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Que fait-on quand les scientifiques ont peur de l'IA ?
Une lettre ouverte signée pour prendre dès maintenant les mesures nécessaires

Le , par Amine Horseman

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Une récente interview de la BBC avait relancé le débat sur le futur de l’intelligence artificielle après que le célèbre scientifique physicien Stephen Hawking eut exprimé son inquiétude sur ce sujet. Après avoir expliqué le fonctionnement de son système de parole artificiel, il avait confirmé que l’intelligence artificielle n’est qu’au stade primitif et que même si les programmes dits « intelligents » actuels s’avèrent très utiles, il est à craindre de voir un jour les machines se développer tellement vite que l’évolution biologique de l’être humain ne puisse concurrencer le développement croissant des machines, ce qui pourrait amener à l’extinction de la race humaine.

Ce scénario catastrophe, qui revient sans cesse dans les œuvres de science-fiction et de cinéma, ne fait pas l’unanimité chez la communauté scientifique. En effet, le débat existe depuis le milieu des années 50 lorsque Alan Turing, l’un des pères de l’intelligence artificielle, avait posé sa célèbre question « une machine est-elle capable de penser ? ».

Si on analyse les programmes dits « intelligents » d’aujourd’hui sur un plan scientifique, les machines sont loin de pouvoir penser et ressentir des émotions. Même les techniques évoluées « d’apprentissage machine » ne font à la base que des calculs plus ou moins complexes pour adapter leur fonctionnement selon un certain critère établi par le programmeur. On trouve maintenant des voitures autonomes testées en situation réelle, des robots qui peuvent apprendre des nouveaux comportement en observant et reproduisant les gestes des hommes, des systèmes prédictifs qui analysent l’évolution du marché et prédisent les éventuels chutes des prix, des systèmes de reconnaissance d’images capables d’identifier les personnes, des programmes de traduction automatique certes pas parfaits, mais assez efficaces pour reconstituer une majeure partie du texte à traduire, on trouve même des systèmes de reconnaissance de la parole et de synthèse vocale ainsi que de nombreux autres exemples. Cependant, toutes ces applications si étonnantes et intelligentes à vu d’œil, n’obéissent en réalité qu’un à un ensemble de mécanismes préprogrammés de telle façon à laisser place à peu d’adaptation dans la prise de décisions du logiciel/machine.


Il faut toutefois noter que, même si on est encore loin du scénario catastrophe « Asimovien » (où les machines ont des sentiments, peuvent se reprogrammer toutes seules, et décider de détruire l’humanité), cela ne veut en aucun cas dire qu’il n’est pas réaliste, et beaucoup de penseurs et de chercheurs, appellent à se préparer dès maintenant à faire face à de telles possibilités.

Une lettre ouverte prévue à cet effet a été rédigée par le FLI (The Future of Life Institute), une organisation non lucrative regroupant plusieurs scientifiques-chercheurs reconnus, dont le professeur Hawking. Le but de cette lettre est de restructurer les priorités de la recherche sur l’intelligence artificielle et des nombreux domaines qui y sont liées, de sorte à faire que les futurs systèmes intelligents soient robustes, sécurisés et maximisent les bénéfiques économiques et sociales. « Les systèmes intelligents doivent faire ce que nous voulons qu'ils fassent », peut-on lire dans le document. « Nous ne pouvons pas prédire ce que nous pourrions accomplir avec l’intelligence artificielle […] il est important de rechercher la façon de récolter ses avantages tout en évitant les pièges potentiels ». Ceci implique d’étudier les pires scénarios possible, mais aussi les meilleurs ; « l'éradication de la maladie et la pauvreté ne sont pas insondables », déclare le FLI.

Cette initiative accueillie avec enthousiasme dans la communauté scientifique offre un regard plus optimiste de l’impact de cette science sur l’avenir des êtres humains. La lettre a été approuvée et signée par des milliers d’industriels et de scientifiques dont les plus grands chercheurs du MIT, Oxford, Harvard, Stanford et Cambridge, mais aussi Google, IBM, Skype et Facebook ainsi que des centaines de programmeurs, intellectuels et étudiants à travers le monde.

Mais revenons un peu aux bénéfiques économiques et sociales cités ci-haut. Que pourrait donner cela en court et moyen terme ? Les machines remplacent peu à peu les êtres humains dans l’industrie parce qu’elles sont plus rapides, plus productives, mais aussi plus précises. Cela pourrait faire augmenter le taux de chômage, selon certains, qui constatent qu’actuellement, les chaines de montage des usines sont majoritairement robotisées et beaucoup de techniciens perdent leurs emplois. L’avis des chercheurs est toutefois partagé concernant cette inquiétude : un récent sondage américain avec la participation de plus de 1800 scientifiques avait montré que 48% d’entre eux sont pessimistes alors que 52% sont persuadés que l’impact de la robotique permettra de créer de nouvelles perspectives pour l’homme, avec l’apparition de nombreux sous-domaines et spécialités qui crée de nombreux emplois liés à ce secteur. On remarque en effet déjà la nécessité d’un large éventail de techniciens, d’ingénieurs et de programmeurs pour la modélisation, la réparation et la maintenance de ces machines.


En tout cas, tout le monde semble d’accord que les institutions éducatives actuelles ne préparent pas adéquatement les gens pour les compétences qui seront nécessaires dans le marché de l'emploi de l'avenir. Plusieurs universités, par exemple, proposent des cours en lignes gratuits et ouverts à tout le monde, généralisés ces dernières années sous le terme MOOC (Massively Online Open Classroom). Ils seraient une solution efficace pour combler ses lacunes et/ou apprendre de nouvelles compétences, mais ne peuvent en aucun cas remplacer un cursus universitaire avec un bon stage pratique selon les spécialistes de l’éducation.

En attendant, la recherche sur l’intelligence artificielle avance rapidement et nous surprend chaque jour avec de nouveaux domaines d’application.

Source : Lettre ouverte The Future of Life Institute, Sondage Pew Research, BBC News

Et vous ?

Que pensez-vous de la lettre ouverte du FLI ?

L’homme pourra-t-il trouver un plan de secours au cas où les machines prendraient le dessus ?

Que pensez-vous de l’impact économique à court terme de l’IA ?

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Avatar de tiresias54
Membre actif https://www.developpez.com
Le 15/01/2015 à 12:57
un récent sondage américain avec la participation de plus de 1800 scientifiques avait montré que 48% d’entre eux sont pessimistes alors que 52% sont persuadés que l’impact de la robotique permettra de créer de nouvelles perspectives pour l’homme, avec l’apparition de nombreux sous-domaines et spécialités qui crée de nombreux emplois liés à ce secteur. On remarque en effet déjà la nécessité d’un large éventail de techniciens, d’ingénieurs et de programmeurs pour la modélisation, la réparation et la maintenance de ces machines.
OK, mais du coup on fait quoi de ceux qui n'ont pas les capacités intellectuelles pour appréhender ces "nouvelles perspectives" et qui avant travaillaient sur les chaines de montage?
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Avatar de Chauve souris
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 15/01/2015 à 14:40
Citation Envoyé par Saverok Voir le message
A court terme, je pense que cela va générer beaucoup de chômage.
En effet, la robotisation remplace en premier lieu les professions à faible qualification et les individus qui exercent ces métiers ne peuvent pas être formés à des métiers techniques complexes.
Il est utopique de croire qu'un ouvrier, parfois sans le BAC, qui a travaillé à la chaîne durant 20 ans puisse être formé à un métier d'ingénieur
Supposons, toutefois, que cela soit possible. Mais que va-t-on faire alors de ces milliers d'ingénieurs complètement surnuméraires ? Outre qu'il ne faut pas oublier une autre "modernisation" : la délocalisation où quelques usines, de part le monde, suffisent à l'approvisionnement mondial. Les ingénieurs français sont déjà sur le carreau, il est inutile d'en former d'autres.


Par contre, au fil du temps, le système éducatifs vont s'adapter et corrigeront le tir.
Cela prendra du temps, voir pas mal de temps.
Eduquer à quoi ? Vous voulez acheter des choses et on va vous apprendre à comment vous en passer, pour reprendre Coluche.


Après, sur le reste de l'économie, car tout ne se résume pas à l'emploi, l'IA et la robotisation ont la capacité de doper la production de richesse.
On produira mieux, plus vite et moins cher.
Reste à voir si cette production de richesse compensera la hausse du chômage induite.
Si on ne découple pas le revenu du travail c'est un leurre. On reste dans l'idéologie chrétienne masochiste du "tu gagneras ton pain à la sueur de ton front". Donc pas de sueur, pas de pain. Ce thème a été abordé par quelques visionnaires de la science fiction : des îlots de haute technologie pour un microcosme aisé vivant en ghetto puissamment et militairement isolé, tandis qu'à l'extérieur, les sous-hommes végètent dans la misère avec une sous économie d'autosubsistance. Tout ça dans un contexte de conflits ethniques, religieux et mafieux avec les massacres qui vont avec. Mais sommes nous encore dans la fiction ou dans les prolégomènes de cette nouvelle réalité ?

"Vous voudriez au ciel bleu croire
Je le connais ce sentiment
J'y crois aussi, moi, par moment
Comme l'alouette, au miroir
"
(Louis Aragon)
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Avatar de Jerbic
Membre à l'essai https://www.developpez.com
Le 15/01/2015 à 17:00
Si on veut mettre les robots au boulot à notre place et c'est le cas dans de nombreuses entreprises de travail à la chaîne, c'est le système économique et social entier qu'il faut revoir ( Chômage, énergie ... )
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Avatar de fatbob
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 27/01/2015 à 13:08
Citation Envoyé par Flodelarab Voir le message
Moins les gens travaillent, moins ils gagnent d'argent. Ils sont pauvres et donc vivent dans l'inconfort. Pas besoin d'être Bac+10 pour comprendre ça.
Certes mais à mon avis, il serait temps de s'intéresser à la répartition car bientôt, pour la plupart de ceux qui gagnent leur vie en échange de travail, même 60h hebdo ne suffiront plus, si tant est qu'il y ait du travail pour tout le monde.

L'échange entre entre temps de travail asservi (n'entre pas dans cette catégorie tout le travail ménager, associatif, parental d'éducation...) et rémunération est devenu obsolète. Il faut changer de système. Ce n'est pas simplement une utopie, c'est une nécessité absolue car on est déjà en situation de surproduction et donc lorsque les machines nous remplacerons dans de très nombreux domaines en travaillant 24/7, à quoi peut-on s'attendre ?
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Avatar de Saverok
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 15/01/2015 à 13:02
Citation Envoyé par Amine Horseman Voir le message
Que pensez-vous de l’impact économique à court terme de l’IA ?
A court terme, je pense que cela va générer beaucoup de chômage.
En effet, la robotisation remplace en premier lieu les professions à faible qualification et les individus qui exercent ces métiers ne peuvent pas être formés à des métiers techniques complexes.
Il est utopique de croire qu'un ouvrier, parfois sans le BAC, qui a travaillé à la chaîne durant 20 ans puisse être formé à un métier d'ingénieur

De même, il n'est pas cohérent de croire que la robotisation va créer autant d'emploie qu'elle ne va en détruire.
Ca n'aurait pas de sens.
Là où il faudra 2 techniciens pour entretenir une trentaine de robots, ces mêmes robots effectueront le travail de 200 ouvriers.

Par contre, au fil du temps, le système éducatifs vont s'adapter et corrigeront le tir.
Cela prendra du temps, voir pas mal de temps.

Sur le plan de l'emploi, je suis donc pessimiste sur le court et moyen terme mais j'espère des jours meilleurs sur le long terme.

Après, sur le reste de l'économie, car tout ne se résume pas à l'emploi, l'IA et la robotisation ont la capacité de doper la production de richesse.
On produira mieux, plus vite et moins cher.
Reste à voir si cette production de richesse compensera la hausse du chômage induite.
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Avatar de Chauve souris
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 15/01/2015 à 14:21
Citation Envoyé par tiresias54 Voir le message
OK, mais du coup on fait quoi de ceux qui n'ont pas les capacités intellectuelles pour appréhender ces "nouvelles perspectives" et qui avant travaillaient sur les chaines de montage?
Même pas besoin de ne pas avoir "capacités intellectuelles pour appréhender ces "nouvelles perspectives"", en France, passé 40 ans, quelques soient vos "capacités intellectuelles pour appréhender ces "nouvelles perspectives"" vous êtes décrété inembauchable et bon pour le RSA. Le modernisme de la production, non seulement n'a pas émancipé l'homme de la nécessité du travail (comme l'espérait Paul Lafargue quand il n'était encore qu'à l'état de prémices, dans "Le droit à la paresse" mais l'a précipité dans "L'horreur économique" (expression empruntée à Arthur Rimbaud et qui est le titre d'un livre de Viviane Forester) : ne plus avoir les moyens de vivre dans une société dite "moderne" quand tout revenu dépend du travail, tout au moins pour la classe des prolétaires (ceux, issus des familles qui baignent dans la finance, n'ont pas trop de soucis), et que celui-ci est devenu rare (tout en étant mal payé).
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Avatar de kolodz
Modérateur https://www.developpez.com
Le 15/01/2015 à 14:44
Citation Envoyé par Saverok Voir le message
...
Là où il faudra 2 techniciens pour entretenir une trentaine de robots, ces mêmes robots effectueront le travail de 200 ouvriers.

Par contre, au fil du temps, le système éducatifs vont s'adapter et corrigeront le tir.
...
Cela suppose qu'il y aura effectivement des emplois pour tout le monde. Et qu'il n'y a pas un "chômage structurelle de masse" du fait qu'il a pas besoin de toute la population pour produire l'ensemble des richesses nécessaires à celle-ci.
Dans les années 30, on aurait dit "C'est super, on va pouvoir faire autre chose de nos que d'aller à l'usine". Maintenant, c'est "Oui, mais ça va faire du chômage."
Pourtant, la description de ce future n'a pas grandement changé.
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Avatar de kolodz
Modérateur https://www.developpez.com
Le 15/01/2015 à 15:44
Je me permets d'avoir un doute quant à la capacité du secteur tertiaire de générer l'ensemble des emploies nécessaires pour atteindre le plein emplie. En particulier, quand ce secteur commence aussi à "s'industrialiser". Surtout que cela suppose une société de consommation encore plus qu'aujourd'hui.
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Avatar de Flodelarab
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 20/01/2015 à 14:43
Citation Envoyé par kolodz Voir le message
De même, l'idée du RSA n'est absolument pas de fournir un revenu assurant à toutes personnes une sécurité financier tel qu'il peux arrêter de travailler si il le désire.
Bien sûr que si.
Citation Envoyé par kolodz Voir le message
Ils parlent d'une réduction d'effectif d'environ 300%...
Déjà à 100%, il n'y a plus personne, mais à 300% que se passe-t-il ? Des zombies venus d'outre-tombe sont présents pour être virés à leur tour ?

Non. Vraiment. Ta capacité à dire n'importe quoi ne peut pas être remplacée par des robots.

Il n'y a pas que les chaînes de montage, loin s'en faut. Je ne sais pas s'il y aura encore des programmeurs en 2050, en revanche je sais qu'il y aura toujours des coiffeuses
Faux! En 2050, tout le monde sera chauve.
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Avatar de Kamiku
Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 24/01/2015 à 9:15
Non seulement l'article contient pas mal de fautes de français, mais en plus il contient une inexactitude grossière : Asimov a écrit des centaines de textes au sujet des robots, mais ses robots sont justement dotés des fameuses trois lois de la robotique qui forcent les robots à protéger les êtres humains. Les seules fois où ces lois sont contournées, c'est pour protéger encore plus l'humanité.

Un "scénario asimovien" n'a donc rien à voir avec un danger de l'intelligence artificielle pour les humains, au contraire Asimov n'aimait pas du tout cette peur du créateur vis-à-vis de sa créature, et qu'il appelait le "complexe de Frankenstein". Asimov, s'il était encore vivant, aurait probablement signé une pétition favorable à l'intelligence artificielle.
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