Europe : « le droit à l'oubli, une décision déséquilibrée », selon Eric Schmidt,
Google inondé par des requêtes de suppression de liens indexés

Le , par Hinault Romaric, Responsable .NET
Lors de l’assemblée annuelle des actionnaires de Google, Eric Schmidt, président exécutif de la société, a donné son opinion sur le « droit à l’oubli », un moyen permettant aux internautes de mettre fin au référencement de leurs données sensibles, qui avait eu l’approbation de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) il y a quelques jours.

Bien évidemment, Schmidt s’aligne avec les précédentes déclarations d’un porte-parole de Google, car pour lui, la validation du droit à l’oubli représente une « décision déséquilibrée en Europe. »

« Il y a une manière simple de comprendre ce qui s'est passé ici. Il y a une collision entre le droit à l'oubli et le droit de savoir. Du point de vue de Google, il y a un équilibre. Nous estimons, après avoir examiné cette décision, qui est obligatoire, que l'équilibre est rompu », a-t-il critiqué vertement cette décision du CJUE.

David Drummond, le responsable juridique de Google, a également indiqué, lors de la même réunion, que cette décision allait trop loin et était décevante. Selon celui-ci, Google est en cours d’analyse ses impacts sur le moteur de recherche.

A la suite du texte du CJUE, Google aurait été inondé de requêtes d’internautes européens, réclamant la suppression de certaines informations les concernant des résultats du moteur de recherche. Avec une part de marché de près de 90% dans le domaine de la recherche en ligne, Google représente la société la plus touchée par cet arrêté.

La BBC rapporte qu’un pédophile, un ex-politicien désireux de voir des articles sur des comportements passés disparaître, et un médecin ayant fait l’objet de commentaires négatifs en ligne, auraient transmis des requêtes à Google pour bénéficier du droit à l’oubli.

Ces quelques cas lèvent le voilent sur les possibles dérives du droit à l’oubli, qui fait de plus en plus débat.

Source : BBC, Guardian

Et vous ?

Etes-vous pour ou contre le droit à l'oubli ? Pourquoi ?


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Avatar de Zefling Zefling - Membre émérite https://www.developpez.com
le 16/05/2014 à 11:02
Il faudra ajouter du poids à la temporalité, plus c'est ancien moins cela à de poids ? Des fois ça m'arrangerait, quand je cherche de l'aide sur un truc et que l'on tombe parfois sur un tuto de 2004 complètement obsolète avant ceux de 2012-2013... Il y a bien des options de recherche, mais je les trouves pas très pratiques.
Avatar de Saverok Saverok - Expert éminent https://www.developpez.com
le 16/05/2014 à 11:24
Citation Envoyé par Hinault Romaric Voir le message
La BBC rapporte qu’un pédophile, un ex-politicien désireux de voir des articles sur des comportements passés disparaître, et un médecin ayant fait l’objet de commentaires négatifs en ligne, auraient transmis des requêtes à Google pour bénéficier du droit à l’oubli.

Ces quelques cas lèvent le voilent sur les possibles dérives du droit à l’oubli, qui fait de plus en plus débat.
Il fallait bien s'en doutait.
C'était même prévisible.
C'est pourquoi je pense que Google va finir par refuser systématiquement toutes les demandes
Ainsi, cela calmera la plupart qui n'iront pas en justice
Pour les autres, c'est la justice qui tranchera et c'est tjrs comme cela que ça devrait se passer.
Avatar de Shuty Shuty - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 16/05/2014 à 11:28
Citation Envoyé par Zefling Voir le message
Il faudra ajouter du poids à la temporalité, plus c'est ancien moins cela à de poids ? Des fois ça m'arrangerait, quand je cherche de l'aide sur un truc et que l'on tombe parfois sur un tuto de 2004 complètement obsolète avant ceux de 2012-2013... Il y a bien des options de recherche, mais je les trouves pas très pratiques.

L'indexation de Google se fait sur plusieurs centaines de critères. La pertinence est directement liée au PR du site, de ce fait un tuto fait en 2001 mais ayant bien été rédiré (avec backlink vers celui-ci) sera logiquement au-dessus du tuto de 2013 rédigé à la vas vite.

La notion de temporalité existe déjà, le flux google actualité en est un bon exemple.
Avatar de abriotde abriotde - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 16/05/2014 à 13:42
Les propos de Zefling présente une juste mesure dans cette loi. Si les faits sont trop anciens ils apparaîtront loin dans les résultât et seront donc un peu oublié.
Avatar de goomazio goomazio - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 16/05/2014 à 14:07
Pour les autres, c'est la justice qui tranchera et c'est tjrs comme cela que ça devrait se passer.
Au début, je pensais qu'on parlait du cas simple où, par exemple, je poste un message sur développez.net, je choppe -25 pouces vers le bas, je réalise que j'ai écris n'importe quoi et je décide d'alléger Internet.

Mais, en fait, on parle de quoi ? Si je braque une bijouterie, que le gérant de celle-ci va me dénoncer sur le net, je pourrais aussi invoquer mon droit à l'oubli et faire disparaître la dénonciation de la personne que j'aurais volée ? Ca me semble être n'importe quoi... C'est déjà ce que font certaines personne mais moi en tant qu'utilisateur je ne souhaite pas que cela fonctionne comme ça. Je peux supprimer ma contribution et ça uniquement. Ce que les gens racontent de ma contribution relève de leur contribution à eux, sur laquelle je ne devrais avoir aucun droit.

edit : je devrais aller me renseigner...
Avatar de EyZox EyZox - Membre confirmé https://www.developpez.com
le 16/05/2014 à 16:53
Est-ce définitif ou Google peut encore s'opposer à la décision ?
C'est a la justice de tranché au cas par cas, ce qui relève du droit a l'oubli de ce qui relève de la censure.

Avec cette directive, si je comprend bien, un commercial pourra "supprimer" une critique consommateur pour "droit a l'oubli" ?
Ça ouvre la porte a beaucoup de choses ...
Avatar de psychadelic psychadelic - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 16/05/2014 à 17:04
Citation Envoyé par Hinault Romaric Voir le message
[B][SIZE="4"]La BBC rapporte qu’un pédophile, un ex-politicien désireux de voir des articles sur des comportements passés disparaître, et un médecin ayant fait l’objet de commentaires négatifs en ligne, auraient transmis des requêtes à Google pour bénéficier du droit à l’oubli.
Fort de leur inébranlable incompétence, nos brillants juristes Européens ont accouché d'une nouvelle loi inapplicable...
Avatar de Taurre Taurre - Membre du Club https://www.developpez.com
le 17/05/2014 à 22:07
Salut,

La BBC rapporte qu’un pédophile, un ex-politicien désireux de voir des articles sur des comportements passés disparaître, et un médecin ayant fait l’objet de commentaires négatifs en ligne, auraient transmis des requêtes à Google pour bénéficier du droit à l’oubli.

Ces quelques cas lèvent le voilent sur les possibles dérives du droit à l’oubli, qui fait de plus en plus débat.
Oui, mais non.

Je pense que cela aurait été bien de poser le cadre de la directive (95/46/CE) et plus encore de présenter un peu l'arrêt en cause (C-131/12) parce qu'une fois ces deux documents lus, il paraît assez peu probable que les demandes présentées soient acceptées. En effet, d'une part une porte est laissée ouverte pour ce qui est des condamnations pénales (art. 8, al. 5 de la directive) et, d'autre part, la Cour a précisé (au point 81 de son arrêt) que :

[...] Si, certes, les droits de la personne concernée protégés par ces articles prévalent également, en règle générale, sur ledit intérêt des internautes, cet équilibre peut toutefois dépendre, dans des cas particuliers, de la nature de l’information en question et de sa sensibilité pour la vie privée de la personne concernée ainsi que de l’intérêt du public à disposer de cette information, lequel peut varier, notamment, en fonction du rôle joué par cette personne dans la vie publique.
La suppression d'informations concernant un politicien véreux ou un médecin peu scrupuleux paraît donc plus qu'improbable étant donné l'intérêt de celles-ci pour le public.
Avatar de Mr_Exal Mr_Exal - Membre expert https://www.developpez.com
le 19/05/2014 à 12:48
Que pensez-vous de cette décision ? Êtes-vous pour ou contre ? Pourquoi ?
Je suis pour car ces données pourraient porter préjudice à une personne ou une enseigne.

En revanche je ne crois pas que ça sera appliqué car comme pour Valve qui est obligé d'accepter la revente de leurs jeux dématérialisés (décision de la CE) ça n'a jamais été mis en place.
Avatar de nirgal76 nirgal76 - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 19/05/2014 à 18:12
Citation Envoyé par Saverok Voir le message
Voilà le prochain sujet de philo au bac : "qui l'emporte entre le droit à l'oubli et le droit à l'information ?"
Voilà qui devrait donner quelques cheveux blancs à nos jeunes bacheliers...

Le truc le plus gênant avec des cette décision est que l'UE laisse le choix à Google de décider seul de la pertinance des demandes
Autrement dit, Google est juge !!!
Ça, ça m'emmerde
Ce n'est pas à Google de décider que telle demande est légitime et l'autre non
C'est à la justice de le faire
A ce rythme là, la police sera bientôt privatisée
Google parle du fait de retirer des infos à la demande des utilisateurs directement je crois comme le veut l'UE (comment prouver son identité d'ailleurs lors de la demande). En cas de décision de justice, ils ne s'opposent pas bien évidemment. Et Justement, cette décision de L'UE oblige en quelque sorte google à être juge puisqu'elle shunte la justice. On dit google, mais Wikipédia est concerné aussi et s'y oppose de la même façon (mais c'est plus mode de taper sur google)

Et bon, c'est comme enlever une page d'un index, ok, on ne sait pas qu'elle est là mais elle reste dans le livre. Google désindexe mais les données sont toujours sur le site pointé. (Après, comme tout bon père de famille, j'ai pas envie d'avoir un pédophile à coté de chez moi, donc si l'info reste dispo, c'est tant mieux)
Avatar de vladimir1118 vladimir1118 - Candidat au Club https://www.developpez.com
le 20/05/2014 à 9:41
Lorsque je tape mon nom sur Google, je tombe, en troisième ligne, sur des forums avec des sujets de 2001 ! ça ne me prive pas de sommeil mais il est normal que les gens veuillent contrôler les informations qui circulent à leur sujet. Beaucoup d'employeur sonde Google pour avoir des informations sur leurs futurs employés et les résultats peuvent donner une vision erronée de ce que sont vos activités dans la réalité.
Bien sûr ce n'est pas l'intérêt de Google de supprimer des informations de leur système. Ils défendent leurs intérêts. Mais leur droit implicite à utiliser le profil numérique des personnes doit s'accompagner du devoir d'offrir à tout un chacun un certain contrôle sur ses informations.
Avatar de Hinault Romaric Hinault Romaric - Responsable .NET https://www.developpez.com
le 20/05/2014 à 10:54
Droit à l’oubli : Google travaille sur un outil automatisé pour les internautes
qui souhaiteront disparaître de ses résultats de recherche

Google travaille sur un outil en ligne qui sera mis à la disposition des internautes qui souhaitent avoir recours au droit à l’oubli. L’information a été dévoilée par un commissaire allemand à la protection des données

Google va utiliser cet outil suite à la décision de la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) autorisant les internautes européens à demander au moteur de recherche de ne plus afficher dans ses résultats des liens vers des sites tiers, contenant des informations personnelles les concernant.

S’appuyant sur la directive de 1995 sur la protection des données personnelles, la CJUE avait conclu que l’exploitant d’un moteur de recherche exerçant sur le territoire européen, de par le fait qu’il est responsable du traitement des données personnelles contenues dans les pages qu’il indexe, doit se plier aux directives du droit européen en matière de gestion, de protection et de suppression des données personnelles.

La décision avait été qualifiée de décevante pour les moteurs de recherche et les internautes par Google. Son président exécutif Eric Schmidt avait critiqué vertement la décision de l’Europe, qualifiant celle-ci de « déséquilibrée ».

En dehors de Google, cette décision de justice qui a donné lieu à une controverse, dispose de plusieurs détracteurs, notamment le fondateur de Wikipedia Jimmy Wales : « il s’agit de la plus importante décision de la censure d’internet que je n’ai jamais vu », a déclaré celui-ci.

En plus, le « droit à l’oubli » a déjà ouvert la porte à quelques dérives. À peine l’arrêté de la CJUE publié, Google a été inondé par des requêtes de demande de droit à l’oubli, dont les demandes d’un pédophile, un ex-politicien désireux de voir des articles sur des comportements passés disparaître, un médecin ayant fait l’objet de commentaires négatifs en ligne et une entreprise qui a réclamé la suppression d’un lien vers des avis négatifs des consommateurs.

Dans son rapport publié lundi 19 mai 2014, la CNIL a noté que les plaintes relatives au droit à l’oubli représentent le tiers des requêtes reçues en 2013. « Les gens ne veulent pas renoncer à leur vie en ligne, mais veulent la maîtriser, selon leurs propres arbitrages », a expliqué Isabelle Falque-Pierrotin, la présidente de la CNIL.

Pour gérer le flot de demandes des internautes, Google devrait bientôt proposer un système automatisé, qui comprendra une sorte de mécanisme d’authentification pour éliminer les demandes de « takedown » non autorisées. Il faut noter que la gestion du droit à l’oubli représente un véritable casse-tête pour le géant de la recherche.

« L'arrêt a des implications importantes pour la manière dont nous gérons des demandes de retrait » d'informations dans les résultats de recherche, a indiqué un porte-parole de Google. « C'est compliqué sur un plan logistique – ne serait-ce qu'à cause des nombreuses langues impliquées et du besoin d'un examen attentif. »

Source : ItPortal
Avatar de el_slapper el_slapper - Expert éminent sénior https://www.developpez.com
le 20/05/2014 à 10:58
Oui, comment s'assurer que je ne cherche pas à effacer le profil internet positif du principal concurrent à mon job de rêve?

C'est facile de cracher sur Google, mais mettre en place tout celà ne se fera pas en claquant des doigts, juste par le triomphe de la volonté.
Avatar de Uranne-jimmy Uranne-jimmy - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 20/05/2014 à 12:38
Visiblement il y a une volonté sur le net de séparer le privée du public de façon bien démarqué. Le soucis c'est que "publier" sur internet revient automatiquement à rendre public le contenu ...

C'est tendu tout de même, dans cette situation, on voit qu'autant des personnalités public (politicien et médecin, entreprise) veulent camoufler leurs points négatifs, mais pas uniquement, des détraqués aux bord de l’illégal et de l'immoral aussi. J'avais pensé dire "il suffit d'interdire le système aux système public, le réserver au privé" Mais ça ne suffit pas, il faut aussi filtré les causes du retrait de contenu, et là les mailles du filets ne seront jamais assez serrées.

Finalement ce que je pense de ce droit à l'oublie change au fil de mes réflexion, plus ça va et plus je passe de "ba oui c'est légitime" à "t'as qu'à gérer correctement ce que tu balances si ça te déplaît autant d'avoir des traces malsaines sur le net".
Avatar de mrqs2crbs mrqs2crbs - Membre averti https://www.developpez.com
le 21/05/2014 à 0:19
voila une nouvelle qui fleure bon le "negative SEO" (oui, oui, c'est vrai, c'est une technique qui n'existe pas et en plus qui est interdite -sic-).

et qu'est-ce qui se passe si mon père, ou mon boss, expriment sur le net des idées un chouïa pas comme il faut.
j'ai le droit de leur claquer le beignet, sous prétexte que ... là j'avoue, j'ai pas bien compris la raison.
ET PAF déréférencés les grandes gueules, les escrocs, les manipulateurs, les liberticides, ...
non seulement, on renvoie tout ce beau monde dans l'ombre (ben oui, faut pas sortir un poisson hors de l'eau, c'est cruel!), mais en plus, et c'est la cerise sur cette énorme tarte à la crème, ce sont les internautes eux même qui font le ménage.

les américains (que pourtant je ne porte pas vraiment dans mon coeur) ont tout compris avec leur "premier amendement".

le coup du droit à l'oublie, plus le coup des DRM, ben j'ai vachement l'impression qu'en loucedé on est en train de me transformer mon ordi en télévision (c'est propre, ça fait pas de vague et faut passer à la caisse)

dormez bien bonnes gens, tout il est beau, tout va bien sur le net
Avatar de vladimir1118 vladimir1118 - Candidat au Club https://www.developpez.com
le 21/05/2014 à 0:59
Pour ceux qui sont contre cette loi, on dirait qu'un moteur de recherche se doit d'être le garant de notre justice à travers l'information qu'il diffuse. Comment faisait-on avant Google pour se protéger des gens au passé sulfureux ?
Il faut quand même garder à l'esprit qu'il s'agit d'une compagnie privé et que l'information qu'ils choisissent de diffuser n'est pas neutre. De façon plus générale, internet n'est pas non plus l'ultime vérité. Il y a aussi des erreurs, des mensonges et des calomnies.
Tant que nous ne sommes pas concernés, c'est très bien d'être contre le droit à l'oubli, mais quid si quelqu'un écrit un article anonymement sur un sombre forum ouzbek en vous accusant de tous les vices ? Pour ma part, je serais heureux de pouvoir faire supprimer l'article.
Maintenant, je reconnais que c'est très difficile à appliquer. Comment Google peut savoir par exemple si l'article parle de moi au d'un d'homonyme ?
Avatar de mrqs2crbs mrqs2crbs - Membre averti https://www.developpez.com
le 21/05/2014 à 10:15
@ vladimir1118,

c'est vrai, t'as raison, pour certaines situations bien particulières, c'est surement utile de pouvoir faire valoir ce droit (à l'oubli),

ce que je dis, c'est que la diffamation est déjà légiférée, et l'état garanti (parait-il) une justice impartiale et équitable.
qu'en sera-t-il quand chacun pourra prétendre faire justice soi-même.
et puis surtout faut garder à l'esprit, que dès qu'un "outil", une "technique" nouvelle sont mis en place, ils sont toujours au final détournés au profit des plus malins.
(cette décision de la CJUE a été portée par une équipe de technocrates européens, qui sont, de par le jeu politique à ce niveau, continuellement soumis aux pressions des lobby. c'est là que mes alarmes personnelles se mettent en branle : cette décision n'est pas que motivée par ce truc du "droit à l'oubli", il y forcément aussi une tentative soit de gêner Google, soit de créer une porte d'entrée pour manipuler efficacement le référencement)

c'est ça le sujet de ma facherie: j'ai toujours l'impression (peut-être à tort) que la réelle motivation de ce type de décision politique, est très éloignée de l'explication démagogique que l'on nous propose, mais que plus prosaïquement c'est encore la même rengaine : comment nos dirigeants vont-il faire pour reprendre la main sur internet.

cordialement.
@+
Avatar de lvr lvr - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 21/05/2014 à 14:24
Il faut pouvoir un organe indépendant et officiel (une agence européenne, la court de justice européenne, ... ?) qui tranche si oui ou non les demandes sont recevables et qui les faits s'appliquer à tous les outils de recherche, Google, Bing, DuckDuckGo et ....
Tout autre forme ne se pas garante d'équité entre les personnes et les moteurs de recherche.
Avatar de Zirak Zirak - Inactif https://www.developpez.com
le 21/05/2014 à 17:01
Citation Envoyé par mrqs2crbs Voir le message
@ vladimir1118,

c'est vrai, t'as raison, pour certaines situations bien particulières, c'est surement utile de pouvoir faire valoir ce droit (à l'oubli),

ce que je dis, c'est que la diffamation est déjà légiférée, et l'état garanti (parait-il) une justice impartiale et équitable.
qu'en sera-t-il quand chacun pourra prétendre faire justice soi-même.
et puis surtout faut garder à l'esprit, que dès qu'un "outil", une "technique" nouvelle sont mis en place, ils sont toujours au final détournés au profit des plus malins.
(cette décision de la CJUE a été portée par une équipe de technocrates européens, qui sont, de par le jeu politique à ce niveau, continuellement soumis aux pressions des lobby. c'est là que mes alarmes personnelles se mettent en branle : cette décision n'est pas que motivée par ce truc du "droit à l'oubli", il y forcément aussi une tentative soit de gêner Google, soit de créer une porte d'entrée pour manipuler efficacement le référencement)

c'est ça le sujet de ma facherie: j'ai toujours l'impression (peut-être à tort) que la réelle motivation de ce type de décision politique, est très éloignée de l'explication démagogique que l'on nous propose, mais que plus prosaïquement c'est encore la même rengaine : comment nos dirigeants vont-il faire pour reprendre la main sur internet.

cordialement.
@+

Oui enfin, chaque internaute pourra déposer une demande qui sera étudiée, ils ne vont pas tout virer directement à la moindre demande, donc non, je ne pense pas que tu pourras virer des informations qui ne te concernes pas toi personnellement, mais seulement avec preuve de qui tu es.

Après moi ce que je me demande c'est sous quelle forme seront les demandes ? Car un simple "Bonjour je m'appelle Robert Dupont, je ne veux plus apparaitre dans vos résultats", c'est trop light et puis bon des Robert Dupont, y'e na pleins, comment gérer les homonymes ? Et si après il faut s'amuser à linker toute les pages à enlever, cela peut vite devenir rébarbatif et décourageant...
Avatar de la.lune la.lune - Membre chevronné https://www.developpez.com
le 21/05/2014 à 20:15
C'est simple de pointer le doigt sur Google et le prendre pour responsable de tout ça, que de déposer une plainte demandant aux sites tiers de supprimer les données qui concernent leurs vie privés.
Si par exemple la justice sait dire à Google de ne pas indexer les résultats sur le net de ce que certains disent à propos de Hollande alors elle devrait savoir que ça devrait commencer par les sites qui publient ces contenus. Si la loi donne droit à ceux qui publient et critiquent les autres alors pourquoi nous empêcher de lire ces contenus.

Je connais un site X qui dit de mal sur moi, c'est sur le net, donc public, mais je viens dire à Google de ne pas indexer le site X. Si selon la loi Google fait un crime, pourquoi je viens à Google mais que le site X a droit de publier en public ses informations? Mais c'est absurde. Pourquoi la loi ne statue pas que la publication de l'information privé même est un crime donc au lieu d'avoir le courage de chercher le site et signaler à Google il faut plutôt demander à ce que le contenu soit supprimé sur le site.

Ils ne vont pas le faire tout simplement parce que les gens vont dire que c'est un frein à la liberté d'expression. Alors on va leur dire : Donc ce n'est pas un enfreint à la liberté d'expression si on désindexe le contenu dont la loi statu de légal et qu'il mérite d'être rendu public?

Supposons le cas des contenus statués sans discussion qu'ils ne méritent pas d'être publiés sur le net, pourquoi la justice à oublier vraiment par où commencer?

Ils vont dire mais "non... au fait c'est simple de demander à Google et lui forcer à désindexer le contenu que de faire une procédure judiciaire pour que le contenu soit supprimé du site " moi si j'étais Google j'allais accepter de désindexer si la justice statue que le contenu ne mérite pas d'être publié en public, alors il faudra commencer par le site qui a publier l'info et dans ce cas déjà ça ne sert à dire l'indexation d'un lien mort.

La question sur le droit d'oublie est très pertinente car il faudra tout précisé sinon même les sites qui font l'éloge ou la campagne d'une personne risquent d'être désindexés. Ce qu'ont voit qui n'a pas forcement de sens s'il faut à chaque fois choisir le lien à désindexer, donc une personne populaire est mal barré, il faudra une personne qui ne fera que ça dans sa vie : choisir le lien à désindexer

Tous ces absurdités et incohérences on voit des juges qui ne pigent rien en informatique et qui ne comprennent pas ce qu'ils disent .
Avatar de marsupial marsupial - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 21/05/2014 à 22:31
Avatar de Zirak Zirak - Inactif https://www.developpez.com
le 22/05/2014 à 16:56
Citation Envoyé par la.lune Voir le message
Je connais un site X qui dit de mal sur moi, c'est sur le net, donc public, mais je viens dire à Google de ne pas indexer le site X. Si selon la loi Google fait un crime, pourquoi je viens à Google mais que le site X a droit de publier en public ses informations? Mais c'est absurde. Pourquoi la loi ne statue pas que la publication de l'information privé même est un crime donc au lieu d'avoir le courage de chercher le site et signaler à Google il faut plutôt demander à ce que le contenu soit supprimé sur le site.
C'est pour cela que si tu avais bien lu, ils ont bien précisé que si les informations à "oublier" avaient une utilité publique alors elles ne seraient pas supprimées, il s'agit vraiment des informations personnelles dont on parle.

Si on reprend l'exemple du médecin pédophile ou je ne sais quoi de l'article, les liens qui évoquent cela ne sont pas dans l'illégalité, et ce n'est pas une information privée (y'a bien du y avoir un article de journal retrouvable dans les archives si il y a eu condamnation), et cela est considéré "d'utilité publique" de savoir que le docteur machin a/avait des tendances pédophiles, car même si il fait cela "en privé" , il a été reconnu publiquement coupable d'un délit, et le fait d'évoquer cette condamnation, ce n'est pas de la diffamation, donc pas illégal, donc sa demande de droit à l'oubli sera/devrait être refusée.

Après si (exemple imaginaire) en tapant ton nom, google te link un de tes messages à l'époque où, en jeune insousciant, tu trainais sur le forum "je me bourre la gueule le soir en insultant mon patron", bah ça, tu pourras demander le droit à l'oubli, car ce n'est pas d'utilité publique (sauf peut-être pour ton patron ).
Avatar de Hinault Romaric Hinault Romaric - Responsable .NET https://www.developpez.com
le 30/05/2014 à 13:52
Droit à l'oubli : Google lance son formulaire de demande de retrait des données sensibles
et précise les conditions d’utilisation

Google met à la disposition des internautes européens un formulaire pour ceux qui veulent avoir recours au droit à l’oubli, afin que le moteur de recherche n’affiche plus dans ses résultats des liens vers des sites tiers contenant des infirmations sensibles sur ceux-ci.

Le lancement de ce formulaire fait suite à une décision de la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) qui a statué que de par le fait qu’il est responsable du traitement des données personnelles contenues dans les pages qu’il indexe, Google doit se plier aux directives du droit européen en matière de gestion, de protection et de suppression des données personnelles.

Moins de 48 heures après la publication de cet arrêté de justice, Google a été inondé par un nombre important de requêtes d’internautes désirant bénéficier de cette mesure, parmi lesquels les demandes d’un pédophile, un ex-politicien désireux de voir des articles sur des comportements passés disparaître, un médecin ayant fait l’objet de commentaires négatifs en ligne et une entreprise qui a réclamé la suppression d’un lien vers des avis négatifs des consommateurs

Bien qu’ayant critiqué cette décision qui « serait une forme de censure d’Internet », le géant de la recherche a rapidement développé un outil pour faciliter le recourt au droit à l’oubli et apporté quelques informations pour limiter les dérives.

Ainsi, toute demande ne donnera pas forcement lieu à une suppression des informations concernées. Sur le formulaire, Google précise qu’il pourrait ne pas répondre favorablement à une requête si celle-ci présente un intérêt public, « par exemple, si elle concerne des escroqueries financières, une négligence professionnelle, des condamnations pénales ou une conduite publique adoptée par un fonctionnaire ».

De ce fait, chaque demande sera traitée de façon individuelle et Google tentera de « trouver un juste équilibre entre la protection de la vie privée des individus et le droit du public à accéder à ces informations et à les diffuser. » La firme va mettre sur pied un comité consultatif pour parvenir à l’équilibre entre ces deux éléments. Siégeront au sein de ce comité : Eric Schmidt, président exécutif de Google ; Jimmy Wales, fondateur de Wikipedia ; le rapporteur spécial de l’ONU sur la liberté d’expression, Frank La Rue et des chercheurs.

De plus, la suppression ne sera appliquée qu’en Europe. Les pages concernées seront encore visibles à travers le reste du monde, sans aucune modification.

Pour faire une demande, l’internaute européen devra fournir les liens qu’il souhaite voir retirer et expliquer pourquoi, justifier son identité en fournissant une copie de sa pièce d’identité et signer électroniquement le message.

Le formulaire pour avoir recours au droit à l'oubli
Avatar de valkirys valkirys - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 30/05/2014 à 14:05
Citation Envoyé par Hinault Romaric Voir le message
Droit à l'oubli : Google lance son formulaire de demande de retrait des données sensibles

(...)
son identité en fournissant une copie de sa pièce d’identité
Bravo, c'est très rapide comme réaction ( pas comme on en a l'habitude en france ) mais on voit qu'ils savent en tirer un bénéfice

Citation Envoyé par Hinault Romaric
Moins de 48 heures après la publication de cet arrêté de justice, Google a été inondé par un nombre important de requêtes d’internautes désirant bénéficier de cette mesure, parmi lesquels les demandes d’un pédophile, un ex-politicien désireux de voir des articles sur des comportements passés disparaître, un médecin ayant fait l’objet de commentaires négatifs en ligne et une entreprise qui a réclamé la suppression d’un lien vers des avis négatifs des consommateurs
Certains risquent d'avoir des surprises, ce truc n'est pas vraiment contrôlable.
Avatar de thierry.pericard thierry.pericard - Membre du Club https://www.developpez.com
le 02/06/2014 à 8:38
Hello,

Très bonne réponse de Google, et adaptée semble t il aux diverses situations. Ne reste plus aux différents demandeurs qu'à penser aussi à des réseaux comme Facebook par exemple.

De plus, la suppression ne sera appliquée qu’en Europe. Les pages concernées seront encore visibles à travers le reste du monde, sans aucune modification.
Là ça veut dire qu'un recruteur étranger pourra quand même voir toute votre "expression" sur le web. Ce n'est pas exactement ce que l'on attend d'un "droit à l'oubli"

Cordialement
Avatar de Hinault Romaric Hinault Romaric - Responsable .NET https://www.developpez.com
le 02/06/2014 à 12:26
Droit à l’oubli : 12 000 requêtes reçues par Google en une journée
après le lancement du formulaire de demande de suppression des données sensibles

En fin de semaine dernière, Google lançait un formulaire en ligne pour permettre aux internautes européens de signaler en quelques clics qu’ils ne souhaitaient plus voir des liens vers des informations sensibles les concernant affichés dans les résultats du moteur de recherche.

En seulement une journée après l’ouverture des soumissions, le géant de la recherche aurait reçu pratiquement 12 000 demandes de droit à l’oubli d’internautes européens, selon un porte-parole de la société. La firme pourrait se retrouver en train de mobiliser d’importantes ressources pour traiter ces demandes, dans la mesure où chaque demande est traitée de façon individuelle.

Google veut « trouver un juste équilibre entre la protection de la vie privée des individus et le droit du public à accéder à ces informations et à les diffuser. » Ainsi, les requêtes peuvent être rejetées si elles présentent un intérêt public, « par exemple, si elle concerne des escroqueries financières, une négligence professionnelle, des condamnations pénales ou une conduite publique adoptée par un fonctionnaire ».

Le fait que ce soit Google qui décide si le droit à l’oubli est applicable ou non à une demande est critiqué par plusieurs associations de défenses des droits des utilisateurs, notamment l’UFC-Que Choisir qui estime que Google n’est pas « le bon interlocuteur » et qu’il ne devrait pas être placé en situation d’arbitre.

Le PDG de Google pour sa part note que ces règles ouvrent la voie à une nouvelle forme de censure d’Internet. Il regrette que son entreprise n’ait pas été associée au débat en Europe. Pour lui, ces directives de la Cour de Justice de l’Union européenne pourraient pénaliser l’innovation et offrir un moyen aux régimes totalitaires pour contrôler l’information sur Internet.

Il faut noter que la suppression des informations indexées ne sera appliquée qu’en Europe. Les pages concernées seront encore visibles à travers le reste du monde, sans aucune modification. De plus, Google ne précise pas le temps qu’il pourrait prendre pour effectuer le traitement d’une requête.

Source : Der Spiegel
Avatar de Shuty Shuty - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 02/06/2014 à 17:39
Tout est dans le titre "12 000 requêtes reçues par Google en une journée".

C'est simplement le résultat de plusieurs années de négligence.
Avatar de Gecko Gecko - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 05/06/2014 à 11:20
Perso je trouve cette fonctionnalité aberrante. Et cibler uniquement Google est hypocrite.

Le formulaire devrait être géré par une association représentant l'UE, dont les membres restent anonymes, si il est validé il est alors transmit au site en question et aux différents moteurs.

J'ai rien contre le droit a l'oubli, mais certaines grosses sociétés pourraient êtres tentées de soudoyer Google pour faire disparaitre des articles qui ne les mettent pas en valeur... (Amesys vs Reflet)

Bref, encore du pognon gaspillé
Avatar de Simara1170 Simara1170 - Membre éprouvé https://www.developpez.com
le 05/06/2014 à 11:26
Il faut noter que la suppression des informations indexées ne sera appliquée qu’en Europe. Les pages concernées seront encore visibles à travers le reste du monde, sans aucune modification. De Plus, Google ne précise pas le temps qu’il pourrait prendre pour effectuer le traitement d’une requête.
Donc en soit ça sert à rien, tu passes par un proxy US et c'est reparti... Bravo la pirouette Google...
Avatar de Kreepz Kreepz - Modérateur https://www.developpez.com
le 05/06/2014 à 11:56
Citation Envoyé par Simara1170 Voir le message
Donc en soit ça sert à rien, tu passes par un proxy US et c'est reparti... Bravo la pirouette Google...
Je suis d'accord, ils sont bien gentils de dire droit à l'oubli, mais il est inutile...
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