Droit à l'oubli : Google travaille sur un outil automatisé pour les internautes
Qui souhaiteront disparaître de ses résultats de recherche

Le , par Hinault Romaric, Responsable .NET
Google travaille sur un outil en ligne qui sera mis à la disposition des internautes qui souhaitent avoir recours au droit à l’oubli. L’information a été dévoilée par un commissaire allemand à la protection des données

Google va utiliser cet outil suite à la décision de la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) autorisant les internautes européens à demander au moteur de recherche de ne plus afficher dans ses résultats des liens vers des sites tiers, contenant des informations personnelles les concernant.

S’appuyant sur la directive de 1995 sur la protection des données personnelles, la CJUE avait conclu que l’exploitant d’un moteur de recherche exerçant sur le territoire européen, de par le fait qu’il est responsable du traitement des données personnelles contenues dans les pages qu’il indexe, doit se plier aux directives du droit européen en matière de gestion, de protection et de suppression des données personnelles.

La décision avait été qualifiée de décevante pour les moteurs de recherche et les internautes par Google. Son président exécutif Eric Schmidt avait critiqué vertement la décision de l’Europe, qualifiant celle-ci de « déséquilibrée ».

En dehors de Google, cette décision de justice qui a donné lieu à une controverse, dispose de plusieurs détracteurs, notamment le fondateur de Wikipedia Jimmy Wales : « il s’agit de la plus importante décision de la censure d’internet que je n’ai jamais vu », a déclaré celui-ci.

En plus, le « droit à l’oubli » a déjà ouvert la porte à quelques dérives. À peine l’arrêté de la CJUE publié, Google a été inondé par des requêtes de demande de droit à l’oubli, dont les demandes d’un pédophile, un ex-politicien désireux de voir des articles sur des comportements passés disparaître, un médecin ayant fait l’objet de commentaires négatifs en ligne et une entreprise qui a réclamé la suppression d’un lien vers des avis négatifs des consommateurs.

Dans son rapport publié lundi 19 mai 2014, la CNIL a noté que les plaintes relatives au droit à l’oubli représentent le tiers des requêtes reçues en 2013. « Les gens ne veulent pas renoncer à leur vie en ligne, mais veulent la maîtriser, selon leurs propres arbitrages », a expliqué Isabelle Falque-Pierrotin, la présidente de la CNIL.

Pour gérer le flot de demandes des internautes, Google devrait bientôt proposer un système automatisé, qui comprendra une sorte de mécanisme d’authentification pour éliminer les demandes de « takedown » non autorisées. Il faut noter que la gestion du droit à l’oubli représente un véritable casse-tête pour le géant de la recherche.

« L'arrêt a des implications importantes pour la manière dont nous gérons des demandes de retrait » d'informations dans les résultats de recherche, a indiqué un porte-parole de Google. « C'est compliqué sur un plan logistique – ne serait-ce qu'à cause des nombreuses langues impliquées et du besoin d'un examen attentif. »

Source : ItPortal


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Avatar de el_slapper el_slapper - Expert éminent sénior https://www.developpez.com
le 20/05/2014 à 10:58
Oui, comment s'assurer que je ne cherche pas à effacer le profil internet positif du principal concurrent à mon job de rêve?

C'est facile de cracher sur Google, mais mettre en place tout celà ne se fera pas en claquant des doigts, juste par le triomphe de la volonté.
Avatar de Uranne-jimmy Uranne-jimmy - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 20/05/2014 à 12:38
Visiblement il y a une volonté sur le net de séparer le privée du public de façon bien démarqué. Le soucis c'est que "publier" sur internet revient automatiquement à rendre public le contenu ...

C'est tendu tout de même, dans cette situation, on voit qu'autant des personnalités public (politicien et médecin, entreprise) veulent camoufler leurs points négatifs, mais pas uniquement, des détraqués aux bord de l’illégal et de l'immoral aussi. J'avais pensé dire "il suffit d'interdire le système aux système public, le réserver au privé" Mais ça ne suffit pas, il faut aussi filtré les causes du retrait de contenu, et là les mailles du filets ne seront jamais assez serrées.

Finalement ce que je pense de ce droit à l'oublie change au fil de mes réflexion, plus ça va et plus je passe de "ba oui c'est légitime" à "t'as qu'à gérer correctement ce que tu balances si ça te déplaît autant d'avoir des traces malsaines sur le net".
Avatar de mrqs2crbs mrqs2crbs - Membre averti https://www.developpez.com
le 21/05/2014 à 0:19
voila une nouvelle qui fleure bon le "negative SEO" (oui, oui, c'est vrai, c'est une technique qui n'existe pas et en plus qui est interdite -sic-).

et qu'est-ce qui se passe si mon père, ou mon boss, expriment sur le net des idées un chouïa pas comme il faut.
j'ai le droit de leur claquer le beignet, sous prétexte que ... là j'avoue, j'ai pas bien compris la raison.
ET PAF déréférencés les grandes gueules, les escrocs, les manipulateurs, les liberticides, ...
non seulement, on renvoie tout ce beau monde dans l'ombre (ben oui, faut pas sortir un poisson hors de l'eau, c'est cruel!), mais en plus, et c'est la cerise sur cette énorme tarte à la crème, ce sont les internautes eux même qui font le ménage.

les américains (que pourtant je ne porte pas vraiment dans mon coeur) ont tout compris avec leur "premier amendement".

le coup du droit à l'oublie, plus le coup des DRM, ben j'ai vachement l'impression qu'en loucedé on est en train de me transformer mon ordi en télévision (c'est propre, ça fait pas de vague et faut passer à la caisse)

dormez bien bonnes gens, tout il est beau, tout va bien sur le net
Avatar de vladimir1118 vladimir1118 - Candidat au Club https://www.developpez.com
le 21/05/2014 à 0:59
Pour ceux qui sont contre cette loi, on dirait qu'un moteur de recherche se doit d'être le garant de notre justice à travers l'information qu'il diffuse. Comment faisait-on avant Google pour se protéger des gens au passé sulfureux ?
Il faut quand même garder à l'esprit qu'il s'agit d'une compagnie privé et que l'information qu'ils choisissent de diffuser n'est pas neutre. De façon plus générale, internet n'est pas non plus l'ultime vérité. Il y a aussi des erreurs, des mensonges et des calomnies.
Tant que nous ne sommes pas concernés, c'est très bien d'être contre le droit à l'oubli, mais quid si quelqu'un écrit un article anonymement sur un sombre forum ouzbek en vous accusant de tous les vices ? Pour ma part, je serais heureux de pouvoir faire supprimer l'article.
Maintenant, je reconnais que c'est très difficile à appliquer. Comment Google peut savoir par exemple si l'article parle de moi au d'un d'homonyme ?
Avatar de mrqs2crbs mrqs2crbs - Membre averti https://www.developpez.com
le 21/05/2014 à 10:15
@ vladimir1118,

c'est vrai, t'as raison, pour certaines situations bien particulières, c'est surement utile de pouvoir faire valoir ce droit (à l'oubli),

ce que je dis, c'est que la diffamation est déjà légiférée, et l'état garanti (parait-il) une justice impartiale et équitable.
qu'en sera-t-il quand chacun pourra prétendre faire justice soi-même.
et puis surtout faut garder à l'esprit, que dès qu'un "outil", une "technique" nouvelle sont mis en place, ils sont toujours au final détournés au profit des plus malins.
(cette décision de la CJUE a été portée par une équipe de technocrates européens, qui sont, de par le jeu politique à ce niveau, continuellement soumis aux pressions des lobby. c'est là que mes alarmes personnelles se mettent en branle : cette décision n'est pas que motivée par ce truc du "droit à l'oubli", il y forcément aussi une tentative soit de gêner Google, soit de créer une porte d'entrée pour manipuler efficacement le référencement)

c'est ça le sujet de ma facherie: j'ai toujours l'impression (peut-être à tort) que la réelle motivation de ce type de décision politique, est très éloignée de l'explication démagogique que l'on nous propose, mais que plus prosaïquement c'est encore la même rengaine : comment nos dirigeants vont-il faire pour reprendre la main sur internet.

cordialement.
@+
Avatar de lvr lvr - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 21/05/2014 à 14:24
Il faut pouvoir un organe indépendant et officiel (une agence européenne, la court de justice européenne, ... ?) qui tranche si oui ou non les demandes sont recevables et qui les faits s'appliquer à tous les outils de recherche, Google, Bing, DuckDuckGo et ....
Tout autre forme ne se pas garante d'équité entre les personnes et les moteurs de recherche.
Avatar de Zirak Zirak - Membre averti https://www.developpez.com
le 21/05/2014 à 17:01
Citation Envoyé par mrqs2crbs Voir le message
@ vladimir1118,

c'est vrai, t'as raison, pour certaines situations bien particulières, c'est surement utile de pouvoir faire valoir ce droit (à l'oubli),

ce que je dis, c'est que la diffamation est déjà légiférée, et l'état garanti (parait-il) une justice impartiale et équitable.
qu'en sera-t-il quand chacun pourra prétendre faire justice soi-même.
et puis surtout faut garder à l'esprit, que dès qu'un "outil", une "technique" nouvelle sont mis en place, ils sont toujours au final détournés au profit des plus malins.
(cette décision de la CJUE a été portée par une équipe de technocrates européens, qui sont, de par le jeu politique à ce niveau, continuellement soumis aux pressions des lobby. c'est là que mes alarmes personnelles se mettent en branle : cette décision n'est pas que motivée par ce truc du "droit à l'oubli", il y forcément aussi une tentative soit de gêner Google, soit de créer une porte d'entrée pour manipuler efficacement le référencement)

c'est ça le sujet de ma facherie: j'ai toujours l'impression (peut-être à tort) que la réelle motivation de ce type de décision politique, est très éloignée de l'explication démagogique que l'on nous propose, mais que plus prosaïquement c'est encore la même rengaine : comment nos dirigeants vont-il faire pour reprendre la main sur internet.

cordialement.
@+

Oui enfin, chaque internaute pourra déposer une demande qui sera étudiée, ils ne vont pas tout virer directement à la moindre demande, donc non, je ne pense pas que tu pourras virer des informations qui ne te concernes pas toi personnellement, mais seulement avec preuve de qui tu es.

Après moi ce que je me demande c'est sous quelle forme seront les demandes ? Car un simple "Bonjour je m'appelle Robert Dupont, je ne veux plus apparaitre dans vos résultats", c'est trop light et puis bon des Robert Dupont, y'e na pleins, comment gérer les homonymes ? Et si après il faut s'amuser à linker toute les pages à enlever, cela peut vite devenir rébarbatif et décourageant...
Avatar de la.lune la.lune - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 21/05/2014 à 20:15
C'est simple de pointer le doigt sur Google et le prendre pour responsable de tout ça, que de déposer une plainte demandant aux sites tiers de supprimer les données qui concernent leurs vie privés.
Si par exemple la justice sait dire à Google de ne pas indexer les résultats sur le net de ce que certains disent à propos de Hollande alors elle devrait savoir que ça devrait commencer par les sites qui publient ces contenus. Si la loi donne droit à ceux qui publient et critiquent les autres alors pourquoi nous empêcher de lire ces contenus.

Je connais un site X qui dit de mal sur moi, c'est sur le net, donc public, mais je viens dire à Google de ne pas indexer le site X. Si selon la loi Google fait un crime, pourquoi je viens à Google mais que le site X a droit de publier en public ses informations? Mais c'est absurde. Pourquoi la loi ne statue pas que la publication de l'information privé même est un crime donc au lieu d'avoir le courage de chercher le site et signaler à Google il faut plutôt demander à ce que le contenu soit supprimé sur le site.

Ils ne vont pas le faire tout simplement parce que les gens vont dire que c'est un frein à la liberté d'expression. Alors on va leur dire : Donc ce n'est pas un enfreint à la liberté d'expression si on désindexe le contenu dont la loi statu de légal et qu'il mérite d'être rendu public?

Supposons le cas des contenus statués sans discussion qu'ils ne méritent pas d'être publiés sur le net, pourquoi la justice à oublier vraiment par où commencer?

Ils vont dire mais "non... au fait c'est simple de demander à Google et lui forcer à désindexer le contenu que de faire une procédure judiciaire pour que le contenu soit supprimé du site " moi si j'étais Google j'allais accepter de désindexer si la justice statue que le contenu ne mérite pas d'être publié en public, alors il faudra commencer par le site qui a publier l'info et dans ce cas déjà ça ne sert à dire l'indexation d'un lien mort.

La question sur le droit d'oublie est très pertinente car il faudra tout précisé sinon même les sites qui font l'éloge ou la campagne d'une personne risquent d'être désindexés. Ce qu'ont voit qui n'a pas forcement de sens s'il faut à chaque fois choisir le lien à désindexer, donc une personne populaire est mal barré, il faudra une personne qui ne fera que ça dans sa vie : choisir le lien à désindexer

Tous ces absurdités et incohérences on voit des juges qui ne pigent rien en informatique et qui ne comprennent pas ce qu'ils disent .
Avatar de marsupial marsupial - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 21/05/2014 à 22:31
Avatar de Zirak Zirak - Membre averti https://www.developpez.com
le 22/05/2014 à 16:56
Citation Envoyé par la.lune Voir le message
Je connais un site X qui dit de mal sur moi, c'est sur le net, donc public, mais je viens dire à Google de ne pas indexer le site X. Si selon la loi Google fait un crime, pourquoi je viens à Google mais que le site X a droit de publier en public ses informations? Mais c'est absurde. Pourquoi la loi ne statue pas que la publication de l'information privé même est un crime donc au lieu d'avoir le courage de chercher le site et signaler à Google il faut plutôt demander à ce que le contenu soit supprimé sur le site.
C'est pour cela que si tu avais bien lu, ils ont bien précisé que si les informations à "oublier" avaient une utilité publique alors elles ne seraient pas supprimées, il s'agit vraiment des informations personnelles dont on parle.

Si on reprend l'exemple du médecin pédophile ou je ne sais quoi de l'article, les liens qui évoquent cela ne sont pas dans l'illégalité, et ce n'est pas une information privée (y'a bien du y avoir un article de journal retrouvable dans les archives si il y a eu condamnation), et cela est considéré "d'utilité publique" de savoir que le docteur machin a/avait des tendances pédophiles, car même si il fait cela "en privé" , il a été reconnu publiquement coupable d'un délit, et le fait d'évoquer cette condamnation, ce n'est pas de la diffamation, donc pas illégal, donc sa demande de droit à l'oubli sera/devrait être refusée.

Après si (exemple imaginaire) en tapant ton nom, google te link un de tes messages à l'époque où, en jeune insousciant, tu trainais sur le forum "je me bourre la gueule le soir en insultant mon patron", bah ça, tu pourras demander le droit à l'oubli, car ce n'est pas d'utilité publique (sauf peut-être pour ton patron ).
Avatar de Hinault Romaric Hinault Romaric - Responsable .NET https://www.developpez.com
le 30/05/2014 à 13:52
Droit à l'oubli : Google lance son formulaire de demande de retrait des données sensibles
et précise les conditions d’utilisation

Google met à la disposition des internautes européens un formulaire pour ceux qui veulent avoir recours au droit à l’oubli, afin que le moteur de recherche n’affiche plus dans ses résultats des liens vers des sites tiers contenant des infirmations sensibles sur ceux-ci.

Le lancement de ce formulaire fait suite à une décision de la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) qui a statué que de par le fait qu’il est responsable du traitement des données personnelles contenues dans les pages qu’il indexe, Google doit se plier aux directives du droit européen en matière de gestion, de protection et de suppression des données personnelles.

Moins de 48 heures après la publication de cet arrêté de justice, Google a été inondé par un nombre important de requêtes d’internautes désirant bénéficier de cette mesure, parmi lesquels les demandes d’un pédophile, un ex-politicien désireux de voir des articles sur des comportements passés disparaître, un médecin ayant fait l’objet de commentaires négatifs en ligne et une entreprise qui a réclamé la suppression d’un lien vers des avis négatifs des consommateurs

Bien qu’ayant critiqué cette décision qui « serait une forme de censure d’Internet », le géant de la recherche a rapidement développé un outil pour faciliter le recourt au droit à l’oubli et apporté quelques informations pour limiter les dérives.

Ainsi, toute demande ne donnera pas forcement lieu à une suppression des informations concernées. Sur le formulaire, Google précise qu’il pourrait ne pas répondre favorablement à une requête si celle-ci présente un intérêt public, « par exemple, si elle concerne des escroqueries financières, une négligence professionnelle, des condamnations pénales ou une conduite publique adoptée par un fonctionnaire ».

De ce fait, chaque demande sera traitée de façon individuelle et Google tentera de « trouver un juste équilibre entre la protection de la vie privée des individus et le droit du public à accéder à ces informations et à les diffuser. » La firme va mettre sur pied un comité consultatif pour parvenir à l’équilibre entre ces deux éléments. Siégeront au sein de ce comité : Eric Schmidt, président exécutif de Google ; Jimmy Wales, fondateur de Wikipedia ; le rapporteur spécial de l’ONU sur la liberté d’expression, Frank La Rue et des chercheurs.

De plus, la suppression ne sera appliquée qu’en Europe. Les pages concernées seront encore visibles à travers le reste du monde, sans aucune modification.

Pour faire une demande, l’internaute européen devra fournir les liens qu’il souhaite voir retirer et expliquer pourquoi, justifier son identité en fournissant une copie de sa pièce d’identité et signer électroniquement le message.

Le formulaire pour avoir recours au droit à l'oubli
Avatar de valkirys valkirys - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 30/05/2014 à 14:05
Citation Envoyé par Hinault Romaric Voir le message
Droit à l'oubli : Google lance son formulaire de demande de retrait des données sensibles

(...)
son identité en fournissant une copie de sa pièce d’identité
Bravo, c'est très rapide comme réaction ( pas comme on en a l'habitude en france ) mais on voit qu'ils savent en tirer un bénéfice

Citation Envoyé par Hinault Romaric
Moins de 48 heures après la publication de cet arrêté de justice, Google a été inondé par un nombre important de requêtes d’internautes désirant bénéficier de cette mesure, parmi lesquels les demandes d’un pédophile, un ex-politicien désireux de voir des articles sur des comportements passés disparaître, un médecin ayant fait l’objet de commentaires négatifs en ligne et une entreprise qui a réclamé la suppression d’un lien vers des avis négatifs des consommateurs
Certains risquent d'avoir des surprises, ce truc n'est pas vraiment contrôlable.
Avatar de thierry.pericard thierry.pericard - Membre du Club https://www.developpez.com
le 02/06/2014 à 8:38
Hello,

Très bonne réponse de Google, et adaptée semble t il aux diverses situations. Ne reste plus aux différents demandeurs qu'à penser aussi à des réseaux comme Facebook par exemple.

De plus, la suppression ne sera appliquée qu’en Europe. Les pages concernées seront encore visibles à travers le reste du monde, sans aucune modification.
Là ça veut dire qu'un recruteur étranger pourra quand même voir toute votre "expression" sur le web. Ce n'est pas exactement ce que l'on attend d'un "droit à l'oubli"

Cordialement
Avatar de Hinault Romaric Hinault Romaric - Responsable .NET https://www.developpez.com
le 02/06/2014 à 12:26
Droit à l’oubli : 12 000 requêtes reçues par Google en une journée
après le lancement du formulaire de demande de suppression des données sensibles

En fin de semaine dernière, Google lançait un formulaire en ligne pour permettre aux internautes européens de signaler en quelques clics qu’ils ne souhaitaient plus voir des liens vers des informations sensibles les concernant affichés dans les résultats du moteur de recherche.

En seulement une journée après l’ouverture des soumissions, le géant de la recherche aurait reçu pratiquement 12 000 demandes de droit à l’oubli d’internautes européens, selon un porte-parole de la société. La firme pourrait se retrouver en train de mobiliser d’importantes ressources pour traiter ces demandes, dans la mesure où chaque demande est traitée de façon individuelle.

Google veut « trouver un juste équilibre entre la protection de la vie privée des individus et le droit du public à accéder à ces informations et à les diffuser. » Ainsi, les requêtes peuvent être rejetées si elles présentent un intérêt public, « par exemple, si elle concerne des escroqueries financières, une négligence professionnelle, des condamnations pénales ou une conduite publique adoptée par un fonctionnaire ».

Le fait que ce soit Google qui décide si le droit à l’oubli est applicable ou non à une demande est critiqué par plusieurs associations de défenses des droits des utilisateurs, notamment l’UFC-Que Choisir qui estime que Google n’est pas « le bon interlocuteur » et qu’il ne devrait pas être placé en situation d’arbitre.

Le PDG de Google pour sa part note que ces règles ouvrent la voie à une nouvelle forme de censure d’Internet. Il regrette que son entreprise n’ait pas été associée au débat en Europe. Pour lui, ces directives de la Cour de Justice de l’Union européenne pourraient pénaliser l’innovation et offrir un moyen aux régimes totalitaires pour contrôler l’information sur Internet.

Il faut noter que la suppression des informations indexées ne sera appliquée qu’en Europe. Les pages concernées seront encore visibles à travers le reste du monde, sans aucune modification. De plus, Google ne précise pas le temps qu’il pourrait prendre pour effectuer le traitement d’une requête.

Source : Der Spiegel
Avatar de Shuty Shuty - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 02/06/2014 à 17:39
Tout est dans le titre "12 000 requêtes reçues par Google en une journée".

C'est simplement le résultat de plusieurs années de négligence.
Avatar de Gecko Gecko - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 05/06/2014 à 11:20
Perso je trouve cette fonctionnalité aberrante. Et cibler uniquement Google est hypocrite.

Le formulaire devrait être géré par une association représentant l'UE, dont les membres restent anonymes, si il est validé il est alors transmit au site en question et aux différents moteurs.

J'ai rien contre le droit a l'oubli, mais certaines grosses sociétés pourraient êtres tentées de soudoyer Google pour faire disparaitre des articles qui ne les mettent pas en valeur... (Amesys vs Reflet)

Bref, encore du pognon gaspillé
Avatar de Simara1170 Simara1170 - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 05/06/2014 à 11:26
Il faut noter que la suppression des informations indexées ne sera appliquée qu’en Europe. Les pages concernées seront encore visibles à travers le reste du monde, sans aucune modification. De Plus, Google ne précise pas le temps qu’il pourrait prendre pour effectuer le traitement d’une requête.
Donc en soit ça sert à rien, tu passes par un proxy US et c'est reparti... Bravo la pirouette Google...
Avatar de Kreepz Kreepz - Modérateur https://www.developpez.com
le 05/06/2014 à 11:56
Citation Envoyé par Simara1170 Voir le message
Donc en soit ça sert à rien, tu passes par un proxy US et c'est reparti... Bravo la pirouette Google...
Je suis d'accord, ils sont bien gentils de dire droit à l'oubli, mais il est inutile...
Avatar de goomazio goomazio - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 06/06/2014 à 14:48
Citation Envoyé par Kreepz Voir le message
Je suis d'accord, ils sont bien gentils de dire droit à l'oubli, mais il est inutile...
Bin si, comme dit plus haut, il a déjà permis de lier 12000 fiches "anonymes" à des photocopies de carte d'identité ou des signatures de carte d'identité électroniques.

En gros, le web va devenir moins cher, parce qu'on donne plus d'infos permettant de mieux cibler les pubs.
Avatar de Hinault Romaric Hinault Romaric - Responsable .NET https://www.developpez.com
le 10/06/2014 à 11:09
Droit à l’oubli : Google aurait l’intention de signaler les demandes de suppression
aux internautes lorsque leurs résultats de recherche ont été affectés

Suite à un arrêté de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) Google avait lancé il y a quelques jours un formulaire pour permettre aux internautes européens d’avoir recours au droit à l’oubli. Le géant de la recherche compte signaler cette forme « de censure » des informations qu’elle affiche, au cas où le droit à l’oubli aurait été appliqué aux résultats qui sont affichés à un internaute.

Pour rappel, le CJUE avait statué que l’exploitant d’un moteur de recherche exerçant sur le territoire européen, de par le fait qu’il est responsable du traitement des données personnelles contenues dans les pages qu’il indexe, doit se plier aux directives du droit européen en matière de gestion, de protection et de suppression des données personnelles. Cette décision faisait suite à une plainte d’un internaute en Espagne, qui souhaitait mettre fin au référencement d’articles qui évoquent ses dettes, sous prétexte qu’avec le temps, ces informations sont devenues obsolètes.

Désormais, il est possible pour chaque internaute européen de demander à Google d’arrêter d’indexer des pages qui contiennent des informations sensibles le concernant, tant que ces informations ne représentent pas un intérêt public. Une nouvelle option sur laquelle les internautes européens se sont rapidement rués. La semaine dernière, Google avait déjà reçu près de 41 000 demandes de suppression.

La firme avait annoncé que les demandes seront analysées individuellement. Au cas où Google répondrait favorablement à une requête et procéderait à la suppression des données référencées, la société aurait cependant l’intention d’afficher un drapeau pour signaler que le contenu a été censuré à l’utilisateur ayant effectué une recherche, dont les résultats contiennent des éléments qui ont été supprimés suite au droit à l’oubli.

D’après le quotidien The Guardian à l’origine de cette information, Google publiera une courte notification comme il le fait actuellement lorsqu’un contenu a été retiré de ses résultats à la suite d’une requête DMCA. Le message suivant pourrait être affiché à l’utilisateur : « En réponse à une plainte, nous avons retiré xx résultats sur cette page ».

Il faut noter que le droit à l’oubli étant une directive européenne, Google va l’appliquer uniquement en Europe et affichera les informations supprimées dans les résultats des recherches effectuées dans le reste du monde.

Source : The Guardian
Avatar de Zirak Zirak - Membre averti https://www.developpez.com
le 10/06/2014 à 11:27
Que Google souhaitent afficher un drapeau d'avertissement, je ne sais pas si cela valait une news

Par contre je serais curieux de savoir combien de demande ont été traitées sur les 41 000 et en combien de temps en moyenne...
Avatar de nirgal76 nirgal76 - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 10/06/2014 à 12:08
Citation Envoyé par thierry.pericard Voir le message
Hello,

Très bonne réponse de Google, et adaptée semble t il aux diverses situations. Ne reste plus aux différents demandeurs qu'à penser aussi à des réseaux comme Facebook par exemple.

Là ça veut dire qu'un recruteur étranger pourra quand même voir toute votre "expression" sur le web. Ce n'est pas exactement ce que l'on attend d'un "droit à l'oubli"

Cordialement

De toute façon, google ne retire que la référence, la page avec la photo ou tu vomis dans le caniveau est toujours en ligne et donc peut être vue, et à l'aide de n'importe quel autre moteur de recherche qui ne subit pas les pressions de l'Europe. En plus, si google affiche l'info comme quoi il y a eu censure, tu le sais et hop, tu fais la même recherche depuis google US ou depuis un autre moteur et tu as ton infos. donc ça ne sert finalement à rien, (comme la plupart des choses qui viennent de l'Europe).
Avatar de Aiekick Aiekick - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 10/06/2014 à 18:44
Citation Envoyé par Hinault Romaric Voir le message
Il faut noter que le droit à l’oubli étant une directive européenne, Google va l’appliquer uniquement en Europe et affichera les informations supprimées dans les résultats des recherches effectuées dans le reste du monde.
Droit à l'oubli geographique donc !
Pas supression mais filtrage !

Bravo gogole
Avatar de Aiekick Aiekick - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 10/06/2014 à 18:49
je viens d'avoir une idée qu'elle est bonne.

je vais deposer un copyright sur ma vie privée, comme ca je pourrai faire une requete DMCA
c'est plus rapide au traitement non ?
Avatar de Hinault Romaric Hinault Romaric - Responsable .NET https://www.developpez.com
le 13/06/2014 à 11:51
Droit à l’oubli : Microsoft travaille également sur un moyen pour demander la suppression des données sensibles
sur son moteur Bing

Suite à la décision de la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) autorisant les internautes européens à avoir recours au droit à l’oubli, les projecteurs se sont tournés vers Google, de par sa part de marché importante dans le domaine de la recherche en ligne, alors que tous les acteurs de la recherche en ligne en Europe sont concernés par cette mesure.

Tout comme Google qui a mis à la disposition des internautes un moyen pour effectuer des requêtes pour mettre fin à l’indexation des sites tiers vers des contenus privés les concernant, Microsoft travaille également sur un moyen pour permettre aux utilisateurs de Bing d’avoir recours à cette mesure.

« Nous travaillons actuellement sur une procédure spéciale pour des résidents de l’Union européenne qui demandent à bloquer des résultats de recherche sur Bing suite à des requêtes sur leur nom », peut-on lire sur le moteur de recherche.




Le traitement des requêtes cause de sérieux problèmes aux moteurs de recherche, d’autant plus qu’ils doivent décider si l’information visée n’est pas d’un intérêt pour la vie public. Microsoft se veut prudent dans sa démarche afin de pouvoir fournir une solution équitable. « L’élaboration d’un système équitable nous prendra un certain temps. Nous allons fournir des informations supplémentaires sur le sujet bientôt », explique la firme.

Il faut noter que le droit à l’oubli ne s’applique que sur le territoire européen et Google, pour sa part, a décidé de supprimer les informations uniquement en Europe. Elles resteront donc visibles pour le reste du monde.

Source : Microsoft
Avatar de Traroth2 Traroth2 - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 18/06/2014 à 16:45
Héhé, ils sont vexés parce que personne ne leur a rien demandé, chez Microsoft !
Avatar de eric.c eric.c - Membre actif https://www.developpez.com
le 20/06/2014 à 7:43
En gros, avec le droit à l'oubli sur les moteurs de recherche on arrache la page du sommaire mais on laisse le chapitre litigieux. Ça me parait moyen au niveau efficacité. Du style on met fin à la canicule en interdisant les thermomètres
Avatar de Adapas Adapas - Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
le 20/06/2014 à 10:37
Personnellement, si j'ai applaudi l'initiative de Google et de l'Europe en premier lieu, je dois reconnaitre qu'il y a pas mal de failles dans ce système de formulaire et de procédure. Si je pense que l'on a le droit de protéger sa vie privée sur le net et pouvoir éviter toute dérive et diffamation, la proposition de Google reste toutefois assez limitée. S'il suffit de passer par le site us notamment. Ce qui m'a tout de même interpellé, c'est que derrière les informations lues dans les articles comme celui-ci qui explique en quoi consiste le droit à l'oubli par Google et qui traite de l'ambiguité entre le droit à l'oubli numérique et le droit à l'information (sans oublier la liberté d'expression), il y a tous les dessous, en ce qui concerne l'existance même des pages, le fait que Google soit juge et partie, le fait qu'il ne soit obligé de supprimer ces données sur réclamation qu'en Europe et que ça ne se fera sans doute pas sur le continent américain...Bref ça fait pas mal réfléchir sur les limites connues des deux côtés, tant pour Google en tant que tel et l'Europe. Il y a un effet poudre aux yeux indéniable. Je me demande vraiment si les "experts consultants" qui vont constituer le comité chargé d'évaluer les demandes et de rapporter au public toute information qui est de son intérêt seront à la hauteur pour crédibiliser l'initiative de l'Europe. Ensuite il faudrait que ça soit étendu à tous les moteurs de recherche, c'est sûr et c'est bien que Microsoft s'y mette même si ça serait biend 'aller encore plus loin. Bref, en gros, c'est du filtrage comme le disent d'autres mais je trouve qu'il y a un sentiment de progrès, de prise de conscience... efficacité réelle.
Avatar de Hinault Romaric Hinault Romaric - Responsable .NET https://www.developpez.com
le 27/06/2014 à 16:30
Droit à l’oubli : Google commence à supprimer dans ses résultats de recherche
les informations sensibles sur les internautes européens

Google aurait commencé à supprimer dans les résultats de son moteur de recherche, certaines informations des utilisateurs en Europe, dans le cadre du droit à l’oubli.

Un porte-parole de la firme aurait révélé cette information au Wall Street Journal. Cette opération de désindexation d’informations sensibles sur les internautes européens se fait suite à une décision de justice de la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE).

Celle-ci avait statué que l’exploitant d’un moteur de recherche exerçant sur le territoire européen, de par le fait qu’il est responsable du traitement des données personnelles contenues dans les pages qu’il indexe, doit se plier aux directives du droit européen en matière de gestion, de protection et de suppression des données personnelles.


Pour se conformer à cette décision, Google avait mis sur pied un formulaire pour permettre aux internautes de faire des requêtes afin de bénéficier du droit à l’oubli. En l’espace de quelques jours, la firme avait été inondée de demandes de droit à l’oubli. Selon le Wall Street Journal, la société aurait reçu en 4 jours 41 000 demandes.

Cependant, pour « trouver un juste équilibre entre la protection de la vie privée des individus et le droit du public à accéder à des informations et à les diffuser », la firme avait décidé de traiter chaque demande individuellement. Il lui revient donc d’apprécier la pertinence d’une requête. Un aspect qui avait été critiqué par plusieurs organismes de protection des consommateurs.

De plus, la suppression de l’information ciblée n’est effectuée qu’en Europe. Celle-ci reste visible pour les recherches effectuées dans le reste du monde.

Également impacté par cette mesure, Microsoft travaille aussi sur un moyen pour gérer le recours au droit à l’oubli sur son site Bing.

Source : WSJ
Avatar de Hinault Romaric Hinault Romaric - Responsable .NET https://www.developpez.com
le 03/07/2014 à 23:49
Droit à l'oubli : Google a reçu 70 000 demandes en un mois
le retrait des informations suscite des craintes de censure

Google a indiqué, aujourd'hui 3 juillet 2014 à l'AFP, avoir reçu 70 000 demandes de droit à l'oubli depuis le 30 mai, date à laquelle le moteur de recherche avait lancé son formulaire qui permet aux internautes d'avoir recours à cette mesure pour faire supprimer des résultats de recherche des informations sensibles sur eux.

Après un pic de plus de 12 000 demandes le jour du lancement de son formulaire, Google affirme recevoir actuellement en moyenne 1 000 requêtes par jour.

En ce qui concerne la répartition géographique, le plus grand nombre de demandes provient de la France (14 086 requêtes), suivie par l'Allemagne (12 678), le Royaume-Uni (8 497), l'Espagne (6 176) et l'Italie (5 934).

Le moteur de recherche a affirmé que les actions à mener devraient porter sur 267 550 liens. Une fois de plus, la France est le pays pour lequel les demandes sont les plus nombreuses (48 000), devant l’Allemagne (47 000), le Royaume-Uni (34 600), l’Espagne (21 500) et l’Italie (23 300).

Google note que chaque demande sera traitée de façon individuelle pour tenter de « trouver un juste équilibre entre la protection de la vie privée des individus et le droit du public à accéder à ces informations et à les diffuser. » La firme se réserve également le droit de rejeter une demande si elle présente un intérêt public.

Certains demandeurs ont déjà vu les informations incriminées être supprimées par le moteur de recherche. Il faut noter que la suppression ne concerne que l'Europe et que les informations restent visibles dans le reste du monde. Google, en plus d'afficher une courte notification sur les résultats qui ont été affectés, a informé les médias sur le fait que certains de leurs articles ne sont plus référencés.

Les médias anglo-saxons qui ont été les premiers à recevoir les notifications de Google, font état d'une forme de censure qui vient nuire à la « liberté de la presse». Le Guardian affirme avoir été alerté pour six de ses articles, tandis qu'un article de la BBC a eu droit au même sort, ainsi qu'un article du Daily Mail.

Il s'agit notamment d'articles sur Stan O'Neal, ancien patron de la banque Merill Lynch, responsable de pertes colossales, ou encore ceux sur un ancien arbitre écossais qui avait reconnu avoir menti pour justifier un penalty.

Le traitement des premières demandes par Google a enflé la polémique, et relancé les inquiétudes sur les dérives de cette mesure. Jimmy Wales, fondateur de Wikipédia, a affirmé sur twitter que « censurer Google, c'est censurer la presse ».

Sources : AFP, The Guardian
Avatar de mrqs2crbs mrqs2crbs - Membre averti https://www.developpez.com
le 04/07/2014 à 10:27
Citation Envoyé par Hinault Romaric Voir le message
Il s'agit notamment d'articles sur Stan O'Neal, ancien patron de la banque Merill Lynch, responsable de pertes colossales, ...
ben voila, c'est carrément génial,

Merill Lynch (et donc Stan O'Neal) sont quand même responsables pour partie de la crise des subprimes, qui a entrainé entre autre l'expropriation de quelques million de ménages (chiffres?) américains, et qui est à l'origine de la "Crise" dont on nous rabache tout les jours les oreilles (et qui justifie tout un tas de réforme pas populaire du tout).

c'est incroyable, faut rappeler que : Stan O'Neal est américain (et pas Européen), Merill Lynch est une banque américaine (et pas Européenne). Mais l'auteur de l'article censuré lui est britanique!!! (plus d'info sur ce cas sur le site de la tribune)

l'Info concernant ce type et sa banque pouvait quand même avoir du sens pour un bon paquet de personnes.

Mais bon peut-être qu'effectivement il vaut mieux oublier Stan O'Neil (et surtout le laisser tranquille).
Avatar de macslan macslan - Membre éclairé https://www.developpez.com
le 04/07/2014 à 10:32
C'est à se demander si les demandeurs du droit à l'oubli ne devraient pas faire en sorte pour qu'il y a pas besoin de faire une demande
Avatar de Aiekick Aiekick - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 04/07/2014 à 10:59
c'est dommage pour les demandeurs legitimes, tels que ceux qui ce sont fait abusé sur internet.

Mais il faut bien reconnaitre, que c'est bien joué de la part de google, que de traiter en priorité les demandes qui vont faire polémique ^^

Malin le bestiaux !
Avatar de Aiekick Aiekick - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 04/07/2014 à 11:02
Citation Envoyé par Hinault Romaric Voir le message
Google note que chaque demande sera traitée de façon individuelle pour tenter de « trouver un juste équilibre entre la protection de la vie privée des individus et le droit du public à accéder à ces informations et à les diffuser. » La firme se réserve également le droit de rejeter une demande si elle présente un intérêt public.
Donc google considere que les articles de presse sur Stan O'Neal, ou encore ceux sur un ancien arbitre écossais, ne sont pas d'un interet piblic ?
Quels sont les criteres de google ?
Avatar de Sergejack Sergejack - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 10/07/2014 à 17:18
Ça va bien profiter aux hommes politiques...
Avatar de Hinault Romaric Hinault Romaric - Responsable .NET https://www.developpez.com
le 13/10/2014 à 13:00
Droit à l’oubli : Google a reçu plus de 146 000 demandes
la France enregistre le plus grand nombre de demandes

Google a mis à jour son rapport de confidentialité relatif au « droit à l’oubli ». Le géant de la recherche affirme avoir reçu au total 146 357 demandes de suppression d’informations indexées, ayant entraîné l’analyse de près de 498 737 URL, depuis le lancement de la procédure le 29 mai 2014 jusqu’à 12 octobre 2014.

Google a répondu favorablement à plusieurs demandes, qui ont donné lieu à la suppression de 171 183 URL (41.8%) indexées. Environ 238 714 URL (58.2%) n’ont pas été supprimées.

Dans les exemples de demandes reçus et publiés par le géant de la recherche, on peut noter que les demandes qui ont été rejetées concernent essentiellement des affaires ayant trait à des délits financiers, des arrestations et des manquements professionnels. Les URL qui ont été supprimées par Google concernent essentiellement les victimes ou des personnes acquittées qui ne souhaitent plus voir leur nom figurer sur le moteur de recherche. Google explique que lors de l’évaluation « de chaque demande, ils doivent tenir compte des droits de chaque individu et déterminer si le contenu est d'intérêt public ou non. »

Les sites les plus affectés sont Facebook (3353 URL supprimées), profilengine.com (3298 URL supprimées), ou encore YouTube (2397 URL supprimées).

La France affiche le plus grand nombre de demandes, avec près de 29 140 requêtes souhaitant la suppression de 89 277 URL. Google a procédé à la suppression de 36 513 URL (51.5%), contre 34 374 (48.5%) URL non supprimées.




L’Allemagne occupe le second rang avec 25 206 demandes, suivi par le Royaume-Uni (18 486 demandes), l’Espagne (13 429 demandes) et l’Italie (11 469 demandes).

Pour rappel, le droit à l’oubli fait suite à une décision de justice de la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE). Elle avait statué que l’exploitant d’un moteur de recherche exerçant sur le territoire européen, de par le fait qu’il est responsable du traitement des données personnelles contenues dans les pages qu’il indexe, doit se plier aux directives du droit européen en matière de gestion, de protection et de suppression des données personnelles.

Google s’était montré outré par cette décision, qui représentait pour la firme une sorte de censure d’Internet.

Il faut noter, cependant, que les liens supprimés concernent uniquement l’Europe et que ceux-ci seront visibles sur le moteur de recherche dans le reste du monde.

Source :
Avatar de marc.collin marc.collin - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 15/10/2014 à 19:54
est-ce que le droit à l'oublie dans le monde physique existe?

par exemple demande qu'il soit interdit de voir notre nom
Avatar de Stéphane le calme Stéphane le calme - Chroniqueur Actualités https://www.developpez.com
le 21/11/2014 à 12:11
Droit à l'oubli : comment Google décide des liens qui peuvent être supprimés
des résultats de son moteur de recherche?

Suite à une décision de la Cour européenne de justice il y a six mois déjà, Google s’est vu contraint de mettre sur pied un moyen de mettre fin au référencement des données sensibles sur le Vieux Continent « à moins qu'il existe des raisons particulières, telles que le rôle joué par cette personne dans la vie publique, justifiant un intérêt prépondérant du public à avoir, dans le cadre d'une telle recherche, accès à ces informations ». C’est dans ce contexte qu’a été proposé le « droit à l’oubli », un formulaire en ligne permettant aux internautes de demander la suppression de liens pouvant mettre à mal leur personne ou leur réputation bien entendu sous réserve de certaines conditions.

Une initiative qui a somme toute gagné en popularité puisque les équipes de Google ont reçu plus de 170 000 requêtes pour désindexer des résultats de son moteur de recherche plus de 580 000 liens comme l’expliquait mercredi dernier Peter Fleischer, le conseil général de Google en matière de confidentialité.

Jusqu’à présent, moins de la moitié des requêtes (42%) ont obtenu une suite favorable, en clair 58% des requêtes n’ont pas été identifiées comme répondant aux critères définis. Une équipe de retrait est dédiée aux cas les plus simples tandis qu’une équipe composée d’avocats et d’ingénieurs seniors se penche sur les cas plus complexes, a expliqué Fleischer pendant le congrès européen sur la protection des données IAAP qui s’est tenu à Bruxelles. Google s’investit énormément dans l’implémentation de l’ordonnance de la CJUE à cause des directives jaugées « vagues ». Alors comment procède Mountain View ?


Les requêtes sont rangées dans trois catégories : « il y a les ‘oui’ faciles, les ‘non’ faciles et il y a les cas vraiment épineux au milieu » explique Fleischer. En guise d’exemple de cas tombant sous la première catégorie nous pouvons citer ceux où la nudité d’une femme est exposée sur le web par un ancien petit-ami. Un autre cas peut être celui d’un homme qui a révélé son statut de séropositif dans un forum il y a une décennie et qui souhaite voir le lien retiré. Pour la seconde catégorie, un exemple de refus a été fait à un policier italien qui a été condamné pour avoir accepté des pots-de-vin et voudrait voir le lien retiré juste avant de se présenter pour les élections municipales.

L’un des problèmes auxquels peuvent être confrontées les équipes de Google est le fait que le processus soit unilatéral puisque les décisions d’accorder ou non les demandes se basent sur les informations fournies par une seule personne via un simple formulaire web.

Il est également arrivé à Google de recevoir des demandes qui demandent de retirer des informations concernant quelqu’un qui a été condamné pour un crime il y a fort longtemps. « À quoi ressemble son visage, pourquoi ne ferez-vous pas cela ? Sauf que plus tard vous découvrez que la personne a un historique de condamnations et répétées pour le même crime jusqu’à aujourd’hui. Aussitôt, ce genre de requête vous apparaît différemment » a expliqué Fleischer.

Parce que la cour n’a pas été précise sur les directives, Google a dû trouver des stratagèmes pour mettre en œuvre cette décision. Par exemple, une fois que votre requête a été validée, Mountain View a décidé de supprimer les liens de tous les 28 domaines des pays membres de l'UE, ainsi que des domaines de Google en Islande, au Liechtenstein, en Norvège et en Suisse, mais également aux pays membres de l'Association européenne de libre-échange (AELE).

Cependant, Joe McNamee le directeur exécutif d’EDRi, un groupe européen des droits digitaux, qui a pris part à la discussion estime que le fait que Google n’enlève pas les liens de son domaine en ‘.com’ rend cette opération incomplète : il est inconsistant de la part de Google de retirer les liens de la nudité d’une femme de ces 32 domaines et de ne pas le faire sur le domaine en ‘.com’ a-t-il donné comme exemple. En guise de réponse, Fleischer a rétorqué que la décision de Google de ne pas toucher à son domaine en ‘.com’ est motivée par le fait que d’autres cours de justice ailleurs dans le monde ne sont pas parvenues aux mêmes conclusions que la CJUE. Ce sujet pourra toutefois être l’objet d’un débat postérieur.

Un autre point est le désaccord sur le fait que Google enlève les liens vers les sites sans forcément expliquer pourquoi aux webmestres. Ce qui a conduit à des hypothèses autour de la personne qui a pu être à l’origine de cette action, entrainant des personnes et des médias qui spéculent souvent à tort sur l’identité de la personne ayant rempli la requête.

Source : Google

Et vous ?

Qu'en pensez-vous ?
Avatar de Saverok Saverok - Expert éminent https://www.developpez.com
le 21/11/2014 à 17:13
Dans le cas d'une requête pour violation de droit d'auteur, les liens sont retirés dès réception de la requête avant même que celle-ci ne soit analysée
Si la requête est jugée abusive, le lien est restauré

Dans le cas de particuliers, c'est l'inverse...

C'est une bonne illustration de l'intérêt que porte Google à la vie privé des individus face aux fichiers soumis au droit d'auteur
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 24/11/2014 à 19:16
Citation Envoyé par Shuty Voir le message
Elle ne changera rien oui et non. Car d'un coup le fait de conserver les données perso mettra Google dans l'illégalité, ce qui n'est pas rien.
Au contraire, le soi-disant "droit à l'oubli" impose à Google de CONSERVER les informations personnelles "oubliées"!
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 24/11/2014 à 19:19
Citation Envoyé par Traroth2 Voir le message
Voila une formidable nouvelle pour la vie privée des individus. Dire que certains parlent de "censure", comme si tout connaitre de la vie de son voisin était un droit...
Non, pas du tout.

Par contre, il y a des gens pour qui la liberté d'expression est un droit fondamental!
Avatar de abel.cain abel.cain - Inactif https://www.developpez.com
le 24/11/2014 à 21:20
Citation Envoyé par Saverok Voir le message
Dans le cas d'une requête pour violation de droit d'auteur, les liens sont retirés dès réception de la requête avant même que celle-ci ne soit analysée
Si la requête est jugée abusive, le lien est restauré

Dans le cas de particuliers, c'est l'inverse...

C'est une bonne illustration de l'intérêt que porte Google à la vie privé des individus face aux fichiers soumis au droit d'auteur
Dans le cas d'une violation de droits d'auteur (qui est considéré presque comme une violation d'un droit de propriété), il y a un formalisme où un représentant des ayants droits (considéré comme presque propriétaire) affirme qu'un contenu n'est pas libre de droits, sous peine de sanction légale (très théorique) en cas de déclaration de mauvaise foi.

Un contenu est sous droit ou pas. Une personne dispose d'une licence de droit d'auteur ou pas. C'est binaire. (Sauf les exceptions au droit d'auteur, le fair use, etc.)

Je ne vois pas l'équivalent dans le cas de la vie privée : ce qui relève du "privé" ou du soi-disant "droit à l'oubli" n'est pas aussi net.
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