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Selon une étude, certaines personnes surestiment leur capacité en se basant sur internet,
Qu'elles considèrent comme une extension de leur mémoire

Le , par Olivier Famien

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L’expansion des technologies de l’information a créé une profonde dépendance à celles-ci dans le vécu quotidien. Ces technologies qui ne sont pas sans influence sur notre vie courante ont poussé trois chercheurs aux États-Unis à mener une étude sur l’influence d’internet dans l’évaluation personnelle de nos capacités. Plus précisément, ces scientifiques ont tenté d’expliquer comment internet emmène les utilisateurs à surévaluer leur connaissance interne.

Pour se faire, ils ont effectué 9 expériences sur un groupe d’individus aux États-Unis. Pour les différents cas d’expérience, les sujets ont eu à se soumettre à Amazon Mechanical Murk afin de répondre à un ensemble de questions.

Dans les deux premières expériences menées, les participants ont fait montre d’une augmentation de l’évaluation de leur capacité personnelle à répondre aux questions après avoir cherché des explications sur internet pour une tâche non liée à la première expérience. Le même résultat a été obtenu dans la troisième expérience même après avoir contrôlé le temps, le contenu et les caractéristiques de la recherche.

Avec cette première phase, les signes d’une extension des capacités personnelles à internet se sont mis en place. En poursuivant les tests, les chercheurs ont pu s’apercevoir que ce comportement ne résulte pas d’un excès de confiance ou d’un effet de halo, mais est bien réel et suscité par le fait que les participants considèrent cette source d’information comme une extension de leur mémoire.

Plus en détail, les chercheurs expliquent ces résultats en s’appuyant sur les conclusions de recherches déjà disponibles. Déjà en 1987, les résultats de Wegner ont permis de comprendre que des individus appartenant à un groupe peuvent s’appuyer sur la connaissance des autres individus comme sources d’informations externes. On parle alors de mémoire transactive. Un peu plus récemment en 2001, les travaux de Koriat & Levy-Sadot ont permis d’entrevoir que des illusions de compétences peuvent apparaitre au fur et à mesure qu’un individu s’immerge dans des réseaux de mémoire transactive. Autrement dit, ces derniers peuvent confondre la connaissance de leur partenaire avec la leur et surévaluer leur compétence.

Internet qui est également une source d’information tierce sur laquelle les participants se sont appuyés a été dans ce cas intégré à leur connaissance, ce qui a engendré une surévaluation personnelle de leur capacité à répondre aux questions.

Les chercheurs expliquent également que « comme les gens sous-estiment combien de fois ils comptent sur internet, le fait de réussir à trouver une information sur internet peut être confondu avec des informations personnellement maitrisées, ce qui conduit les internautes à considérer, de manière erronée, les connaissances stockées en dehors de leur tête comme les leurs. Ceci intervient lorsque les participants accèdent à des sources d’informations tierces. Ils peuvent systématiquement être mal calibrés sur l’ampleur de l’appui qu’ils prennent sur la mémoire transactive de leur partenaire. Ce n’est pas qu’ils attribuent mal la source de la connaissance, ils peuvent même savoir pleinement d’où elle provient, mais plutôt qu'ils peuvent gonfler le sens de jugement des connaissances stockées en interne ».

Source : American Psychological University

Télécharger le rapport complet de l’étude

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Avatar de transgohan
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 02/04/2015 à 13:03
Cela ne m'étonne pas, on a le même souci avec les documentations papier.
Cela m'arrive de penser que je peux répondre à une question pour au final me rendre compte qu'il faut que je retrouve la documentation de tel ou tel composant pour répondre correctement.
Mais je ne vois pas cela comme un problème.

Si on devait devenir des librairies vivantes pour être efficace par compte ça deviendrait un problème...
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Avatar de Qu3tzalify
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 02/04/2015 à 14:23
Connaître une doc par coeur c'est bien. Savoir lire n'importe quelle doc, c'est mieux.
Après il est bon de connaître un minimum de chose pour ce débrouiller en absence de doc.
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Avatar de Voïvode
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 02/04/2015 à 19:45
On connait une chose lorsqu’on peut en parler de manière organisée, synthétique et sourcée. Le savoir est avant tout une bonne gestion des références à différentes sources d’informations.

Mais c’est aussi une histoire de franchise et d’honnêteté : il est parfois difficile d’admettre que nos connaissances dans un domaine sont parcellaires, biaisées ou incorrectes, surtout dans un contexte où les apparences et la performance sont importantes.

Ce conditionnement peut concerner des choses banales. Par exemple, si vous demandez votre chemin, certains préfèreront vous donner des indications confuses ou fausses plutôt que de dire simplement « je ne sais pas ».
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Avatar de Saverok
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 03/04/2015 à 11:11
Je pense que les capacités sont définies à partir de 3 composantes :
- le savoir être ==> quelle attitude adopter face à une situation
- le savoir faire ==> réalisation de la tâche
- le savoir "pur" ==> détenir l'information nécessaire à une tâche

Cette étude ne se base que sur le 3ième volet alors que c'est à mon sens, le moins important

En effet, le "savoir être" est le plus complexe à maîtriser. Par ailleurs, le plus souvent, cela tient à la nature profonde des individus et il est très difficile de le changer radicalement.
On est ou non naturellement résistant face aux situations de stress et même s'il est possible de s'entraîner pour augmenter sa résistance, cela reste assez limiter.

Le "savoir faire" s'acquière par la formation et par l'expérience.
Du coup, s'il on a le "savoir faire" pour trouver rapidement et efficacement les informations pertinentes à la réalisation de la tâche, le 3ième volet devient presque secondaire.
Rare sont les professions où l'on a besoin de tout savoir par cœur à tout instant.
En général, les infos qu'on utilise le plus souvent, on les mémorise naturellement et on ne perd pas son temps à aller la rechercher constamment.
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Avatar de DiverSIG
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 02/04/2015 à 14:30
Connaitre un minimum OK.
Mais sur des sujets pointus ou complexes qu'on ne manipule pas tous les jours, il vaut mieux connaitre la source (quel livre, quel site web, ...) qui peut permettre d'avoir rapidement des infos sur le sujet.
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Avatar de RyzenOC
Inactif https://www.developpez.com
Le 03/04/2015 à 7:59
Par exemple, si vous demandez votre chemin, certains préfèreront vous donner des indications confuses ou fausses plutôt que de dire simplement « je ne sais pas ».
contrairement aux "anglo-saxons" où c'est plus "naturel" ...
D'après Jeremy Clarkson dans top gear, un homme ne demande jamais son chemin.
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Avatar de Algo D.DN
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 03/04/2015 à 15:36
Citation Envoyé par Saverok Voir le message
Rare sont les professions où l'on a besoin de tout savoir par cœur à tout instant.
+

Il est alors utile de savoir faire Faire, car selon le contexte le savoir-faire faire est une composante efficace qui contribue à l’épanouissement de soi et celui de l’équipe.
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Avatar de bruneltouopi
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 02/04/2015 à 18:11
C'est aussi vrai que la diversité des technologies y est aussi pour quelque chose.
Avant il fallait peut être juste connaitre le VB6 ,Sql pour construire des programmes.
De nos jours par exemple on demande des full stack developpeurs.Bah on ne te demande pas de tout maitriser au bout des doigts mais de comprendre les concepts principaux,interpreter les erreurs et pouvoir trouver ce qu'il te faut.
Comme on dit on ne réinvente pas la roue. une fois aussi que vous avez fait quelque chose,bien que vous ne le retenez plus il vous reste le souvenir de comment vous l'avez fait c'est aussi l'expérience.
Le partage de connaissance y est aussi pour beaucoup car avant on lisait beaucoup de boucins,livre physique mais maintenant l'information est à portée de main et diversifiée.
Mais je suis pour la spécialisation dans des domaines précis.
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Avatar de RyzenOC
Inactif https://www.developpez.com
Le 02/04/2015 à 19:16
Il y'a peu je devais faire un programme en cobol, j'y connaissais rien en ce langage, mais j'air regarder 2-3 doc et j'y suis arrivée.
Mon application n'est pas parfaite mais elle marche.

Il faut je pense se spécialiser dans un domaine précis et être "bon", mais faut savoir rester ouvert au reste.
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Avatar de headmax
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 06/04/2015 à 14:47

- le savoir être ==> quelle attitude adopter face à une situation
- le savoir faire ==> réalisation de la tâche
- le savoir "pur" ==> détenir l'information nécessaire à une tâche
J'aime bien ton abstraction car elle implique l'humain dans sa globalité.
Juste un ajout concernant le savoir être qui lui est dépendant des deux autres dont tu parle, en effet les connaissances théoriques comme ceux assimilés lors de l'expérience influent sur notre savoir être qui s'adapte a ses différentes composantes et constitue notre libre arbitre notre degré de réponses à une situation, selon le degré d'assimilation des connaissances acquises dans ces différents domaines.
ex: Un enfant qui se brule la main sur la vitre d'une cheminée dont les parents ayant joués leur rôle d'informer l'enfant sur la situation de danger face à cette situation n'empêchera pas l'enfant de le faire. Par contre l'expérience acquise suite a cette situation traumatisante, empêchera définitivement de réitérer ce geste volontaire, a moins qu'il soit maso.
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