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Droit à l'oubli : Microsoft et Yahoo se mettent également dans le bain
Et étudient les demandes de suppression des liens

Le , par Stéphane le calme

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Depuis quelques mois déjà, une décision de l’Europe ordonnait aux moteurs de recherche de mettre sur pied un système permettant aux Européens de disposer du droit de retrancher des informations à leur sujet sur les résultats de recherche si elles étaient jugées « inadéquates, hors de propos ou n’étaient tout simplement plus pertinente ».

Par la suite Google a été inondé de requêtes allant dans ce sens ; il y a quelques jours, Mountain View a annoncé avoir reçu au total plus de 171 000 requêtes et examiné plus de 588 000 URL suites à ces demandes de suppression et l’entreprise en a déjà retiré plus de la moitié (58%).

Pourtant, bien que Google ait déjà retiré des liens des résultats de son moteur de recherche, ces contenus sont parfois accessibles lorsqu’on effectue une recherche depuis la concurrence comme Bing ou Yahoo. Pourquoi ? Tout simplement parce que les personnes qui demandaient à « être oubliées », se contentaient de ne faire une démarche que vers Google.

Il faut rappeler que la décision de l’Europe n’avait pas uniquement un impact sur Google, mais aussi sur ses concurrents. Aujourd’hui le monopole de Google est tel que parler de « moteur de recherche » se résume pratiquement à un seul alors qu’il n’en est rien. D’ailleurs il suffit de voir les chiffres pour comprendre : Microsoft n’a reçu que 699 demandes pour enlever des résultats de son moteur de recherche depuis le formulaire forget.me mis sur pied le 23 juillet, ce qui représente 2 362 URL. Microsoft explique que, pour l’instant, seuls 79 requêtes ont reçu une réponse de Bing. Notons que Microsoft est « toujours en train d’affiner » le processus de traitements des demandes, comme le signale un porte-parole de l’entreprise.

Pour comprendre la complexité de cet exercice, il convient de rappeler que Google a commencé à supprimer les liens en Juin dernier et a fait office de test en ce qui concerne la façon dont les entreprises doivent mettre en œuvre la décision de la Cour européenne de justice. Le tribunal, qui a statué en faveur d'un espagnol ayant poursuivi Google, n'a pas expliqué comment les entreprises devaient décider d'approuver les demandes. La Cour a simplement donné des directives en déclarant qu'il fallait un équilibre entre le droit d'un individu à la vie privée et le droit du public de savoir.

En tant que pionnier dans le domaine, Google a créé un comité consultatif qui a tenu une série de réunions publiques afin de trouver cet équilibre : «notre objectif est de trouver le juste équilibre. Il s'agit là d'un nouveau défi de taille, et nous souhaiterions être conseillés sur les principes à appliquer pour nous prononcer sur chaque cas.», expliquait le conseil sur le site web prévu à cet effet.

Dans les débuts du processus de suppression, Google a été critiqué pour avoir averti les éditeurs quand les liens dirigeants vers leurs contenus avaient été enlevés. En le faisant, Google attirait encore plus d’attention sur le contenu qu’une personne voulait garder privé. Dans certains cas, il est arrivé que des quotidiens écrivent des articles sur les retraits qui résumaient les histoires originales.

Yahoo a également commencé à traiter les demandes de suppression. Un porte-parole de l’entreprise a affirmé que Yahoo va « évaluer soigneusement chaque demande dans le but d'équilibrer le droit de l'individu à la vie privée avec des considérations de droit du public à l'information ». Un formulaire est disponible pour les résidents Européens qui souhaitent se « faire oublier ».

Comme Bing a fourni son algorithme de recherche à Yahoo ainsi qu’à ses portails suite à un partenariat conclu entre les deux entreprises, il n’est pas clair si Yahoo sera en mesure d’agir indépendamment et choisir quel lien supprimer ou alors si son évaluation s’alignera derrière celle de Bing.

Google n’applique actuellement que des suppressions de liens sur ses domaines européens comme google.co.uk et google.se, les autres domaines comme google.com ne sont pas concernés. Toutefois, les autorités de protection des données ont indiqué réclame que la suppression soit effective sur l’ensemble du moteur Google.

En octobre, 4,43% des recherches ont été effectuées sur Bing, avec 3,82% effectuées depuis Yahoo tandis que Google s’octroyait 88,7% des parts selon le baromètre de Statista.

Source : blog forget.me, Statista

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ? Les demandes de suppressions validées par un moteur de recherche devraient-elles l'être automatiquement pour un autre ?

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