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« Boundless Informant » : l'outil de data-mining derrière PRISM
La NSA regrette le contexte passionel autour de son programme de surveillance

Le , par Gordon Fowler

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Mise à jour du 10/06/13

Le Guardian continue ses révélations sur l’affaire des portes dérobées dans plusieurs services Cloud américains (Google, Facebook, etc.) qui permettraient, en substance, à la NSA d’accéder aux données qu’elle souhaite quand elle le souhaite.

Le quotidien britannique revient aujourd’hui sur « Boundless Informant », un outil de data-mining particulièrement puissant qui permettrait à l’agence fédérale de renseignement d’analyser les données critiques.

L’outil traiterait en temps réel les méta-données du flot quotidien de documents qui passent par les services hébergés pour en extraire et cibler les plus pertinents.

« Boundless Informant » permettrait également de localiser ces données en les modélisant sur une carte du monde - idéal pour cibler et consulter dans le détail celles qui viennent de pays potentiellement sensibles.

Une capture d’écran montre que ce sont en tout 97 milliards de documents et de fichiers qui sont passés dans les mailles du logiciel sur le seul mois de mars 2013 (autrement dit ceux qui ont fait l’objet d’un rapport ou d’une consultation par la NSA).

Les pays les plus visés par l'agence seraient, dans l’ordre : l’Iran, le Pakistan et la Jordanie (« une des plus proches alliés des États-Unis dans le monde arabe », note le quotidien britannique). Suivent l'Égypte et l’Inde.


D’autres documents que s'est procuré le journal semblent prouver que la NSA est capable d’affiner ses analyses en allant jusqu’à déterminer l’adresse IP des personnes ayant mis en ligne les données. Un point que l’agence avait nié le mois dernier.

Et c’est ce point qui crée actuellement le plus la polémique aux États-Unis.

L’agence avait en effet assuré aux sénateurs ne pas pouvoir dire avec précision combien d’américains étaient surveillés – et lesquels - justement parce que ses outils n’avaient pas une granularité d’analyse suffisante pour une localisation précise.

Une affirmation remise en cause par le Guardian.

En réponse, Judith Emmel, porte-parole de la NSA, regrette que les allégations autour du programme PRISM soient faites hors contexte et qu’elles créent un climat passionnel rendant impossible tout débat raisonnable sur les objectifs de ce programme.

Source : The Guardian

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Avatar de Traroth2
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 10/06/2013 à 14:45
Citation Envoyé par nikau6 Voir le message
Ouais mais attendez... ! Hé..! Il ne faut pas oublier que c'est pour leur propre sécurité tout ça !
N'oubliez pas que nous sommes menacés , que chacun d'entre nous est menacé.., que les ennemis sont nombreux et à nos portes. Donc en situation d'urgence, mesures exceptionnelles, normal, non ?



De quel ennemi parle t-on exactement ? Quelle est cette menace nouvelle et terrible qui leur impose de prendre de telle mesure ? Quelqu'un peu répondre..?
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Avatar de Traroth2
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 02/07/2013 à 11:18
Citation Envoyé par alex_vino Voir le message
Snowden est un Américain, a de l'argent grace a son pays, et du jour au lendemain lui donne un coup de couteau dans le dos pour aller chez l'ennemi...
En tant de guerre cela ne se passe pas de la sorte, trahir sa patrie est lourdement puni (il y a assez d'exemples).
Ce qu'il a fait peut etre bien pour avertir des choses que tout le monde sait déja plus ou moins, mais le faire contre son pays c'est tout de meme tres discutable. Si un Francais travaillant pour les serives secrets francais dévoilait demain notre avantage que l'on a acquis sur les ennemis et s'y échaperait j'en doute que la chose soit aussi bien percue dans l'haxagone.
D'ailleurs on parle beaucoup des USA, un peu de la GB, mais beaucoup d'autres choses (peut-etre pires) sont faites par d'autres pays qui ont un minimum d'ambition internationale.
Non, c'est exactement l'inverse. Dénoncer le comportement d'un gouvernement qui met en danger la liberté des citoyens est un acte de patriotisme. On ne le répétera jamais assez : Être un citoyen, ce n'est pas simplement fermer sa gueule !
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Avatar de r0d
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 10/06/2013 à 14:10
Derrière cette question de données privées, je pense que se cache une problématique plus profonde, mais également plus diffuse: celle du rôle de l'état.

Selon la conception d'un état démocratique à l'époque des lumières, l'état est sensé servir le peuple. C'est la vision humaniste de la démocratie: le peuple ordonne, l'état applique. C'est une vision idéaliste de la démocratie, certes, mais en tant que tel, elle permet de donner des repères. Les champs imbriqués de la politique, de l'éthique et de la morale sont trop complexes pour que l'on puisse les appréhender tel quel, c'est pourquoi nous avons besoin de repères, des marqueurs, pour nous aider à analyser des problématiques et se forger une opinion.

Et cette histoire de contrôle des citoyens par l'état montre à quel point l'acceptation originale d'un état démocratique a évolué. Car selon les lumières, c'est le citoyen qui doit contrôler l'état, et non l'inverse.

Outre les problèmes concrets (les informations qui nous concernent peuvent tomber entre de mauvaises mains), se pose la question de déterminer les formes des sociétés que nous mettons en place et que nous laisserons à nos descendants. On ne peut pas, d'un côté, prôner la liberté et la démocratie, et d'un autre laisser aux institutions le pouvoir de nous contrôler.

La liberté est un concept qui est universel sinon il n'est pas: soit tout le monde est libre, soit personne ne l'est. Et même ceux qui ont des choses à cacher doivent être autant libres que ceux qui n'ont rien à cacher. La morale, l'éthique, et même les lois évoluent continuellement. Ce qui est accepté aujourd'hui ne le sera peut-être plus demain. Nous ne pouvons refuser le droit aux citoyens de ne pas rendre public ce qu'il souhaite ne pas rendre public, c'est un droit fondamental sans lequel la notion d'état de droit disparaitrait. D'ailleurs si l'on se réfère à la notion d'état de droit, alors bon nombre de pratiques des gouvernements actuels seraient condamnable. Ce que je veux dire, c'est que les modèles de sociétés sont constamment en mouvement et que le respect de certains de leurs aspects (justice, démocratie, liberté) doivent être constamment défendus sinon rien ne nous assure qu'ils ne disparaitront pas.

Nous ne sommes plus dans des systèmes féodaux, et défendre un idéal ne signifie pas prendre les armes. Le simple fait de réfléchir à un problème, à essayer de dresser une pensée critique (critique ne veut pas forcément dire négatif, on peut critiquer quelque chose mais l'approuver) et d'exprimer son opinion est déjà un acte politique.
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Avatar de Traroth2
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 11/06/2013 à 16:47
Où est Edward Snowden ?

Ce que je trouve formidable, c'est que Obama réussit à dire simultanément qu'il faut mettre fin aux fuites et que ces informations sont fausses. Si les informations sont fausses, c'est qu'il ne s'agit pas de fuites, mais d'affabulation. Ou pour le dire autrement : si ce sont des fuites, c'est que c'est vrai !
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Avatar de cahnory
Membre averti https://www.developpez.com
Le 26/06/2013 à 14:06
Citation Envoyé par alex_vino Voir le message
Snowden est un Américain, a de l'argent grace a son pays, et du jour au lendemain lui donne un coup de couteau dans le dos pour aller chez l'ennemi...
En tant de guerre cela ne se passe pas de la sorte, trahir sa patrie est lourdement puni (il y a assez d'exemples).
Ce qu'il a fait peut etre bien pour avertir des choses que tout le monde sait déja plus ou moins, mais le faire contre son pays c'est tout de meme tres discutable. Si un Francais travaillant pour les serives secrets francais dévoilait demain notre avantage que l'on a acquis sur les ennemis et s'y échaperait j'en doute que la chose soit aussi bien percue dans l'haxagone.
D'ailleurs on parle beaucoup des USA, un peu de la GB, mais beaucoup d'autres choses (peut-etre pires) sont faites par d'autres pays qui ont un minimum d'ambition internationale.
On ne peut appliquer le "secret défense" que si l'objet du secret est constitutionnel, révéler un acte anticonstitutionnel est du patriotisme/civisme.

Si le secret est anticonstitutionnel, le "secret défense" ne s'applique pas, il n'y a donc pas traitrise mais patriotisme/civisme.
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Avatar de Neckara
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 24/06/2013 à 11:20
Les autorités américaines, elles, ne cachent pas qu'elles entendent traquer l'auteur de ces fuites partout où il ira. « La chasse est lancée », a par exemple lancé Dianne Feinstein, la présidente de la commission du Renseignement du Sénat américain, ce dimanche sur CBS.
Ridicule.

Vu la nature des informations, pour moi, il ne fait que son devoir de citoyen.
Selon ses déclarations, on voit que les agences américaines font de l'abus de pouvoir ainsi tout ceux qui poursuivent Edward Snowden sont complices de ces abus.

Personnellement, ce n'est pas Edward Snowden que je chasserais mais plutôt les auteurs de ces abus...

Sinon, vu la gravité des accusations est-ce que des pays, des organisations internationales ou autre sont en train de demander des comptes aux américains ?

Mais bon, les américains ne sont malheureusement pas les seuls à vouloir espionner leurs citoyens... C'est quand même fou d'avoir des politiciens si corrompus ou si naïf...
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Avatar de r0d
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 09/07/2013 à 16:27
Citation Envoyé par Traroth2 Voir le message
La démocratie ne disparait à cause de l'intégration européenne, mais à cause de la passivité des citoyens. L'intégration européenne est juste le support, en quelque sorte. En déduire que toute forme d'intégration supra-nationale est antidémocratique par nature me parait spécieux. C'est un argument de nationaliste.
Je suis internationaliste, et pourtant contre un gouvernement mondial. A vrai dire, je trouve que 60 millions de personnes c'est déjà trop pour un seul et unique gouvernement.
Le problème se situe dans la définition de gouvernement ainsi que dans l'échelle de grandeur (pas besoin de l'idée de nation dans mon raisonnement). La définition qui est la mienne est celle des lumières, et en particulier celle de Montesquieu: l'état est un outil qui applique les décisions prises par le peuple; l'état ne décide rien, il administre. Aujourd'hui c'est l'inverse, on a l'illusion qu'on choisit des représentants qui prennent les décisions pour nous.
Or, pour que le peuple soit capable de prendre les décisions, il faut que:
1/ il soit parfaitement informé.
2/ l'échelle de l'état ne soit pas trop grande.
Car en effet, on ne peut pas trancher un problème dont on ne connait pas les tenants et les aboutissants. Et de même, à mon avis, on ne peut pas prendre une décision à 60 millions de personnes. Déjà que c'est difficile de se mettre d'accord quand on est deux...
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Avatar de Chauve souris
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 12/06/2013 à 14:59
Citation Envoyé par nikau6 Voir le message
J’espère que les personnes pensant comme toi ne sont pas trop nombreuses, j’espère qu'elles ne sont pas la majorité, parce que sinon on est mal barré...
Loupé ! Et puis, de toute façon, ceux qui ont fait évolué le monde depuis qu'il existe n'ont jamais été bien nombreux. Socrate aussi n'avait rien à cacher et ne voulait pas fuir, il a mal fini.

rOd a fait un bon résumé philosophique de ce qu'il en est devenu de l'Etat, depuis sa conception à l'époque des lumières. Les biens pensants qui ne comprennent pas les anarchistes qui s'opposent à ce concept d'Etat feignent de croire qu'il n'a pas été perverti ou bien que cette tyrannie leur est nécessaire.

Mais il ne faudrait pas aussi oublier les petits moutons que nous sommes. D'autant plus manipulables qu'ils sont confinés dans l'hyperindividualisme. Car quand on ne se confronte pas avec ses semblables on ne peut qu'être passif devant la tyrannie douce (pour l'instant) de nos "démocraties occidentales" (vous savez, ces systèmes où on vote alternativement tous les cinq ans pour deux partis interchangeables). Alors on gobe tout sans sens critique, on croit ou on fait semblant de croire que les bons américains n'engagent des millions de dollars dans cette cybersurveillance que pour nous protéger des vilains terroristes et des vilains pédophiles. Alors non seulement tout le monde est fiché selon ses critères personnels captés mais aussi toutes les données économiques des entreprises d'autant, qu'à ce niveau, on a manipulé leurs dirigeants (aussi manipulables, sinon plus, que le citoyen lambda) pour qu'ils les confient à "Windows Azure" ou autres "clouds". Car c'est bien là la finalité de toute cette affaire : l'impérialisme US féroce et sans partage sur l'économie et les cervelles.
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Avatar de r0d
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 09/07/2013 à 15:03
Dans cette histoire, tout le monde parle d'intérêt de pays. D'un état.
Il faut faire attention car d'une part, l'intérêt d'un pays ce n'est pas très clair. J'aurais tendance à dire que l'intérêt d'un pays, en vérité, c'est l'intérêt de la classe dominante dudit pays. Pensez-vous que les élites gouvernent dans l'intérêt du peuple ou selon ses propres intérêts?
D'autre part, l'intérêt d'un pays c'est bien beau, mais ne serait-il pas plus important de se préoccuper de l'intérêt de tout le monde, de tous les pays?
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Avatar de Neckara
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 10/07/2013 à 9:34
Citation Envoyé par transgohan Voir le message
De mon point de vue si les anglais ne trouvent pas le coupable ce n'est pas aux citoyens du pays X d'annoncer que c'est leur gouvernement qui est le coupable.
C'est totalement débile... On a déjà bien assez de soucis politique en interne dans un pays pour en faire des soucis international...
C'est un peu comme aller livrer tes parents à la police alors que tu as 5ans dans un pays où tu sais ensuite que tu te retrouves à la rue...
Donc si mon gouvernement décide d'assassiner des journalistes dérangeants dans d'autres pays, je ne dis rien et je laisse couler, ce n'est pas à moi, simple citoyen du pays X, d'annoncer que mon gouvernement est responsable ?
Je dois donc me faire complice de ces meurtres ?

Ce type de raisonnement ne tient pas. De plus, si on le laisse faire, il continuera et le jour ou cela sera découvert, les tensions seront bien plus vives. C'est comme une épée de Damoclès qui grossirait et s'alourdirait au fils des années.

Puisque tu nous offre une comparaison avec un enfant de 5 ans, continuons alors :
J'ai 5 ans, mes parents enferment ma grande sœur dans une cage, la battent tout les jours et finissent par la tuer. Je ne dit rien, je ne vais tout de même pas dénoncer mes parents et finir à la rue.
Mes parents continuent alors avec ma petite sœur avec le même résultat.
Puis c'est finalement mon tour, mais il n'y a plus personne pour me sauver.

Si on laisse faire au gouvernement ce qu'il veut à l'étranger, on lui laisse une porte grande ouverte pour qu'il puisse faire ce qu'il veut dans son propre pays.
De plus, si on fait cela, les citoyen d'un autre pays peuvent également penser la même chose, ainsi on ouvre aussi une porte aux autres gouvernements à faire ce qu'ils veulent dans notre propre pays.
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