées...mais quand même...
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Avatar de sinople
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 07/06/2018 à 15:33
Moi je croyais que le cloud c'était dans les nuages pas sous l'eau...
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Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 01/02/2016 à 17:21
Citation Envoyé par AoCannaille Voir le message
Je suis plutôt partagé sur cette news. D'un coté je me dit qu'après avoir réchauffé l'atmosphère on va réchauffer la mer. ça peut à mon avis changer un micro climat autour des capsules.
La chaleur dégagée directement par les serveurs est complètement négligeable par rapport à la taille de l’océan, même une centrale nucléaire n'élève la température très localement que de quelque degrés. Et même si ça n'était pas le cas, ça ne changerait pas grand chose par rapport a un data-center à la surface, vu que les océans et la surface échangent en permanence de la chaleur.

Ce qui participe au réchauffement de la terre, c'est les gaz à effet de serre que l'on utilise pour produire leur énergie.
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Avatar de NSKis
En attente de confirmation mail https://www.developpez.com
Le 02/02/2016 à 9:26
Cela semble de la science fiction? Une proposition digne des meilleurs films "James Bond 007" où le méchant s'evertue toujours à avoir une planque dans les lieux les plus improbable?

Et bien bingo! Il s'agit juste pour Microsoft de faire parler d'eux, c'est de la publicité à petit prix mais qui assure une couverture mondiale dans l'ensemble des média. Tous les gros groupes américains utilisent cette méthode: Une news loufoque et futuriste et c'est le carton. Autre exemple: "Amazon qui va livrer votre commande directement chez vous à l'aide d'un drone!!!

Une simple analyse "pratique" listant les coûts et contraintes de la solution proposée vous permettra d'arriver à la conclusion que la solution la moins chère et la plus pratique reste un bon vieux data center construit sur le plancher des vaches!!!

Mais ça... Cela fait moins rêver...
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Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 02/02/2016 à 17:38
Citation Envoyé par vinmar Voir le message
Je ne suis pas spécialiste, mais un datacenter doit dégager de la chaleur quand même. L'impact est peut-être négligeable pour l'ensemble des océans mais sur un périmètre proche du datacenter, je pense qu'il doit bien y avoir un impact... Il y a toujours un impact.
Dans un bassin fermé oui, mais en mer, l'eau circule. L'eau sera peut être plus chaude 3-4 mètres autour, mais pas de quoi chambouler l'écosystème. Au pire ça sera un coin avec plus d'algues.

Citation Envoyé par FraisDesRiques Voir le message
Microsoft n'a pas le choix, mais quel dommage sur le long terme: Toujours cette stupide et irresponsable politique de croissance, inhérent à notre modèle économique moribond.
Même si je doute que la décroissance soit dans les objectif de Microsoft, c'est un problème différent. Ces centres pourraient très bien permettre d'en remplacer certains qui se trouvent à la surface.
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Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 05/02/2016 à 14:15
Citation Envoyé par Cyrilh7 Voir le message
D'un point de vu aussi bien économique que écologique cette initiative n'a aucun sens. C'est un fait, à l'heure actuelle un datacenter produit de la chaleur. Alors plutôt que de gaspiller cette énergie produite en la diluant dans les océans , il ferai mieux de chercher quelque chose à faire avec . Comme par exemple de chauffer des logements, ou d'utiliser la chaleur pour des processus industriels !
Sauf que ce n'est pas aussi simple que ça. La chaleur ça ce transporte mal, les pertes sont énormes. Ton data center pourra au mieux chauffer l'immeuble en face en hiver. Mais je doute que l’installation soit rentable économiquement, ni même énergétiquement. De plus il devra quand même être refroidi avec une climatisation en été.

Le projet qu’évoque Saverok semble plus réaliste car l'ordinateur est directement dans l'appartement qu'il chauffe, on évite ainsi les déperditions due au transport. Ceci dit ce modèle n'est clairement pas applicable à tous les cas, car il a de grosses implications sur les performances, la sécurité et la fiabilité.
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Avatar de AoCannaille
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 01/02/2016 à 16:23
Je suis plutôt partagé sur cette news. D'un coté je me dit qu'après avoir réchauffé l'atmosphère on va réchauffer la mer. ça peut à mon avis changer un micro climat autour des capsules.

D'un autre coté si c'est couplé à une génération Electrique du au courant marins et une faible consommation pour la clim, ça peut effectivement être bénéfique pour la planète.

ça permettra de créer des datacenters dans les eaux internationales aussi. C'est plutôt pratique niveau fiscalité je suppose. Autant qu'au niveau rendu de compte à la NSA ^^
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Avatar de a028762
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 02/02/2016 à 9:13
Les multinationales ne se sentent pas concernées par les règles entre états.
Donc installer des systèmes dans les eaux internationales, c'est fiscalement intéressant.
Côté sécurité, faut bien faire revenir à terre des câbles, à moins que des balises flottantes communiquent via satellite (débit ?).
Après, ces "tankers" seraient physiquement à la merci de "hackers" physiques ... heu ça s'appelle des pirates ?
Ce n'est pas dit par ailleurs que la chaleur émise ne pose pas un problème.
La mer n'est pas infinie ... Elle subit déjà du réchauffement et de l'acidification.
Sujet intéressant.
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