IPv6 : après deux décennies, le déploiement du protocole internet est à 10%,
Qu'est-ce qui freine son adoption ?

Le , par Michael Guilloux

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Pour échanger des informations entre différents appareils, le web compte sur l’Internet Protocol (IP). Les adresses IP représentent pour les dispositifs connectés à Internet ce que représentent les numéros de téléphone pour les téléphones. Elles leur permettent de communiquer avec les sites Web, les services Internet, et d’autres dispositifs. Les adresses IP sont propres à chaque appareil. De ce fait, s’il peut y avoir saturation au niveau des numéros de téléphone avec une croissance démographique, il peut également arriver qu’il n’y ait plus d’adresses IP disponibles. Et c’est un problème auquel nous sommes de plus en plus confrontés.

La version actuelle de l’Internet Protocol (la version la plus utilisée) est l’IPv4. Ce système attribue une série de quatre nombres (chacun allant de 0 à 255) à chaque appareil. Théoriquement, cela limite le nombre d’adresses IP disponibles à seulement 4 milliards. Mais, dans la pratique, il y a une mauvaise allocation qui réduit encore le nombre d’appareils qui peuvent se voir attribuer une adresse de protocole Internet. En effet, certaines adresses ne sont pas assignables à des ordinateurs parce qu'elles sont réservées à des usages particuliers. Par ailleurs, la technique d’assignation aux utilisateurs ne permet pas d’utiliser toutes les adresses possibles en raison de certaines contraintes liées au découpage en sous-réseaux. Dans les débuts de l’Internet où l’on n’a pas anticipé la quantité actuelle de dispositifs qui se connectent au Web, il faut encore noter que certaines entreprises se sont vu attribuer des blocs d’adresses qui dépassaient souvent largement leurs besoins réels. À côté de cette mauvaise assignation, on note la croissance des dispositifs qui ont besoin de se connecter en permanence, ce qui augmente la demande d’adresses IP.

Plusieurs solutions ont été envisagées pour faire face à cette pénurie d’adresses IP. Entre autres, on peut citer l’adressage classless qui a permis une meilleure efficacité dans l’utilisation des adresses IP, ainsi que des politiques d’assignation d’adresses plus contraignantes et qui tiennent compte des besoins réels à court terme. On note aussi l’utilisation des blocs d’adresses qui étaient réservés ; la récupération, sur base volontaire, des blocs attribués généreusement autrefois ; la récupération des blocs assignés autrefois et qui ne sont pas annoncés sur Internet ; une autre initiative permet à de nombreux ordinateurs d’un réseau privé de partager une adresse publique. Mais la solution la plus efficace pour faire face à cet épuisement des adresses IP semble être l’IPv6, la nouvelle version du protocole Internet, qui a été développée pendant les années 1990 pour résoudre cette pénurie. L’IPv6 offre une capacité d’adressage quasi « illimitée » de 128 bits, contrairement aux 32 bits d’IPv4.

Malgré la saturation des plages d’adresses IPv4, l'adoption du nouveau protocole connaît un retard. Toutefois, par rapport au début de l’année 2015, la croissance est remarquable avec un bon de 6 % à 10 %, d’après les statistiques de Google. Il faut avant tout noter que Google recueille ces statistiques sur ses utilisateurs, mais l’omniprésence sur le Web du géant de la recherche en ligne pourrait faire de ces chiffres des indicateurs pertinents. Il faut également signaler que le déploiement du protocole IPv6 n’a franchi le cap de 1 % qu’à partir de 2013.


En mettant le focus sur le taux d’adoption par pays, on peut remarquer que de plus en plus de pays en Europe, en Amérique latine ainsi que le Canada sont passés au vert. Ce qui signifie que l’IPv6 y connaît un déploiement croissant et que désormais les utilisateurs rencontrent rarement des problèmes en se connectant aux sites web qui supportent ce protocole. La Belgique est le pays où l’IPv6 est le plus adopté avec un peu plus de 44 % au 2 janvier 2016. Les États-Unis enregistrent quant à eux un taux d’environ 25 %. Si la France est également passée au vert, le taux d’adoption d’IPv6 dans ce pays est d’environ 6,5 % avec une latence de 10 ms lorsque les utilisateurs essaient de se connecter aux sites qui supportent la nouvelle version de l’IP. En Chine et en Afrique, le déploiement de l’IPv6 est bien loin en dessous des 1 % avec en plus de sérieux problèmes de performance, lorsque les utilisateurs essaient de se connecter aux sites qui sont compatibles avec l’IPv6. Dans la carte ci-dessous, les pays en blanc indiquent un taux d’adoption nul.


À première vue, l’adoption d’IPv6 devrait être bénéfique pour tous. Cela devrait permettre de supporter la croissance de l’Internet et de développer de nouveaux services innovants exploitant la possibilité de connecter beaucoup plus de dispositifs. Toutefois, les chiffres sur son déploiement semblent refléter de nombreux problèmes. Qu’est-ce qui pourrait donc freiner son adoption ?

Source : Google

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Avatar de sevyc64
Modérateur https://www.developpez.com
Le 09/01/2016 à 9:37
Ce que tu exprime a fait l'objet d'un projet d'étude fin des années 1980/début 1990. On peut voir ce projet comme un "IPv5" (rien à voir avec le protocole IPv5 existant) mais a très très vite abandonné car il a mis en évidence les lacunes du protocole IPv4 sur différents points de sa gestion réseau et pour son évolution future. C'est donc très rapidement que l'idée a surgit de, non seulement avoir un protocole réseau ou il n'y aurait pas de pénurie d'adresse mais surtout un protocole réseau mieux conçu et plus évolutif.
[/quote]et si on aurait rapidement parlé de re-modifier le protocole, ça laissait quand même un paquet de décénies pour y réfléchir [/quote]Les travaux d'IPv6 ont commencé, si je me trompe pas, en 1992. Le protocole a été finalisé et normalisé, dans sa version actuelle en 1998, le première normalisation date de 1995. Ça fait donc maintenant 20 ans qu'IPv6 existe et est déployable et utilisable.
Des décennies, ça en fait déjà 2, il t'en faut combien de plus ?

La pénurie d'ipv4 va forcer l'adoption rapide d'ipv6.

La pénurie est une réalité bien réelle depuis maintenant 2 ans. Ce n'est pas autant que l'IPv6 s'adopte plus vite qu'avant.

Et sérieusement, ce protocole me fait l'effet d'une création de spécialistes pour des spécialistes... (merde je suis sensé en être un!)

Et donc en tant que spécialiste tu sais donc que la gestion d'un réseau est une affaire de spécialistes, quelque soit le protocole utilisé. Ce n'est pas à Madame Michu de s'occuper de cela. Donc je vois pas le problème.
Le problème est que justement IPv4 avait une apparence, mais apparence seulement, de simplicité donnant l'impression à n'importe qui d'être capable de s'en sortir. Il n'y a rien d'étonnant à voir certaines configurations y compris faites par des professionnels, qui relèvent un peu du grand n'importe quoi.
Configurer un réseau local en IPv4 c'est simple, c'est encore plus simple en IPv6 ya rien à faire c'est automatique. Au delà c'est déjà plus complexe et bien souvent mal maitrisé malgré les apparences.

Tu dis que tu trouve IPv6 bien plus complexe. Personnellement je ne trouve aucune complexité de plus à IPv6 maintenant qu'à IPv4 il y a 20-25 ans lorsque la plupart des gens le découvrait. Mais effectivement la première règle à ne pas oublier et occulter en IPv6, c'est oublier IPv4, IPv4 ça n'existe pas, on repart complètement de 0. Une fois ce point assimilé, il n'y a pas plus de complexité.

Quant aux nouveautés d'IPv6, on peut citer l'augmentation de l'espace d'adressage, tu l'as dit, la généralisation du CIDR et l'abandon définitif du système de classe (à noter que c'est déjà officiellement abandonné en IPv4 depuis 25 ans, 1990, mais que c'est encore pourtant aujourd'hui enseigné comme étant le fonctionnement de base d'IPv4), l’auto-configuration des clients (plus besoin de DCHP, même s'il existe encore il est plus qu'optionnel), la généralisation des adresses temporaires, la généralisation des liens locaux, la généralisation des liens multicast, l’auto-découverte de l'architecture réseau à son voisinage (Neighbor Discovery) et surtout rationalisation des entêtes et diminution des communications ayant pour but la gestion et le contrôle du réseau avec dans l'idée la réduction de la charge dite "non-utile pour l'utilisateur".
On pourrait aussi cité, dore et déjà en 1995, l'intégration d'une notion de mobilité comme socle à des évolutions futures pour des usages futurs qui, eux, sont actuels aujourd’hui en 2015.
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Avatar de Shepard
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 04/01/2016 à 16:19
Du point de vue des ISP, tout fonctionne bien, donc pas de raison de toucher à quoi que ce soit ... C'est comme dans tous les domaines : Des spécialistes conçoivent des solutions performantes et fiables, qui ne seront pas adoptées avant qu'un impératif économique ne se fasse sentir (généralement: un nouvel acteur du marché décide d'utiliser cette nouvelle solution et il faut rester compétitif).
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Avatar de sevyc64
Modérateur https://www.developpez.com
Le 04/01/2016 à 21:12
Il fut un temps ou la France était la seconde utilisatrice, grâce à Free. Mais on peut remercier Orange et SFR qui n'ont jamais voulus investir dans cette technologie et nous avoir fait régresser, parce que pendant ce temps, les autres pays ont, eux, avancés.

Citation Envoyé par sazearte Voir le message
Quand je dois rentrer une adresse ip, je préfère l'ipV4
Avec un réseau correctement configuré, on a de moins en moins besoin de saisir des adresse IP

Citation Envoyé par seiju Voir le message
Si je ne me trompe pas car je ne suis pas spécialiste, chez soi, derrière votre box en mode routeur, vous avez une relative sécurité, votre machine n'étant pas connectée directement à internet mais dans une réseau local. Ce n'est plus le cas en IPv6 vu que vous perdez le mode routeur. Vous devenez donc bien plus vulnérable. Bénéfique vous dites ?
Tout à fait, la plupart des box qui acceptent l'IPV6 y sont totalement transparente. En IPV6 les machines y sont directement connectée à internet.

Et il faut bien se mettre en tête que, même en IPv4, qu'une box en mode routeur qui procure une relative sécurité n'est rien de plus qu'une légende urbaine. La sécurité offerte est à peu près équivalente à un grillage à poule pour arrêter un char d'assaut.

Citation Envoyé par tounefr Voir le message
Faux, au niveau du pare feu on peut autoriser seulement les connexions initiées sortantes, les machines ne sont pas accessibles directement depuis internet.
Le parefeu, il faut le configurer, la configuration pour l'ipv4 n'est pas active en ipv6, il faut refaire une configuration complète.

Citation Envoyé par rawsrc Voir le message
ce qui me pose problème avec l'IPv6 c'est sa traçabilité. Le fil à la patte est réellement gênant, que dis-je fil, non là c'est carrément la chaîne.
Déjà que je trouve que question surveillance de tout sur le net c'est déjà énorme, avec l'IPv6 c'est vraiment du gâteau.
Pour basculer, on va dire "sereinement" il faut utiliser des outils de modification à la volée d'adresse MAC, histoire de ne pas avoir toujours la même empreinte et puis il n'y a pas de raison de leur simplifier la tâche. Enfin, vu les dernières discussions que j'ai eues sur le sujet, c'est assez mal barré pour les utilisateurs.
Sur ce point, niveau traçabilité, il n'y a pas beaucoup de différence entre IPV6 et une IPV4 fixe.
Puis, sur un système correctement implanté, une carte réseau a plusieurs adresses IPV6, une adresse locale, une adresse fixe qui sert quand la machine est serveur, et une adresse dite temporaire. C'est normalement cette dernière adresse qui est utilisée quand la machine est cliente, pour aller sur internet par exemple. Cette adresse change régulièrement, à commencer par chaque début de session ou démarrage.

Perso, je suis chez Free et j'utilise l'IPV6 depuis que Free le propose, plus de 10 ans donc et je n'ai aucun problème. Bien entendu, j'ai toujours le protocole IPv4 derrière pour ce qui ne marche pas en IPv6.
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Avatar de sevyc64
Modérateur https://www.developpez.com
Le 05/01/2016 à 20:33
Citation Envoyé par bigsmall Voir le message
il y a un marché des adresse ipv4, donc normal que ce marché freine ipv6
Non, il y a un marché moribond qui en est réduit à monnayer, maintenant, la pénurie.

Il n'y a plus d'adresses IPv4 de disponible depuis plusieurs mois, toutes ont été distribuées. C'est maintenant les titulaires de ces adresses, entre-eux, qui font monter les enchères.

Principalement, ce sont les fournisseurs d'accès et les gestionnaires des infrastructures terminales qui freinent car ils doivent changer leurs équipements et que ça leur coute relativement cher.

Le cœur du réseau internet, lui, n'est, certes, pas encore en totalité basculé, mais le serait suffisamment tout de même pour supporter une généralisation de l'IPv6 à court terme. Des chiffres que j'ai vu récemment indiquait que le cœur du réseau serait déjà actuellement largement capable de supporter un taux de pénétration de l'IPv6 de l'ordre d'au moins 40% d'ici 2020. D'autres osaient avancer les 100%, mais là, c'est peut-être encore un peu optimiste.
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Avatar de sevyc64
Modérateur https://www.developpez.com
Le 09/01/2016 à 12:13
Citation Envoyé par sazearte Voir le message
Je me pose une question, avec une adresse ipv6, il sera techniquement simple de changer son ip sur internet ?
Il suffit de changer l'adresse mac de sa carte réseau par exemple est c'est bon (puisque ipv6 prend une partie dans l'adresse mac).
Non.

Le principe de l'IPv6 est que ton FAI t'attribue un suffixe réseau. Ca peut être en un /32 et un /96, mais la plupart du temps à l'heure actuelle c'est un /64. C'est dire que les 64 bits de poids fort de ton adresse IPv6 publique te sont attribués par ton FAI et ne sont pas modifiables. Ensuite il te reste les 64 bits de poids faible pour choisir les ip de tes machines, ce qui te fait quand même un peu plus de 18 milliards de milliards de machines possibles. Mais quelque soit les ip choisies, les 64 bits de poids forts t'identifieront de manière unique sur internet.

Pour ce qui est de l'adresse IP (dans les 64 bits de poids faibles donc) à partir de l'adresse MAC, c'est une possibilité prévue par la norme pour autodéterminer une adresse par le client lui-même, mais en aucun cas une obligation. C'est d'ailleurs remis en cause pour des raisons de sécurité car finalement ça expose l'adresse MAC de la machine sur internet.
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Avatar de TallyHo
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 10/11/2016 à 15:27
Citation Envoyé par leroivi Voir le message
Moi j'ai toujours pas compris pourquoi on applique pas le principe de masque de sous réseau, et les réseaux locals, à l'IPv6. Je veux bien qu'on ait énormément plus d'adresse en IPv6 et qu'il est, en conséquence, possible d'attribuer une adresse par machine au travers le monde entier (pour l'instant ...), mais je ne trouve pas que ce soit une bonne raison de le faire. ça simplifie sûrement pas mal de traitement (d'ailleurs, internet sera-t-il plus rapide grâce à ça ?) mais le système adresse/masque est intéressant et le réseau local c'est la vie.
L'IPv6 ne fonctionne pas de la même façon, tu as des link-local valable sur le lien, unicast pour le net, unique local qui est l'équivalent des ip privées et on peut tout à fait avoir des masques. Bon... Je résume vite fait hein

Citation Envoyé par Vulcania Voir le message
Pour un réseau local, je trouve beaucoup plus pratique d'avoir à gérer et communiquer des adresses IPv4, pour la limite du nombre d’appareils, je doute qu'on l'atteigne avec seulement les appareils sur Terre, et d'y là, l'IP sera peut être remplacé depuis longtemps.
Oui mais tu vas te faire chier avec une double-pile après, vu qu'on va tout de même vers l'IPv6. Enfin bon c'est ma vision, j'aime le KISS (keep it simple and stupid), tant qu'on peut supprimer des couches ou des intermédiaires...
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Avatar de tounefr
Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 04/01/2016 à 18:03
Si je ne me trompe pas car je ne suis pas spécialiste, chez soi, derrière votre box en mode routeur, vous avez une relative sécurité, votre machine n'étant pas connectée directement à internet mais dans une réseau local. Ce n'est plus le cas en IPv6 vu que vous perdez le mode routeur. Vous devenez donc bien plus vulnérable. Bénéfique vous dites ?
Faux, au niveau du pare feu on peut autoriser seulement les connexions initiées sortantes, les machines ne sont pas accessibles directement depuis internet.
Au contraire, Ipv6 améliore les performances en supprimant le NAT.
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Avatar de Cyrilange
Membre averti https://www.developpez.com
Le 04/01/2016 à 19:23
Rien n'est plus difficile que de changer les habitudes.
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Avatar de maitredede
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 05/01/2016 à 4:43
Bonjour

Le plus gros frein à l'adoption :
Tant que ça marche, on ne touche pas
.

Cependant, je me pose des questions.

Pour un utilisateur lambda : partons du principe que j'ai une box ipv4/v6 et que je souhaite passer complètement en ipv6. J'ai un ordi windows, un linux, une console, des téléphones android, une chromecast... Si je coupe l'ipv4 sur ma box, et que je désactive le protocole ipv4 sur mes équipements... Est-ce que je peux le faire ? Est-ce que les équipements vont continuer à fonctionner entre eux ? Est-ce que je pourrais accéder aux sites web qui ne prennent pas en charge l'ipv6 ? Et pour les jeux en ligne ?

Pour un serveur dédié : architecture style une VM firewall, des VM en réseau privé derrière. Avec IPv4, héberger un serveur web est "facile" : on transfert un port via le firewall. En IPv6, comment est-ce que ça fonctionne ? Même principe ? Peut-on spécifier une adresse IPv6 statiquement pour une machine ?
Ensuite, si je coupe IPv4 sur mon serveur, comment faire pour que les clients IPv4 pourront accéder à mon serveur ?

Aujourd'hui, je n'ai pas trouvé de doc (en français) avec un cas pratique permettant d'aider à comprendre la migration de IPv4 vers IPv6 en environnement d'entreprise.
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Avatar de pcdwarf
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 09/01/2016 à 1:37
Je me suis mal exprimé...
je pense que résoudre uniquement la pénurie d'adresse aurait été suffisant.
en ne changeant rien d'autre, on évitait de recoder toute la stack. (on changeait la structure de l'en-tête mais pas les algorithmes)
On évitait le problème de formation des usagers non-spécialistes.
et si on aurait rapidement parlé de re-modifier le protocole, ça laissait quand même un paquet de décénies pour y réfléchir .

"clair net et précis", tu dis.... bah justement, j'aurais aimé.... Net et précis, je dis pas... mais pour la clarté on repassera...

Concernant les améliorations notoires, je doit dire que je ne suis pas tellement convaincu que la plupart constituent un réel progrès.
La pénurie d'ipv4 va forcer l'adoption rapide d'ipv6.
Et sérieusement, ce protocole me fait l'effet d'une création de spécialistes pour des spécialistes... (merde je suis sensé en être un!)
Quand je lis les specs d'ipv6, je me dis souvent "ok, pourquoi pas" mais jamais rarement "Ah ouais! trop cool!"

Alors, bien sûr, on va migrer... mais sans enthousiasme.... parce-qu'on est obligé... C'est quand même beaucoup plus complexe et y'a pas vraiment de feature qui déchire.
m'est d'avis que si tout le monde y va plus ou moins à reculons... ce n'est pas complètement par hasard...

Note : Mis à part l'espace d'adressage, si quelqu'un peut me citer LA nouveauté d'ipv6 que j'aurais pas vue et qui, à elle seule, justifie tout ce bazar, je suis assez preneur. Ca me ferait du bien, de voir l'utilité du changement.
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