Droit à l'oubli : comment Google décide des liens qui peuvent être supprimés
Des résultats de son moteur de recherche ?

Le , par Stéphane le calme, Chroniqueur Actualités
Suite à une décision de la Cour européenne de justice il y a six mois déjà, Google s’est vu contraint de mettre sur pied un moyen de mettre fin au référencement des données sensibles sur le Vieux Continent « à moins qu'il existe des raisons particulières, telles que le rôle joué par cette personne dans la vie publique, justifiant un intérêt prépondérant du public à avoir, dans le cadre d'une telle recherche, accès à ces informations ». C’est dans ce contexte qu’a été proposé le « droit à l’oubli », un formulaire en ligne permettant aux internautes de demander la suppression de liens pouvant mettre à mal leur personne ou leur réputation bien entendu sous réserve de certaines conditions.

Une initiative qui a somme toute gagné en popularité puisque les équipes de Google ont reçu plus de 170 000 requêtes pour désindexer des résultats de son moteur de recherche plus de 580 000 liens comme l’expliquait mercredi dernier Peter Fleischer, le conseil général de Google en matière de confidentialité.

Jusqu’à présent, moins de la moitié des requêtes (42%) ont obtenu une suite favorable, en clair 58% des requêtes n’ont pas été identifiées comme répondant aux critères définis. Une équipe de retrait est dédiée aux cas les plus simples tandis qu’une équipe composée d’avocats et d’ingénieurs seniors se penche sur les cas plus complexes, a expliqué Fleischer pendant le congrès européen sur la protection des données IAAP qui s’est tenu à Bruxelles. Google s’investit énormément dans l’implémentation de l’ordonnance de la CJUE à cause des directives jaugées « vagues ». Alors comment procède Mountain View ?


Les requêtes sont rangées dans trois catégories : « il y a les ‘oui’ faciles, les ‘non’ faciles et il y a les cas vraiment épineux au milieu » explique Fleischer. En guise d’exemple de cas tombant sous la première catégorie nous pouvons citer ceux où la nudité d’une femme est exposée sur le web par un ancien petit-ami. Un autre cas peut être celui d’un homme qui a révélé son statut de séropositif dans un forum il y a une décennie et qui souhaite voir le lien retiré. Pour la seconde catégorie, un exemple de refus a été fait à un policier italien qui a été condamné pour avoir accepté des pots-de-vin et voudrait voir le lien retiré juste avant de se présenter pour les élections municipales.

L’un des problèmes auxquels peuvent être confrontées les équipes de Google est le fait que le processus soit unilatéral puisque les décisions d’accorder ou non les demandes se basent sur les informations fournies par une seule personne via un simple formulaire web.

Il est également arrivé à Google de recevoir des demandes qui demandent de retirer des informations concernant quelqu’un qui a été condamné pour un crime il y a fort longtemps. « À quoi ressemble son visage, pourquoi ne ferez-vous pas cela ? Sauf que plus tard vous découvrez que la personne a un historique de condamnations et répétées pour le même crime jusqu’à aujourd’hui. Aussitôt, ce genre de requête vous apparaît différemment » a expliqué Fleischer.

Parce que la cour n’a pas été précise sur les directives, Google a dû trouver des stratagèmes pour mettre en œuvre cette décision. Par exemple, une fois que votre requête a été validée, Mountain View a décidé de supprimer les liens de tous les 28 domaines des pays membres de l'UE, ainsi que des domaines de Google en Islande, au Liechtenstein, en Norvège et en Suisse, mais également aux pays membres de l'Association européenne de libre-échange (AELE).

Cependant, Joe McNamee le directeur exécutif d’EDRi, un groupe européen des droits digitaux, qui a pris part à la discussion estime que le fait que Google n’enlève pas les liens de son domaine en ‘.com’ rend cette opération incomplète : il est inconsistant de la part de Google de retirer les liens de la nudité d’une femme de ces 32 domaines et de ne pas le faire sur le domaine en ‘.com’ a-t-il donné comme exemple. En guise de réponse, Fleischer a rétorqué que la décision de Google de ne pas toucher à son domaine en ‘.com’ est motivée par le fait que d’autres cours de justice ailleurs dans le monde ne sont pas parvenues aux mêmes conclusions que la CJUE. Ce sujet pourra toutefois être l’objet d’un débat postérieur.

Un autre point est le désaccord sur le fait que Google enlève les liens vers les sites sans forcément expliquer pourquoi aux webmestres. Ce qui a conduit à des hypothèses autour de la personne qui a pu être à l’origine de cette action, entrainant des personnes et des médias qui spéculent souvent à tort sur l’identité de la personne ayant rempli la requête.

Source : Google

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Avatar de Saverok Saverok - Expert éminent https://www.developpez.com
le 21/11/2014 à 17:13
Dans le cas d'une requête pour violation de droit d'auteur, les liens sont retirés dès réception de la requête avant même que celle-ci ne soit analysée
Si la requête est jugée abusive, le lien est restauré

Dans le cas de particuliers, c'est l'inverse...

C'est une bonne illustration de l'intérêt que porte Google à la vie privé des individus face aux fichiers soumis au droit d'auteur
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 24/11/2014 à 19:16
Citation Envoyé par Shuty Voir le message
Elle ne changera rien oui et non. Car d'un coup le fait de conserver les données perso mettra Google dans l'illégalité, ce qui n'est pas rien.
Au contraire, le soi-disant "droit à l'oubli" impose à Google de CONSERVER les informations personnelles "oubliées"!
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 24/11/2014 à 19:19
Citation Envoyé par Traroth2 Voir le message
Voila une formidable nouvelle pour la vie privée des individus. Dire que certains parlent de "censure", comme si tout connaitre de la vie de son voisin était un droit...
Non, pas du tout.

Par contre, il y a des gens pour qui la liberté d'expression est un droit fondamental!
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 24/11/2014 à 21:20
Citation Envoyé par Saverok Voir le message
Dans le cas d'une requête pour violation de droit d'auteur, les liens sont retirés dès réception de la requête avant même que celle-ci ne soit analysée
Si la requête est jugée abusive, le lien est restauré

Dans le cas de particuliers, c'est l'inverse...

C'est une bonne illustration de l'intérêt que porte Google à la vie privé des individus face aux fichiers soumis au droit d'auteur
Dans le cas d'une violation de droits d'auteur (qui est considéré presque comme une violation d'un droit de propriété), il y a un formalisme où un représentant des ayants droits (considéré comme presque propriétaire) affirme qu'un contenu n'est pas libre de droits, sous peine de sanction légale (très théorique) en cas de déclaration de mauvaise foi.

Un contenu est sous droit ou pas. Une personne dispose d'une licence de droit d'auteur ou pas. C'est binaire. (Sauf les exceptions au droit d'auteur, le fair use, etc.)

Je ne vois pas l'équivalent dans le cas de la vie privée : ce qui relève du "privé" ou du soi-disant "droit à l'oubli" n'est pas aussi net.
Avatar de Saverok Saverok - Expert éminent https://www.developpez.com
le 25/11/2014 à 13:54
Citation Envoyé par abel.cain Voir le message
Dans le cas d'une violation de droits d'auteur (qui est considéré presque comme une violation d'un droit de propriété), il y a un formalisme où un représentant des ayants droits (considéré comme presque propriétaire) affirme qu'un contenu n'est pas libre de droits, sous peine de sanction légale (très théorique) en cas de déclaration de mauvaise foi.

Un contenu est sous droit ou pas. Une personne dispose d'une licence de droit d'auteur ou pas. C'est binaire. (Sauf les exceptions au droit d'auteur, le fair use, etc.)

Je ne vois pas l'équivalent dans le cas de la vie privée : ce qui relève du "privé" ou du soi-disant "droit à l'oubli" n'est pas aussi net.
Je suis d'accord
Il est plus difficile de juger de la pertinence d'une requête de droit à l'oubli car les appuis juridiques manquent

Par contre, je ne vois pas en quoi cela a un rapport sur le fait que dans un cas, on agit à priori et dans l'autre à posteriori
Puisqu'il faut une analyse dans les 2 cas
Que l'analyse soit nette, facile et prenne 10min et que dans l'autre, cela nécessite plus de temps n'entre pas en ligne de compte

Je dirai même que l'argument d'une analyse rapide va plus dans le sens d'un traitement à posteriori : puisqu'il se passera très peu de temps entre la réception de la requête et son traitement, le préjudice sera très court alors que dans le cas d'une analyse longue, le préjudice est prolongé...
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 25/11/2014 à 14:54
Citation Envoyé par Saverok Voir le message
Je suis d'accord
Il est plus difficile de juger de la pertinence d'une requête de droit à l'oubli car les appuis juridiques manquent

Par contre, je ne vois pas en quoi cela a un rapport sur le fait que dans un cas, on agit à priori et dans l'autre à posteriori
Puisqu'il faut une analyse dans les 2 cas
Que l'analyse soit nette, facile et prenne 10min
Ah bon, où tu vois que l'analyse prend 10 min?

Je dis qu'il n'y a pas d'analyse du tout puisque ou bien le contenu est sous droits ou bien libre de droits.
Avatar de Saverok Saverok - Expert éminent https://www.developpez.com
le 25/11/2014 à 15:00
Citation Envoyé par abel.cain Voir le message
Ah bon, où tu vois que l'analyse prend 10 min?

Je dis qu'il n'y a pas d'analyse du tout puisque ou bien le contenu est sous droits ou bien libre de droits.
FAUX
Il y a des exceptions comme dans le cas de parodie ou de support documentaire ou d'extrait de moins de X secondes...
Il faut donc bien mener une analyse pour déterminer si on est bien dans l'une de ces situations.
Et puis, il faut bien vérifier que la personne qui effectue la demande est bien le détenteur des droits (ou son représentant) car il y a aussi beaucoup de demande abusives
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 25/11/2014 à 15:20
Citation Envoyé par Saverok Voir le message
FAUX
Il y a des exceptions comme dans le cas de parodie ou de support documentaire ou d'extrait de moins de X secondes...
Il faut donc bien mener une analyse pour déterminer si on est bien dans l'une de ces situations.
Mais c'est exactement ce que j'ai écrit!

Je répète qu'un contenu est sous droit ou libre de droit. C'est binaire. Les exceptions ne rendent pas un contenu libre de droit. Il n'y a pas d'analyse pour savoir si le contenu est libre de droits.

Citation Envoyé par Saverok Voir le message
Et puis, il faut bien vérifier que la personne qui effectue la demande est bien le détenteur des droits (ou son représentant) car il y a aussi beaucoup de demande abusives
Je répète qu'une demande est sincère ou insincère. C'est binaire.

Je ne dis pas qu'il n'y a pas besoin de vérifier, ni qu'il n'y a jamais de demandes mensongères.

Je dis que celui qui ferait une demande de suppression de contenus mensongères s'expose à des poursuites (bien théoriques).
Avatar de jpouly jpouly - Membre habitué https://www.developpez.com
le 26/11/2014 à 18:46
Histoire de troller un peu, je suis contre le droit à l'oubli, et je m'explique :

Citation Envoyé par Traroth2 Voir le message
Voila une formidable nouvelle pour la vie privée des individus. Dire que certains parlent de "censure", comme si tout connaitre de la vie de son voisin était un droit...
La vie privée n'existe pas sur Internet : Chaque fois que l'on publie quelque chose, il faut avoir en tête que ça va être lu par tout le monde et que dans 500 ans, ça sera encore là.
Si mon voisin étale sa vie privée sur Internet, c'est son problème. S’il ne l'assume pas, tant pis pour lui.

Citation Envoyé par vladimir1118 Voir le message
Lorsque je tape mon nom sur Google, je tombe, en troisième ligne, sur des forums avec des sujets de 2001 ! ça ne me prive pas de sommeil mais il est normal que les gens veuillent contrôler les informations qui circulent à leur sujet. Beaucoup d'employeur sonde Google pour avoir des informations sur leurs futurs employés et les résultats peuvent donner une vision erronée de ce que sont vos activités dans la réalité.
Comme quoi, moins on en dit et mieux on se porte. Afficher sa vie sentimentale, ses soirées arrosées, ... ne feront pas avancer l'humanité (quoi que ), mais vous déservirons toujours.

Citation Envoyé par vladimir1118 Voir le message
Bien sûr ce n'est pas l'intérêt de Google de supprimer des informations de leur système. Ils défendent leurs intérêts. Mais leur droit implicite à utiliser le profil numérique des personnes doit s'accompagner du devoir d'offrir à tout un chacun un certain contrôle sur ses informations.
Je suis assez d'accord avec ça. Surtout pour les sites qui se font indexer par Google ou qui utilisent un profil google comme login.

Citation Envoyé par Uranne-jimmy Voir le message
Visiblement il y a une volonté sur le net de séparer le privée du public de façon bien démarqué. Le soucis c'est que "publier" sur internet revient automatiquement à rendre public le contenu ...
C'est bien le problème effectivement.

Citation Envoyé par Uranne-jimmy Voir le message
C'est tendu tout de même, dans cette situation, on voit qu'autant des personnalités public (politicien et médecin, entreprise) veulent camoufler leurs points négatifs, mais pas uniquement, des détraqués aux bord de l’illégal et de l'immoral aussi. J'avais pensé dire "il suffit d'interdire le système aux système public, le réserver au privé" Mais ça ne suffit pas, il faut aussi filtré les causes du retrait de contenu, et là les mailles du filets ne seront jamais assez serrées.
Internet est devenu un média. Le seul problème, c'est qu'on le contrôle pas et qu'il a une mémoire d'éléphant. C'est moche pour nos hommes politiques et nos entreprises .

Citation Envoyé par Uranne-jimmy Voir le message
Finalement ce que je pense de ce droit à l'oublie change au fil de mes réflexion, plus ça va et plus je passe de "ba oui c'est légitime" à "t'as qu'à gérer correctement ce que tu balances si ça te déplaît autant d'avoir des traces malsaines sur le net".
Comme quoi, réfléchir a du bon.
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 26/11/2014 à 20:49
Citation Envoyé par Saverok Voir le message
Dans le cas d'une requête pour violation de droit d'auteur, les liens sont retirés dès réception de la requête avant même que celle-ci ne soit analysée
Si la requête est jugée abusive, le lien est restauré

Dans le cas de particuliers, c'est l'inverse...

C'est une bonne illustration de l'intérêt que porte Google à la vie privé des individus face aux fichiers soumis au droit d'auteur
Pour moi c'est la preuve de l'intérêt que Google porte
- à la loi
- à la liberté d'expression

Mais la liberté d'expression, en Europe, c'est considéré comme secondaire par rapport aux faux droits comme le droit à la vie privée et à "l'oubli" (sic).
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 26/11/2014 à 21:09
Citation Envoyé par cuicui78 Voir le message
Donc google considere que les articles de presse sur Stan O'Neal, ou encore ceux sur un ancien arbitre écossais, ne sont pas d'un interet piblic ?
Quels sont les criteres de google ?
Qui peut définir l'intérêt public?

Qui est "le public"?

Si dix personnes sont intéressées par la publication d'une information, est-ce "public"?
Avatar de Michael Guilloux Michael Guilloux - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 27/11/2014 à 9:21
Droit à l’oubli : une nouvelle pression sur Google
pour l’application du droit au-delà des domaines locaux européens.

Après la décision rendue en mai par la Cour de justice de l’Union Européenne (CJUE), Google se voit contraint à retirer les liens de ses résultats de recherche qui donnent accès à des informations désuètes ou non pertinentes sur les utilisateurs européens.

La décision a suscité un énorme intérêt de la part des utilisateurs demandant que certaines informations soient effectivement retirées des résultats du moteur de recherche. A ce jour, près de 175 000 demandes ont été enregistrées au dernier décompte selon Google, ce qui montre bien que les utilisateurs revendiquent leur droit à l’oubli.

Mais cela ne semble pas suffisant pour le Groupe de travail Article 29 (A29), qui est composé des autorités de protection de données nationales (DPAs) de l'UE. A29 a également convenu que ces demandes de suppressions de données personnelles présentées devraient s’appliquer à Google.com et pas seulement à des domaines locaux européens.

À la fin de cette semaine, A29 publiera un ensemble de lignes directrices à suivre par le géant de la recherche pour la gestion des requêtes des internautes.

Cette mesure pourrait ne pas s’appliquer seulement à Google. Selon Isabelle Falque-Pierrotin, la responsable du groupe A29, « Google, comme d'autres moteurs de recherche, a été surpris par la décision parce qu'ils ont de nouvelles obligations à suivre désormais. Mais les règles ne sont pas nouvelles ; les obligations sont appliquées aux sites Web depuis 1995. La différence, c’est qu'elles s’appliquent désormais aux moteurs de recherche

La décision de justice ayant été prononcée, Google a été emmené à retirer certains articles de médias de ses résultats de recherche, avant de les informer. Cela a été perçu, par les médias et certains groupes de défense de la liberté civile, comme une censure de la liberté d’expression. Face à cette réaction, les gardiens de la protection des données en Europe ont signifié à Google qu’il n’avait pas besoin de notifier les webmasters quand il désindexe leurs pages dans le cadre du droit à l’oubli.

Par ailleurs, A29 a dressé une liste de 13 points pour trouver un équilibre entre les droits de l’individu à la vie privée, et les droits de la liberté d’expression.

C’est de concert avec Google, Bing, Qwant et Yahoo ! que ces points ont été élaborés. Cette liste, susceptible d’évoluer, va servir de référence aux DPAs pour analyser la légitimité des requêtes qui seront rejetées par Google.

Le groupe A29 souligne aussi que les 13 directives établies ne sont pas juridiquement contraignantes, mais les DPAs seront en mesure d’exiger des amendes si elles considèrent que certaines règles ont été violées.
Même si Google entend collaborer pour restaurer le droit à l’oubli des utilisateurs européens, la société US n’a pas encore répondu à l’appel des DPAs, à la suppression des résultats de recherche dans Google.com et pas seulement en Europe.

Source : BBC News

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Avatar de esperanto esperanto - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 27/11/2014 à 10:35
Citation Envoyé par jpouly Voir le message
La vie privée n'existe pas sur Internet : Chaque fois que l'on publie quelque chose, il faut avoir en tête que ça va être lu par tout le monde et que dans 500 ans, ça sera encore là.
Si mon voisin étale sa vie privée sur Internet, c'est son problème. S’il ne l'assume pas, tant pis pour lui.
Et quid du cas où ton voisin écrit des choses concernant ta vie privée ? Qu'elles soient vraies ou pas d'ailleurs...
Tu vas porter plainte, obtenir un dédommagement, mais après les données seront toujours là et tu va dire "j'assume" ?
Avatar de esperanto esperanto - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 27/11/2014 à 10:42
Un point que je ne crois pas avoir relevé dans la discussion jusqu'ici
Décision de justice prise à Bruxelles, d'accord. Mais apparemment ça ne choque personne ici que Google conserve la prérogative de décider à quelles demandes ils répondent ou pas.

Ne serait-il pas plus logique que les demandes soient envoyées à une autorité indépendante de toute entreprise, et ensuite, Google ne recevrait que les demandes validées et devrait les exécuter dans les plus brefs délais? (dans ces conditions ça doit pouvoir se scripter ce genre de truc)

Et puis après tout, quid des autres moteurs de recherche? Ah oui c'est vrai Bruxelles n'a rien contre le quasi-monopole de Google. Ou plutôt si. Ou plutôt non : en fait ce n'est pas le monopole sur les recherches qui les gêne, mais le fait qu'ils privilégient leurs propres produits. Un peu comme Microsoft qui privilégiait Explorer mais qui avait acquis de façon parfaitement légitime le monopole du système d'exploitation sur PC. Ou pas...
Avatar de jgrmstr jgrmstr - Membre habitué https://www.developpez.com
le 27/11/2014 à 11:11
Des nouvelles directives
Avatar de laloune laloune - Membre averti https://www.developpez.com
le 27/11/2014 à 12:46
Des nouvelles directrices directives
qui sait, peut-être l'UE veut-elle envoyer de nouvelles directrices pour tenter la séduction
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 27/11/2014 à 14:26
Citation Envoyé par Michael Guilloux Voir le message
Selon Isabelle Falque-Pierrotin, la responsable du groupe A29, « Google, comme d'autres moteurs de recherche, a été surpris par la décision parce qu'ils ont de nouvelles obligations à suivre désormais. Mais les règles ne sont pas nouvelles ; les obligations sont appliquées aux sites Web depuis 1995. La différence, c’est qu'elles s’appliquent désormais aux moteurs de recherche
Isabelle Falque-Pierrotin en digne représentante de la CNUL (officine nationaliste socialiste) dit de la merde.

Vite, détruisons la CNUL.
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 27/11/2014 à 14:37
Citation Envoyé par esperanto Voir le message
Un point que je ne crois pas avoir relevé dans la discussion jusqu'ici
Décision de justice prise à Bruxelles, d'accord. Mais apparemment ça ne choque personne ici que Google conserve la prérogative de décider à quelles demandes ils répondent ou pas.

Ne serait-il pas plus logique que les demandes soient envoyées à une autorité indépendante de toute entreprise, et ensuite, Google ne recevrait que les demandes validées et devrait les exécuter dans les plus brefs délais? (dans ces conditions ça doit pouvoir se scripter ce genre de truc)
Liberté, responsabilité, ça te parle?
Avatar de jpouly jpouly - Membre habitué https://www.developpez.com
le 27/11/2014 à 14:39
Citation Envoyé par esperanto Voir le message
Et quid du cas où ton voisin écrit des choses concernant ta vie privée ? Qu'elles soient vraies ou pas d'ailleurs...
Tu vas porter plainte, obtenir un dédommagement, mais après les données seront toujours là et tu va dire "j'assume" ?
Je pourrais toujours indiqué qu'il y a eu une décision de justice à ce sujet. Soit sur le site incriminé, soit sur un autre.
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 27/11/2014 à 14:45
Citation Envoyé par esperanto Voir le message
Et quid du cas où ton voisin écrit des choses concernant ta vie privée ? Qu'elles soient vraies ou pas d'ailleurs...
Tu vas porter plainte, obtenir un dédommagement, mais après les données seront toujours là et tu va dire "j'assume" ?
Les données seront toujours où?
Avatar de esperanto esperanto - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 27/11/2014 à 15:50
Citation Envoyé par abel.cain Voir le message
Liberté, responsabilité, ça te parle?
Ben là comme ça non, développe stp.

En gros, les autorités, indépendantes de toute société privée, ont accordé un droit au citoyen, mais pour exercer ce droit il faut s'en référer au bon vouloir d'une société privée. Cherchez l'erreur...
Attention, ne te méprends pas, je ne dis pas que toutes les demandes sont légitimes. Je trouve juste anormal que la décision soit prise par ceux qui ont justement intérêt à ne pas l'exercer.

Citation Envoyé par jpouly Voir le message
Je pourrais toujours indiqué qu'il y a eu une décision de justice à ce sujet. Soit sur le site incriminé, soit sur un autre.
Si ça te suffit tant mieux pour toi. Mais le jour où un employeur potentiel lira le site incriminé je doute qu'il ira jusqu'aux commentaires ou qu'il ira voir l'autre site...

Citation Envoyé par abel.cain Voir le message
Les données seront toujours où?
Ben entre autres dans le cache de Google, qui peut continuer d'indexer un contenu même si celui-ci a été retiré.
A supposer bien sûr que le contenu ait été retiré. Car en matière de presse à scandales, par exemple, on obtient généralement un dédommagement, éventuellement un droit de réponse, mais beaucoup plus rarement une injonction de retirer le contenu litigieux. Et je te laisse imaginer si plein d'autres sites se sont empressé de relayer l'information...
Avatar de Totony Totony - Membre du Club https://www.developpez.com
le 27/11/2014 à 22:16
À quand l'inclusion de la chine dans l'UE? Ils auraient besoin du Great Firewall
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 27/11/2014 à 22:22
Citation Envoyé par esperanto Voir le message
Ben entre autres dans le cache de Google, qui peut continuer d'indexer un contenu même si celui-ci a été retiré.
Combien de temps?
Avatar de esperanto esperanto - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 27/11/2014 à 23:24
Citation Envoyé par abel.cain Voir le message
Combien de temps?
Ben justement on pourrait peut-être commencer par les obliger à le dire?
Avatar de Neckara Neckara - Expert éminent sénior https://www.developpez.com
le 30/11/2014 à 7:56
Bonjour,

Citation Envoyé par abel.cain Voir le message
Mais la liberté d'expression, en Europe, c'est considéré comme secondaire par rapport aux faux droits comme le droit à la vie privée et à "l'oubli" (sic).
Le droit à la vie privée n'est pas un "faux droit", au contraire, c'est même un des droits parmi les plus importants duquel dépend plusieurs autre droits.

Comment peux-tu espérer avoir une liberté d'expression si tu n'as pas de base un droit à la vie privée?
Si tu te sens "surveillé", tu ne t'exprimeras pas du tout de la même façon et tu fera attention à ce que tu diras.

Attaquer la vie privée, c'est attaquer la liberté d'expression.

Là tu parles du droit à l'oubli numérique.

Si je ne me trompes pas, il y a deux chartes :
  • dans la publicité ciblée : données personnelles collectées passivement sans que l'utilisateur en ai conscience ;
  • dans les sites collaboratifs et moteurs de recherche : données personnelles publiées par l'auteur.


La première charte me semble importante pour garantir le droit à la vie privée, même si je ne suis pas naïf non plus.
Pour la seconde, je suis partagé :
  • d'un côté il faut assumer ses actes et faire attention à ce que l'on poste sur internet ;
  • d'un autre côté, ce serait dommage qu'un message posté à nos 12 ans nous nuise 40 ans plus tard.


Bon, il faut aussi savoir que la liberté d'expression ne sert à rien si on ne réfléchit pas par soit-même, si on ne prend pas du recul sur ce qu'on nous dit et si les journalistes ne font pas leur travail en vendant du sensationnel au lieu de nous informer ().

Malheureusement, je n'ai pas l'impression qu'on éduque bien nos enfants à ces problématiques.
Et cela n'est pas dans l'intérêt de nos politiciens... .
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 30/11/2014 à 20:56
Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Bonjour,

Le droit à la vie privée n'est pas un "faux droit", au contraire, c'est même un des droits parmi les plus importants duquel dépend plusieurs autre droits.
Bonjour,

Déjà, en quoi consiste ce fameux "droit à la vie privée"?

Qui le définit? L'Etat?

Qui permet de garantir? L'Etat?

Qu'est-ce qui est "privé"?

Est-ce que la vie privée de Jean-Pierre Jouyet a été violée parce qu'il a été enregistré par un journaliste lors d'une interview avec ce journaliste dans un lieu public?

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Comment peux-tu espérer avoir une liberté d'expression si tu n'as pas de base un droit à la vie privée?
M'exprimer où, quand?

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Si tu te sens "surveillé", tu ne t'exprimeras pas du tout de la même façon et tu fera attention à ce que tu diras.
Surveillé par qui?

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Attaquer la vie privée, c'est attaquer la liberté d'expression.
Attaquer les vrais droits, c'est attaquer la liberté d'expression.

Défendre des faux droits, c'est attaquer la liberté d'expression.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Là tu parles du droit à l'oubli numérique.
Oui, je parle du "droit à la vie privée"!
Avatar de Neckara Neckara - Expert éminent sénior https://www.developpez.com
le 30/11/2014 à 21:16
Je ne comprend pas l'objectif de la série de question que tu poses, ni ce que tu cherches à démontrer via ces même questions.

Défendre des faux droits, c'est attaquer la liberté d'expression.
Et quel est ta définition de "faux-droits" ?

Ensuite, le droit à la vie privée n'est pas incompatible avec la liberté d'expression, au contraire.
La liberté d'expression ne peut exister s'il n'existe pas de vie privée.

  • Quand tu poses des micros/caméras dans une pièce
  • quand tu entres chez une personne par effraction
  • quand tu suit et prend des photos à l'insu de ta victime
  • quand tu enregistre chacune de ses transactions bancaires
  • quand tu fouilles ses poubelles
  • quand tu installes des virus, keylogger et autres joyeusetés sur son ordinateur
  • quand tu récupères tout son trafic internet
  • etc.

Où penses-tu sérieusement pouvoir faire valoir ta "liberté d'expression" ?

Si on t'empêches de faire cela, est-ce que cela va nuire à ta liberté d'expression ?
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 30/11/2014 à 23:57
Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Je ne comprend pas l'objectif de la série de question que tu poses, ni ce que tu cherches à démontrer via ces même questions.

Et quel est ta définition de "faux-droits" ?
La même que pour tout le monde.

Je ne vois pas l'objectif de tes questions. Tu veux savoir en quoi la violation de propriété est une délit? Tu veux que je t'explique ce qu'est un piratage informatique?

A un moment il faut être sérieux.
Avatar de Neckara Neckara - Expert éminent sénior https://www.developpez.com
le 01/12/2014 à 7:30
Citation Envoyé par abel.cain Voir le message
La même que pour tout le monde.
C'est vrai qu'on va bien avancer comme ça .

Je ne vois pas l'objectif de tes questions.
tu me retournes ma phrase juste pour ne pas y répondre...

Citation Envoyé par abel.cain Voir le message
Tu veux savoir en quoi la violation de propriété est une délit? Tu veux que je t'explique ce qu'est un piratage informatique?
Oui, je ne sais pas du tout ce que c'est .

Ne confond pas droits et lois.
Qu'est-ce que ces lois protègent ?

Peux-tu me dire en quoi l'application de ces lois nuirait à ta liberté d'expression ?
Pourtant elles protègent en partie ton "faux-droit" à la vie privée.
A moins que parce qu'une chose est interdite par une loi, l'interdiction ne menace automatiquement plus la liberté d'expression ? .
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 01/12/2014 à 23:09
Citation Envoyé par Neckara Voir le message
C'est vrai qu'on va bien avancer comme ça .
Avec des interlocuteurs comme toi on ne risque pas bien d'avancer en effet. Déjà tu refuses de répondre aux questions, tu éludes ce qui est le sujet même pour parler de trucs sans rapport. Ensuite tu m'accuses de bloquer la discussion!

"faux droits" est un concept bien défini (contrairement au fumeux "droit à la vie privée"), si tu ne veux pas chercher, je t'expliquerai, une fois que tu auras répondu à mes questions.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
tu me retournes ma phrase juste pour ne pas y répondre...
Non, c'est que TU fais.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Ne confond pas droits et lois.
Je ne confonds pas, c'est toi qui confond tout.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Qu'est-ce que ces lois protègent ?
La loi protège la propriété privée sous différentes formes y compris immatérielle.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Peux-tu me dire en quoi l'application de ces lois nuirait à ta liberté d'expression ?
Non

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Pourtant elles protègent en partie ton "faux-droit" à la vie privée.
Non ce que tu dis n'a aucun sens. Une loi ne peut pas protéger en partie un "faux-droit".

Un faux droit est créé par une loi.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
A moins que parce qu'une chose est interdite par une loi, l'interdiction ne menace automatiquement plus la liberté d'expression ? .
Non ce que tu dis n'a pas de sens.
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 01/12/2014 à 23:19
Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Je ne comprend pas l'objectif de la série de question que tu poses, ni ce que tu cherches à démontrer via ces même questions.
L'objectifs de mes questions est d'obtenir les réponses à mes questions.

Tu en as d'autres de ce calibre?

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Ensuite, le droit à la vie privée n'est pas incompatible avec la liberté d'expression, au contraire.
La liberté d'expression ne peut exister s'il n'existe pas de vie privée.
Il faudrait déjà définir la vie privée.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
quand tu enregistre chacune de ses transactions bancaires
Ma banque viole ma vie privée en ayant la trace de mes transactions?

Ma banque limite donc ma liberté d'expression?

Tu as pas l'impression de raconter n'importe quoi?

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
quand tu récupères tout son trafic internet
Par quel moyen?
Avatar de Neckara Neckara - Expert éminent sénior https://www.developpez.com
le 02/12/2014 à 8:45
Citation Envoyé par abel.cain Voir le message
Avec des interlocuteurs comme toi on ne risque pas bien d'avancer en effet. Déjà tu refuses de répondre aux questions, tu éludes ce qui est le sujet même pour parler de trucs sans rapport. Ensuite tu m'accuses de bloquer la discussion!


"faux droits" est un concept bien défini (contrairement au fumeux "droit à la vie privée"), si tu ne veux pas chercher, je t'expliquerai, une fois que tu auras répondu à mes questions.
Tu me diras où tu le trouves car même après des recherches, je ne trouve aucune source sérieuse.
N'étant apparemment pas dans le dictionnaire de l'académie française, je suppose que c'est un terme dédié à une discipline donnée, et c'est vrai qu'on est tous expert en tout et qu'on maîtrise la terminologie de toutes les disciplines existantes .
De plus, ce semble plus être un "slogan politique" qu'autre chose...

Non, c'est que TU fais.


Je ne confonds pas, c'est toi qui confond tout.
En quoi?

La loi protège la propriété privée sous différentes formes y compris immatérielle.
Et le fait de suivre et de prendre des photos à l'insu d'une personne, on protège sa propriété privée ?

Non
Merci pour ta coopération .

Non ce que tu dis n'a aucun sens. Une loi ne peut pas protéger en partie un "faux-droit".

Un faux droit est créé par une loi.
Il faudra donc me dire comment est créée une "vraie loi" par contradiction avec une "fausse loi".
D'ailleurs, je ne vois pas ce qui empêcherait une loi de défendre un droit défini ailleurs.

Non ce que tu dis n'a pas de sens.
C'est le principe d'une démonstration par l'absurde.

Citation Envoyé par abel.cain Voir le message
L'objectifs de mes questions est d'obtenir les réponses à mes questions.
Tu ne réponds pas à ma question et ce n'est en rien un objectif.

Les questions peuvent être utilisées de différentes manière :
  • réthorique : on n'attends pas de réponses, ici la question est l'argument ;
  • "maïeutique" : au lieu de démontrer nous-même notre point de vue, on pose des questions pour "faire arriver" notre interlocuteur à notre même conclusion, la réponse est notre argument ;
  • comprendre l'autre : il arrive qu'on ne se comprenne pas, et on peut être amené à poser des questions dont on connait déjà la réponse afin de voir si l'autre a la même réponse (et donc de voir si l'incompréhension ne venait pas de là) la réponse servant alors de base à un argumentaire.
  • "normale" : sans aucun objectif argumentaire, on fait juste savoir notre ignorance sur un sujet afin d'obtenir les informations qui nous manquent.


Je voulais donc savoir ce qu'étaient censée apporter tes questions au débat actuels et le point que tu cherchais à démontrer.
Certaines ressemblant même de très près à des questions réthoriques.

Si je te posais une questions sans aucun rapport avec le débat, je pense que toi aussi tu chercherais à comprendre ce qu'elle vient faire là et pourquoi je l'ai posée.

HS. Pour info :
Article 12 de "Déclaration universelle des droits de l'Homme de 1948".
Article 9 du code civil.

Il faudrait déjà définir la vie privée.
Qui n'est pas "vie publique".

Académie française :
Vie publique, Les actions d'un homme revêtu de quelque dignité, ou chargé de quelque emploi, en tant qu'elles ont rapport à cette dignité, à cet emploi; par opposition à Vie privée, La vie particulière et domestique. Il cherche, dans les douceurs de la vie privée, un dédommagement aux soucis de la vie publique.
Ma banque viole ma vie privée en ayant la trace de mes transactions?
Ceci dépend de la manière dont les données sont enregistrées et des données enregistrées.
Et c'est une problématique qui fait objet de recherches notamment pour améliorer les modèles de transactions afin de respecter au mieux la vie privée des utilisateurs.

Ma banque limite donc ma liberté d'expression?
Tu n'as pas conscience d'être surveillé, donc de ton point de vue, tu n'es pas surveillé.
Ta banque (au niveau des données collectées) en sait bien plus sur toi que tu ne pourrais le croire.

Elle peut savoir où tu es allé (CB), en déduire ce que tu as pu acheter et qui tu aurais pu rencontrer.
Savoir qu'on sait où on va et qui on rencontre suffit déjà à brimer la liberté d'expression.

Tu as pas l'impression de raconter n'importe quoi?
Quand tu es devant ton patron, tu va dire les même choses que tu dis à tes collègues à la pose café ?
"A mais quel c@n celui-là, il me les brise sévère".

Et si tu avais un patron dans sur dos h24 ? Ceci ne brimerait-il pas de facto ta liberté d'expression ?
Pourrais-tu encore dire tout ce que tu disais une fois chez toi ?

Il existe des études qui mettent en avant ce changement de comportement une fois qu'on a l'impression d'être surveillé, qu'on a tendance à faire très attention à ce qu'on dit.

C'est donc loin d'être n'importe quoi.
Bon, certaines personnes en parlent bien mieux que moi.

Par quel moyen?
Je ne sais pas... en envoyant un e-mail à la NSA ?
Avatar de Simara1170 Simara1170 - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 02/12/2014 à 10:22
Laisse tomber Neckara, abel.cain est un genre de troll passif-aggressif...
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 02/12/2014 à 10:58
Citation Envoyé par Neckara Voir le message
De plus, ce semble plus être un "slogan politique" qu'autre chose...
Non c'est un concept.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Et le fait de suivre et de prendre des photos à l'insu d'une personne, on protège sa propriété privée ?
Pardon?

Ce que tu racontes n'a rigoureusement aucun sens.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Il faudra donc me dire comment est créée une "vraie loi" par contradiction avec une "fausse loi".
Qu'est-ce qu'une "vraie loi"?

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
C'est le principe d'une démonstration par l'absurde.
N'importe quoi. Ce que tu racontes n'a aucun sens. Ce qui n'a pas de sens ne peut pas constituer une démonstration. Tu es en pleine confusion.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Tu ne réponds pas à ma question et ce n'est en rien un objectif.
Hein?

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Je voulais donc savoir ce qu'étaient censée apporter tes questions au débat actuels et le point que tu cherchais à démontrer.
Certaines ressemblant même de très près à des questions réthoriques.
Bon, ça suffit, hein.

Tu ne vas pas me la jouer "méta" parce que je ne joue pas à ce genre de jeux.

Si encore tu faisais un peu semblant de vouloir échanger, mais là...

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Si je te posais une questions sans aucun rapport avec le débat, je pense que toi aussi tu chercherais à comprendre ce qu'elle vient faire là et pourquoi je l'ai posée.
Bon, ça suffit, hein. Tu arrêtes de troller, merci.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Tu n'as pas conscience d'être surveillé, donc de ton point de vue, tu n'es pas surveillé.
Tu n'as aucune idée de ce dont j'ai conscience.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Ta banque (au niveau des données collectées) en sait bien plus sur toi que tu ne pourrais le croire.
Tu n'as aucune idée de ce que je crois ou pas.
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 02/12/2014 à 10:59
Citation Envoyé par Simara1170 Voir le message
Laisse tomber Neckara, abel.cain est un genre de troll passif-aggressif...
Si tu as des idées à apporter, débale ta marchandise.
Avatar de Saverok Saverok - Expert éminent https://www.developpez.com
le 02/12/2014 à 11:57
@abel.cain
Vu que c'est un débat public, je viens mettre mon grain de sel
Je ne comprends absolument rien à tes histoires de "vrais et faux droits"
Cela semble très clair pour toi, vu la virulence avec laquelle tu défends ce "concept", mais cela l'est nettement moins pour pas mal de monde
Peux-tu nous l'expliquer ou nous donner quelques liens sources ?
Avatar de Stéphane le calme Stéphane le calme - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 02/12/2014 à 20:52
Droit à l'oubli : Microsoft et Yahoo se mettent également dans le bain
et étudient les demandes de suppression des liens

Depuis quelques mois déjà, une décision de l’Europe ordonnait aux moteurs de recherche de mettre sur pied un système permettant aux Européens de disposer du droit de retrancher des informations à leur sujet sur les résultats de recherche si elles étaient jugées « inadéquates, hors de propos ou n’étaient tout simplement plus pertinente ».

Par la suite Google a été inondé de requêtes allant dans ce sens ; il y a quelques jours, Mountain View a annoncé avoir reçu au total plus de 171 000 requêtes et examiné plus de 588 000 URL suites à ces demandes de suppression et l’entreprise en a déjà retiré plus de la moitié (58%).

Pourtant, bien que Google ait déjà retiré des liens des résultats de son moteur de recherche, ces contenus sont parfois accessibles lorsqu’on effectue une recherche depuis la concurrence comme Bing ou Yahoo. Pourquoi ? Tout simplement parce que les personnes qui demandaient à « être oubliées », se contentaient de ne faire une démarche que vers Google.

Il faut rappeler que la décision de l’Europe n’avait pas uniquement un impact sur Google, mais aussi sur ses concurrents. Aujourd’hui le monopole de Google est tel que parler de « moteur de recherche » se résume pratiquement à un seul alors qu’il n’en est rien. D’ailleurs il suffit de voir les chiffres pour comprendre : Microsoft n’a reçu que 699 demandes pour enlever des résultats de son moteur de recherche depuis le formulaire forget.me mis sur pied le 23 juillet, ce qui représente 2 362 URL. Microsoft explique que, pour l’instant, seuls 79 requêtes ont reçu une réponse de Bing. Notons que Microsoft est « toujours en train d’affiner » le processus de traitements des demandes, comme le signale un porte-parole de l’entreprise.

Pour comprendre la complexité de cet exercice, il convient de rappeler que Google a commencé à supprimer les liens en Juin dernier et a fait office de test en ce qui concerne la façon dont les entreprises doivent mettre en œuvre la décision de la Cour européenne de justice. Le tribunal, qui a statué en faveur d'un espagnol ayant poursuivi Google, n'a pas expliqué comment les entreprises devaient décider d'approuver les demandes. La Cour a simplement donné des directives en déclarant qu'il fallait un équilibre entre le droit d'un individu à la vie privée et le droit du public de savoir.

En tant que pionnier dans le domaine, Google a créé un comité consultatif qui a tenu une série de réunions publiques afin de trouver cet équilibre : «notre objectif est de trouver le juste équilibre. Il s'agit là d'un nouveau défi de taille, et nous souhaiterions être conseillés sur les principes à appliquer pour nous prononcer sur chaque cas.», expliquait le conseil sur le site web prévu à cet effet.

Dans les débuts du processus de suppression, Google a été critiqué pour avoir averti les éditeurs quand les liens dirigeants vers leurs contenus avaient été enlevés. En le faisant, Google attirait encore plus d’attention sur le contenu qu’une personne voulait garder privé. Dans certains cas, il est arrivé que des quotidiens écrivent des articles sur les retraits qui résumaient les histoires originales.

Yahoo a également commencé à traiter les demandes de suppression. Un porte-parole de l’entreprise a affirmé que Yahoo va « évaluer soigneusement chaque demande dans le but d'équilibrer le droit de l'individu à la vie privée avec des considérations de droit du public à l'information ». Un formulaire est disponible pour les résidents Européens qui souhaitent se « faire oublier ».

Comme Bing a fourni son algorithme de recherche à Yahoo ainsi qu’à ses portails suite à un partenariat conclu entre les deux entreprises, il n’est pas clair si Yahoo sera en mesure d’agir indépendamment et choisir quel lien supprimer ou alors si son évaluation s’alignera derrière celle de Bing.

Google n’applique actuellement que des suppressions de liens sur ses domaines européens comme google.co.uk et google.se, les autres domaines comme google.com ne sont pas concernés. Toutefois, les autorités de protection des données ont indiqué réclame que la suppression soit effective sur l’ensemble du moteur Google.

En octobre, 4,43% des recherches ont été effectuées sur Bing, avec 3,82% effectuées depuis Yahoo tandis que Google s’octroyait 88,7% des parts selon le baromètre de Statista.

Source : blog forget.me, Statista

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ? Les demandes de suppressions validées par un moteur de recherche devraient-elles l'être automatiquement pour un autre ?
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 02/12/2014 à 21:28
Citation Envoyé par Saverok Voir le message
Je ne comprends absolument rien à tes histoires de "vrais et faux droits"
Cela semble très clair pour toi, vu la virulence avec laquelle tu défends ce "concept", mais cela l'est nettement moins pour pas mal de monde
Peux-tu nous l'expliquer ou nous donner quelques liens sources ?
Un faux droit est un droit qui est créé par l'Etat en violant les droits naturels d'autres personnes.


Par exemple le "droit au logement" qui conduit à interdire de virer un locataire qui ne paye pas ou à taxer les logements vide. Un propriétaire a le droit d'avoir des logements vides ou d'expulser un locataire qui ne respecte pas son contrat, et l'Etat ne devrait pas interférer avec ces droits.
Avatar de Neckara Neckara - Expert éminent sénior https://www.developpez.com
le 03/12/2014 à 6:38
Peux-tu donc me dire en quoi le droit au respect de la vie privée n'est pas un droit naturel ?

Qui détermine si un droit est "naturel" ou non ?
Où peux-t-on trouver une liste officielle des "droits naturels" existants ?
Le concept "faux droit" semble être un terme de droit, as-tu donc une source sérieuse qui défini ce concept ?

L'Etat ne devrait pas interférer avec ces droits.
Cela n'est que ton avis de libéraliste/jusnaturaliste (? ouais j'ai appris un nouveau mot pompeux \o/).

En soit, rien ne dit que l’État ne devrait effectivement pas interférer avec "ces droits".
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 03/12/2014 à 7:02
Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Peux-tu donc me dire en quoi le droit au respect de la vie privée n'est pas un droit naturel ?
Peux-tu donc me dire en quoi consiste le droit au respect de la vie privée?

(deuxième fois que je pose dans la question dans ce topic!)

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Qui détermine si un droit est "naturel" ou non ?
La philosophie des droits naturels.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Le concept "faux droit" semble être un terme de droit, as-tu donc une source sérieuse qui défini ce concept ?
Pas du tout, c'est de la philosophie. Ou de la morale si tu préfères.

Philosophie (ou morale) qui justifie le droit.

Philosophie qui explique que les droits naturels préexistent à la formalisation des droits.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Cela n'est que ton avis de libéraliste/jusnaturaliste (? ouais j'ai appris un nouveau mot pompeux \o/).
Je ne comprends pas la question.

Tout ce que j'écris est mon avis, par définition.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
En soit, rien ne dit que l’État ne devrait effectivement pas interférer avec "ces droits".
Si, la Déclaration des droits de l'homme.
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 03/12/2014 à 7:12
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Cependant, Joe McNamee le directeur exécutif d’EDRi, un groupe européen des droits digitaux, qui a pris part à la discussion estime que le fait que Google n’enlève pas les liens de son domaine en ‘.com’ rend cette opération incomplète : il est inconsistant de la part de Google de retirer les liens de la nudité d’une femme de ces 32 domaines et de ne pas le faire sur le domaine en ‘.com’ a-t-il donné comme exemple. En guise de réponse, Fleischer a rétorqué que la décision de Google de ne pas toucher à son domaine en ‘.com’ est motivée par le fait que d’autres cours de justice ailleurs dans le monde ne sont pas parvenues aux mêmes conclusions que la CJUE. Ce sujet pourra toutefois être l’objet d’un débat postérieur.

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?
Cela renvoie au problème général de la "localisation" d'un service en ligne : dans quel pays a lieu l'interaction?

Est-ce que sur google.com je suis chez Google, société US?
Est-ce que google.com vient sur mon PC, en France?

Est-ce que google.fr est un site français? Qu'est-ce un site français?

Est-ce qu'il faudrait indiquer par un drapeau la nationalité d'un fournisseur?

Etc.

Est-ce que des juristes ont traité ces questions?
Avatar de Neckara Neckara - Expert éminent sénior https://www.developpez.com
le 03/12/2014 à 7:43
Citation Envoyé par abel.cain Voir le message
Peux-tu donc me dire en quoi consiste le droit au respect de la vie privée?
J'ai défini le concept de vie privée par opposition au concept de vie public.

Au début, note bien que je parlais de "droit à la vie privée", qui est déjà "plus simple".
Et c'est justement sur le "droit à la vie privée" que ta première question portait.

Ce droit est assez simple, on a le droit d'avoir une vie privée, ie une vie non publique.

Le "droit au respect de la vie privée", est déjà plus fort, et cela semble être le terme "officiel".
Donc non seulement on a le droit à une "vie privée", mais en plus il faut respecter celle d'autrui ie ne pas porter atteinte à la vie privée d'autrui.

On parle alors "d’immixtion arbitraire dans la vie privée".

EDIT : vous vous doutez bien que je ne suis pas prof de droit, je ne suis donc pas le plus à même de vous donner de telles définitions.

(deuxième fois que je pose dans la question dans ce topic!)
Pauvre de toi.
Tu as posé une question et on n'y a même pas répondu, vilains que nous sommes...

La philosophie des droits naturels.

Pas du tout, c'est de la philosophie. Ou de la morale si tu préfères.

Philosophie (ou morale) qui justifie le droit.

Philosophie qui explique que les droits naturels préexistent à la formalisation des droits.
C'est bien ce que je pensais.

Tu pars d'un courant de pensé qui a ses propres concepts sans même prendre en considération qu'il puisse exister d'autres courants de pensé...
Propres concepts que tu balances sans même les définir...
Voir même sans prendre en considération que ton courant de pensé n'est peut-être pas à 100% parfait et qu'il peut faire objets de débats.

Donc moi je dit que le droit à la vie privée est un droit naturel.
Ce ne peut donc plus être un "faux droit".

Je ne comprends pas la question.

Tout ce que j'écris est mon avis, par définition.
Si on ne fait qu'écrire nos avis, on ne va pas aller bien loin.

Il faut l’étayer par des arguments ou des faits.
De plus, un avis qui n'engage que soit ne peux faire office d'arguments.

Moi je dit que l’État devrait repeindre ses locaux en rose flashy.
Ceci n'engage que moi et je ne peux pas prétendre que "repeindre ses locaux en rose flashy" est une obligation de l’État ni même que d'autres devraient penser que c'est une obligation de l’État.

Si, la Déclaration des droits de l'homme.
Tu me donneras le numéro de l'article.

Art. 4. La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

[...]

Art. 11. La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.
Déclaration universelle des droits de l'Homme :
Article 12 : Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.
Tu pourrais m'objecter l'article 19 mais :
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
Donc on garanti le droit de chercher les informations que via des moyens d'expression.
Ce qui n'est donc pas incompatible avec le "droit au respect de la vie privée".

De plus, rien n'indique que le "droit au respect de la vie privée" ne puisse être un "droit naturel".

Sachant que je n'accepte pas la terminologie de "faux droit" (ce qui est de mon bon droit puisque je n'adhère pas à ce courant), "droit non naturel" à la rigueur mais pas "faux droit".
Avatar de macslan macslan - Membre éclairé https://www.developpez.com
le 03/12/2014 à 9:04
Citation Envoyé par abel.cain Voir le message
Cela renvoie au problème général de la "localisation" d'un service en ligne : dans quel pays a lieu l'interaction?

Est-ce que sur google.com je suis chez Google, société US?
Est-ce que google.com vient sur mon PC, en France?

Est-ce que google.fr est un site français? Qu'est-ce un site français?

Est-ce qu'il faudrait indiquer par un drapeau la nationalité d'un fournisseur?

Etc.

Est-ce que des juristes ont traité ces questions?
D'après ce que je sais c'est par rapport à la localisation du serveur (les noms de domaines ne veulent rien dire) après je sais pas par rapport aux entreprises hébergent dans de multiples pays
Avatar de Saverok Saverok - Expert éminent https://www.developpez.com
le 03/12/2014 à 9:40
Citation Envoyé par abel.cain Voir le message
Peux-tu donc me dire en quoi consiste le droit au respect de la vie privée?
Voici une définition au sens juridique avec toutes les ref qui vont bien vers le code civil : http://www.dictionnaire-juridique.co...vie-privee.php
Avatar de Saverok Saverok - Expert éminent https://www.developpez.com
le 03/12/2014 à 10:15
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Qu'en pensez-vous ? Les demandes de suppressions validées par un moteur de recherche devraient-elles l'être automatiquement pour un autre ?
Cela a déjà été évoqué plus haut dans le fil de discussion mais je trouve totalement débile et dangereux de laisser ces entreprises privées décider du bien fondé ou non des demandes.
C'est à un juge de faire cela !!!
Et de ce fait, une fois qu'un juge a tranché, tous les acteurs s'alignent.

Là, c'est du gros n'importe quoi
Yahoo, Bing et Google sont en concurrence
En laisser un faire ce choix pour que les autres l'appliquent est stupide et donnerai trop d'importance au premier
A limite, créer un comité multi plateforme pour prendre ces décisions seraient plus cohérent et permettrait de mutualiser les coûts ainsi que les procédures administratives (les européens n'auraient qu'à émettre une seule demande pour l'ensemble des moteurs de recherche)
Avatar de didipostman didipostman - Membre à l'essai https://www.developpez.com
le 04/12/2014 à 10:22
Le problème c supprimer ces liens pour tous ces moteurs de recherches alors on lance la même requête pour tous les moteurs de recherche en même temps en simultanés avec du GridGain + Spring Batch + l'algo du CAPA groupe qui date de 1995
et le tour est joué voir ce lien http://didipostman.blogspot.com/2014...matics-of.html
Avatar de Saverok Saverok - Expert éminent https://www.developpez.com
le 04/12/2014 à 10:36
Citation Envoyé par didipostman Voir le message
Le problème c supprimer ces liens pour tous ces moteurs de recherches alors on lance la même requête pour tous les moteurs de recherche en même temps en simultanés avec du GridGain + Spring Batch + l'algo du CAPA groupe qui date de 1995
et le tour est joué voir ce lien http://didipostman.blogspot.com/2014...matics-of.html
Pourquoi faire ??
L'idée est de supprimer des URL dans les index des moteurs de recherche
Savoir comment ces URL sont indexées dans ces moteurs de recherches n'a pas d'intérêt
De même, pour un même moteur de recherche, il existe une multitude de chemin pour accéder à une même URL et ces accès différent celons les moteurs...

Autrement dit, les demandes concernent les buts (les URL) et non les chemins d'accès (les requêtes)
Avatar de macslan macslan - Membre éclairé https://www.developpez.com
le 04/12/2014 à 11:00
Un des gros problème c'est l'utilisation de ce droit pourrait être utilisé non pas par par exemple des jeunes adultes qui ont fait des conneries dans le passé mais par des dirigeants qui veulent caché des informations néfaste pour leur entreprises qui sont des infos et pas des textes qui veulent saborder l'entreprise
Avatar de Michael Guilloux Michael Guilloux - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 20/01/2015 à 16:01
« Droit à l'oubli »: Google s'en tient strictement aux domaines locaux européens, la société rappelle qu'il s'agit d'un concept européen

Google est bel et bien en train de retirer de ses moteurs en Europe, les résultats de recherche portant atteinte à la vie privée. Suite à la décision arrêtée par le plus haut tribunal de l'UE, le géant américain s'est engagé à prendre en compte les demandes de suppressions des individus de l'Union Européenne qui revendiquent leur « droit à l'oubli ». Jusqu’à ce jour, Google a reçu plus de 200 000 demandes de toute l'Europe qui affectent plus de 700 000 URL, selon son rapport de transparence en ligne.

Une question demeure cependant. Jusqu'où le soi-disant droit à l'oubli de Google devrait-il s'étendre?

En ce qui concerne les régulateurs de la vie privée en Europe, ils ont déjà statué sur cette question. En raison de la facilité de passer d’un domaine européen tel Google.de en Allemagne ou Google.fr en France à Google.com, ils pensent que la suppression initialement limitée aux domaines européens, n'est pas satisfaisante.

Le groupe des protecteurs de la vie privée des pays de l'UE, le groupe de travail Article 29, a donc conclu en Novembre qu'ils voudraient que les moteurs de recherche retirent les résultats à l'échelle mondiale.

Le vendredi, le groupe de travail Article 29 a écrit à Microsoft, Yahoo et au moteur de recherche français Qwant pour leur rappeler que les régulateurs souhaitent que les résultats soient supprimés de tous les domaines pertinents; une demande à laquelle le géant américain ne compte pas céder si facilement.

Le directeur juridique de Google, David Drummond, a fait savoir que la société a commencé par la suppression de résultats sur les domaines locaux européens et son approche n'a pas encore changé. «Nous avons eu une approche de base, nous avons suivi, sur cette question, nous avons fait des suppressions dans toute l'Europe, mais pas au-delà, » a-t-il dit lors d'un événement à Bruxelles le lundi.

Toutefois, Drummod pense que l'approche de Google pourrait évoluer après réception du rapport d'un groupe d'experts que la société a mis en place pour étudier la question du domaine d’application de la décision. Le rapport du groupe est prévu pour la fin de ce mois. « Nous allons le prendre [le rapport], ainsi que de l'apport de l'Article 29 et d'autres contributions et arriverons à une approche », a déclaré Drummond.

Cependant, il semble que Google ait déjà décidé de s'en tenir strictement aux domaines européens, surtout que les lignes directrices établies par les protecteurs de la vie privée ne sont pas juridiquement contraignantes. En effet, Drummod soutient fortement « qu'il doit y avoir un moyen de limiter le concept, parce que c'est un concept européen. »

Source : Reuters

Et vous ?

Les européens pourront-ils se faire oublier sur Google.com ?
Avatar de JayGr JayGr - Membre actif https://www.developpez.com
le 20/01/2015 à 17:21
Citation Envoyé par Michael Guilloux Voir le message

Et vous ?

Les européens pourront-ils se faire oublier sur Google.com ?
"Une issue de secours à 9000 mètres d’altitude, l’illusion de la sécurité !" Fight Club.

Google est l'avion dans lequel nous sommes tous montés ...
Avatar de GHetfield GHetfield - Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
le 20/01/2015 à 20:53
Tiens... Comme par hasard on ne retrouve pas Imikado & Co se plaindre comme il le font sans cesse de Microsoft. Mais il ne doivent pas etre client Google.. il doivent certainement utiliser Bing
Avatar de Zirak Zirak - Inactif https://www.developpez.com
le 20/01/2015 à 21:05
Citation Envoyé par GHetfield Voir le message
Tiens... Comme par hasard on ne retrouve pas Imikado & Co se plaindre comme il le font sans cesse de Microsoft. Mais il ne doivent pas etre client Google.. il doivent certainement utiliser Bing
Non, DuckDuckGo
Avatar de Michael Guilloux Michael Guilloux - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 09/02/2015 à 11:59
Droit à l'oubli : Le groupe consultatif chargé d'étudier son champ d'application se range du côté de Google
La règle doit être limitée à l'Europe

Le droit à l'oubli devrait être limité à l'Europe, c'est la décision qui est ressortie de la discussion du groupe consultatif chargé d'étudier la manière dont la règle de vie privée devrait être appliquée.

Pour rappel, la plus haute cour de l'Europe a rendu une décision en mai dernier, demandant aux moteurs de recherche de supprimer, des résultats de recherche, les liens non pertinents ou obsolètes qui portaient atteinte à la vie privée des résidents de l'UE.

La firme de Mountain View est alors passée à l'action en se soumettant à l'application du droit à l'oubli de l'Europe. Pendant que Google traitait les quelques centaines de milliers de demandes de suppression formulées par les utilisateurs, l'UE a émis de nouvelles directives demandant à la société d'étendre le champ d'application du droit à l'oubli à tous ses domaines et pas seulement aux domaines locaux européens, comme prévu initialement.

Le géant de la recherche a aussitôt fait savoir que le droit à l'oubli était un concept européen, qui devait donc s'appliquer à l'Europe uniquement. Toutefois, il a déclaré que sa position pourrait évoluer, après le rapport d'un groupe consultatif chargé d'étudier la question.

Le groupe consultatif indépendant de 8 personnes a rendu son rapport en soutenant, à la majorité, que le droit à l'oubli devrait se limiter uniquement à l'Europe. La raison est que l'application de la règle à l'Europe suffit pour garantir la protection de la vie privée tout en assurant la liberté d'expression.

«Nous croyons que les suppressions appliquées aux versions européennes de recherche pourront, en règle générale, protéger les droits des personnes concernées de manière adéquate », a indiqué le comité. Le groupe note que près de 95% des recherches sur le web en Europe sont canalisées par des domaines régionaux de Google. Il n’est donc pas pertinent de l’étendre à Google.com.

Le comité a aussi souligné que le droit pour les personnes hors de l'Union européenne d'accéder aux informations en ligne, ne doit pas non plus être ignoré.

Parmi les membres du comité, Jimmy Wales, cofondateur de Wikipedia, a complètement fustigé le droit à l'oubli. «Je m'oppose complètement à la situation juridique dans laquelle une entreprise commerciale est forcée de devenir le juge de nos droits les plus fondamentaux d'expression et à la vie privée », a écrit Wales. « Les recommandations à Google contenues dans ce rapport sont profondément viciées en raison de la loi elle-même étant profondément erronée ». A-t-il ajouté.

De l'autre bord, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, ancien ministre de la Justice allemande, également membre du comité, n'a pas partagé la position dominante. Elle indique dans le rapport que le droit à l'oubli devrait s'appliquer à tous les domaines de Google, étant donné la facilité de pouvoir passer d'un domaine local à Google.com.

Il faut aussi noter que la décision du groupe consultatif n’a aucune valeur juridique.

Source : Rapport du comité consultatif

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Avatar de Washmid Washmid - Membre averti https://www.developpez.com
le 09/02/2015 à 14:22
Citation Envoyé par Michael Guilloux Voir le message
[B][SIZE=4]
De l'autre bord, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, ancien ministre de la Justice allemande, également membre du comité, n'a pas partagé la position dominante. Elle indique dans le rapport que le droit à l'oubli devrait s'appliquer à tous les domaines de Google, étant donné la facilité de pouvoir passer d'un domaine local à Google.com.
Oui cela devrait s'appliquer à tous les domaines de google, mais certainement pas par le biais de google mais par le propriétaire du site qui doit supprimer son contenu (quitte à demander aux moteurs de recherche d'actualiser leurs caches après la suppression).

Actuellement c'est comme si on avait le droit de conserver nom prénom téléphone etc. d'une personne, le tout accessible à tous, sous prétexte qu'on a mis un robots.txt à côté !

Bref, cette ministre pointe du doigt, sans le savoir, l'incohérence dans la mise en oeuvre du droit à l'oubli.
Avatar de macslan macslan - Membre éclairé https://www.developpez.com
le 10/02/2015 à 9:18
Citation Envoyé par Washmid Voir le message
Oui cela devrait s'appliquer à tous les domaines de google, mais certainement pas par le biais de google mais par le propriétaire du site qui doit supprimer son contenu (quitte à demander aux moteurs de recherche d'actualiser leurs caches après la suppression).

Actuellement c'est comme si on avait le droit de conserver nom prénom téléphone etc. d'une personne, le tout accessible à tous, sous prétexte qu'on a mis un robots.txt à côté !

Bref, cette ministre pointe du doigt, sans le savoir, l'incohérence dans la mise en oeuvre du droit à l'oubli.
Surtout s'il est utilisé à simple but d’enlever le négatif de riche personnes
Avatar de gibsonSG_76 gibsonSG_76 - Nouveau membre du Club https://www.developpez.com
le 10/02/2015 à 9:48
https://duckduckgo.com/ et fuck google !
Avatar de eric.c eric.c - Membre actif https://www.developpez.com
le 12/02/2015 à 7:32
«Je m'oppose complètement à la situation juridique dans laquelle une entreprise commerciale est forcée de devenir le juge de nos droits les plus fondamentaux d'expression et à la vie privée », a écrit Wales.
C'est encore une fois ou on casse le thermomètre pour faire baisser la fièvre.
Avatar de Hinault Romaric Hinault Romaric - Responsable .NET https://www.developpez.com
le 14/05/2015 à 11:23
Droit à l’oubli : Google rejette plus de la moitié des demandes
la France affiche le plus grand nombre de requêtes

Voici aujourd’hui près d’un an que Google procède à la suppression de ses résultats de recherche certaines informations sensibles concernant des internautes européens.

Ces suppressions sont effectuées dans le cadre du « Droit à l’oubli ». Dans une décision de justice rendue en mai 2014 par la Cour de justice de l'Union européenne, les moteurs de recherche, dont Google, doivent traiter les requêtes des internautes européens qui souhaitent la suppression d’informations pouvant porter atteinte à leur vie privée.

Toutefois, les moteurs de recherche devaient évaluer la pertinence des demandes de suppression envoyées par chaque individu. Le but étant de trouver un juste équilibre entre la protection de la vie privée des individus et le droit du public à accéder à ces informations et à les diffuser.

De ce fait, Google se réserve le droit de ne pas répondre favorablement à certaines demandes, s’il estime qu’elles présentent un intérêt public, « par exemple, si elles concernent des escroqueries financières, une négligence professionnelle, des condamnations pénales ou une conduite publique adoptée par un fonctionnaire ».

Google avait mis au point une page afin d’informer les internautes sur les demandes qui ont été validées et celles qui ont été rejetées. Une mise à jour de cette page montre que 254 271 demandes reçues, concernant la suppression de près de 922 638 URL, depuis le lancement de ce programme.

Plus de la moitié des demandes ont été rejetées (58,7%), et 41,3% ont entrainé des suppressions de liens.

Le pays qui enregistre le plus de demandes est la France. Les Français ont transmis 51 873 requêtes, affectant 174 311 URL. Google a répondu favorablement à 48% des requêtes. À la suite de la France, on retrouve l’Allemagne avec 43 206 demandes (48,9 % de requêtes validées), et le Royaume-Uni avec 32 143 demandes (37,6% validées).


Au niveau des sites qui ont été les plus affectés, on note la présence en première position de Facebook (6 805 URL supprimées), profileengine (6 059 URL supprimées), Google Groups (4 000 URL supprimées), YouTube (3 948 URL supprimées) et Badoo (3 644 URL supprimées).

Les URL qui ont été supprimées par Google concernent essentiellement les victimes ou des personnes acquittées qui ne souhaitent plus voir leur nom figurer sur le moteur de recherche. À titre d’exemple, la firme a supprimé les pages ayant trait à la condamnation d’un Belge pour un crime grave au cours des cinq dernières années, mais dont la condamnation a été annulée en appel.

Pour les requêtes qui n’ont pas donné lieu à une suppression, Google cite comme exemple, le cas d’un prêtre condamné pour possession d’images d’abus sexuels sur mineurs, qui a demandé le retrait des articles portant sur sa peine et son bannissement de l'Église.

Il faut noter que la suppression des informations indexées n’est appliquée qu’en Europe. Les pages concernées restent visibles à travers le reste du monde, sans aucune modification.

Source : Google
Avatar de SurferIX SurferIX - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 21/05/2015 à 23:01
C'est normal que la France affiche le plus grand nombre de requêtes.

Il y a tellement de magouilleurs qui veulent effacer leurs traces....

En tant que spécialiste Web, on m'a offert de me payer récemment une petite fortune si je me débrouillais pour que quand on tape certains mots-clés dérangeants, une personne n'apparaisse plus. Ce que j'ai bien évidemment refusé. Véridique. Et pour les deux, même si actuellement j'ai limite de quoi vivre...
Avatar de Tlams Tlams - Membre actif https://www.developpez.com
le 22/05/2015 à 8:12
Pour l'avoir testé, Google supprime bien les liens demandés et dans un temps plus qu'acceptable (-24h sur ma demande).
Ils ne sont absolument pas regardants sur le contenu... Il suffit d'indiquer que le résultat est faux, dépassé ou sans rapport.
Le seul truc qu'ils vérifient vraiment c'est la preuve du lien avec l'Union Européenne.
N'importe qu'elle carte qui l'indique directement ou implicitement fonctionne sans problème( Carte ID, carte étudiant...).

Contrairement à ce que peut faire penser l'article ci-dessus, le champ de suppression est bien plus large.
Avatar de Iradrille Iradrille - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 27/05/2015 à 11:15
Citation Envoyé par Hinault Romaric Voir le message
Il faut noter que la suppression des informations indexées n’est appliquée qu’en Europe. Les pages concernées restent visibles à travers le reste du monde, sans aucune modification.
Si c'est le cas c'est absolument inutile. Un proxy et on en parle plus. (Sans compter que liens dérangeants sont toujours là et que les autres moteurs de recherches les donneront).
Le droit à l'oubli ça semble faire beaucoup de bruit pour pas grand chose au final.

Citation Envoyé par Tlams Voir le message
Contrairement à ce que peut faire penser l'article ci-dessus, le champ de suppression est bien plus large.
Qu'est-ce que tu entends par là ?
Avatar de Michael Guilloux Michael Guilloux - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 15/06/2015 à 10:38
La CNIL ordonne à Google d’étendre le droit à l’oubli aux domaines hors UE
Un délai de 15 jours a donné au géant américain

La commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) vient de sommer Google d’appliquer le droit à l’oubli à l’ensemble de ses domaines y compris les extensions non européennes.

Pour rappel, la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) a pris une sanction contre Google en mai 2015. Elle a ainsi exigé que le géant US procède à la suppression des liens internet obsolètes ou non pertinents dans ses résultats de recherche ; les liens qui portent atteinte à la vie privée des résidents de l’UE.

Après des centaines de milliers de demandes reçues, le géant de la recherche en ligne a entamé le déréférencement des liens pour les demandes approuvées, mais en se limitant aux domaines européens. Ce qui signifie que les informations supprimées pourront toujours figurer dans les résultats de recherche sur Google.com et sur les domaines hors UE.

Face à ce processus qui ne satisfait pas le droit à l’oubli des utilisateurs, les autorités nationales de protection des données (DPA) représentées par le groupe de travail Article 29 (A29), ont demandé au géant américain d’étendre l’application du droit à tous ses domaines. Le groupe de travail A29 a par ailleurs donné la possibilité aux utilisateurs européens pour lesquelles les demandes n’ont pas été approuvées par Google de saisir leur DPA locale.

En réponse à la demande des gardiens de la vie privée, Google et un comité consultatif commandité par la firme de Mountain View ont, l’un après l’autre, convenu que le droit à l’oubli devrait se limiter à l’Europe puisqu’il s’agit d’un concept européen.

C’est suite à de nombreux rejets de demandes de suppressions de données que la CNIL a été saisie pour des centaines de requêtes faites à Google par des utilisateurs français.

Suite à l’analyse de ces demandes, la DPA française a jugé que plusieurs de ces réclamations méritaient l’approbation de Google et a donc demandé que celles-ci soient traitées par le géant de l’IT. La CNIL a encore exigé que le droit à l’oubli soit appliqué à tous les domaines Google - en Europe comme ailleurs - et cela dans un délai de 15 jours.

L’autorité française de protection des données estime en effet que pour être conforme à la décision de justice de la CJUE, le droit à l’oubli ne devrait pas se limiter aux domaines de l’UE.

La CNIL précise avant tout qu’il ne s’agit pas d’une sanction, et elle ne compte pas non plus prendre des mesures contre Google, si la société se met au travail dans le délai imparti. Dans le cas contraire, la présidente pourra demander aux personnes chargées de « sanctionner les manquements à la loi ‘informatique et libertés’, de prononcer une sanction » à l’égard du géant de la recherche en ligne, a écrit la commission sur son blog.

Source : CNIL

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Avatar de MikeRowSoft MikeRowSoft - Provisoirement toléré https://www.developpez.com
le 15/06/2015 à 11:07
Pour Microsoft, sa en ai où?
LDAP et les autres seront-t-ils un jour concerné?
Avatar de Davidbrcz Davidbrcz - Rédacteur https://www.developpez.com
le 15/06/2015 à 19:46
Donc une décision européenne devient mondiale par le bon vouloir de la CNIL, instance respectable mais dont les prérogatives sont limitées à la France ?
Avatar de qvignaud qvignaud - Membre habitué https://www.developpez.com
le 15/06/2015 à 21:45
On se prendrait pas un peu pour des Étatsuniens là ?
Non parce-que c'est bien beau de l'ouvrir dès que la justice US considère que Microsoft doit lui donner le plein accès à des données sous juridiction Irlandaise (donc Européenne), et considérer que le monde n'est qu'un vaste territoire sous son protectorat, mais si c'est pour faire la même chose juste après... C'est un peu l'hôpital qui se f*** de la charité, surtout venant de la CNIL, institution si respectable que je n'ai tout d'abord pas compris que l'ordre émanait bel et bien d'elle !

Je ne remet pas en cause le bien-fondé de cette décision, mais juste cette condescendance surprenante venant d'une institution d'Europe.

Je tiens cependant à modérer mes propos, n'ayant pas pu trouver le détail de ces informations, si cette restriction ne visait que l'ensemble des domaines des moteurs de recherche -quels qu'ils soient- dès lors qu'ils sont accédés depuis le sol européen, cela rentrerait à mon sens dans les clous juridiques et « diplomatiquement moraux » (le reste est une autre histoire ).
Avatar de Tr0n33 Tr0n33 - Membre actif https://www.developpez.com
le 19/06/2015 à 10:03
C'est normal que la France affiche le plus grand nombre de requêtes.

Il y a tellement de magouilleurs qui veulent effacer leurs traces....
Avis totalement subjectif. Des sources ? C'est ce genre de raisonnement, sans preuve, sans argumentation, sur un simple ressenti d'une expérience limitée qui donne une image parfaitement fausse de la réalité (un beau troll je l'accorde, si ce n'était pas si commun de penser ainsi). Oui, les français sont donc tous des râleurs avec une baguette sous le bras, une bouteille de rouge et un béret. Évidemment.

Bref. C'est cette partie là qui m'intéresse et je vois que certains l'ont évoqué.

En réponse à la demande des gardiens de la vie privée, Google et un comité consultatif commandité par la firme de Mountain View ont, l’un après l’autre, convenu que le droit à l’oubli devrait se limiter à l’Europe puisqu’il s’agit d’un concept européen.
Pourrait on avoir plus d'informations et de sources ? Est-ce à dire qu'un européen serait oublié en Europe mais pas aux Etats Unis par exemple ?

Il faut noter que la suppression des informations indexées n’est appliquée qu’en Europe. Les pages concernées restent visibles à travers le reste du monde, sans aucune modification.
L'article précédent a l'air de le confirmer mais je ne peux franchement - intellectuellement - me dire que c'est "réellement" possible. Ca voudrait tout simplement dire qu'il est parfaitement possible de récupérer les informations et donc, que le droit à l'oubli est complètement caduc et non respecté.
Avatar de Zirak Zirak - Inactif https://www.developpez.com
le 19/06/2015 à 10:16
Citation Envoyé par Tr0n33 Voir le message
L'article précédent a l'air de le confirmer mais je ne peux franchement - intellectuellement - me dire que c'est "réellement" possible. Ca voudrait tout simplement dire qu'il est parfaitement possible de récupérer les informations et donc, que le droit à l'oubli est complètement caduc et non respecté.
On a l'impression que tu découvres la chose, mais cela a été annoncé comme cela depuis le départ...

Oui aujourd'hui il suffit de passer par un proxy étranger (enfin hors Europe) pour afficher les pages soit disant "oubliées".

Mais bon, même si ce n'est pas d'une difficulté extrême à faire, ce n'est pas à la portée de tout le monde, d'ailleurs à mon avis, la plupart des gens ignorent que les données sont encore accessible via proxy (et ne doivent pas savoir ce qu'est un proxy de toutes façons), du coup, ils ne se renseignent pas sur comment faire, et donc du coup, les données ont l'air effacées pour la "majorité" des gens.

Enfin bon, il fallait être un peu crédule pour avoir penser que l'Europe allait imposer ce genre de chose au reste de la planète qui culturellement n'a pas forcément les mêmes critères sur ces données.

L'Europe ne voulait plus voir apparaitre ces pages dans les moteurs de recherche, en jouant un peu sur les mots, c'est effectivement le cas, l'Europe ne voit pas apparaitre ces pages, ils ont respecté leur engagement...
Avatar de Tr0n33 Tr0n33 - Membre actif https://www.developpez.com
le 19/06/2015 à 10:46
Citation Envoyé par Zirak Voir le message
On a l'impression que tu découvres la chose, mais cela a été annoncé comme cela depuis le départ...
Oui, je n'avais pas du tout suivi ce genre de débat pour cause de tête dans le guidon au niveau de mon travail. Je n'avais donc que vaguement regardé le sujet et les conclusions.

Oui aujourd'hui il suffit de passer par un proxy étranger (enfin hors Europe) pour afficher les pages soit disant "oubliées".

Mais bon, même si ce n'est pas d'une difficulté extrême à faire, ce n'est pas à la portée de tout le monde, d'ailleurs à mon avis, la plupart des gens ignorent que les données sont encore accessible via proxy (et ne doivent pas savoir ce qu'est un proxy de toutes façons), du coup, ils ne se renseignent pas sur comment faire, et donc du coup, les données ont l'air effacées pour la "majorité" des gens.
Oui, mais dans des cas "juridiques" cela peut s'avérer parfaitement inutile alors qu'il s'agissait justement du gros point d'importance. Je partage votre avis, mais un décret de loi qui ne s'applique jusqu'à une majorité, c'est inéquitable.

Enfin bon, il fallait être un peu crédule pour avoir penser que l'Europe allait imposer ce genre de chose au reste de la planète qui culturellement n'a pas forcément les mêmes critères sur ces données.
L'Europe ne voulait plus voir apparaitre ces pages dans les moteurs de recherche, en jouant un peu sur les mots, c'est effectivement le cas, l'Europe ne voit pas apparaitre ces pages, ils ont respecté leur engagement...
Je ne vois pas ça comme une "volonté d'imposer au reste de la planète". Les Européens n'imposent rien en dehors de l'Europe. A qui seront utiles ces données en dehors de l'Europe ? A bien peu de personnes. En réalité donc, Google permet dans l'écrasante majorité des cas (notamment ceux juridiques) à des tiers mal intentionnés (ce qui constitue généralement la majorité des cas juridiques hein), de toujours avoir accès à ses données. Dans des cas de harcèlement, etc. c'est donc parfaitement inefficace et non respecté.

Non je ne suis pas "naif", juste que là, plus c'est gros, mieux ça semble passer.

En tout cas, je ne suis pas contre d'autres sources, justement pour ces problèmes de visibilités à l'étranger. Le cas c'est-il déjà présenté (par exemple pour du harcèlement etc) ?

Avatar de SurferIX SurferIX - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 19/06/2015 à 11:05
Citation Envoyé par Tr0n33 Voir le message
Avis totalement subjectif. Des sources ?
Oui : mon (humble) expérience : je viens de commencer à tout énumérer mais c'était trop détaillé, alors j'ai effacé ce que j'ai écrit, et je résume : sur mes relations professionnelles - ou ex-relations, 14 ont des choses à se reprocher qui apparaissent sur le Web. Pire : on m'a demandé récemment si je pouvais faire un "e-déréférencement" d'une personne car quand on tapait son nom, ce qui apparaissait en numéro un était un quotidien expliquant qu'elle aller passer au parquet pour magouille(s).
Avatar de Zirak Zirak - Inactif https://www.developpez.com
le 19/06/2015 à 11:14
Citation Envoyé par Tr0n33 Voir le message
En réalité donc, Google permet dans l'écrasante majorité des cas (notamment ceux juridiques) à des tiers mal intentionnés (ce qui constitue généralement la majorité des cas juridiques hein), de toujours avoir accès à ses données. Dans des cas de harcèlement, etc. c'est donc parfaitement inefficace et non respecté.
Attention, il ne faut pas oublier non plus, que tout n'est pas sujet au droit à l'oubli, cela passe devant une commission, et suivant l'information que l'on souhaite faire "oublier" cela peut être refusé si celle-ci était considéré d'utilité publique.

Il y a eu par exemple, un pédophile qui a voulu faire retirer les pages le concernant, et cela a été refusé il me semble.

Donc dans des cas juridiques cela va également dépendre du type d'affaire, de la conclusion du jugement, etc etc.

Citation Envoyé par Tr0n33 Voir le message
Je ne vois pas ça comme une "volonté d'imposer au reste de la planète". Les Européens n'imposent rien en dehors de l'Europe. A qui seront utiles ces données en dehors de l'Europe ? A bien peu de personnes.
Justement, pourquoi empêcher les gens hors d'Europe d'y accéder puisqu'ils ne pourront rien en faire de toutes façons ?

Sur le fond, je suis d'accord avec vous, les pages ne devrait plus être accessibles de nul part, maintenant, les européens ne voulait plus que ces pages soient visibles, Google a fait bêtement ce qu'on lui a demandé, et ces pages ne sont plus visibles pour les européens.

Enfin voilà, encore une fois, je suis d'accord sur le fond avec vous, et je suis d'accord qu'on peut considéré ça comme insuffisant, mais pour le coup, déjà Google n'était pas obligé de mettre en place quoi que ce soit, et la demande a été respecté pour 99% de la population (si on compte 1% de personnes sachant se servir d'un proxy ET faisant une recherche particulière via un proxy à propos d'une personne qui aurait bénéficié du droit à l'oubli, et à mon avis 1% c'est encore trop haut, on doit être bien en dessous).
Avatar de Tr0n33 Tr0n33 - Membre actif https://www.developpez.com
le 19/06/2015 à 11:50
Citation Envoyé par SurferIX Voir le message
Oui : mon (humble) expérience : je viens de commencer à tout énumérer mais c'était trop détaillé, alors j'ai effacé ce que j'ai écrit, et je résume : sur mes relations professionnelles - ou ex-relations, 14 ont des choses à se reprocher qui apparaissent sur le Web. Pire : on m'a demandé récemment si je pouvais faire un "e-déréférencement" d'une personne car quand on tapait son nom, ce qui apparaissait en numéro un était un quotidien expliquant qu'elle aller passer au parquet pour magouille(s).
Et bien vous prouvez vous même la problématique de votre argument : "14 personnes". Nous sommes 60 millions dont 81% ont déjà utilisé Internet. Je ne vous dénie pas le droit à la généralisation, mais je trouve ce genre de raisonnement particulièrement et sociétalement dangereux. La preuve doit être apportée sur une étude, sur des statistiques croisées, des éléments de société, pas uniquement sur l'expérience restreinte (ou les idées véhiculées par le biais des médias). Je ne critique d'ailleurs pas votre expérience ou je ne dis pas du tout que ce n'est pas du vécu ou un constat dans votre entourage, je vous dis simplement que vous ne pouvez pas décemment déduire de relations professionnelles extrêmement limitées, une généricité aussi grande. C'est votre avis, de mon point de vue, ce n'est pas une vérité. Mon souci c'est que vous nous l'avez lancé comme une vérité et qu'auprès de certains ce discours est une forme d'incitation à une "haine ordinaire" à l'égard d'individus. Je m'inscris tout simplement en faux. A l'identique ce n'est pas parce qu'il y a des pourris en politique que tous les politiques sont pourris. Logique mathématique

Désolé pour la digression au passage.
Avatar de Tr0n33 Tr0n33 - Membre actif https://www.developpez.com
le 19/06/2015 à 12:01
Citation Envoyé par Zirak Voir le message
Attention, il ne faut pas oublier non plus, que tout n'est pas sujet au droit à l'oubli, cela passe devant une commission, et suivant l'information que l'on souhaite faire "oublier" cela peut être refusé si celle-ci était considéré d'utilité publique.

Il y a eu par exemple, un pédophile qui a voulu faire retirer les pages le concernant, et cela a été refusé il me semble.

Donc dans des cas juridiques cela va également dépendre du type d'affaire, de la conclusion du jugement, etc etc.
Là on touche à un problème éthique. J'avoue me poser beaucoup la question. Un pédophile peut aussi changer et évoluer. Je ne rentrerais pas dans le débat moral, maladie etc. Effectivement tout est discutable et soumis à regard de conclusion des jugements. Dans le cadre d'un danger potentiel envers la société, ça se défend tout comme ça se critique. Si un jour, je fais quelque chose de monstrueux, que je m'en rends compte, que je change, est ce que l'information doit rester publique sur Internet ? C'est très discutable. On touche effectivement plus à un problème de société et de culture.

Justement, pourquoi empêcher les gens hors d'Europe d'y accéder puisqu'ils ne pourront rien en faire de toutes façons ?
Justement, le problème n'est pas que les non Européens y accèdent, mais que les Européens aient une possibilité d'y ré accéder quand même. En somme, le principe est donc contournable; même si c'est pour 1% des cas, c'est déjà trop. Un individu mal intentionné pourra passer outre une décision de justice (et sera en plus moins visible qu'avant. Je trouve ça pernicieux comme résultat.

Sur le fond, je suis d'accord avec vous, les pages ne devrait plus être accessibles de nul part, maintenant, les européens ne voulait plus que ces pages soient visibles, Google a fait bêtement ce qu'on lui a demandé, et ces pages ne sont plus visibles pour les européens.
Enfin voilà, encore une fois, je suis d'accord sur le fond avec vous, et je suis d'accord qu'on peut considéré ça comme insuffisant, mais pour le coup, déjà Google n'était pas obligé de mettre en place quoi que ce soit, et la demande a été respecté pour 99% de la population (si on compte 1% de personnes sachant se servir d'un proxy ET faisant une recherche particulière via un proxy à propos d'une personne qui aurait bénéficié du droit à l'oubli, et à mon avis 1% c'est encore trop haut, on doit être bien en dessous).
Sur le fond, je pense qu'une majorité est d'accord. Mais j'ai encore un point qui me dérange. En quoi Google n'est pas contraint de mettre en place quoi que ce soit ? Google reste une entreprise privée, et au même titre que les autres, elle doit se soumettre aux lois des états. Pourquoi serait-il au dessus des lois ? Ils jonglent sur le principe de mondialisation. D'ailleurs je pense que ça va bien plus loin que le simple droit à l'oubli. Je me pose la question du droit de Google à indexer tout ce qui traîne sur la toile et de l'irrespect de certains sites à laisser des informations publiques se faire indexer. Quand je vois que Facebook me réclame ma véritable identité, et que je suis ensuite indexé (même avec une gestion privée) par Google derrière, je trouve que c'est une atteinte direct à ma vie privée. Je donne des informations à Facebook, pas à Google. La responsabilité incombe donc aussi bien au site émetteur qu'à l'indexeur. Ca me pose un sacré problème depuis longtemps ça d'ailleurs. Il y a matière à débat aussi sur ce point
Avatar de SurferIX SurferIX - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 19/06/2015 à 12:11
Citation Envoyé par Tr0n33 Voir le message
Et bien vous prouvez vous même la problématique de votre argument : "14 personnes". Nous sommes 60 millions dont 81% ont déjà utilisé Internet. Je ne vous dénie pas le droit à la généralisation, mais je trouve ce genre de raisonnement particulièrement et sociétalement dangereux. La preuve doit être apportée sur une étude, sur des statistiques croisées, des éléments de société, pas uniquement sur l'expérience restreinte (ou les idées véhiculées par le biais des médias). Je ne critique d'ailleurs pas votre expérience ou je ne dis pas du tout que ce n'est pas du vécu ou un constat dans votre entourage, je vous dis simplement que vous ne pouvez pas décemment déduire de relations professionnelles extrêmement limitées, une généricité aussi grande.
Entièrement d'accord en théorie. Mais. Car il y a un 'mais'.

« Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées » (Winston Churchill)

En pratique, les chiffres sont tellement déformés que je ne croirai aucune statistique, car on leur fait souvent dire ce que l'on veut.
Donc d'un côté : sa petite expérience n'est pas suffisante, d'un autre côté, les statistiques sont mensongères. Donc que faire ? J'ai choisi d'en rester à mon expérience, qui vaut ce qu'elle vaut. Je ne vois que magouilles et compagnie autour de moi, que des gens qui ne gagnent beaucoup d'argent que d'une manière injuste, en exploitant de manière ignomineuse les gens, et où leur effort en terme de travail est scandaleusement bas. (Sisi, "ignomineuse" existe).
Avatar de Tr0n33 Tr0n33 - Membre actif https://www.developpez.com
le 19/06/2015 à 14:19
Je suis parfaitement d'accord avec vous. Mais je préfère toujours me fonder sur une analyse (même avec des erreurs ou des lacunes) ou sur un ensemble d'analyses parfois contradictoire (dont les statistiques peuvent faire parti) que sur ma simple expérience ou mon vécu. Tout simplement.
Avatar de Saverok Saverok - Expert éminent https://www.developpez.com
le 19/06/2015 à 16:49
Citation Envoyé par Tr0n33 Voir le message
Je me pose la question du droit de Google à indexer tout ce qui traîne sur la toile et de l'irrespect de certains sites à laisser des informations publiques se faire indexer. Quand je vois que Facebook me réclame ma véritable identité, et que je suis ensuite indexé (même avec une gestion privée) par Google derrière, je trouve que c'est une atteinte direct à ma vie privée. Je donne des informations à Facebook, pas à Google. La responsabilité incombe donc aussi bien au site émetteur qu'à l'indexeur. Ca me pose un sacré problème depuis longtemps ça d'ailleurs. Il y a matière à débat aussi sur ce point
Si une information est publique, elle peut être indexée.
Ce principe est valable pour tout le monde, pas uniquement pour Google.

En ce qui concerne Facebook, rien ne t'oblige à y renseigner tes informations personnelles ni lesquels, ni quelles soient véridiques, et encore moins d'utiliser Facebook.
Les CGV de Facebook sont assez claires sur la diffusion et l'utilisation de ces données.
De même, il y a eu des jurisprudences un peu partout dans le monde pour indiquer que tout ce qui se passe sur Facebook est public par nature, même si lors d'une discussion "privé" via cette plateforme (cf. les nombreux cas de licenciement d'employés qui critiquaient leur société dans des cercles "privés" sur Facebook).
Bref, je ne suis pas du tout un défenseur ni de Google (que je n'utilise pas) ni de Facebook (où je n'ai pas de compte) mais faut arrêter de déresponsabiliser les gens en leur trouvant sans arrêt des excuses.

C'est là que je ne suis pas en accord avec cette loi sur le droit à l'oubli qui non seulement se fait sans juge, mais en plus, elle ne prend en compte que la moitié du problème en mettant en contrainte les moteurs de recherches et non les sites.
Car l'oubli n'est pas là, l'information désindexée est tjrs présente sur le site d'origine.
Avatar de Stéphane le calme Stéphane le calme - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 15/07/2015 à 20:25
Google révèle accidentellement plus d'informations relatives au droit à l'oubli,
dans une version archivée de son rapport de transparence

Le quotidien britannique The Guardian a découvert que Google a malencontreusement diffusé dans le code source de son site web créé pour l’occasion plus d’informations relatives au Droit à L’oubli que le rapport visible en front-end. « Moins de 5% de presque 220 000 requêtes individuelles faites à Google pour retirer des liens de manière sélective des informations obtenues en ligne proviennent de criminels, de politiciens et de personnalités publiques », a indiqué le quotidien. Ce qui signifie que 95% des requêtes proviennent d’individus lambda qui veulent voir disparaître des liens des résultats de recherche fournis par le moteur du numéro un sur le marché.

Lorsque Google publiait son Rapport de Transparence, la stratégie adoptée était de mettre en évidence les exemples les plus sensationnels des demandes effectuées dans ce cadre (comme celle d’un prêtre condamné pour possession d’images d’abus sexuel d’enfant qui a demandé à Google de retirer les articles évoquant sa peine ainsi que son bannissement de l’église que Google s’est refusé d’enlever).

« Les données, qui n’ont pas été dévoilées publiquement jusqu’à maintenant, ont été trouvées pendant une analyse de versions archivées du rapport de transparence de Google et donnent des détails sur la répartition numérique de chaque demande et lien associés par pays et par types d’émissions », a expliqué le quotidien avant de préciser que « le code source sous-jacent a depuis été mis à jour pour supprimer ces détails ».

Sur les 218 320 requêtes qui ont été dénombrées dans la période comprise entre le 29 mai 2014 et le 23 mars 2015, seules 101 461 (soit 46%) ont reçu un retour favorable. Parmi elles, 99 569 concernaient des « informations privées et personnelles ». 1 892 demandes sur les 9 021 concernant les quatre autres catégories identifiées par Google (soit moins de 1% du total) ont reçu un retour favorable. Dans le détail nous avons la catégorie « crimes sérieux » (728 demandes favorables sur 4 117, soit 18%), « figures publiques » (454 demandes favorables sur 2 105, soit 22%), « politique » (534 demandes favorables sur 2 303, soit 23%) et enfin « protection de l’enfance » (176 demandes favorables sur 1 026, soit 17%). Le quotidien suppose que ces réponses favorables concernent les victimes, des témoins indirects, des peines purgées ou la vie privée de personnalités publiques.

Bien entendu, le nombre de demandes n’a pas été le même sur tous les territoires comme l’atteste ce graphique.


Dans plusieurs pays, à l’instar de la France, des Pays-Bas, de l’Allemagne ou du Portugal, 98% des requêtes concernent des informations privées. Seuls trois pays passeront en deçà de la barre des 90% dans ce domaine, notamment l’Italie (85%), la Roumanie (87%) et la Hongrie (88%).

Entre les pays, il existe des variations dans le taux de conformité. Par exemple, plus de la moitié des demandes de suppressions d’informations privées en France et en Allemagne ont été accordées tandis que cette proportion baisse à près d’un tiers au Royaume-Uni et en Italie. Ces différences peuvent être imputables aux demandes elles-mêmes, être le résultat d’une variation culturelle et juridique entre les pays, être la manifestation de l'impact des autorités de protection des données ou même parce que Google ne synchronise pas les critères de décision et de traitement entre les pays.

Un porte-parole de Google a déclaré que « nous avons toujours cherché à être aussi transparent que possible au sujet des décisions relatives au droit à l’oubli. Les données que le Guardian a trouvées dans notre code source de notre rapport de transparence viennent bien sûr de Google, mais elles faisaient partie d'un test pour déterminer comment nous pourrions mieux catégoriser les demandes. Nous avons abandonné ce test en Mars parce que les données n'ont pas été suffisamment fiables pour publication. Cependant, nous travaillons actuellement sur les moyens d'améliorer nos rapports sur la transparence ».

Stefan Kulk, un chercheur néerlandais spécialisé dans les responsabilités des fournisseurs de moteurs de recherche, a déclaré : « Google prend des décisions qui sont pertinentes pour le public. En tant que tel, il devient presque comme une cour ou le gouvernement, mais sans les contrôles fondamentaux sur sa puissance ». Et de continuer en disant « parce que nous en savons si peu sur les cas, Google peut pousser la discussion sur le droit à l'oubli dans une direction particulière – la dramatiser ou la minimiser ».

Source : The Guardian, données Google (GitHub)
Avatar de Aurelien Plazzotta Aurelien Plazzotta - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 16/07/2015 à 16:41
Le titre m'interpelle... "révèle accidentellement [...] dans son rapport de transparence."

C'est juste une campagne de communication, y a pas de fuite...
Avatar de Davidbrcz Davidbrcz - Rédacteur https://www.developpez.com
le 17/07/2015 à 4:41
Un point important à ne pas oublier : les données ne sont pas détruites, juste non référencées (et encore, je suppose qu'en réalité, elles le sont mais ne sont pas affichées dans les résultats).
Un lien vers l'information de base suffit.

La morale : archivez les liens intéressants !
Avatar de Iradrille Iradrille - Expert confirmé https://www.developpez.com
le 17/07/2015 à 10:53
Citation Envoyé par Davidbrcz Voir le message
Un point important à ne pas oublier : les données ne sont pas détruites, juste non référencées (et encore, je suppose qu'en réalité, elles le sont mais ne sont pas affichées dans les résultats).
Un lien vers l'information de base suffit.

La morale : archivez les liens intéressants !
D'ailleurs je me demande si c'est comme pour liens supprimés pour non respect de copyright : un message en bas de page "suite à une plainte des résultats ont été supprimés, tous les liens supprimés sont répertoriés ici [lien vers ChillingEffects]".

Si c'est le cas c'est stupide car les résultats censés être supprimés sont encore plus facilement trouvables.
Avatar de goomazio goomazio - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 17/07/2015 à 17:34
Citation Envoyé par Iradrille Voir le message
D'ailleurs je me demande si c'est comme pour liens supprimés pour non respect de copyright : un message en bas de page "suite à une plainte des résultats ont été supprimés, tous les liens supprimés sont répertoriés ici [lien vers ChillingEffects]".

Si c'est le cas c'est stupide car les résultats censés être supprimés sont encore plus facilement trouvables.
"Censés être supprimés" ou "censés ne plus êtres visités" ? Il faut voir l'avancée que ça apporte vu que le "droit à l'oubli" n'est pas vraiment la norme (surtout pas sur Facebook par exemple).

Sans oublier que cette méthode de "nettoyage d'Internet" est plutôt pratique :
- Google est le seul intermédiaire.
- Google n'est pas la justice (à la limite, si Google le voulait, est-ce qu'il ne pourrait pas proposer le droit à l'oubli en tant que service très très cher sans devoir rendre de compte à qui que ce soit vu que c'est leur moteur de recherche sur lequel ils font ce qu'ils veulent ?)
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