Microsoft travaille sur un formulaire pour le Droit à l'oubli

Le , par Hinault Romaric, Responsable .NET
Suite à la décision de la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) autorisant les internautes européens à avoir recours au droit à l’oubli, les projecteurs se sont tournés vers Google, de par sa part de marché importante dans le domaine de la recherche en ligne, alors que tous les acteurs de la recherche en ligne en Europe sont concernés par cette mesure.

Tout comme Google qui a mis à la disposition des internautes un moyen pour effectuer des requêtes pour mettre fin à l’indexation des sites tiers vers des contenus privés les concernant, Microsoft travaille également sur un moyen pour permettre aux utilisateurs de Bing d’avoir recours à cette mesure.

« Nous travaillons actuellement sur une procédure spéciale pour des résidents de l’Union européenne qui demandent à bloquer des résultats de recherche sur Bing suite à des requêtes sur leur nom », peut-on lire sur le moteur de recherche.




Le traitement des requêtes cause de sérieux problèmes aux moteurs de recherche, d’autant plus qu’ils doivent décider si l’information visée n’est pas d’un intérêt pour la vie public. Microsoft se veut prudent dans sa démarche afin de pouvoir fournir une solution équitable. « L’élaboration d’un système équitable nous prendra un certain temps. Nous allons fournir des informations supplémentaires sur le sujet bientôt », explique la firme.

Il faut noter que le droit à l’oubli ne s’applique que sur le territoire européen et Google, pour sa part, a décidé de supprimer les informations uniquement en Europe. Elles resteront donc visibles pour le reste du monde.

Source : Microsoft


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Avatar de Traroth2 Traroth2 - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 18/06/2014 à 16:45
Héhé, ils sont vexés parce que personne ne leur a rien demandé, chez Microsoft !
Avatar de eric.c eric.c - Membre actif https://www.developpez.com
le 20/06/2014 à 7:43
En gros, avec le droit à l'oubli sur les moteurs de recherche on arrache la page du sommaire mais on laisse le chapitre litigieux. Ça me parait moyen au niveau efficacité. Du style on met fin à la canicule en interdisant les thermomètres
Avatar de Adapas Adapas - Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
le 20/06/2014 à 10:37
Personnellement, si j'ai applaudi l'initiative de Google et de l'Europe en premier lieu, je dois reconnaitre qu'il y a pas mal de failles dans ce système de formulaire et de procédure. Si je pense que l'on a le droit de protéger sa vie privée sur le net et pouvoir éviter toute dérive et diffamation, la proposition de Google reste toutefois assez limitée. S'il suffit de passer par le site us notamment. Ce qui m'a tout de même interpellé, c'est que derrière les informations lues dans les articles comme celui-ci qui explique en quoi consiste le droit à l'oubli par Google et qui traite de l'ambiguité entre le droit à l'oubli numérique et le droit à l'information (sans oublier la liberté d'expression), il y a tous les dessous, en ce qui concerne l'existance même des pages, le fait que Google soit juge et partie, le fait qu'il ne soit obligé de supprimer ces données sur réclamation qu'en Europe et que ça ne se fera sans doute pas sur le continent américain...Bref ça fait pas mal réfléchir sur les limites connues des deux côtés, tant pour Google en tant que tel et l'Europe. Il y a un effet poudre aux yeux indéniable. Je me demande vraiment si les "experts consultants" qui vont constituer le comité chargé d'évaluer les demandes et de rapporter au public toute information qui est de son intérêt seront à la hauteur pour crédibiliser l'initiative de l'Europe. Ensuite il faudrait que ça soit étendu à tous les moteurs de recherche, c'est sûr et c'est bien que Microsoft s'y mette même si ça serait biend 'aller encore plus loin. Bref, en gros, c'est du filtrage comme le disent d'autres mais je trouve qu'il y a un sentiment de progrès, de prise de conscience... efficacité réelle.
Avatar de Hinault Romaric Hinault Romaric - Responsable .NET https://www.developpez.com
le 27/06/2014 à 16:30
Droit à l’oubli : Google commence à supprimer dans ses résultats de recherche
les informations sensibles sur les internautes européens

Google aurait commencé à supprimer dans les résultats de son moteur de recherche, certaines informations des utilisateurs en Europe, dans le cadre du droit à l’oubli.

Un porte-parole de la firme aurait révélé cette information au Wall Street Journal. Cette opération de désindexation d’informations sensibles sur les internautes européens se fait suite à une décision de justice de la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE).

Celle-ci avait statué que l’exploitant d’un moteur de recherche exerçant sur le territoire européen, de par le fait qu’il est responsable du traitement des données personnelles contenues dans les pages qu’il indexe, doit se plier aux directives du droit européen en matière de gestion, de protection et de suppression des données personnelles.


Pour se conformer à cette décision, Google avait mis sur pied un formulaire pour permettre aux internautes de faire des requêtes afin de bénéficier du droit à l’oubli. En l’espace de quelques jours, la firme avait été inondée de demandes de droit à l’oubli. Selon le Wall Street Journal, la société aurait reçu en 4 jours 41 000 demandes.

Cependant, pour « trouver un juste équilibre entre la protection de la vie privée des individus et le droit du public à accéder à des informations et à les diffuser », la firme avait décidé de traiter chaque demande individuellement. Il lui revient donc d’apprécier la pertinence d’une requête. Un aspect qui avait été critiqué par plusieurs organismes de protection des consommateurs.

De plus, la suppression de l’information ciblée n’est effectuée qu’en Europe. Celle-ci reste visible pour les recherches effectuées dans le reste du monde.

Également impacté par cette mesure, Microsoft travaille aussi sur un moyen pour gérer le recours au droit à l’oubli sur son site Bing.

Source : WSJ
Avatar de Hinault Romaric Hinault Romaric - Responsable .NET https://www.developpez.com
le 03/07/2014 à 23:49
Droit à l'oubli : Google a reçu 70 000 demandes en un mois
le retrait des informations suscite des craintes de censure

Google a indiqué, aujourd'hui 3 juillet 2014 à l'AFP, avoir reçu 70 000 demandes de droit à l'oubli depuis le 30 mai, date à laquelle le moteur de recherche avait lancé son formulaire qui permet aux internautes d'avoir recours à cette mesure pour faire supprimer des résultats de recherche des informations sensibles sur eux.

Après un pic de plus de 12 000 demandes le jour du lancement de son formulaire, Google affirme recevoir actuellement en moyenne 1 000 requêtes par jour.

En ce qui concerne la répartition géographique, le plus grand nombre de demandes provient de la France (14 086 requêtes), suivie par l'Allemagne (12 678), le Royaume-Uni (8 497), l'Espagne (6 176) et l'Italie (5 934).

Le moteur de recherche a affirmé que les actions à mener devraient porter sur 267 550 liens. Une fois de plus, la France est le pays pour lequel les demandes sont les plus nombreuses (48 000), devant l’Allemagne (47 000), le Royaume-Uni (34 600), l’Espagne (21 500) et l’Italie (23 300).

Google note que chaque demande sera traitée de façon individuelle pour tenter de « trouver un juste équilibre entre la protection de la vie privée des individus et le droit du public à accéder à ces informations et à les diffuser. » La firme se réserve également le droit de rejeter une demande si elle présente un intérêt public.

Certains demandeurs ont déjà vu les informations incriminées être supprimées par le moteur de recherche. Il faut noter que la suppression ne concerne que l'Europe et que les informations restent visibles dans le reste du monde. Google, en plus d'afficher une courte notification sur les résultats qui ont été affectés, a informé les médias sur le fait que certains de leurs articles ne sont plus référencés.

Les médias anglo-saxons qui ont été les premiers à recevoir les notifications de Google, font état d'une forme de censure qui vient nuire à la « liberté de la presse». Le Guardian affirme avoir été alerté pour six de ses articles, tandis qu'un article de la BBC a eu droit au même sort, ainsi qu'un article du Daily Mail.

Il s'agit notamment d'articles sur Stan O'Neal, ancien patron de la banque Merill Lynch, responsable de pertes colossales, ou encore ceux sur un ancien arbitre écossais qui avait reconnu avoir menti pour justifier un penalty.

Le traitement des premières demandes par Google a enflé la polémique, et relancé les inquiétudes sur les dérives de cette mesure. Jimmy Wales, fondateur de Wikipédia, a affirmé sur twitter que « censurer Google, c'est censurer la presse ».

Sources : AFP, The Guardian
Avatar de mrqs2crbs mrqs2crbs - Membre averti https://www.developpez.com
le 04/07/2014 à 10:27
Citation Envoyé par Hinault Romaric Voir le message
Il s'agit notamment d'articles sur Stan O'Neal, ancien patron de la banque Merill Lynch, responsable de pertes colossales, ...
ben voila, c'est carrément génial,

Merill Lynch (et donc Stan O'Neal) sont quand même responsables pour partie de la crise des subprimes, qui a entrainé entre autre l'expropriation de quelques million de ménages (chiffres?) américains, et qui est à l'origine de la "Crise" dont on nous rabache tout les jours les oreilles (et qui justifie tout un tas de réforme pas populaire du tout).

c'est incroyable, faut rappeler que : Stan O'Neal est américain (et pas Européen), Merill Lynch est une banque américaine (et pas Européenne). Mais l'auteur de l'article censuré lui est britanique!!! (plus d'info sur ce cas sur le site de la tribune)

l'Info concernant ce type et sa banque pouvait quand même avoir du sens pour un bon paquet de personnes.

Mais bon peut-être qu'effectivement il vaut mieux oublier Stan O'Neil (et surtout le laisser tranquille).
Avatar de macslan macslan - Membre éclairé https://www.developpez.com
le 04/07/2014 à 10:32
C'est à se demander si les demandeurs du droit à l'oubli ne devraient pas faire en sorte pour qu'il y a pas besoin de faire une demande
Avatar de Aiekick Aiekick - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 04/07/2014 à 10:59
c'est dommage pour les demandeurs legitimes, tels que ceux qui ce sont fait abusé sur internet.

Mais il faut bien reconnaitre, que c'est bien joué de la part de google, que de traiter en priorité les demandes qui vont faire polémique ^^

Malin le bestiaux !
Avatar de Aiekick Aiekick - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 04/07/2014 à 11:02
Citation Envoyé par Hinault Romaric Voir le message
Google note que chaque demande sera traitée de façon individuelle pour tenter de « trouver un juste équilibre entre la protection de la vie privée des individus et le droit du public à accéder à ces informations et à les diffuser. » La firme se réserve également le droit de rejeter une demande si elle présente un intérêt public.
Donc google considere que les articles de presse sur Stan O'Neal, ou encore ceux sur un ancien arbitre écossais, ne sont pas d'un interet piblic ?
Quels sont les criteres de google ?
Avatar de Sergejack Sergejack - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 10/07/2014 à 17:18
Ça va bien profiter aux hommes politiques...
Avatar de Hinault Romaric Hinault Romaric - Responsable .NET https://www.developpez.com
le 13/10/2014 à 13:00
Droit à l’oubli : Google a reçu plus de 146 000 demandes
la France enregistre le plus grand nombre de demandes

Google a mis à jour son rapport de confidentialité relatif au « droit à l’oubli ». Le géant de la recherche affirme avoir reçu au total 146 357 demandes de suppression d’informations indexées, ayant entraîné l’analyse de près de 498 737 URL, depuis le lancement de la procédure le 29 mai 2014 jusqu’à 12 octobre 2014.

Google a répondu favorablement à plusieurs demandes, qui ont donné lieu à la suppression de 171 183 URL (41.8%) indexées. Environ 238 714 URL (58.2%) n’ont pas été supprimées.

Dans les exemples de demandes reçus et publiés par le géant de la recherche, on peut noter que les demandes qui ont été rejetées concernent essentiellement des affaires ayant trait à des délits financiers, des arrestations et des manquements professionnels. Les URL qui ont été supprimées par Google concernent essentiellement les victimes ou des personnes acquittées qui ne souhaitent plus voir leur nom figurer sur le moteur de recherche. Google explique que lors de l’évaluation « de chaque demande, ils doivent tenir compte des droits de chaque individu et déterminer si le contenu est d'intérêt public ou non. »

Les sites les plus affectés sont Facebook (3353 URL supprimées), profilengine.com (3298 URL supprimées), ou encore YouTube (2397 URL supprimées).

La France affiche le plus grand nombre de demandes, avec près de 29 140 requêtes souhaitant la suppression de 89 277 URL. Google a procédé à la suppression de 36 513 URL (51.5%), contre 34 374 (48.5%) URL non supprimées.




L’Allemagne occupe le second rang avec 25 206 demandes, suivi par le Royaume-Uni (18 486 demandes), l’Espagne (13 429 demandes) et l’Italie (11 469 demandes).

Pour rappel, le droit à l’oubli fait suite à une décision de justice de la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE). Elle avait statué que l’exploitant d’un moteur de recherche exerçant sur le territoire européen, de par le fait qu’il est responsable du traitement des données personnelles contenues dans les pages qu’il indexe, doit se plier aux directives du droit européen en matière de gestion, de protection et de suppression des données personnelles.

Google s’était montré outré par cette décision, qui représentait pour la firme une sorte de censure d’Internet.

Il faut noter, cependant, que les liens supprimés concernent uniquement l’Europe et que ceux-ci seront visibles sur le moteur de recherche dans le reste du monde.

Source :
Avatar de marc.collin marc.collin - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 15/10/2014 à 19:54
est-ce que le droit à l'oublie dans le monde physique existe?

par exemple demande qu'il soit interdit de voir notre nom
Avatar de Stéphane le calme Stéphane le calme - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 21/11/2014 à 12:11
Droit à l'oubli : comment Google décide des liens qui peuvent être supprimés
des résultats de son moteur de recherche?

Suite à une décision de la Cour européenne de justice il y a six mois déjà, Google s’est vu contraint de mettre sur pied un moyen de mettre fin au référencement des données sensibles sur le Vieux Continent « à moins qu'il existe des raisons particulières, telles que le rôle joué par cette personne dans la vie publique, justifiant un intérêt prépondérant du public à avoir, dans le cadre d'une telle recherche, accès à ces informations ». C’est dans ce contexte qu’a été proposé le « droit à l’oubli », un formulaire en ligne permettant aux internautes de demander la suppression de liens pouvant mettre à mal leur personne ou leur réputation bien entendu sous réserve de certaines conditions.

Une initiative qui a somme toute gagné en popularité puisque les équipes de Google ont reçu plus de 170 000 requêtes pour désindexer des résultats de son moteur de recherche plus de 580 000 liens comme l’expliquait mercredi dernier Peter Fleischer, le conseil général de Google en matière de confidentialité.

Jusqu’à présent, moins de la moitié des requêtes (42%) ont obtenu une suite favorable, en clair 58% des requêtes n’ont pas été identifiées comme répondant aux critères définis. Une équipe de retrait est dédiée aux cas les plus simples tandis qu’une équipe composée d’avocats et d’ingénieurs seniors se penche sur les cas plus complexes, a expliqué Fleischer pendant le congrès européen sur la protection des données IAAP qui s’est tenu à Bruxelles. Google s’investit énormément dans l’implémentation de l’ordonnance de la CJUE à cause des directives jaugées « vagues ». Alors comment procède Mountain View ?


Les requêtes sont rangées dans trois catégories : « il y a les ‘oui’ faciles, les ‘non’ faciles et il y a les cas vraiment épineux au milieu » explique Fleischer. En guise d’exemple de cas tombant sous la première catégorie nous pouvons citer ceux où la nudité d’une femme est exposée sur le web par un ancien petit-ami. Un autre cas peut être celui d’un homme qui a révélé son statut de séropositif dans un forum il y a une décennie et qui souhaite voir le lien retiré. Pour la seconde catégorie, un exemple de refus a été fait à un policier italien qui a été condamné pour avoir accepté des pots-de-vin et voudrait voir le lien retiré juste avant de se présenter pour les élections municipales.

L’un des problèmes auxquels peuvent être confrontées les équipes de Google est le fait que le processus soit unilatéral puisque les décisions d’accorder ou non les demandes se basent sur les informations fournies par une seule personne via un simple formulaire web.

Il est également arrivé à Google de recevoir des demandes qui demandent de retirer des informations concernant quelqu’un qui a été condamné pour un crime il y a fort longtemps. « À quoi ressemble son visage, pourquoi ne ferez-vous pas cela ? Sauf que plus tard vous découvrez que la personne a un historique de condamnations et répétées pour le même crime jusqu’à aujourd’hui. Aussitôt, ce genre de requête vous apparaît différemment » a expliqué Fleischer.

Parce que la cour n’a pas été précise sur les directives, Google a dû trouver des stratagèmes pour mettre en œuvre cette décision. Par exemple, une fois que votre requête a été validée, Mountain View a décidé de supprimer les liens de tous les 28 domaines des pays membres de l'UE, ainsi que des domaines de Google en Islande, au Liechtenstein, en Norvège et en Suisse, mais également aux pays membres de l'Association européenne de libre-échange (AELE).

Cependant, Joe McNamee le directeur exécutif d’EDRi, un groupe européen des droits digitaux, qui a pris part à la discussion estime que le fait que Google n’enlève pas les liens de son domaine en ‘.com’ rend cette opération incomplète : il est inconsistant de la part de Google de retirer les liens de la nudité d’une femme de ces 32 domaines et de ne pas le faire sur le domaine en ‘.com’ a-t-il donné comme exemple. En guise de réponse, Fleischer a rétorqué que la décision de Google de ne pas toucher à son domaine en ‘.com’ est motivée par le fait que d’autres cours de justice ailleurs dans le monde ne sont pas parvenues aux mêmes conclusions que la CJUE. Ce sujet pourra toutefois être l’objet d’un débat postérieur.

Un autre point est le désaccord sur le fait que Google enlève les liens vers les sites sans forcément expliquer pourquoi aux webmestres. Ce qui a conduit à des hypothèses autour de la personne qui a pu être à l’origine de cette action, entrainant des personnes et des médias qui spéculent souvent à tort sur l’identité de la personne ayant rempli la requête.

Source : Google

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?
Avatar de Saverok Saverok - Expert éminent https://www.developpez.com
le 21/11/2014 à 17:13
Dans le cas d'une requête pour violation de droit d'auteur, les liens sont retirés dès réception de la requête avant même que celle-ci ne soit analysée
Si la requête est jugée abusive, le lien est restauré

Dans le cas de particuliers, c'est l'inverse...

C'est une bonne illustration de l'intérêt que porte Google à la vie privé des individus face aux fichiers soumis au droit d'auteur
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 24/11/2014 à 19:16
Citation Envoyé par Shuty Voir le message
Elle ne changera rien oui et non. Car d'un coup le fait de conserver les données perso mettra Google dans l'illégalité, ce qui n'est pas rien.
Au contraire, le soi-disant "droit à l'oubli" impose à Google de CONSERVER les informations personnelles "oubliées"!
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 24/11/2014 à 19:19
Citation Envoyé par Traroth2 Voir le message
Voila une formidable nouvelle pour la vie privée des individus. Dire que certains parlent de "censure", comme si tout connaitre de la vie de son voisin était un droit...
Non, pas du tout.

Par contre, il y a des gens pour qui la liberté d'expression est un droit fondamental!
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 24/11/2014 à 21:20
Citation Envoyé par Saverok Voir le message
Dans le cas d'une requête pour violation de droit d'auteur, les liens sont retirés dès réception de la requête avant même que celle-ci ne soit analysée
Si la requête est jugée abusive, le lien est restauré

Dans le cas de particuliers, c'est l'inverse...

C'est une bonne illustration de l'intérêt que porte Google à la vie privé des individus face aux fichiers soumis au droit d'auteur
Dans le cas d'une violation de droits d'auteur (qui est considéré presque comme une violation d'un droit de propriété), il y a un formalisme où un représentant des ayants droits (considéré comme presque propriétaire) affirme qu'un contenu n'est pas libre de droits, sous peine de sanction légale (très théorique) en cas de déclaration de mauvaise foi.

Un contenu est sous droit ou pas. Une personne dispose d'une licence de droit d'auteur ou pas. C'est binaire. (Sauf les exceptions au droit d'auteur, le fair use, etc.)

Je ne vois pas l'équivalent dans le cas de la vie privée : ce qui relève du "privé" ou du soi-disant "droit à l'oubli" n'est pas aussi net.
Avatar de Saverok Saverok - Expert éminent https://www.developpez.com
le 25/11/2014 à 13:54
Citation Envoyé par abel.cain Voir le message
Dans le cas d'une violation de droits d'auteur (qui est considéré presque comme une violation d'un droit de propriété), il y a un formalisme où un représentant des ayants droits (considéré comme presque propriétaire) affirme qu'un contenu n'est pas libre de droits, sous peine de sanction légale (très théorique) en cas de déclaration de mauvaise foi.

Un contenu est sous droit ou pas. Une personne dispose d'une licence de droit d'auteur ou pas. C'est binaire. (Sauf les exceptions au droit d'auteur, le fair use, etc.)

Je ne vois pas l'équivalent dans le cas de la vie privée : ce qui relève du "privé" ou du soi-disant "droit à l'oubli" n'est pas aussi net.
Je suis d'accord
Il est plus difficile de juger de la pertinence d'une requête de droit à l'oubli car les appuis juridiques manquent

Par contre, je ne vois pas en quoi cela a un rapport sur le fait que dans un cas, on agit à priori et dans l'autre à posteriori
Puisqu'il faut une analyse dans les 2 cas
Que l'analyse soit nette, facile et prenne 10min et que dans l'autre, cela nécessite plus de temps n'entre pas en ligne de compte

Je dirai même que l'argument d'une analyse rapide va plus dans le sens d'un traitement à posteriori : puisqu'il se passera très peu de temps entre la réception de la requête et son traitement, le préjudice sera très court alors que dans le cas d'une analyse longue, le préjudice est prolongé...
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 25/11/2014 à 14:54
Citation Envoyé par Saverok Voir le message
Je suis d'accord
Il est plus difficile de juger de la pertinence d'une requête de droit à l'oubli car les appuis juridiques manquent

Par contre, je ne vois pas en quoi cela a un rapport sur le fait que dans un cas, on agit à priori et dans l'autre à posteriori
Puisqu'il faut une analyse dans les 2 cas
Que l'analyse soit nette, facile et prenne 10min
Ah bon, où tu vois que l'analyse prend 10 min?

Je dis qu'il n'y a pas d'analyse du tout puisque ou bien le contenu est sous droits ou bien libre de droits.
Avatar de Saverok Saverok - Expert éminent https://www.developpez.com
le 25/11/2014 à 15:00
Citation Envoyé par abel.cain Voir le message
Ah bon, où tu vois que l'analyse prend 10 min?

Je dis qu'il n'y a pas d'analyse du tout puisque ou bien le contenu est sous droits ou bien libre de droits.
FAUX
Il y a des exceptions comme dans le cas de parodie ou de support documentaire ou d'extrait de moins de X secondes...
Il faut donc bien mener une analyse pour déterminer si on est bien dans l'une de ces situations.
Et puis, il faut bien vérifier que la personne qui effectue la demande est bien le détenteur des droits (ou son représentant) car il y a aussi beaucoup de demande abusives
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 25/11/2014 à 15:20
Citation Envoyé par Saverok Voir le message
FAUX
Il y a des exceptions comme dans le cas de parodie ou de support documentaire ou d'extrait de moins de X secondes...
Il faut donc bien mener une analyse pour déterminer si on est bien dans l'une de ces situations.
Mais c'est exactement ce que j'ai écrit!

Je répète qu'un contenu est sous droit ou libre de droit. C'est binaire. Les exceptions ne rendent pas un contenu libre de droit. Il n'y a pas d'analyse pour savoir si le contenu est libre de droits.

Citation Envoyé par Saverok Voir le message
Et puis, il faut bien vérifier que la personne qui effectue la demande est bien le détenteur des droits (ou son représentant) car il y a aussi beaucoup de demande abusives
Je répète qu'une demande est sincère ou insincère. C'est binaire.

Je ne dis pas qu'il n'y a pas besoin de vérifier, ni qu'il n'y a jamais de demandes mensongères.

Je dis que celui qui ferait une demande de suppression de contenus mensongères s'expose à des poursuites (bien théoriques).
Avatar de jpouly jpouly - Membre habitué https://www.developpez.com
le 26/11/2014 à 18:46
Histoire de troller un peu, je suis contre le droit à l'oubli, et je m'explique :

Citation Envoyé par Traroth2 Voir le message
Voila une formidable nouvelle pour la vie privée des individus. Dire que certains parlent de "censure", comme si tout connaitre de la vie de son voisin était un droit...
La vie privée n'existe pas sur Internet : Chaque fois que l'on publie quelque chose, il faut avoir en tête que ça va être lu par tout le monde et que dans 500 ans, ça sera encore là.
Si mon voisin étale sa vie privée sur Internet, c'est son problème. S’il ne l'assume pas, tant pis pour lui.

Citation Envoyé par vladimir1118 Voir le message
Lorsque je tape mon nom sur Google, je tombe, en troisième ligne, sur des forums avec des sujets de 2001 ! ça ne me prive pas de sommeil mais il est normal que les gens veuillent contrôler les informations qui circulent à leur sujet. Beaucoup d'employeur sonde Google pour avoir des informations sur leurs futurs employés et les résultats peuvent donner une vision erronée de ce que sont vos activités dans la réalité.
Comme quoi, moins on en dit et mieux on se porte. Afficher sa vie sentimentale, ses soirées arrosées, ... ne feront pas avancer l'humanité (quoi que ), mais vous déservirons toujours.

Citation Envoyé par vladimir1118 Voir le message
Bien sûr ce n'est pas l'intérêt de Google de supprimer des informations de leur système. Ils défendent leurs intérêts. Mais leur droit implicite à utiliser le profil numérique des personnes doit s'accompagner du devoir d'offrir à tout un chacun un certain contrôle sur ses informations.
Je suis assez d'accord avec ça. Surtout pour les sites qui se font indexer par Google ou qui utilisent un profil google comme login.

Citation Envoyé par Uranne-jimmy Voir le message
Visiblement il y a une volonté sur le net de séparer le privée du public de façon bien démarqué. Le soucis c'est que "publier" sur internet revient automatiquement à rendre public le contenu ...
C'est bien le problème effectivement.

Citation Envoyé par Uranne-jimmy Voir le message
C'est tendu tout de même, dans cette situation, on voit qu'autant des personnalités public (politicien et médecin, entreprise) veulent camoufler leurs points négatifs, mais pas uniquement, des détraqués aux bord de l’illégal et de l'immoral aussi. J'avais pensé dire "il suffit d'interdire le système aux système public, le réserver au privé" Mais ça ne suffit pas, il faut aussi filtré les causes du retrait de contenu, et là les mailles du filets ne seront jamais assez serrées.
Internet est devenu un média. Le seul problème, c'est qu'on le contrôle pas et qu'il a une mémoire d'éléphant. C'est moche pour nos hommes politiques et nos entreprises .

Citation Envoyé par Uranne-jimmy Voir le message
Finalement ce que je pense de ce droit à l'oublie change au fil de mes réflexion, plus ça va et plus je passe de "ba oui c'est légitime" à "t'as qu'à gérer correctement ce que tu balances si ça te déplaît autant d'avoir des traces malsaines sur le net".
Comme quoi, réfléchir a du bon.
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 26/11/2014 à 20:49
Citation Envoyé par Saverok Voir le message
Dans le cas d'une requête pour violation de droit d'auteur, les liens sont retirés dès réception de la requête avant même que celle-ci ne soit analysée
Si la requête est jugée abusive, le lien est restauré

Dans le cas de particuliers, c'est l'inverse...

C'est une bonne illustration de l'intérêt que porte Google à la vie privé des individus face aux fichiers soumis au droit d'auteur
Pour moi c'est la preuve de l'intérêt que Google porte
- à la loi
- à la liberté d'expression

Mais la liberté d'expression, en Europe, c'est considéré comme secondaire par rapport aux faux droits comme le droit à la vie privée et à "l'oubli" (sic).
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 26/11/2014 à 21:09
Citation Envoyé par cuicui78 Voir le message
Donc google considere que les articles de presse sur Stan O'Neal, ou encore ceux sur un ancien arbitre écossais, ne sont pas d'un interet piblic ?
Quels sont les criteres de google ?
Qui peut définir l'intérêt public?

Qui est "le public"?

Si dix personnes sont intéressées par la publication d'une information, est-ce "public"?
Avatar de Michael Guilloux Michael Guilloux - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 27/11/2014 à 9:21
Droit à l’oubli : une nouvelle pression sur Google
pour l’application du droit au-delà des domaines locaux européens.

Après la décision rendue en mai par la Cour de justice de l’Union Européenne (CJUE), Google se voit contraint à retirer les liens de ses résultats de recherche qui donnent accès à des informations désuètes ou non pertinentes sur les utilisateurs européens.

La décision a suscité un énorme intérêt de la part des utilisateurs demandant que certaines informations soient effectivement retirées des résultats du moteur de recherche. A ce jour, près de 175 000 demandes ont été enregistrées au dernier décompte selon Google, ce qui montre bien que les utilisateurs revendiquent leur droit à l’oubli.

Mais cela ne semble pas suffisant pour le Groupe de travail Article 29 (A29), qui est composé des autorités de protection de données nationales (DPAs) de l'UE. A29 a également convenu que ces demandes de suppressions de données personnelles présentées devraient s’appliquer à Google.com et pas seulement à des domaines locaux européens.

À la fin de cette semaine, A29 publiera un ensemble de lignes directrices à suivre par le géant de la recherche pour la gestion des requêtes des internautes.

Cette mesure pourrait ne pas s’appliquer seulement à Google. Selon Isabelle Falque-Pierrotin, la responsable du groupe A29, « Google, comme d'autres moteurs de recherche, a été surpris par la décision parce qu'ils ont de nouvelles obligations à suivre désormais. Mais les règles ne sont pas nouvelles ; les obligations sont appliquées aux sites Web depuis 1995. La différence, c’est qu'elles s’appliquent désormais aux moteurs de recherche

La décision de justice ayant été prononcée, Google a été emmené à retirer certains articles de médias de ses résultats de recherche, avant de les informer. Cela a été perçu, par les médias et certains groupes de défense de la liberté civile, comme une censure de la liberté d’expression. Face à cette réaction, les gardiens de la protection des données en Europe ont signifié à Google qu’il n’avait pas besoin de notifier les webmasters quand il désindexe leurs pages dans le cadre du droit à l’oubli.

Par ailleurs, A29 a dressé une liste de 13 points pour trouver un équilibre entre les droits de l’individu à la vie privée, et les droits de la liberté d’expression.

C’est de concert avec Google, Bing, Qwant et Yahoo ! que ces points ont été élaborés. Cette liste, susceptible d’évoluer, va servir de référence aux DPAs pour analyser la légitimité des requêtes qui seront rejetées par Google.

Le groupe A29 souligne aussi que les 13 directives établies ne sont pas juridiquement contraignantes, mais les DPAs seront en mesure d’exiger des amendes si elles considèrent que certaines règles ont été violées.
Même si Google entend collaborer pour restaurer le droit à l’oubli des utilisateurs européens, la société US n’a pas encore répondu à l’appel des DPAs, à la suppression des résultats de recherche dans Google.com et pas seulement en Europe.

Source : BBC News

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Avatar de esperanto esperanto - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 27/11/2014 à 10:35
Citation Envoyé par jpouly Voir le message
La vie privée n'existe pas sur Internet : Chaque fois que l'on publie quelque chose, il faut avoir en tête que ça va être lu par tout le monde et que dans 500 ans, ça sera encore là.
Si mon voisin étale sa vie privée sur Internet, c'est son problème. S’il ne l'assume pas, tant pis pour lui.
Et quid du cas où ton voisin écrit des choses concernant ta vie privée ? Qu'elles soient vraies ou pas d'ailleurs...
Tu vas porter plainte, obtenir un dédommagement, mais après les données seront toujours là et tu va dire "j'assume" ?
Avatar de esperanto esperanto - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 27/11/2014 à 10:42
Un point que je ne crois pas avoir relevé dans la discussion jusqu'ici
Décision de justice prise à Bruxelles, d'accord. Mais apparemment ça ne choque personne ici que Google conserve la prérogative de décider à quelles demandes ils répondent ou pas.

Ne serait-il pas plus logique que les demandes soient envoyées à une autorité indépendante de toute entreprise, et ensuite, Google ne recevrait que les demandes validées et devrait les exécuter dans les plus brefs délais? (dans ces conditions ça doit pouvoir se scripter ce genre de truc)

Et puis après tout, quid des autres moteurs de recherche? Ah oui c'est vrai Bruxelles n'a rien contre le quasi-monopole de Google. Ou plutôt si. Ou plutôt non : en fait ce n'est pas le monopole sur les recherches qui les gêne, mais le fait qu'ils privilégient leurs propres produits. Un peu comme Microsoft qui privilégiait Explorer mais qui avait acquis de façon parfaitement légitime le monopole du système d'exploitation sur PC. Ou pas...
Avatar de jgrmstr jgrmstr - Membre habitué https://www.developpez.com
le 27/11/2014 à 11:11
Des nouvelles directives
Avatar de laloune laloune - Membre averti https://www.developpez.com
le 27/11/2014 à 12:46
Des nouvelles directrices directives
qui sait, peut-être l'UE veut-elle envoyer de nouvelles directrices pour tenter la séduction
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 27/11/2014 à 14:26
Citation Envoyé par Michael Guilloux Voir le message
Selon Isabelle Falque-Pierrotin, la responsable du groupe A29, « Google, comme d'autres moteurs de recherche, a été surpris par la décision parce qu'ils ont de nouvelles obligations à suivre désormais. Mais les règles ne sont pas nouvelles ; les obligations sont appliquées aux sites Web depuis 1995. La différence, c’est qu'elles s’appliquent désormais aux moteurs de recherche
Isabelle Falque-Pierrotin en digne représentante de la CNUL (officine nationaliste socialiste) dit de la merde.

Vite, détruisons la CNUL.
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 27/11/2014 à 14:37
Citation Envoyé par esperanto Voir le message
Un point que je ne crois pas avoir relevé dans la discussion jusqu'ici
Décision de justice prise à Bruxelles, d'accord. Mais apparemment ça ne choque personne ici que Google conserve la prérogative de décider à quelles demandes ils répondent ou pas.

Ne serait-il pas plus logique que les demandes soient envoyées à une autorité indépendante de toute entreprise, et ensuite, Google ne recevrait que les demandes validées et devrait les exécuter dans les plus brefs délais? (dans ces conditions ça doit pouvoir se scripter ce genre de truc)
Liberté, responsabilité, ça te parle?
Avatar de jpouly jpouly - Membre habitué https://www.developpez.com
le 27/11/2014 à 14:39
Citation Envoyé par esperanto Voir le message
Et quid du cas où ton voisin écrit des choses concernant ta vie privée ? Qu'elles soient vraies ou pas d'ailleurs...
Tu vas porter plainte, obtenir un dédommagement, mais après les données seront toujours là et tu va dire "j'assume" ?
Je pourrais toujours indiqué qu'il y a eu une décision de justice à ce sujet. Soit sur le site incriminé, soit sur un autre.
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 27/11/2014 à 14:45
Citation Envoyé par esperanto Voir le message
Et quid du cas où ton voisin écrit des choses concernant ta vie privée ? Qu'elles soient vraies ou pas d'ailleurs...
Tu vas porter plainte, obtenir un dédommagement, mais après les données seront toujours là et tu va dire "j'assume" ?
Les données seront toujours où?
Avatar de esperanto esperanto - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 27/11/2014 à 15:50
Citation Envoyé par abel.cain Voir le message
Liberté, responsabilité, ça te parle?
Ben là comme ça non, développe stp.

En gros, les autorités, indépendantes de toute société privée, ont accordé un droit au citoyen, mais pour exercer ce droit il faut s'en référer au bon vouloir d'une société privée. Cherchez l'erreur...
Attention, ne te méprends pas, je ne dis pas que toutes les demandes sont légitimes. Je trouve juste anormal que la décision soit prise par ceux qui ont justement intérêt à ne pas l'exercer.

Citation Envoyé par jpouly Voir le message
Je pourrais toujours indiqué qu'il y a eu une décision de justice à ce sujet. Soit sur le site incriminé, soit sur un autre.
Si ça te suffit tant mieux pour toi. Mais le jour où un employeur potentiel lira le site incriminé je doute qu'il ira jusqu'aux commentaires ou qu'il ira voir l'autre site...

Citation Envoyé par abel.cain Voir le message
Les données seront toujours où?
Ben entre autres dans le cache de Google, qui peut continuer d'indexer un contenu même si celui-ci a été retiré.
A supposer bien sûr que le contenu ait été retiré. Car en matière de presse à scandales, par exemple, on obtient généralement un dédommagement, éventuellement un droit de réponse, mais beaucoup plus rarement une injonction de retirer le contenu litigieux. Et je te laisse imaginer si plein d'autres sites se sont empressé de relayer l'information...
Avatar de Totony Totony - Membre du Club https://www.developpez.com
le 27/11/2014 à 22:16
À quand l'inclusion de la chine dans l'UE? Ils auraient besoin du Great Firewall
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 27/11/2014 à 22:22
Citation Envoyé par esperanto Voir le message
Ben entre autres dans le cache de Google, qui peut continuer d'indexer un contenu même si celui-ci a été retiré.
Combien de temps?
Avatar de esperanto esperanto - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 27/11/2014 à 23:24
Citation Envoyé par abel.cain Voir le message
Combien de temps?
Ben justement on pourrait peut-être commencer par les obliger à le dire?
Avatar de Neckara Neckara - Expert éminent sénior https://www.developpez.com
le 30/11/2014 à 7:56
Bonjour,

Citation Envoyé par abel.cain Voir le message
Mais la liberté d'expression, en Europe, c'est considéré comme secondaire par rapport aux faux droits comme le droit à la vie privée et à "l'oubli" (sic).
Le droit à la vie privée n'est pas un "faux droit", au contraire, c'est même un des droits parmi les plus importants duquel dépend plusieurs autre droits.

Comment peux-tu espérer avoir une liberté d'expression si tu n'as pas de base un droit à la vie privée?
Si tu te sens "surveillé", tu ne t'exprimeras pas du tout de la même façon et tu fera attention à ce que tu diras.

Attaquer la vie privée, c'est attaquer la liberté d'expression.

Là tu parles du droit à l'oubli numérique.

Si je ne me trompes pas, il y a deux chartes :
  • dans la publicité ciblée : données personnelles collectées passivement sans que l'utilisateur en ai conscience ;
  • dans les sites collaboratifs et moteurs de recherche : données personnelles publiées par l'auteur.


La première charte me semble importante pour garantir le droit à la vie privée, même si je ne suis pas naïf non plus.
Pour la seconde, je suis partagé :
  • d'un côté il faut assumer ses actes et faire attention à ce que l'on poste sur internet ;
  • d'un autre côté, ce serait dommage qu'un message posté à nos 12 ans nous nuise 40 ans plus tard.


Bon, il faut aussi savoir que la liberté d'expression ne sert à rien si on ne réfléchit pas par soit-même, si on ne prend pas du recul sur ce qu'on nous dit et si les journalistes ne font pas leur travail en vendant du sensationnel au lieu de nous informer ().

Malheureusement, je n'ai pas l'impression qu'on éduque bien nos enfants à ces problématiques.
Et cela n'est pas dans l'intérêt de nos politiciens... .
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 30/11/2014 à 20:56
Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Bonjour,

Le droit à la vie privée n'est pas un "faux droit", au contraire, c'est même un des droits parmi les plus importants duquel dépend plusieurs autre droits.
Bonjour,

Déjà, en quoi consiste ce fameux "droit à la vie privée"?

Qui le définit? L'Etat?

Qui permet de garantir? L'Etat?

Qu'est-ce qui est "privé"?

Est-ce que la vie privée de Jean-Pierre Jouyet a été violée parce qu'il a été enregistré par un journaliste lors d'une interview avec ce journaliste dans un lieu public?

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Comment peux-tu espérer avoir une liberté d'expression si tu n'as pas de base un droit à la vie privée?
M'exprimer où, quand?

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Si tu te sens "surveillé", tu ne t'exprimeras pas du tout de la même façon et tu fera attention à ce que tu diras.
Surveillé par qui?

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Attaquer la vie privée, c'est attaquer la liberté d'expression.
Attaquer les vrais droits, c'est attaquer la liberté d'expression.

Défendre des faux droits, c'est attaquer la liberté d'expression.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Là tu parles du droit à l'oubli numérique.
Oui, je parle du "droit à la vie privée"!
Avatar de Neckara Neckara - Expert éminent sénior https://www.developpez.com
le 30/11/2014 à 21:16
Je ne comprend pas l'objectif de la série de question que tu poses, ni ce que tu cherches à démontrer via ces même questions.

Défendre des faux droits, c'est attaquer la liberté d'expression.
Et quel est ta définition de "faux-droits" ?

Ensuite, le droit à la vie privée n'est pas incompatible avec la liberté d'expression, au contraire.
La liberté d'expression ne peut exister s'il n'existe pas de vie privée.

  • Quand tu poses des micros/caméras dans une pièce
  • quand tu entres chez une personne par effraction
  • quand tu suit et prend des photos à l'insu de ta victime
  • quand tu enregistre chacune de ses transactions bancaires
  • quand tu fouilles ses poubelles
  • quand tu installes des virus, keylogger et autres joyeusetés sur son ordinateur
  • quand tu récupères tout son trafic internet
  • etc.

Où penses-tu sérieusement pouvoir faire valoir ta "liberté d'expression" ?

Si on t'empêches de faire cela, est-ce que cela va nuire à ta liberté d'expression ?
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 30/11/2014 à 23:57
Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Je ne comprend pas l'objectif de la série de question que tu poses, ni ce que tu cherches à démontrer via ces même questions.

Et quel est ta définition de "faux-droits" ?
La même que pour tout le monde.

Je ne vois pas l'objectif de tes questions. Tu veux savoir en quoi la violation de propriété est une délit? Tu veux que je t'explique ce qu'est un piratage informatique?

A un moment il faut être sérieux.
Avatar de Neckara Neckara - Expert éminent sénior https://www.developpez.com
le 01/12/2014 à 7:30
Citation Envoyé par abel.cain Voir le message
La même que pour tout le monde.
C'est vrai qu'on va bien avancer comme ça .

Je ne vois pas l'objectif de tes questions.
tu me retournes ma phrase juste pour ne pas y répondre...

Citation Envoyé par abel.cain Voir le message
Tu veux savoir en quoi la violation de propriété est une délit? Tu veux que je t'explique ce qu'est un piratage informatique?
Oui, je ne sais pas du tout ce que c'est .

Ne confond pas droits et lois.
Qu'est-ce que ces lois protègent ?

Peux-tu me dire en quoi l'application de ces lois nuirait à ta liberté d'expression ?
Pourtant elles protègent en partie ton "faux-droit" à la vie privée.
A moins que parce qu'une chose est interdite par une loi, l'interdiction ne menace automatiquement plus la liberté d'expression ? .
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 01/12/2014 à 23:09
Citation Envoyé par Neckara Voir le message
C'est vrai qu'on va bien avancer comme ça .
Avec des interlocuteurs comme toi on ne risque pas bien d'avancer en effet. Déjà tu refuses de répondre aux questions, tu éludes ce qui est le sujet même pour parler de trucs sans rapport. Ensuite tu m'accuses de bloquer la discussion!

"faux droits" est un concept bien défini (contrairement au fumeux "droit à la vie privée"), si tu ne veux pas chercher, je t'expliquerai, une fois que tu auras répondu à mes questions.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
tu me retournes ma phrase juste pour ne pas y répondre...
Non, c'est que TU fais.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Ne confond pas droits et lois.
Je ne confonds pas, c'est toi qui confond tout.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Qu'est-ce que ces lois protègent ?
La loi protège la propriété privée sous différentes formes y compris immatérielle.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Peux-tu me dire en quoi l'application de ces lois nuirait à ta liberté d'expression ?
Non

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Pourtant elles protègent en partie ton "faux-droit" à la vie privée.
Non ce que tu dis n'a aucun sens. Une loi ne peut pas protéger en partie un "faux-droit".

Un faux droit est créé par une loi.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
A moins que parce qu'une chose est interdite par une loi, l'interdiction ne menace automatiquement plus la liberté d'expression ? .
Non ce que tu dis n'a pas de sens.
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 01/12/2014 à 23:19
Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Je ne comprend pas l'objectif de la série de question que tu poses, ni ce que tu cherches à démontrer via ces même questions.
L'objectifs de mes questions est d'obtenir les réponses à mes questions.

Tu en as d'autres de ce calibre?

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Ensuite, le droit à la vie privée n'est pas incompatible avec la liberté d'expression, au contraire.
La liberté d'expression ne peut exister s'il n'existe pas de vie privée.
Il faudrait déjà définir la vie privée.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
quand tu enregistre chacune de ses transactions bancaires
Ma banque viole ma vie privée en ayant la trace de mes transactions?

Ma banque limite donc ma liberté d'expression?

Tu as pas l'impression de raconter n'importe quoi?

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
quand tu récupères tout son trafic internet
Par quel moyen?
Avatar de Neckara Neckara - Expert éminent sénior https://www.developpez.com
le 02/12/2014 à 8:45
Citation Envoyé par abel.cain Voir le message
Avec des interlocuteurs comme toi on ne risque pas bien d'avancer en effet. Déjà tu refuses de répondre aux questions, tu éludes ce qui est le sujet même pour parler de trucs sans rapport. Ensuite tu m'accuses de bloquer la discussion!


"faux droits" est un concept bien défini (contrairement au fumeux "droit à la vie privée"), si tu ne veux pas chercher, je t'expliquerai, une fois que tu auras répondu à mes questions.
Tu me diras où tu le trouves car même après des recherches, je ne trouve aucune source sérieuse.
N'étant apparemment pas dans le dictionnaire de l'académie française, je suppose que c'est un terme dédié à une discipline donnée, et c'est vrai qu'on est tous expert en tout et qu'on maîtrise la terminologie de toutes les disciplines existantes .
De plus, ce semble plus être un "slogan politique" qu'autre chose...

Non, c'est que TU fais.


Je ne confonds pas, c'est toi qui confond tout.
En quoi?

La loi protège la propriété privée sous différentes formes y compris immatérielle.
Et le fait de suivre et de prendre des photos à l'insu d'une personne, on protège sa propriété privée ?

Non
Merci pour ta coopération .

Non ce que tu dis n'a aucun sens. Une loi ne peut pas protéger en partie un "faux-droit".

Un faux droit est créé par une loi.
Il faudra donc me dire comment est créée une "vraie loi" par contradiction avec une "fausse loi".
D'ailleurs, je ne vois pas ce qui empêcherait une loi de défendre un droit défini ailleurs.

Non ce que tu dis n'a pas de sens.
C'est le principe d'une démonstration par l'absurde.

Citation Envoyé par abel.cain Voir le message
L'objectifs de mes questions est d'obtenir les réponses à mes questions.
Tu ne réponds pas à ma question et ce n'est en rien un objectif.

Les questions peuvent être utilisées de différentes manière :
  • réthorique : on n'attends pas de réponses, ici la question est l'argument ;
  • "maïeutique" : au lieu de démontrer nous-même notre point de vue, on pose des questions pour "faire arriver" notre interlocuteur à notre même conclusion, la réponse est notre argument ;
  • comprendre l'autre : il arrive qu'on ne se comprenne pas, et on peut être amené à poser des questions dont on connait déjà la réponse afin de voir si l'autre a la même réponse (et donc de voir si l'incompréhension ne venait pas de là) la réponse servant alors de base à un argumentaire.
  • "normale" : sans aucun objectif argumentaire, on fait juste savoir notre ignorance sur un sujet afin d'obtenir les informations qui nous manquent.


Je voulais donc savoir ce qu'étaient censée apporter tes questions au débat actuels et le point que tu cherchais à démontrer.
Certaines ressemblant même de très près à des questions réthoriques.

Si je te posais une questions sans aucun rapport avec le débat, je pense que toi aussi tu chercherais à comprendre ce qu'elle vient faire là et pourquoi je l'ai posée.

HS. Pour info :
Article 12 de "Déclaration universelle des droits de l'Homme de 1948".
Article 9 du code civil.

Il faudrait déjà définir la vie privée.
Qui n'est pas "vie publique".

Académie française :
Vie publique, Les actions d'un homme revêtu de quelque dignité, ou chargé de quelque emploi, en tant qu'elles ont rapport à cette dignité, à cet emploi; par opposition à Vie privée, La vie particulière et domestique. Il cherche, dans les douceurs de la vie privée, un dédommagement aux soucis de la vie publique.
Ma banque viole ma vie privée en ayant la trace de mes transactions?
Ceci dépend de la manière dont les données sont enregistrées et des données enregistrées.
Et c'est une problématique qui fait objet de recherches notamment pour améliorer les modèles de transactions afin de respecter au mieux la vie privée des utilisateurs.

Ma banque limite donc ma liberté d'expression?
Tu n'as pas conscience d'être surveillé, donc de ton point de vue, tu n'es pas surveillé.
Ta banque (au niveau des données collectées) en sait bien plus sur toi que tu ne pourrais le croire.

Elle peut savoir où tu es allé (CB), en déduire ce que tu as pu acheter et qui tu aurais pu rencontrer.
Savoir qu'on sait où on va et qui on rencontre suffit déjà à brimer la liberté d'expression.

Tu as pas l'impression de raconter n'importe quoi?
Quand tu es devant ton patron, tu va dire les même choses que tu dis à tes collègues à la pose café ?
"A mais quel c@n celui-là, il me les brise sévère".

Et si tu avais un patron dans sur dos h24 ? Ceci ne brimerait-il pas de facto ta liberté d'expression ?
Pourrais-tu encore dire tout ce que tu disais une fois chez toi ?

Il existe des études qui mettent en avant ce changement de comportement une fois qu'on a l'impression d'être surveillé, qu'on a tendance à faire très attention à ce qu'on dit.

C'est donc loin d'être n'importe quoi.
Bon, certaines personnes en parlent bien mieux que moi.

Par quel moyen?
Je ne sais pas... en envoyant un e-mail à la NSA ?
Avatar de Simara1170 Simara1170 - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 02/12/2014 à 10:22
Laisse tomber Neckara, abel.cain est un genre de troll passif-aggressif...
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 02/12/2014 à 10:58
Citation Envoyé par Neckara Voir le message
De plus, ce semble plus être un "slogan politique" qu'autre chose...
Non c'est un concept.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Et le fait de suivre et de prendre des photos à l'insu d'une personne, on protège sa propriété privée ?
Pardon?

Ce que tu racontes n'a rigoureusement aucun sens.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Il faudra donc me dire comment est créée une "vraie loi" par contradiction avec une "fausse loi".
Qu'est-ce qu'une "vraie loi"?

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
C'est le principe d'une démonstration par l'absurde.
N'importe quoi. Ce que tu racontes n'a aucun sens. Ce qui n'a pas de sens ne peut pas constituer une démonstration. Tu es en pleine confusion.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Tu ne réponds pas à ma question et ce n'est en rien un objectif.
Hein?

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Je voulais donc savoir ce qu'étaient censée apporter tes questions au débat actuels et le point que tu cherchais à démontrer.
Certaines ressemblant même de très près à des questions réthoriques.
Bon, ça suffit, hein.

Tu ne vas pas me la jouer "méta" parce que je ne joue pas à ce genre de jeux.

Si encore tu faisais un peu semblant de vouloir échanger, mais là...

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Si je te posais une questions sans aucun rapport avec le débat, je pense que toi aussi tu chercherais à comprendre ce qu'elle vient faire là et pourquoi je l'ai posée.
Bon, ça suffit, hein. Tu arrêtes de troller, merci.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Tu n'as pas conscience d'être surveillé, donc de ton point de vue, tu n'es pas surveillé.
Tu n'as aucune idée de ce dont j'ai conscience.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Ta banque (au niveau des données collectées) en sait bien plus sur toi que tu ne pourrais le croire.
Tu n'as aucune idée de ce que je crois ou pas.
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 02/12/2014 à 10:59
Citation Envoyé par Simara1170 Voir le message
Laisse tomber Neckara, abel.cain est un genre de troll passif-aggressif...
Si tu as des idées à apporter, débale ta marchandise.
Avatar de Saverok Saverok - Expert éminent https://www.developpez.com
le 02/12/2014 à 11:57
@abel.cain
Vu que c'est un débat public, je viens mettre mon grain de sel
Je ne comprends absolument rien à tes histoires de "vrais et faux droits"
Cela semble très clair pour toi, vu la virulence avec laquelle tu défends ce "concept", mais cela l'est nettement moins pour pas mal de monde
Peux-tu nous l'expliquer ou nous donner quelques liens sources ?
Avatar de Stéphane le calme Stéphane le calme - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 02/12/2014 à 20:52
Droit à l'oubli : Microsoft et Yahoo se mettent également dans le bain
et étudient les demandes de suppression des liens

Depuis quelques mois déjà, une décision de l’Europe ordonnait aux moteurs de recherche de mettre sur pied un système permettant aux Européens de disposer du droit de retrancher des informations à leur sujet sur les résultats de recherche si elles étaient jugées « inadéquates, hors de propos ou n’étaient tout simplement plus pertinente ».

Par la suite Google a été inondé de requêtes allant dans ce sens ; il y a quelques jours, Mountain View a annoncé avoir reçu au total plus de 171 000 requêtes et examiné plus de 588 000 URL suites à ces demandes de suppression et l’entreprise en a déjà retiré plus de la moitié (58%).

Pourtant, bien que Google ait déjà retiré des liens des résultats de son moteur de recherche, ces contenus sont parfois accessibles lorsqu’on effectue une recherche depuis la concurrence comme Bing ou Yahoo. Pourquoi ? Tout simplement parce que les personnes qui demandaient à « être oubliées », se contentaient de ne faire une démarche que vers Google.

Il faut rappeler que la décision de l’Europe n’avait pas uniquement un impact sur Google, mais aussi sur ses concurrents. Aujourd’hui le monopole de Google est tel que parler de « moteur de recherche » se résume pratiquement à un seul alors qu’il n’en est rien. D’ailleurs il suffit de voir les chiffres pour comprendre : Microsoft n’a reçu que 699 demandes pour enlever des résultats de son moteur de recherche depuis le formulaire forget.me mis sur pied le 23 juillet, ce qui représente 2 362 URL. Microsoft explique que, pour l’instant, seuls 79 requêtes ont reçu une réponse de Bing. Notons que Microsoft est « toujours en train d’affiner » le processus de traitements des demandes, comme le signale un porte-parole de l’entreprise.

Pour comprendre la complexité de cet exercice, il convient de rappeler que Google a commencé à supprimer les liens en Juin dernier et a fait office de test en ce qui concerne la façon dont les entreprises doivent mettre en œuvre la décision de la Cour européenne de justice. Le tribunal, qui a statué en faveur d'un espagnol ayant poursuivi Google, n'a pas expliqué comment les entreprises devaient décider d'approuver les demandes. La Cour a simplement donné des directives en déclarant qu'il fallait un équilibre entre le droit d'un individu à la vie privée et le droit du public de savoir.

En tant que pionnier dans le domaine, Google a créé un comité consultatif qui a tenu une série de réunions publiques afin de trouver cet équilibre : «notre objectif est de trouver le juste équilibre. Il s'agit là d'un nouveau défi de taille, et nous souhaiterions être conseillés sur les principes à appliquer pour nous prononcer sur chaque cas.», expliquait le conseil sur le site web prévu à cet effet.

Dans les débuts du processus de suppression, Google a été critiqué pour avoir averti les éditeurs quand les liens dirigeants vers leurs contenus avaient été enlevés. En le faisant, Google attirait encore plus d’attention sur le contenu qu’une personne voulait garder privé. Dans certains cas, il est arrivé que des quotidiens écrivent des articles sur les retraits qui résumaient les histoires originales.

Yahoo a également commencé à traiter les demandes de suppression. Un porte-parole de l’entreprise a affirmé que Yahoo va « évaluer soigneusement chaque demande dans le but d'équilibrer le droit de l'individu à la vie privée avec des considérations de droit du public à l'information ». Un formulaire est disponible pour les résidents Européens qui souhaitent se « faire oublier ».

Comme Bing a fourni son algorithme de recherche à Yahoo ainsi qu’à ses portails suite à un partenariat conclu entre les deux entreprises, il n’est pas clair si Yahoo sera en mesure d’agir indépendamment et choisir quel lien supprimer ou alors si son évaluation s’alignera derrière celle de Bing.

Google n’applique actuellement que des suppressions de liens sur ses domaines européens comme google.co.uk et google.se, les autres domaines comme google.com ne sont pas concernés. Toutefois, les autorités de protection des données ont indiqué réclame que la suppression soit effective sur l’ensemble du moteur Google.

En octobre, 4,43% des recherches ont été effectuées sur Bing, avec 3,82% effectuées depuis Yahoo tandis que Google s’octroyait 88,7% des parts selon le baromètre de Statista.

Source : blog forget.me, Statista

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ? Les demandes de suppressions validées par un moteur de recherche devraient-elles l'être automatiquement pour un autre ?
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 02/12/2014 à 21:28
Citation Envoyé par Saverok Voir le message
Je ne comprends absolument rien à tes histoires de "vrais et faux droits"
Cela semble très clair pour toi, vu la virulence avec laquelle tu défends ce "concept", mais cela l'est nettement moins pour pas mal de monde
Peux-tu nous l'expliquer ou nous donner quelques liens sources ?
Un faux droit est un droit qui est créé par l'Etat en violant les droits naturels d'autres personnes.


Par exemple le "droit au logement" qui conduit à interdire de virer un locataire qui ne paye pas ou à taxer les logements vide. Un propriétaire a le droit d'avoir des logements vides ou d'expulser un locataire qui ne respecte pas son contrat, et l'Etat ne devrait pas interférer avec ces droits.
Avatar de Neckara Neckara - Expert éminent sénior https://www.developpez.com
le 03/12/2014 à 6:38
Peux-tu donc me dire en quoi le droit au respect de la vie privée n'est pas un droit naturel ?

Qui détermine si un droit est "naturel" ou non ?
Où peux-t-on trouver une liste officielle des "droits naturels" existants ?
Le concept "faux droit" semble être un terme de droit, as-tu donc une source sérieuse qui défini ce concept ?

L'Etat ne devrait pas interférer avec ces droits.
Cela n'est que ton avis de libéraliste/jusnaturaliste (? ouais j'ai appris un nouveau mot pompeux \o/).

En soit, rien ne dit que l’État ne devrait effectivement pas interférer avec "ces droits".
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 03/12/2014 à 7:02
Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Peux-tu donc me dire en quoi le droit au respect de la vie privée n'est pas un droit naturel ?
Peux-tu donc me dire en quoi consiste le droit au respect de la vie privée?

(deuxième fois que je pose dans la question dans ce topic!)

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Qui détermine si un droit est "naturel" ou non ?
La philosophie des droits naturels.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Le concept "faux droit" semble être un terme de droit, as-tu donc une source sérieuse qui défini ce concept ?
Pas du tout, c'est de la philosophie. Ou de la morale si tu préfères.

Philosophie (ou morale) qui justifie le droit.

Philosophie qui explique que les droits naturels préexistent à la formalisation des droits.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
Cela n'est que ton avis de libéraliste/jusnaturaliste (? ouais j'ai appris un nouveau mot pompeux \o/).
Je ne comprends pas la question.

Tout ce que j'écris est mon avis, par définition.

Citation Envoyé par Neckara Voir le message
En soit, rien ne dit que l’État ne devrait effectivement pas interférer avec "ces droits".
Si, la Déclaration des droits de l'homme.
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 03/12/2014 à 7:12
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Cependant, Joe McNamee le directeur exécutif d’EDRi, un groupe européen des droits digitaux, qui a pris part à la discussion estime que le fait que Google n’enlève pas les liens de son domaine en ‘.com’ rend cette opération incomplète : il est inconsistant de la part de Google de retirer les liens de la nudité d’une femme de ces 32 domaines et de ne pas le faire sur le domaine en ‘.com’ a-t-il donné comme exemple. En guise de réponse, Fleischer a rétorqué que la décision de Google de ne pas toucher à son domaine en ‘.com’ est motivée par le fait que d’autres cours de justice ailleurs dans le monde ne sont pas parvenues aux mêmes conclusions que la CJUE. Ce sujet pourra toutefois être l’objet d’un débat postérieur.

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?
Cela renvoie au problème général de la "localisation" d'un service en ligne : dans quel pays a lieu l'interaction?

Est-ce que sur google.com je suis chez Google, société US?
Est-ce que google.com vient sur mon PC, en France?

Est-ce que google.fr est un site français? Qu'est-ce un site français?

Est-ce qu'il faudrait indiquer par un drapeau la nationalité d'un fournisseur?

Etc.

Est-ce que des juristes ont traité ces questions?
Avatar de Neckara Neckara - Expert éminent sénior https://www.developpez.com
le 03/12/2014 à 7:43
Citation Envoyé par abel.cain Voir le message
Peux-tu donc me dire en quoi consiste le droit au respect de la vie privée?
J'ai défini le concept de vie privée par opposition au concept de vie public.

Au début, note bien que je parlais de "droit à la vie privée", qui est déjà "plus simple".
Et c'est justement sur le "droit à la vie privée" que ta première question portait.

Ce droit est assez simple, on a le droit d'avoir une vie privée, ie une vie non publique.

Le "droit au respect de la vie privée", est déjà plus fort, et cela semble être le terme "officiel".
Donc non seulement on a le droit à une "vie privée", mais en plus il faut respecter celle d'autrui ie ne pas porter atteinte à la vie privée d'autrui.

On parle alors "d’immixtion arbitraire dans la vie privée".

EDIT : vous vous doutez bien que je ne suis pas prof de droit, je ne suis donc pas le plus à même de vous donner de telles définitions.

(deuxième fois que je pose dans la question dans ce topic!)
Pauvre de toi.
Tu as posé une question et on n'y a même pas répondu, vilains que nous sommes...

La philosophie des droits naturels.

Pas du tout, c'est de la philosophie. Ou de la morale si tu préfères.

Philosophie (ou morale) qui justifie le droit.

Philosophie qui explique que les droits naturels préexistent à la formalisation des droits.
C'est bien ce que je pensais.

Tu pars d'un courant de pensé qui a ses propres concepts sans même prendre en considération qu'il puisse exister d'autres courants de pensé...
Propres concepts que tu balances sans même les définir...
Voir même sans prendre en considération que ton courant de pensé n'est peut-être pas à 100% parfait et qu'il peut faire objets de débats.

Donc moi je dit que le droit à la vie privée est un droit naturel.
Ce ne peut donc plus être un "faux droit".

Je ne comprends pas la question.

Tout ce que j'écris est mon avis, par définition.
Si on ne fait qu'écrire nos avis, on ne va pas aller bien loin.

Il faut l’étayer par des arguments ou des faits.
De plus, un avis qui n'engage que soit ne peux faire office d'arguments.

Moi je dit que l’État devrait repeindre ses locaux en rose flashy.
Ceci n'engage que moi et je ne peux pas prétendre que "repeindre ses locaux en rose flashy" est une obligation de l’État ni même que d'autres devraient penser que c'est une obligation de l’État.

Si, la Déclaration des droits de l'homme.
Tu me donneras le numéro de l'article.

Art. 4. La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

[...]

Art. 11. La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.
Déclaration universelle des droits de l'Homme :
Article 12 : Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.
Tu pourrais m'objecter l'article 19 mais :
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.
Donc on garanti le droit de chercher les informations que via des moyens d'expression.
Ce qui n'est donc pas incompatible avec le "droit au respect de la vie privée".

De plus, rien n'indique que le "droit au respect de la vie privée" ne puisse être un "droit naturel".

Sachant que je n'accepte pas la terminologie de "faux droit" (ce qui est de mon bon droit puisque je n'adhère pas à ce courant), "droit non naturel" à la rigueur mais pas "faux droit".
Avatar de macslan macslan - Membre éclairé https://www.developpez.com
le 03/12/2014 à 9:04
Citation Envoyé par abel.cain Voir le message
Cela renvoie au problème général de la "localisation" d'un service en ligne : dans quel pays a lieu l'interaction?

Est-ce que sur google.com je suis chez Google, société US?
Est-ce que google.com vient sur mon PC, en France?

Est-ce que google.fr est un site français? Qu'est-ce un site français?

Est-ce qu'il faudrait indiquer par un drapeau la nationalité d'un fournisseur?

Etc.

Est-ce que des juristes ont traité ces questions?
D'après ce que je sais c'est par rapport à la localisation du serveur (les noms de domaines ne veulent rien dire) après je sais pas par rapport aux entreprises hébergent dans de multiples pays
Avatar de Saverok Saverok - Expert éminent https://www.developpez.com
le 03/12/2014 à 9:40
Citation Envoyé par abel.cain Voir le message
Peux-tu donc me dire en quoi consiste le droit au respect de la vie privée?
Voici une définition au sens juridique avec toutes les ref qui vont bien vers le code civil : http://www.dictionnaire-juridique.co...vie-privee.php
Avatar de Saverok Saverok - Expert éminent https://www.developpez.com
le 03/12/2014 à 10:15
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Qu'en pensez-vous ? Les demandes de suppressions validées par un moteur de recherche devraient-elles l'être automatiquement pour un autre ?
Cela a déjà été évoqué plus haut dans le fil de discussion mais je trouve totalement débile et dangereux de laisser ces entreprises privées décider du bien fondé ou non des demandes.
C'est à un juge de faire cela !!!
Et de ce fait, une fois qu'un juge a tranché, tous les acteurs s'alignent.

Là, c'est du gros n'importe quoi
Yahoo, Bing et Google sont en concurrence
En laisser un faire ce choix pour que les autres l'appliquent est stupide et donnerai trop d'importance au premier
A limite, créer un comité multi plateforme pour prendre ces décisions seraient plus cohérent et permettrait de mutualiser les coûts ainsi que les procédures administratives (les européens n'auraient qu'à émettre une seule demande pour l'ensemble des moteurs de recherche)
Avatar de didipostman didipostman - Membre à l'essai https://www.developpez.com
le 04/12/2014 à 10:22
Le problème c supprimer ces liens pour tous ces moteurs de recherches alors on lance la même requête pour tous les moteurs de recherche en même temps en simultanés avec du GridGain + Spring Batch + l'algo du CAPA groupe qui date de 1995
et le tour est joué voir ce lien http://didipostman.blogspot.com/2014...matics-of.html
Avatar de Saverok Saverok - Expert éminent https://www.developpez.com
le 04/12/2014 à 10:36
Citation Envoyé par didipostman Voir le message
Le problème c supprimer ces liens pour tous ces moteurs de recherches alors on lance la même requête pour tous les moteurs de recherche en même temps en simultanés avec du GridGain + Spring Batch + l'algo du CAPA groupe qui date de 1995
et le tour est joué voir ce lien http://didipostman.blogspot.com/2014...matics-of.html
Pourquoi faire ??
L'idée est de supprimer des URL dans les index des moteurs de recherche
Savoir comment ces URL sont indexées dans ces moteurs de recherches n'a pas d'intérêt
De même, pour un même moteur de recherche, il existe une multitude de chemin pour accéder à une même URL et ces accès différent celons les moteurs...

Autrement dit, les demandes concernent les buts (les URL) et non les chemins d'accès (les requêtes)
Avatar de macslan macslan - Membre éclairé https://www.developpez.com
le 04/12/2014 à 11:00
Un des gros problème c'est l'utilisation de ce droit pourrait être utilisé non pas par par exemple des jeunes adultes qui ont fait des conneries dans le passé mais par des dirigeants qui veulent caché des informations néfaste pour leur entreprises qui sont des infos et pas des textes qui veulent saborder l'entreprise
Avatar de Michael Guilloux Michael Guilloux - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 20/01/2015 à 16:01
« Droit à l'oubli »: Google s'en tient strictement aux domaines locaux européens, la société rappelle qu'il s'agit d'un concept européen

Google est bel et bien en train de retirer de ses moteurs en Europe, les résultats de recherche portant atteinte à la vie privée. Suite à la décision arrêtée par le plus haut tribunal de l'UE, le géant américain s'est engagé à prendre en compte les demandes de suppressions des individus de l'Union Européenne qui revendiquent leur « droit à l'oubli ». Jusqu’à ce jour, Google a reçu plus de 200 000 demandes de toute l'Europe qui affectent plus de 700 000 URL, selon son rapport de transparence en ligne.

Une question demeure cependant. Jusqu'où le soi-disant droit à l'oubli de Google devrait-il s'étendre?

En ce qui concerne les régulateurs de la vie privée en Europe, ils ont déjà statué sur cette question. En raison de la facilité de passer d’un domaine européen tel Google.de en Allemagne ou Google.fr en France à Google.com, ils pensent que la suppression initialement limitée aux domaines européens, n'est pas satisfaisante.

Le groupe des protecteurs de la vie privée des pays de l'UE, le groupe de travail Article 29, a donc conclu en Novembre qu'ils voudraient que les moteurs de recherche retirent les résultats à l'échelle mondiale.

Le vendredi, le groupe de travail Article 29 a écrit à Microsoft, Yahoo et au moteur de recherche français Qwant pour leur rappeler que les régulateurs souhaitent que les résultats soient supprimés de tous les domaines pertinents; une demande à laquelle le géant américain ne compte pas céder si facilement.

Le directeur juridique de Google, David Drummond, a fait savoir que la société a commencé par la suppression de résultats sur les domaines locaux européens et son approche n'a pas encore changé. «Nous avons eu une approche de base, nous avons suivi, sur cette question, nous avons fait des suppressions dans toute l'Europe, mais pas au-delà, » a-t-il dit lors d'un événement à Bruxelles le lundi.

Toutefois, Drummod pense que l'approche de Google pourrait évoluer après réception du rapport d'un groupe d'experts que la société a mis en place pour étudier la question du domaine d’application de la décision. Le rapport du groupe est prévu pour la fin de ce mois. « Nous allons le prendre [le rapport], ainsi que de l'apport de l'Article 29 et d'autres contributions et arriverons à une approche », a déclaré Drummond.

Cependant, il semble que Google ait déjà décidé de s'en tenir strictement aux domaines européens, surtout que les lignes directrices établies par les protecteurs de la vie privée ne sont pas juridiquement contraignantes. En effet, Drummod soutient fortement « qu'il doit y avoir un moyen de limiter le concept, parce que c'est un concept européen. »

Source : Reuters

Et vous ?

Les européens pourront-ils se faire oublier sur Google.com ?
Avatar de JayGr JayGr - Membre actif https://www.developpez.com
le 20/01/2015 à 17:21
Citation Envoyé par Michael Guilloux Voir le message

Et vous ?

Les européens pourront-ils se faire oublier sur Google.com ?
"Une issue de secours à 9000 mètres d’altitude, l’illusion de la sécurité !" Fight Club.

Google est l'avion dans lequel nous sommes tous montés ...
Avatar de GHetfield GHetfield - Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
le 20/01/2015 à 20:53
Tiens... Comme par hasard on ne retrouve pas Imikado & Co se plaindre comme il le font sans cesse de Microsoft. Mais il ne doivent pas etre client Google.. il doivent certainement utiliser Bing
Avatar de Zirak Zirak - Inactif https://www.developpez.com
le 20/01/2015 à 21:05
Citation Envoyé par GHetfield Voir le message
Tiens... Comme par hasard on ne retrouve pas Imikado & Co se plaindre comme il le font sans cesse de Microsoft. Mais il ne doivent pas etre client Google.. il doivent certainement utiliser Bing
Non, DuckDuckGo
Avatar de Michael Guilloux Michael Guilloux - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 09/02/2015 à 11:59
Droit à l'oubli : Le groupe consultatif chargé d'étudier son champ d'application se range du côté de Google
La règle doit être limitée à l'Europe

Le droit à l'oubli devrait être limité à l'Europe, c'est la décision qui est ressortie de la discussion du groupe consultatif chargé d'étudier la manière dont la règle de vie privée devrait être appliquée.

Pour rappel, la plus haute cour de l'Europe a rendu une décision en mai dernier, demandant aux moteurs de recherche de supprimer, des résultats de recherche, les liens non pertinents ou obsolètes qui portaient atteinte à la vie privée des résidents de l'UE.

La firme de Mountain View est alors passée à l'action en se soumettant à l'application du droit à l'oubli de l'Europe. Pendant que Google traitait les quelques centaines de milliers de demandes de suppression formulées par les utilisateurs, l'UE a émis de nouvelles directives demandant à la société d'étendre le champ d'application du droit à l'oubli à tous ses domaines et pas seulement aux domaines locaux européens, comme prévu initialement.

Le géant de la recherche a aussitôt fait savoir que le droit à l'oubli était un concept européen, qui devait donc s'appliquer à l'Europe uniquement. Toutefois, il a déclaré que sa position pourrait évoluer, après le rapport d'un groupe consultatif chargé d'étudier la question.

Le groupe consultatif indépendant de 8 personnes a rendu son rapport en soutenant, à la majorité, que le droit à l'oubli devrait se limiter uniquement à l'Europe. La raison est que l'application de la règle à l'Europe suffit pour garantir la protection de la vie privée tout en assurant la liberté d'expression.

«Nous croyons que les suppressions appliquées aux versions européennes de recherche pourront, en règle générale, protéger les droits des personnes concernées de manière adéquate », a indiqué le comité. Le groupe note que près de 95% des recherches sur le web en Europe sont canalisées par des domaines régionaux de Google. Il n’est donc pas pertinent de l’étendre à Google.com.

Le comité a aussi souligné que le droit pour les personnes hors de l'Union européenne d'accéder aux informations en ligne, ne doit pas non plus être ignoré.

Parmi les membres du comité, Jimmy Wales, cofondateur de Wikipedia, a complètement fustigé le droit à l'oubli. «Je m'oppose complètement à la situation juridique dans laquelle une entreprise commerciale est forcée de devenir le juge de nos droits les plus fondamentaux d'expression et à la vie privée », a écrit Wales. « Les recommandations à Google contenues dans ce rapport sont profondément viciées en raison de la loi elle-même étant profondément erronée ». A-t-il ajouté.

De l'autre bord, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, ancien ministre de la Justice allemande, également membre du comité, n'a pas partagé la position dominante. Elle indique dans le rapport que le droit à l'oubli devrait s'appliquer à tous les domaines de Google, étant donné la facilité de pouvoir passer d'un domaine local à Google.com.

Il faut aussi noter que la décision du groupe consultatif n’a aucune valeur juridique.

Source : Rapport du comité consultatif

Et vous ?

Qu’en pensez-vous ?
Avatar de Washmid Washmid - Membre averti https://www.developpez.com
le 09/02/2015 à 14:22
Citation Envoyé par Michael Guilloux Voir le message
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De l'autre bord, Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, ancien ministre de la Justice allemande, également membre du comité, n'a pas partagé la position dominante. Elle indique dans le rapport que le droit à l'oubli devrait s'appliquer à tous les domaines de Google, étant donné la facilité de pouvoir passer d'un domaine local à Google.com.
Oui cela devrait s'appliquer à tous les domaines de google, mais certainement pas par le biais de google mais par le propriétaire du site qui doit supprimer son contenu (quitte à demander aux moteurs de recherche d'actualiser leurs caches après la suppression).

Actuellement c'est comme si on avait le droit de conserver nom prénom téléphone etc. d'une personne, le tout accessible à tous, sous prétexte qu'on a mis un robots.txt à côté !

Bref, cette ministre pointe du doigt, sans le savoir, l'incohérence dans la mise en oeuvre du droit à l'oubli.
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