Antitrust : Google a répondu à la communication des griefs émise par l'Europe
Et estime que les allégations de Bruxelles sont incorrectes

Le , par Stéphane le calme, Chroniqueur Actualités
Dans un billet, Kent Walker, Senior Vice-Président et avocat général de Google, s’est exprimé au sujet de l’accusation d’entrave à la concurrence qui pèse sur son entreprise en Europe. « Google a toujours œuvré pour améliorer ses services, créer de nouvelles façons de fournir de meilleures réponses et afficher plus de publicités utiles », a-t-il avancé.

Après avoir précisé que Google prend très au sérieux les inquiétudes soulevées par la communication des griefs que la Commission Européenne lui a adressé, il explique que « la réponse que nous avons envoyée aujourd’hui montre pourquoi nous pensons que ces allégations sont incorrectes et pourquoi nous pensons que Google accroît le choix des consommateurs Européens et offrent des opportunités d’affaires à des entreprises de toutes tailles ». Dans son billet où il va résumer la position de l’entreprise sur les grandes lignes, il va se concentrer sur les accusations liées à Google Shopping, faisant fi de celles qui concernent Android.

Tout d’abord, il rappelle que la communication des griefs indique que l’affichage des publicités de Google des sites marchands « détourne » le trafic des services de shopping, même si elle n’y apporte pas de preuve. « Notre réponse fournit des preuves et des données pour montrer pourquoi les préoccupations de la communication des griefs ne sont pas fondées. Nous utilisons l'analyse du trafic pour réfuter les accusations selon lesquelles nos affichages publicitaires (…) nuisent à la concurrence en empêchant les agrégateurs d'achat d'atteindre les consommateurs. Les données économiques couvrant plus d'une décennie, un éventail de documents, et les déclarations des plaignants confirment tous que la recherche de produits est extrêmement concurrentielle. Et nous montrons pourquoi la communication des griefs est incorrecte lorsqu’elle omet d'examiner l'impact des principaux services commerciaux comme Amazon et eBay, qui sont les plus grands acteurs de cet espace ».

Il explique que l’univers du service de shopping a vu une énorme progression de son trafic, notamment grâce à Google : « Google a fourni plus de 20 milliards de clics gratuits aux agrégateurs durant cette dernière décennie dans les pays couverts par la communication des griefs, avec un trafic gratuit qui a observé une augmentation de 227% (et le trafic total encore plus) ».

Il ajoute que les habitudes des internautes en termes de recherche, comparaison et achats des produits évoluent rapidement. « Les utilisateurs sur desktop ou dispositifs mobiles veulent parfois aller directement vers les marchands de confiance qui ont établi une présence en ligne ».


Mais le point le plus important est l’attachement à la qualité (la pertinence et l’utilité des résultats de recherches et les publicités affichées par Google). « En fournissant des résultats pour les personnes intéressées par des achats, nous savions que nous devions aller au-delà du modèle démodé "10 liens bleus" pour faire face à nos concurrents et mieux servir nos utilisateurs ainsi que les annonceurs. Nous avons développé de nouvelles façons d'organiser l'information sur les produits et de le présenter aux utilisateurs dans des formats utiles à la recherche et aux annonces. En 2012, dans le cadre de cet effort, en plus de nos annonces traditionnelles, nous avons introduit l'Unité Google Shopping comme étant un nouveau format d'annonce ».

Pour lui, ce format n’est pas anti-concurrentiel, bien au contraire même : « il s’est avéré qu’afficher des publicités basées sur des données structurées fournies par des marchands améliore la qualité de la publicité et facilite la recherche aux consommateurs ».

« Notre moteur de recherche est conçu pour fournir les résultats les plus pertinents et les publicités les plus utiles quelle que soit la requête. Les utilisateurs et les annonceurs en profitent quand cela est bien fait, ainsi que Google. Il en va de notre intérêt de fournir des résultats de grandes qualités et des annonces qui lient les gens à ce qu’ils recherchent. Plus pertinente est l’annonce, mieux elle réussit à connecter les acheteurs potentiels aux vendeurs, plus elle génère de la valeur pour tout le monde ».

La Commission européenne, qui avait accordé un délai supplémentaire à Google pour répondre à la communication des griefs, va donc étudier dans le détail les réponses du numéro un de la recherche.

Source : blog Google


Vous avez aimé cette actualité ? Alors partagez-la avec vos amis en cliquant sur les boutons ci-dessous :


 Poster une réponse Signaler un problème

Avatar de - https://www.developpez.com
le 28/08/2015 à 5:58
Google n'a plus qu'a payer... A qui ces indemnités? L'amende va sûrement grossir. (que je ne prend pas au sérieux)
Avatar de Victor Vincent Victor Vincent - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 05/11/2015 à 16:37
Google répond à la Commission européenne et estime qu’une sanction financière serait «inappropriée»,
la gratuité du service évoquée pour sa défense.

La Commission européenne a accusé le géant américain d’abus de position dominante au détriment de la concurrence et des utilisateurs et a même évoqué de possibles sanctions financières si les faits sont avérés, des sanctions pouvant atteindre plusieurs milliards de dollars.

Pour sa défense, le géant américain estime qu’une sanction financière serait « inappropriée » en se basant sur plusieurs facteurs. Tout d’abord, Google souligne le fait qu’il a participé de bonne foi à des négociations avant même la communication des griefs de la Commission. Comme second argument, la filiale d’Alphabet évoque la gratuité de son moteur de recherche et estime qu’il ne peut pas y avoir d’abus de position dominante alors que le service même est offert gratuitement. En effet, martèle Google, aucune relation commerciale ne le lie à ses utilisateurs. Ces arguments avancés par la firme américaine seront étudiés par la Commission européenne qui va ensuite statuer sur la question à la fin du mois.


Source : Reuters

Et vous ?

Que pensez-vous de ces arguments avancés par Google ?

Seront-ils assez convaincants pour la Commission européenne ?

Voir aussi

le forum Politique
Avatar de RyzenOC RyzenOC - Inactif https://www.developpez.com
le 05/11/2015 à 19:10
En effet, martèle Google, aucune relation commerciale ne le lie à ses utilisateurs. Ces arguments avancés par la firme américaine seront étudiés par la commission européenne qui va ensuite statuer sur la question à la fin du mois.
Je suis plutôt d'accord avec Google, rien ne nous force à utiliser les produits google. Leurs produits sont utilisé car ils sont de bonne qualités.

C'est vrai sur pc en tous cas, sur Android par contre c'est différent, google (force les constructeurs) installe de force toutes ces applications. Et Google et le moteur de recherche par défaut.

Je pense que Google devrait être condamné pour ces pratiques douteuses sur Android mais pas sur pc.
Avatar de earhater earhater - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 05/11/2015 à 23:09
Je suis plutôt d'accord avec google et mon voisin du dessus, rien ne nous oblige à utiliser google déjà pas mal d'utilisateurs se tournent vers bing ou encore duckduckgo
Avatar de Matthieu Vergne Matthieu Vergne - Expert éminent https://www.developpez.com
le 06/11/2015 à 0:38
Pareillement.
Avatar de Uranne-jimmy Uranne-jimmy - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 06/11/2015 à 10:01
L'argument de la gratuité me fait personnellement doucement rigoler. Pour toute personne ne mettant pas de moyen en place (donc la majorité), on vend notre profil publicitaire et notre fameux "temps de cerveau disponible". Ces informations valent de l'or auprès des publicitaires. Après je trouve qu'ils font beaucoup trop de démarche par rapport à son abus de position dominante étant donné qu'il est quand même très performant, on peut se douter qu'il est plus utilisé que les autres pour une raison. Mais l'argument par contre pour moi ne tient pas.
Avatar de david0709 david0709 - Futur Membre du Club https://www.developpez.com
le 06/11/2015 à 11:28
Soit vous n'avez pas compris soit pas suivit l'actualité.

L'abus de position dominantes concernent les liens de pub (tout en haut) lorsqu'on recherche, actuellement Google met par exemple 1 lien sur 2 concernant soit ses produits soit ceux de ces partenaires et c'est ça qui lui est reproché.

Genre si on cherche "glasses" il y a des chances pour que les Google Glass ressortent en 1er résultat alors que c'est pas forcément le but de la recherche.

Personnellement je trouve que oui il abuse, le service est peut être gratuit mais combien d'argent se font ils avec nos clics ?
Avatar de Kevin-lourenco Kevin-lourenco - Membre du Club https://www.developpez.com
le 06/11/2015 à 12:54
Si ça concerne uniquement ces liens alors je suis plutôt d'accord. Personnellement je clique très rarement sur les liens partenaires car souvent ils ne répondent pas à mes critères de recherche.

Parti de ce constat là, peut-on vraiment parler d'abus de positionnement ? Nous, utilisateurs nous savons que ses liens ne répondent pas forcément à nos attentes et beaucoup ne clique jamais dessus pour ses raisons. S'ils étaient fondus dans la masse je dis pas, mais là clairement on fait facilement la différence.

De plus en plus con ces motifs de sanctions, on a compris que l'Europe n'aime pas Google a cause des données collectées et qu'il peine à instaurer un moteur de recherche aussi bon que celui de Google.
Avatar de MichaelREMY MichaelREMY - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 06/11/2015 à 15:58
Comme second argument, la filiale d’Alphabet évoque la gratuité de son moteur de recherche et estime qu’il ne peut pas y avoir d’abus de position dominante alors que le service même est offert gratuitement.
Entièrement d'accord avec Google. Il ne peut pas y avoir abus de position dominante, ni de statuts "monopole" car il offre un service gratuit et non pas commercial. Et ce n'est pas non plus un troc (échange donnant donnant sans argent) car celui qui utilise Google n'a aucun devoir de contrepartie et Google n'a rien à réclamer non plus à ces utilisateurs. Quand les deux parties n’ont aucune obligation l’un envers l’autre, c’est la nullité même d’un contrat commercial (et troc inclus).

Google utilise (et revend) les infos/data de ses utilisateurs, mais les utilisateurs sont libres de ne pas les donner, libre de les fausser, libre de se protéger et dans ces 3 cas, Google ne viendra jamais vous voir en disant "eh oh, tu ne me donnes pas tes infos personnelles, donc je te coupe mon service gratuit", non jamais google ferra cela car ce n'est pas un contrat , ni un troc.

Taper sur Google en l'accusant de positionnement dominant c'est comme taper sur la CMU en l'accusant d'offrir des services gratuits gênant la concurrence des mutuelles payantes.
Avatar de Matthieu Vergne Matthieu Vergne - Expert éminent https://www.developpez.com
le 06/11/2015 à 16:47
Citation Envoyé par MichaelREMY Voir le message
Taper sur Google en l'accusant de positionnement dominant c'est comme taper sur la CMU en l'accusant d'offrir des services gratuits gênant la concurrence des mutuelles payantes.
En même temps, avec l'UE qui nous sucre nos acquis sociaux un par un, ça serait cohérent...
Contacter le responsable de la rubrique Accueil