Un ancien employé de Google est nommé PCA de Twitter
Dans le cadre de la restructuration de l'entreprise

Le , par Stéphane le calme, Chroniqueur Actualités
Mise à jour du 14 / 10 / 2015 :Un ancien employé de Google est nommé PCA de Twitter

Après avoir annoncé la suppression de 8 pour cent de ses effectifs, Jack Dorsey, le cofondateur du site de microblogging qui en a récemment repris la direction, poursuit sa restructuration en annonçant la nomination à la présidence du conseil d’administration d’Omid Kordestani. Ce dernier a été embauché par Google en 1999. Il est resté avec l’entreprise pendant près d’une décennie avant de se retirer pour travailler comme consultant. Ce n’est que l’année dernière qu’il est revenu sous la bannière de Google sous la fonction Chief Business Officer et il était en charge du développement, du marketing et des partenariats. Il est considéré comme étant l’un de ceux qui ont contribué aux premiers bénéfices et à la croissance du numéro un de la recherche.

« Bienvenue à Omid Kordestani, notre nouveau président exécutif du conseil d'administration » a annoncé Twitter. Depuis son propre compte, Jack Dorsey a expliqué que « Omid est un dirigeant expérimenté et éprouvé qui va directement m’aider et nous conseiller, notre leadership et moi, mais aussi nous aider à embaucher les meilleurs pour Twitter ».

Omid Kordestani pour sa part a dit avoir hâte de travailler avec Jack, le conseil d’administration de Twitter, Anthony Nono (le Directeur Financier) et le reste de l’équipe pour






Si ce n’était encore qu’une rumeur, Jack Dorsey, le cofondateur de Twitter et nouveau PDG (premier PDG de Twitter jusqu’en 2008, il revient prendre la place de Dick Costelo qui a pris les rênes de la structure en octobre 2010 et a quitté l’entreprise au mois de juin), a annoncé la suppression de 336 postes, soit environ 8 pour cent de ses effectifs. Pour rappel, lors de ses résultats du deuxième trimestre 2015, Twitter a affiché une progression de seulement 2% de ses utilisateurs actifs contre une progression de 24% de ses effectifs qui s’élevaient à plus de 4 100 en juin dernier. Malgré la hausse annuelle de 61% son chiffre d'affaires, son cours de Bourse a perdu 40 %. Aussi, Twitter se doit de rassurer ses investisseurs.

Pour le nouveau patron, l’entreprise a tout d’abord besoin d’une équipe d’ingénieurs plus petite et plus agile afin de se concentrer sur ses activités les plus rentables. « La production et l’ingénierie vont être le terrain des changements structurels les plus significatifs pour refléter nos planifications. Nous pensons vraiment que l’ingénierie évoluera plus vite avec une équipe plus petite et plus agile tout en restant le plus gros pourcentage de nos ressources humaines. Et le reste de l’entreprise sera façonné en parallèle » a-t-il expliqué.

L’entreprise a prévu de payer en indemnité une somme comprise entre 10 et 20 millions de dollars qui seront accompagnés de coûts de restructuration de l’ordre de 15 millions de dollars. Des charges qui seront comptabilisées avant la fin du troisième trimestre de l’année fiscale en cours. Dorsey a insisté sur le fait que l’entreprise s’engage à assister les futurs ex-employés dans leur transition : « nous le faisons avec le plus grand respect de tous. Twitter va prendre soin de chaque individu en fournissant de généreux paquets d’au revoir et en les aidant à trouver un nouvel emploi ».

Un plan de restructuration qui a sans aucun doute trouvé un écho favorable auprès des investisseurs puisque les parts de Twitter ont grimpé de 2,3 pour cent pour atteindre les 29,41 dollars. Twitter a par ailleurs annoncé qu'il prévoyait un chiffre d'affaires compris entre 545 et 560 millions de dollars pour le troisième trimestre 2015.

L’entreprise a déjà dévoilé une partie de son jeu pour renouer avec la croissance de ses utilisateurs actifs, mais également des annonceurs en se lançant dans l’amélioration de ses outils publicitaires qui intègrent les publicités vidéo, mais aussi en proposant la fonctionnalité « Moment » pour pouvoir suivre une actualité en direct.

Source : Securities and Exchange Commission


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Avatar de NSKis NSKis - En attente de confirmation mail https://www.developpez.com
le 14/10/2015 à 17:45
Malgré la hausse annuelle de 61% son chiffre d'affaires, son cours de Bourse a perdu 40 %.

La hausse du chiffre d'affaire ne veut pas dire grand chose. Ce qui est important est de savoir si la société est profitable. Hors Twitter ne l'est pas!!!

On oublie un peu trop vite que le but ultime d'une entreprise n'est pas de dépenser l'argent de ses investisseurs mais bien de gagner suffisamment d'argent pour payer ses charges et faire un bénéfice!!!

Si cette règle de base est claire pour la "PME de Monsieur Michu active dans la vente de saucissons", il y a trop longtemps que l'économie numérique et ses "services gratuits" l'a oubliée

Toutes les sociétés du net ne s'appèlent pas Google... Il n'est pas toujours aisé de s'enrichir uniquement grâce à la pub
Avatar de GPPro GPPro - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 14/10/2015 à 17:54
Vous êtes viré #lol #goodluck

C'est bon ça fait moins de 140 caractères !
Avatar de air-dex air-dex - Membre émérite https://www.developpez.com
le 14/10/2015 à 19:47
Citation Envoyé par NSKis  Voir le message
La hausse du chiffre d'affaire ne veut pas dire grand chose. Ce qui est important est de savoir si la société est profitable. Hors Twitter ne l'est pas!!!

On oublie un peu trop vite que le but ultime d'une entreprise n'est pas de dépenser l'argent de ses investisseurs mais bien de gagner suffisamment d'argent pour payer ses charges et faire un bénéfice!!!

Si cette règle de base est claire pour la "PME de Monsieur Michu active dans la vente de saucissons", il y a trop longtemps que l'économie numérique et ses "services gratuits" l'a oubliée

Toutes les sociétés du net ne s'appèlent pas Google... Il n'est pas toujours aisé de s'enrichir uniquement grâce à la pub

Mais le problème vient aussi des investisseurs eux-mêmes. Pour eux, il n'y a pas que la rentabilité au quotidien comme perspective de retour sur investissement. Un rachat potentiellement lucratif de l'entreprise peut être aussi un bon retour sur investissement. Pire, un rachat lucratif épongera les pertes dues aux autres investissements et ça les investisseurs le savent très bien. Du coup les investisseurs adoptent la "technique de la mitraillette" : ils arrosent plein d'entreprises potentiellement intéressantes en espérant que parmi elles il y en ait une qui leur permettent de palper un max de fric à la revente et ainsi gagner de l'argent. Tant pis si l'investisseur ne revoit jamais la couleur de son argent sur la majorité d'entre elles. Il suffit d'une entreprise style WhatsApp qui soit rachetée des milliards (22 G$ par Facebook dans le cas de WhatsApp) pour que l'investisseur rentre dans ses frais sur l'ensemble des entreprises mitraillées. Vu comme ça, investir dans Twitter ne vaut pas le coup, l'entreprise étant plus un gouffre financier qu'autre chose. Mais il suffit que demain il y ait Google ou Apple qui rachète l'oiseau bleu pour plusieurs milliards de dollars pour s'en mettre plein les poches.

Après il ne faut pas généraliser. Certaines entreprises finissent quand même par gagner de l'argent. Je pense par exemple à Spotify dont certaines filiales (dont Spotify France) commencent tout juste à être bénéficiaires.

Je suis parfaitement d'accord avec toi sur le fait que ceci n'est pas sain économiquement. Mais les investisseurs continueront tant que cela fonctionne, jusqu'à la prochaine explosion de bulle financière. Triste réalité.
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