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66% des TPE/PME ne connaissent pas du tout le « Cloud »
D'après EBP, qui lance tout de même des solutions hébergées pour fêter ses 30 ans

Le , par Gordon Fowler, Expert éminent sénior
EBP, l’éditeur français spécialisé dans les solutions pour TPE/PME, fête ses 30 ans en se lançant dans le Cloud. Ou plutôt « dans l’informatique en ligne ». Car en parallèle de cette nouvelle gamme de produits hébergés, l’éditeur a réalisé un baromètre intéressant qui montre que les petites entreprises n’aiment pas qu’on leur parle « jargon technique ».

Cette étude, présentée fin novembre par son PDG René Sentis, a été menée par OpinionWay auprès de sociétés ayant plus de 2 ans et moins de 20 salariés.

Il en ressort, d’après l’institut de sondage, que les deux tiers des dirigeants de ces entreprises n’ont aucune idée de ce qu’est le Cloud… même s'ils peuvent l’utiliser sans le savoir (messagerie web, agenda partagé). A cela s’ajoutent 17 % qui connaissent le nom mais qui ont du mal à percevoir de quoi il s’agit.

Le constat reste très mitigé – pour ne pas dire négatif – quand on explique à ces 83 % d’entreprises qui ne le connaissent pas ce qu’est effectivement le Cloud Computing. La question de la confidentialité est toujours prégnante sur ce segment. Et encore plus celle de la connexion (« que se passe-t-il si je n’ai pas Internet pendant une journée ou que je suis en déplacement ? »).


La comptabilité en ligne d'EBP


Curieusement, bien que commanditaire de cette étude, EBP ne répond qu’imparfaitement à cette question avec sa nouvelle offre en ne proposant aucun mode hors-ligne ou de mise en cache de l’application dans le navigateur sur le modèle des Google Apps (Gmail, Agenda, etc.).

Les autres chiffres d’OpinionWay montrent que le Cloud n’est pas le seul élément IT qui laisse ces petites entreprises assez froides. La moitié des TPE/PME n’ont par exemple pas de site internet du tout. Et une sur deux également n’a aucun logiciel de gestion.

Ce point ravivera l’éternelle bataille entre ceux qui pensent qu’un petit commerçant (libraire, boulanger, etc.) n’a pas besoin de tous ces outils et ceux qui y voient le signe d’un retard français.

Présent pour apporter un regard décalé, André-Yves Porntoff, chercheur et consultant en prospective et stratégie à l’Observatoire de la Révolution de l’Intelligence, pense lui que « même le boucher du coin a tout intérêt à être sur Facebook pour créer une attractivité et une convivialité avec ses clients pour lutter contre les supermarchés ». Certains lui rétorqueront que les bouchers n’ont malheureusement pas le temps de s’occuper d’informatique, et encore moins de temps pour alimenter régulièrement une page de ce type.

Faut-il en conclure que les TPE/PME sont frileuses, « qu’en France on n’aime pas prendre des risques » (sic) mais qu’elles prennent « le risque certain de la non-innovation » ?

Pas vraiment. Car même si 52 % se déclarent « perplexes », « réticentes » ou « blasées » face aux nouvelles technologies, il en reste une bonne moitié qui leur donnent, elle, une forte importance.

Il faut juste leur parler usages. Et Français.


Bien que son marché soit visiblement encore peu friand de solutions hébergées (SaaS donc), EBP a pour objectif d’arriver à faire signer 20 à 30 % de ses nouveaux clients sur ces offres d’ici à 3 ans. En clair, en 2016, environ 30 % des nouveaux contrats seront des abonnements au service en ligne et non plus des achats de licences et de logiciels en boite.

L’offre à la demande d’EBP ne se compose aujourd’hui que de deux modules : Comptabilité et Gestion Commerciale (également disponibles en duo), mais elle devrait s'étoffer au fil du temps. Elle est hébergée dans deux centres de données en Île-de-France que l’éditeur loue à un prestataire spécialisé.


La gestion commerciale en ligne d'EBP


Tarifés à partir de 12 € HT par mois, ces « logiciels en ligne » entrent en concurrence avec des offres comme les Google Apps for Business qui possèdent des extensions gratuites de type CRM comme Insightly (mais les Apps, elles, sont payantes) ou avec la plateforme applicative d’origine indienne Zoho.

Côté concurrent français, EBP aura fort à faire face à Cegid. La société de Jean-Michel Aulas propose en effet depuis plusieurs années une offre hébergée (aujourd’hui par IBM) qui revendique plus de 20.000 TPE clientes.

A noter qu'un autre Français bien connu des TPE/PME, Ciel - à présent filiale du Britannique Sage - s’est lui aussi lancé cette année dans le « Cloud » avec une offre de gestion de la paye et une solution pour devis et factures.

Source : Conférence de Presse du 21 novembre 2013


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Avatar de plawyx plawyx - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 10/12/2013 à 18:28
c'est grave docteur !?
Avatar de flow10000 flow10000 - Membre régulier https://www.developpez.com
le 10/12/2013 à 20:08
83% des dirigeants de TPE/PME ne savent pas ou mal ce qu'est le Cloud

Grand bien leur fasse !!
Avatar de Angelsafrania Angelsafrania - Membre averti https://www.developpez.com
le 10/12/2013 à 22:42
Le could/nuage c'est juste un gros brouillard. Plus y'en a moins on y voit.
Mettre ses données dedans c'est vraiment couillus quand même.
Avatar de Zefling Zefling - Membre émérite https://www.developpez.com
le 11/12/2013 à 0:39
Ouais, pour avoir bossé sur une solution « cloud » de facturation, j'ai pu voir ce que ça peut donner. Finalement le gain de productivité n'est pas évident pour le client (mais pas pour nous), et encore pire quand il a été décidé de faire une grosse mise à jour des outils en lignes. Après je ne m'étonne pas de voir certains rester sur la même solution pendant 20 ans, car ça fonctionne et ça fait exactement son boulot. La mise à jour apporte un lot de nouveautés qui ne sert au final à rien à une grosse majorité des clients et qui complexifie finalement leur tâche (en plus de devoir réapprendre l'outil). Résultat, une partie des clients est retournée sur une solution locale et on a dû refaire une application en parallèle qui reproduisait le comportement exact de l'ancienne version en virant presque toutes les nouveautés.

L'avantage des solutions locales : on choisit le moment de faire la mise à jour (malheureusement, on le voit aussi pour XP, certains ne la font jamais). Là, avec une version en ligne, on est obligé de forcer les clients à suivre les mises à jour s'il ne veut pas se voir éjecter de la plate-forme et donc faire les formations pour. Pour les plus petites structures, ce n’est pas forcement évident, surtout quand l'informatique ce n’est pas leur truc.
Avatar de plawyx plawyx - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 11/12/2013 à 1:30
Citation Envoyé par Zefling  Voir le message
Ouais, pour avoir bossé sur une solution « cloud » de facturation, j'ai pu voir ce que ça peut donner. Finalement le gain de productivité n'est pas évident pour le client .

donc à 83 %, ce serait plutôt du bon sens !
Avatar de KsassPeuk KsassPeuk - Membre actif https://www.developpez.com
le 11/12/2013 à 9:50
Citation Envoyé par flow10000  Voir le message
Grand bien leur fasse !!

Waow, c'est exactement la première chose que j'ai dit après avoir lu le titre.
En même temps, merci pour faire confiance à de services de Cloud faut pas avoir peur : "on vous jure que vos données sont protégées, vous ne savez pas comment, mais on vous jure qu'on est ultra fiable et qu'il y a pas moyen que quelqu'un vole vos données (d'ailleurs nous on n'y touche pas non plus, juré-craché)".
Puis bon, quand on sait que sur des hyperviseurs non fiables, on s'amuse à faire tourner des VM qui ne sont pas fiables non plus et qu'on les fait dialoguer avec des protocoles qui ne le sont pas non plus. On se doute qu'il va y avoir un problème quelque part.
Avatar de Atem18 Atem18 - Membre averti https://www.developpez.com
le 11/12/2013 à 10:42
Ouais enfin, le "cloud", c'est juste un terme marketing pour faire "hype". Il suffit de dire que en gros, tes applications et données ne sont pas sur ta machine et que donc, tu n'as aucun contrôle dessus.
Avatar de kiprok kiprok - Membre averti https://www.developpez.com
le 11/12/2013 à 15:31
Le cloud n'est qu un pretexte pour facturer de la location de logiciel...
C'est interessant pour... le vendeur du soft (rentrée d'$$$ prévisible et sure).
Avatar de MacDev MacDev - Membre régulier https://www.developpez.com
le 11/12/2013 à 17:10
Les autres chiffres d’OpinionWay montrent que le Cloud n’est pas le seul élément IT qui laisse ces petites entreprises assez froides. La moitié des TPE/PME n’ont par exemple pas de site internet du tout. Et une sur deux également n’a aucun logiciel de gestion.

Souvent, il est difficile d'aimer un fruit qu'on a pas encore gouté. Mais dès qu'on a goutté, c'est partie...Il faut expliquer à ces entreprises le bien fondé des applications de gestion.
Avatar de Dogueson Dogueson - Membre du Club https://www.developpez.com
le 11/12/2013 à 20:05
tout dépend de ce qu'on met derrière le terme logiciel de gestion
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