Droit à l'oubli : Microsoft travaille également sur un moyen pour demander la suppression des données sensibles
Sur son moteur Bing

Le , par Hinault Romaric, Responsable .NET
Suite à la décision de la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) autorisant les internautes européens à avoir recours au droit à l’oubli, les projecteurs se sont tournés vers Google, de par sa part de marché importante dans le domaine de la recherche en ligne, alors que tous les acteurs de la recherche en ligne en Europe sont concernés par cette mesure.

Tout comme Google qui a mis à la disposition des internautes un moyen pour effectuer des requêtes pour mettre fin à l’indexation des sites tiers vers des contenus privés les concernant, Microsoft travaille également sur un moyen pour permettre aux utilisateurs de Bing d’avoir recours à cette mesure.

« Nous travaillons actuellement sur une procédure spéciale pour des résidents de l’Union européenne qui demandent à bloquer des résultats de recherche sur Bing suite à des requêtes sur leur nom », peut-on lire sur le moteur de recherche.




Le traitement des requêtes cause de sérieux problèmes aux moteurs de recherche, d’autant plus qu’ils doivent décider si l’information visée n’est pas d’un intérêt pour la vie public. Microsoft se veut prudent dans sa démarche afin de pouvoir fournir une solution équitable. « L’élaboration d’un système équitable nous prendra un certain temps. Nous allons fournir des informations supplémentaires sur le sujet bientôt », explique la firme.

Il faut noter que le droit à l’oubli ne s’applique que sur le territoire européen et Google, pour sa part, a décidé de supprimer les informations uniquement en Europe. Elles resteront donc visibles pour le reste du monde.

Source : Microsoft


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Avatar de Traroth2 Traroth2 - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 18/06/2014 à 16:45
Héhé, ils sont vexés parce que personne ne leur a rien demandé, chez Microsoft !
Avatar de eric.c eric.c - Membre actif https://www.developpez.com
le 20/06/2014 à 7:43
En gros, avec le droit à l'oubli sur les moteurs de recherche on arrache la page du sommaire mais on laisse le chapitre litigieux. Ça me parait moyen au niveau efficacité. Du style on met fin à la canicule en interdisant les thermomètres
Avatar de Adapas Adapas - Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
le 20/06/2014 à 10:37
Personnellement, si j'ai applaudi l'initiative de Google et de l'Europe en premier lieu, je dois reconnaitre qu'il y a pas mal de failles dans ce système de formulaire et de procédure. Si je pense que l'on a le droit de protéger sa vie privée sur le net et pouvoir éviter toute dérive et diffamation, la proposition de Google reste toutefois assez limitée. S'il suffit de passer par le site us notamment. Ce qui m'a tout de même interpellé, c'est que derrière les informations lues dans les articles comme celui-ci qui explique en quoi consiste le droit à l'oubli par Google et qui traite de l'ambiguité entre le droit à l'oubli numérique et le droit à l'information (sans oublier la liberté d'expression), il y a tous les dessous, en ce qui concerne l'existance même des pages, le fait que Google soit juge et partie, le fait qu'il ne soit obligé de supprimer ces données sur réclamation qu'en Europe et que ça ne se fera sans doute pas sur le continent américain...Bref ça fait pas mal réfléchir sur les limites connues des deux côtés, tant pour Google en tant que tel et l'Europe. Il y a un effet poudre aux yeux indéniable. Je me demande vraiment si les "experts consultants" qui vont constituer le comité chargé d'évaluer les demandes et de rapporter au public toute information qui est de son intérêt seront à la hauteur pour crédibiliser l'initiative de l'Europe. Ensuite il faudrait que ça soit étendu à tous les moteurs de recherche, c'est sûr et c'est bien que Microsoft s'y mette même si ça serait biend 'aller encore plus loin. Bref, en gros, c'est du filtrage comme le disent d'autres mais je trouve qu'il y a un sentiment de progrès, de prise de conscience... efficacité réelle.
Avatar de Hinault Romaric Hinault Romaric - Responsable .NET https://www.developpez.com
le 27/06/2014 à 16:30
Droit à l’oubli : Google commence à supprimer dans ses résultats de recherche
les informations sensibles sur les internautes européens

Google aurait commencé à supprimer dans les résultats de son moteur de recherche, certaines informations des utilisateurs en Europe, dans le cadre du droit à l’oubli.

Un porte-parole de la firme aurait révélé cette information au Wall Street Journal. Cette opération de désindexation d’informations sensibles sur les internautes européens se fait suite à une décision de justice de la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE).

Celle-ci avait statué que l’exploitant d’un moteur de recherche exerçant sur le territoire européen, de par le fait qu’il est responsable du traitement des données personnelles contenues dans les pages qu’il indexe, doit se plier aux directives du droit européen en matière de gestion, de protection et de suppression des données personnelles.


Pour se conformer à cette décision, Google avait mis sur pied un formulaire pour permettre aux internautes de faire des requêtes afin de bénéficier du droit à l’oubli. En l’espace de quelques jours, la firme avait été inondée de demandes de droit à l’oubli. Selon le Wall Street Journal, la société aurait reçu en 4 jours 41 000 demandes.

Cependant, pour « trouver un juste équilibre entre la protection de la vie privée des individus et le droit du public à accéder à des informations et à les diffuser », la firme avait décidé de traiter chaque demande individuellement. Il lui revient donc d’apprécier la pertinence d’une requête. Un aspect qui avait été critiqué par plusieurs organismes de protection des consommateurs.

De plus, la suppression de l’information ciblée n’est effectuée qu’en Europe. Celle-ci reste visible pour les recherches effectuées dans le reste du monde.

Également impacté par cette mesure, Microsoft travaille aussi sur un moyen pour gérer le recours au droit à l’oubli sur son site Bing.

Source : WSJ
Avatar de Hinault Romaric Hinault Romaric - Responsable .NET https://www.developpez.com
le 03/07/2014 à 23:49
Droit à l'oubli : Google a reçu 70 000 demandes en un mois
le retrait des informations suscite des craintes de censure

Google a indiqué, aujourd'hui 3 juillet 2014 à l'AFP, avoir reçu 70 000 demandes de droit à l'oubli depuis le 30 mai, date à laquelle le moteur de recherche avait lancé son formulaire qui permet aux internautes d'avoir recours à cette mesure pour faire supprimer des résultats de recherche des informations sensibles sur eux.

Après un pic de plus de 12 000 demandes le jour du lancement de son formulaire, Google affirme recevoir actuellement en moyenne 1 000 requêtes par jour.

En ce qui concerne la répartition géographique, le plus grand nombre de demandes provient de la France (14 086 requêtes), suivie par l'Allemagne (12 678), le Royaume-Uni (8 497), l'Espagne (6 176) et l'Italie (5 934).

Le moteur de recherche a affirmé que les actions à mener devraient porter sur 267 550 liens. Une fois de plus, la France est le pays pour lequel les demandes sont les plus nombreuses (48 000), devant l’Allemagne (47 000), le Royaume-Uni (34 600), l’Espagne (21 500) et l’Italie (23 300).

Google note que chaque demande sera traitée de façon individuelle pour tenter de « trouver un juste équilibre entre la protection de la vie privée des individus et le droit du public à accéder à ces informations et à les diffuser. » La firme se réserve également le droit de rejeter une demande si elle présente un intérêt public.

Certains demandeurs ont déjà vu les informations incriminées être supprimées par le moteur de recherche. Il faut noter que la suppression ne concerne que l'Europe et que les informations restent visibles dans le reste du monde. Google, en plus d'afficher une courte notification sur les résultats qui ont été affectés, a informé les médias sur le fait que certains de leurs articles ne sont plus référencés.

Les médias anglo-saxons qui ont été les premiers à recevoir les notifications de Google, font état d'une forme de censure qui vient nuire à la « liberté de la presse». Le Guardian affirme avoir été alerté pour six de ses articles, tandis qu'un article de la BBC a eu droit au même sort, ainsi qu'un article du Daily Mail.

Il s'agit notamment d'articles sur Stan O'Neal, ancien patron de la banque Merill Lynch, responsable de pertes colossales, ou encore ceux sur un ancien arbitre écossais qui avait reconnu avoir menti pour justifier un penalty.

Le traitement des premières demandes par Google a enflé la polémique, et relancé les inquiétudes sur les dérives de cette mesure. Jimmy Wales, fondateur de Wikipédia, a affirmé sur twitter que « censurer Google, c'est censurer la presse ».

Sources : AFP, The Guardian
Avatar de mrqs2crbs mrqs2crbs - Membre averti https://www.developpez.com
le 04/07/2014 à 10:27
Citation Envoyé par Hinault Romaric Voir le message

Il s'agit notamment d'articles sur Stan O'Neal, ancien patron de la banque Merill Lynch, responsable de pertes colossales, ...
ben voila, c'est carrément génial,

Merill Lynch (et donc Stan O'Neal) sont quand même responsables pour partie de la crise des subprimes, qui a entrainé entre autre l'expropriation de quelques million de ménages (chiffres?) américains, et qui est à l'origine de la "Crise" dont on nous rabache tout les jours les oreilles (et qui justifie tout un tas de réforme pas populaire du tout).

c'est incroyable, faut rappeler que : Stan O'Neal est américain (et pas Européen), Merill Lynch est une banque américaine (et pas Européenne). Mais l'auteur de l'article censuré lui est britanique!!! (plus d'info sur ce cas sur le site de la tribune)

l'Info concernant ce type et sa banque pouvait quand même avoir du sens pour un bon paquet de personnes.

Mais bon peut-être qu'effectivement il vaut mieux oublier Stan O'Neil (et surtout le laisser tranquille).
Avatar de macslan macslan - Membre éclairé https://www.developpez.com
le 04/07/2014 à 10:32
C'est à se demander si les demandeurs du droit à l'oubli ne devraient pas faire en sorte pour qu'il y a pas besoin de faire une demande
Avatar de Aiekick Aiekick - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 04/07/2014 à 10:59
c'est dommage pour les demandeurs legitimes, tels que ceux qui ce sont fait abusé sur internet.

Mais il faut bien reconnaitre, que c'est bien joué de la part de google, que de traiter en priorité les demandes qui vont faire polémique ^^

Malin le bestiaux !
Avatar de Aiekick Aiekick - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 04/07/2014 à 11:02
Citation Envoyé par Hinault Romaric Voir le message
Google note que chaque demande sera traitée de façon individuelle pour tenter de « trouver un juste équilibre entre la protection de la vie privée des individus et le droit du public à accéder à ces informations et à les diffuser. » La firme se réserve également le droit de rejeter une demande si elle présente un intérêt public.
Donc google considere que les articles de presse sur Stan O'Neal, ou encore ceux sur un ancien arbitre écossais, ne sont pas d'un interet piblic ?
Quels sont les criteres de google ?
Avatar de Sergejack Sergejack - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 10/07/2014 à 17:18
Ça va bien profiter aux hommes politiques...
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