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Le marché des serveurs au plus mal depuis 1996,
Selon IDC

Le , par Katleen Erna, Expert éminent sénior
Le marché des serveurs au plus mal depuis 1996, selon IDC

Depuis 1996 que le cabinet d'études IDC surveille le marché mondial des serveurs, les chiffres n'ont jamais été aussi mauvais. Pour le quatrième trimestre consécutif, les revenus du secteur sont en baisse. Ce qui, en économie, traduit une récession -plutôt sévère dans le cas présent-.

Le chiffre d'affaire global pour le second trimestre 2009 est de 9.8 milliards de dollars, soit une baisse de 30.1 % par rapport à l'année précédente. Seraient en cause le manque de demandes et les coupes budgétaires des entreprises.

Il n'est pourtant pas exclu, selon IDC, que le marché puisse connaître un rebond pendant le prochain semestre, puisqu'au vu des maigres commandes depuis 2005 ajoutées au vieillissement rapide des produits, les entreprises auront besoin de renouveler leurs parcs informatiques. La reprise de la croissance serait attendue pour 2010, surtout pour les serveurs basés sur l'architecture x86 (avec le retour pour les entreprises des préoccupations concernant le futur).

Au niveau du classement, IBM prend sans surprise la tête avec 34.5 % des parts de marché (malgré une baisse de 26.3%). HP, en deuxième position, accuse une baisse de son chiffre d'affaire (de 30.4 %) le plaçant à 28.5 % et Dell également (moins 26.8 %) , en troisième place, avec 12.4 %. Sun termine dernier avec 10 % des parts de marché et la plus grosse chute de ses ventes : moins 37.2 %.

Concernant les serveurs non basés sur x86 mais fonctionnant avec RISC, EPIC et CISC, la chute des bénéfices est de 32.2 % d’année en année. Dans cette catégorie, IBM domine encore avec 53.3 % des parts de marché, puis viennent HP (19.2 %) et Sun (17.3 %).

La crise affecte aussi les serveurs basés sur Windows (-27.7 %), Linux (-28.9 %) et Unix (-30.9 %).

Les seuls types de serveurs « épargnés » sont les lames avec une baisse de revenus de « seulement » 12.1 %. IDC est cependant assez pessimiste à leur sujet, avançant que ce marché à atteint son zénith et qu’il devrait maintenant stagner après la retombée de l'effet buzz de la virtualisation.

Source : Le rapport d'IDC

Lire aussi :
- Oracle : les résultats trimestriels de Sun accréditent la thèse de la revente de l'activité Hardware

Pensez-vous que la dernière place attribuée à Sun ainsi que l'impressionante chute de son chiffre d'affaire aient quelque chose à voir avec son rachat par Oracle et du flou qui l'entoure ?

Selon vous, à quoi est due l'écrasante avance d'IBM sur le marché des serveurs non-x86 ?


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Avatar de nausicaä nausicaä - Nouveau membre du Club https://www.developpez.com
le 03/09/2009 à 10:07
Citation Envoyé par Katleen Erna  Voir le message
[B]
Selon vous, à quoi est due l'écrasante avance d'IBM sur le marché des serveurs non-x86 ?

les mainframes ont la cote, la branche AS400 marche très bien , il s'agit de produit très solides et spécialisés. la sociétés qui ont encore ces équipement sont souvent très satisfaites et envisager une migration est souvent hors de leur porté pour des raisons techniques et financières. De plus, rien ne prouverait que après une migration l'entreprise puisse trouver les mêmes performances/fiabilité/support .

IBM se forge une solide réputation et je suis sur que IBM finira par achever HP et Sun sur ce secteur !
Avatar de nyal nyal - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 03/09/2009 à 10:23
Le mot "serveur" est très vague. Il est dommage que l'étude ne détaille pas plus. Par exemple :
- appliance (exemple : load-balancer, firewall,... - rack, blade, ...)
- gamme x86 (bas, milieu et haut de gamme - rack, blade, ...)
- gamme non x86 (bas, milieu et haut de gamme - rack, blade, ...)

De plus, il faudrait coupler ces chiffres avec ceux du réseau et stockage. On pourrait ainsi savoir si les clients se tournent vers une consolidation interne (utilisation de virtualisation par exemple) ou une consolidation externe (cloud computing par exemple).
Bien entendu, il faut appliquer le facteur "crise" sur les chiffres.
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