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Conseil de sécurité des Nations Unies pour l'internet : les organisateurs se rétractent
Il n'y aura plus de siège permanent pour ceux-ci

Le , par Michael Guilloux

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L’initiative NETmundial essaie de se sauver après les contestations nées de sa volonté de créer un conseil de coordination où les organisateurs se sont réservé des sièges permanents.
Les personnes chargées de créer le ‘Conseil de sécurité des Nations Unies pour l'Internet’ ont fini par se rétracter sur l’idée de s’attribuer eux-mêmes des sièges permanents au conseil de sécurité.
Les principaux organisateurs que sont le grand patron des noms de domaines (ICANN) et l’organisme pour l’internet Brésilien (CGI.br), ainsi que leur parrain, le Forum économique mondial (WEF) ont fini par l’annoncer hier.

La viabilité de l’initiative NETmundial a été très vite remise en cause après la position de l’Internet Society face à ce projet. En effet, le conseil d'administration de l'Internet Society a déclaré qu'il « craint que la manière dont l'Initiative NETmundial est formée ne semble pas être compatible avec les principes de longue date de l'Internet Society ». La société qui faisait partie du petit groupe d'organisations de l’internet à qui un siège permanent avait été offert a donc refusé l’offre.

La position de l’Internet Society a très vite été adoptée par des membres de la société civile et cela a contribué à alimenter davantage les critiques sur l’initiative.
D'autres groupes ont préféré un boycott partiel, en acceptant de participer avec réserve tout en notant qu'il y avait des doutes très importants sur le programme. L'initiative a également reçu un nombre décevant de candidatures aux sièges du conseil, l'obligeant à prolonger le délai. En date d'aujourd'hui, il y a seulement 17 candidatures pour les 20 sièges qui avaient été initialement ouverts.

Les critiques sont allées jusqu’à se répandre au sein même des principaux acteurs de l’initiative NETmundial. En effet, le MAG, l’une des parties prenantes et organisateur du forum de la gouvernance de l’internet (IGF), était susceptible, lui aussi, de ne pas accepter le siège permanent qui lui a été réservé.

A cela, ajoutons que le but de l'initiative, de solliciter des propositions concernant les questions de gouvernance de l'internet, est encore bien loin d’être atteint. Jusqu'à présent seulement trois propositions et idées ont été enregistrées, ce qui soulève encore des questions sur la viabilité de l'ensemble du projet.

Face à ces nombreuses critiques et la tournure des évènements, l’initiative NETmundial vient de tenter un dernier sauvetage pour espérer changer l’opinion de la communauté internet sur le projet.
C’est suite à une longue discussion sur l'initiative proposée au Forum sur la gouvernance de l'Internet à Genève, que les organisateurs se sont accordés sur la suppression des sièges permanents : « il n'y aura pas de sièges permanents au Conseil de coordination pour les initiateurs de l'Initiative NETmundial », ont-ils déclaré.

Ils pensent que cette décision permettra d’éviter l’effondrement de l'initiative, malgré les faux départs qui ont été enregistrés. Mais avec la crédibilité du PDG de l’ICANN, Fadi Chéhade, conducteur principal du programme qui a pris un coup, l’on se demande si cette décision est suffisante pour remobiliser la communauté du net autour de l’initiative.

Source : netmundial.org

Et vous ?

Que pensez-vous de la viabilité de l’initiative NETmundial ?

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Avatar de Chauve souris
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 06/12/2014 à 9:00
Être GOUVERNÉ, c'est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n'ont ni le titre, ni la science, ni la vertu... Être GOUVERNÉ, c'est être, à chaque opération, à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, apostillé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé. C'est, sous prétexte d'utilité publique, et au nom de l'intérêt général, être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressuré, mystifié, volé ; puis, à la moindre résistance, au premier mot de plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garrotté, emprisonné, fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré. Voilà le gouvernement, voilà sa justice, voilà sa morale !
(Pierre Joseph Proudhon, Idée générale de la Révolution au 19e siècle, 1851)

Comme quoi c'est toujours d'actualité...
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Avatar de Saverok
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 02/12/2014 à 15:32
Citation Envoyé par Michael Guilloux Voir le message
Que pensez-vous de la viabilité de l’initiative NETmundial ?
Avec un tel faux départ, dur de se relever
Le climat de confiance n'est pas là et tout le monde va constamment se poser la question de "quelle autre subtilité du règlement de fonctionnement de l'organisation m'a échappé ?"
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Avatar de Michael Guilloux
Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
Le 05/12/2014 à 8:58
L'initiative NETmundial vers un échec inévitable
La suppression des sièges permanents n'a pas suffit

Malgré la dernière tentative de sauvetage, par la suppression des sièges permanents, l’Initiative NETmundial (INM) est bien loin d’être saine et sauve. En effet, le bateau de Fadi Chehadé, principal conducteur de l’initiative, fait face à une nouvelle vague de critiques, qui vient réduire considérablement la probabilité de survie du programme.

Cette fois-ci, c’est la chambre de commerce internationale (CCI), qui s’aligne du côté de l’Internet Society (ISOC). La CCI a déclaré dans une lettre accablante pour les organisateurs qu'elle « s'oppose à la manière dont l’INM est établie, conçue, et structurée. »

Allant dans le même sens que l'ISOC, la CCI estime que le programme « n'était pas multipartite» et «semble être largement conçu par des conversations fermées avec seulement quelques acteurs présents » Elle continue: «Nos membres ont également des préoccupations sérieuses avec le manque de clarté concernant les règles de procédure pour le travail réel de l'INM. Dans cet esprit, la CCI partage les opinions de l'ISOC et d'autres parties prenantes et ne peut pas approuver l’INM résultant de ce processus de formation »

Comme si cela ne suffisait pas, le Forum sur la gouvernance de l'Internet(IGF), l’une des organisations à qui un siège permanent avait été offert dans le conseil de coordination, a refusé de nommer un représentant au conseil s'inquiétant du fait que le programme serait empiété dans sa mission.

Les rejets viennent un jour après que les organisateurs de l'INM aient tenté de sauver le programme en renonçant à l'idée de s’octroyé, avec 2 autres organisations, 5 des 25 sièges. Mais ce demi-tour semble ne pas avoir convaincu la communauté du net au sujet de la crédibilité des organisateurs.
Après avoir été rejetée par l'Internet Society, boycottée par une partie de la société civile et acceptée à contrecœur par une autre partie, l’INM enregistre encore la désapprobation de la CCI et le désistement de l’IGF. Cela réduit considérablement la viabilité du programme pour l’Internet.

A cela, notons aussi qu’à un peu plus d'une semaine des nominations pour les 20 sièges du conseil, maintenant 25, seulement 16 personnes sont candidates à ce jour, alors que le nombre de personnes inscrites avait atteint la barre des 17, cela indique que certains ont commencé à retirer leurs candidatures.

Le plus dommageable est que le but réel de l'initiative, celui de trouver des solutions aux questions de gouvernance de l’internet, n’est pas moins compromis. A ce jour, seulement 2 propositions et idées ont été enregistrées, et non plus 3. Une fois encore, cela montre un désengagement progressif des partisans de l'initiative, alors que celle-ci n'avait déjà pas suscité beaucoup d'engouement dans la communauté du net.

La communauté voit dans ce programme, la volonté de l’ICANN de garder le contrôle de l’internet tout en affirmant le contraire, ce qui compromet fortement la survie de l’initiative.

Source : International Commerce Chamber

Et vous ?



Qu’en pensez-vous ? L’initiative peut-elle encore se sauver à présent ?
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Avatar de gangsoleil
Modérateur https://www.developpez.com
Le 08/12/2014 à 15:53
Ils ont fait un truc tout pourri, et se le sont pris dans le nez.
Ils ont donc fait une modif genre "ah zut, ca s'est vu", et bam, ils le reprennent dans le nez.

La question est de savoir jusqu'où ils sont capables de continuer.
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Avatar de gangsoleil
Modérateur https://www.developpez.com
Le 18/12/2014 à 10:24
Citation Envoyé par Michael Guilloux Voir le message
Quelles pourraient être les intentions des organisateurs de l’INM ? Pourquoi tant de précipitations malgré les nombreuses contestations ?
C'est leur seul moyen de faire un conseil de régulation. S'ils laissent passer cette "chance", ils n'en auront pas d'autre, et l'internet risque de leur "échapper", avec les milliions qui vont avec.
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Avatar de SurferIX
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 04/05/2015 à 11:34
Citation Envoyé par Traroth2 Voir le message
En gros, ce sont des gens sans légitimité qui se cooptent entre eux. C'est très bien que ça soit boycotté !
De toutes les manières, dès qu'il y a des personnes qui veulent se mettre à diriger quelque chose, cela impliquera toujours d'imposer des lois ou de limiter quelque chose. Donc forcément, il faut à tout prix ignorer - ou empêcher si cela prend trop d'ampleur - de telles aberrations.
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