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L'État français dépense 300 millions d'euros par an en logiciels
53,9 millions attribués à Microsoft

Le , par Stéphane le calme

60PARTAGES

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Après une circulaire datée du 19 septembre 2012 par le chef du gouvernement qui recommandait l’usage du logiciel libre dans l’administration, notamment pour des raisons de coût, plusieurs parlementaires sont entrés dans la danse et ont sommé l'État de rendre des comptes sur ses dépenses en logiciel.

Il est alors apparu que sur ces cinq dernières années, les dépenses de l'État français sont impressionnantes ; pas moins d'1,5 milliards soit 300 millions par an en moyenne.

Voici quelques détails des dépenses fournis par Bercy :

  • de 231 à 260 millions d'euros par an en moyenne sur la période 2007-2011 pour l'acquisition et la maintenance de logiciels non libres ;
  • 63 millions d'euros sur l'année 2011 pour pour les seules commandes effectuées par l'intermédiaire de l’Union des Groupements d'Achat Public (UGAP) au titre des autres administrations publique.


Windows à lui seul a bénéficié de 18 % de cette somme en 2011 soit pratiquement 54 millions d'euros. Le ministère du budget a explicité ce montant après une question écrite signée par la députée écologiste Isabelle Attard :

  • 23,9 millions d’euros de location de licences et de services ;
  • 19,8 millions d’euros d'achats de licences ;
  • 10,2 millions d’euros relevant de logiciels pré-installés sur les postes de travail.


Source : Isabelle Attard, évaluation de la dépense de l'État par l'AN

Et vous ?

L’État gagnerait-il à se tourner vers des logiciels dits « open source » ?

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Avatar de Loceka
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 17/05/2013 à 9:43
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Et vous ?
Moi non, j'en suis à un peu moins de 42 millions par mois.

Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
L'Etat gagnerait-il a se tourner vers des logiciels dits « Open source» ?
Autant je suis pour le passage aux logiciels libres (quand ça se justifie, par exemple la passage sous linux dans les administrations), autant pour avoir travaillé dans le logiciel libre (en entreprise), ce n'est pas synonyme de 0 coût.
La maintenance/évolution d'un logiciel libre commandité par l'état, ça se paye (cf. Lutece).
Après je n'ai aucune idée des chiffres mais c'est non négligeable à mon avis.
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Avatar de
https://www.developpez.com
Le 17/05/2013 à 11:03
Tiens ! Tiens ! La France devrait apprendre de l'Allemagne qui avait tenté l'expérience du libre


L'Allemagne recule dans le domaine de l'open source. Après avoir misé pendant plusieurs années sur le logiciel libre, le ministère des affaires étrangères allemand revient à des solutions logicielles plus classiques... et propriétaires. Le gouvernement a mis en avant des coûts inattendus liés au déploiement d'un écosystème libre pour justifier ce rétropédalage.
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Avatar de sekaijin
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 25/05/2013 à 12:04
Bonjour,

L’administration française se trouve souvent dans des situations impossibles et les décisions prises au plus haut sommet entrainent des dépenses pour des raisons de diminution des coûts.

Un exemple simple un établissement local se dote d’un SI, pour réduire ces coûts de fonctionnement. Pour cela, les bonnes pratiques voudraient qu’on étudie bien le besoin, qu’on fasse des spécifications générales, puis des spécifications détaillées.

Ces spécifications servant alors de base à un appel d’offres. Une administration n’a pas le droit de passer un marché directement.

Mais voilà. Cet établissement sait, que le temps que le marché soit passé, que les développements soient faits et testés. Il est susceptible de subir plusieurs changements de règlementations.
Il ne peut pas passer un marché sur ses spécifications, car s’il le fait le produit sera à coup sûr obsolète avant sa réalisation.

Mais il a tout de même besoin de faire ce développement.
La seule solution qu’il lui reste est donc de passer un appel d’offres pour du développement (des heures de dev). Sans cadre, sans spic, avec qu’un minimum de contrôle qualité, vu que ne disant pas ce qu’il faut développer il ne peut pas dire ce comment sera vérifié la qualité.

C’est ainsi que très souvent les marchés juteux sont passés. C’est extrêmement pervers. Car non seulement le marché n’est pas cadré par le besoin, mais en plus il est quasi impossible d’y introduire des règles strictes. Du coup les prestataires dégagent leurs responsabilités en mettant en avant les termes du marché. Et ce qui normalement devrait être corrigé par le prestataire devient une évolution. Le prestataire a donc tout intérêt à saper le boulot (dans la limite des termes du marché) pour récupérer des avenants pour corriger les erreurs (volontairement*?) commises. Ainsi un développement peut voir sa facture multipliée par deux ou trois.
À la fin du marché l’établissement se retrouve avec un tas de spaghetti qui ne fonctionne que partiellement. Et il n’existe aucun autre acteur sur le marché pour prendre la suite. Ou alors à des coûts exorbitants (reprise de l’existant).

On pourrait penser que si un prestataire est si mauvais il ne sera pas repris. Mais la loi interdit de juger une réponse à un appel d’offres en tenant compte des prestations précédentes.

Autre effet pervers du fonctionnement des marchés public. L’établissement doit acheter un logiciel. Il fait un appel d’offres. Dans cet appel il doit donner la façon dont seront jugées les offres (systèmes de points). Dans ce cahier il y a une partie technique, qualité et financière.
Si l’établissement met en place un cahier qui marginalise la partie financière, l’appel ne sera pas lancé, car contraire à la loi.
Du coup, les grosses boites en profitent pour faire des propositions à des coûts dérisoires (quelques centaines de Millon d’euros) dans le même temps elles font en sorte que leur produit une fois installé et opérationnel soit incontournable. (ça couterait plus cher de changer que de continuer, sachant qu’on ne peut l’écarter dans l’appel suivant sous peine de poursuites)
Une fois le marché arrivé à terme, le coût de la maintenance est lui énorme. Vu que le fabricant est souvent le seul à pouvoir répondre. Soit il ne répond pas. Soit, il répond avec des coûts hallucinants. Le marché est caduc. Un appel doit être relancé. Et on assiste au même résultat. Pour finir l’administration ne pouvant pas se passer de cette maintenance on passe par un marché négocier. Et là, on voit apparaitre les pièges du système. Le renouvellement de licence «*Site*» dévie une licence par «*core*» (de proc) ou par «*user*». Les coûts de maintenance sont d’un facteur*10 par rapport au marché initial.
Pour vous donner un ordre d’idée récemment sur un logiciel le coût de la licence par core était de l’ordre de 100*000*€ pour 4 machines x 32 Proc x 4 core pour la prod +*2 machines x 32 Proc x 4 core pour la preprod, 2 machines x 16 Proc x 4 core pour la recette et le test de charge. Alors que la licence site était de 500*000*€ pour le tout.

Je caricature à peine. Ce que je viens de décrire je l’ai vécu plusieurs fois.
Les coûts vous paraissent énormes, mais pour tous ceux qui travaillent en entreprise il vous faut changer d’échelle. Dans beaucoup d’administration, nos unités de mesure sont bien différentes.
Par exemple l’édition des feuilles de salaires est un point simple qui pour une entreprise même grosse ne présente pas de grosse difficulté.
Mais lorsqu’on édite tous les mois 2,5 millions de bulletins, l’affaire et tout autre.

Passer d’une licence site à une licence par user lorsqu’on a 10*000 employés on trouve ça amer. Mais que dire de nos établissements de 100*000 ou 200*000 employés*?

voici quelques ordres d’idée pour un établissement de santé publique
Plus de 7 millions de patients pris en charge et plus de 1 million de patients accueillis aux urgences chaque année
5 millions de consultations externes
1.2 million de séjours
1.1 million de passage aux urgences
1 urgence toutes les 30 secondes
Près de 38*000 naissances
Plus de 1200 greffes d’organes
Plus de 200*000 actes de chirurgie

Autre exemple dans le milieu médical. Suite à un changement de logiciel pour un petit hôpital avant la mise en service, il était nécessaire de faire une reprise des données. Uniquement, importez les dossiers administratifs des patients pour lesquels au moins une opération administrative a eu lieu dans l’année. J’ai entendu un ingénieur passer rapidement sur ce point lors d’une réunion en disant que la reprise se ferait dans la nuit précédant le lancement. Alors que j’étais resté silencieux durant toute la réunion, j’ai posais une simple question*: «*Avez vous une nuit de 832 heures*? Car c’est le temps minimal en flux tendu pour faire cette opération.*»

Tout ça pour vous dire qu’il faut mettre les chiffres en façon de ce qu’ils représentent.

Y a-t-il des points d’amélioration*?
Oui bien sur. Il y en aura toujours. Par exemple mettre à disposition des établissements des experts compétents pour les aider à rédiger les appels d’offres et à les dépouiller.
Faire prendre conscience aux établissements que même s’ils sont autonomes en termes financiers et décisionnels, travailler ensemble, mettre dans un pot commun ce que l’on a fait est bon pour tous.

Le logiciel libre est-il une réponse*?
NON. En tout cas pas aujourd’hui. (le prix d’un ETL libre d’une société française bien connue et le même que celui d’une Buziness Machine par exemple)
Il faut prendre le logiciel libre au même titre que n’importe quel autre. Tant qu’on est dans des fonctions de base. Le logiciel libre est très attractif. Lorsque comme bien souvent dans les administrations le besoin devient plus ciblé. On se retrouve avec une seule boite qui propose un produit et qui n’a pas l’envergure pour supporter une telle masse.

Linux à la place de Windows*?
NON et cette réponse n’a rien à voir avec la qualité, mais avec le prix.
Acheter des lots (10*000) PC avec ou sans Windows c’est le même tarif.
Acheter un logiciel métier qui fonctionne sous Linux. Les constructeurs n’en proposent pas. Dans plus de 90*% des cas que je vois, les outils de travail sont pilotés uniquement par des softs sous Windows. J’ai même vu des outils libres avec le PC et Windows. Et si on installe quoi que ce soit sur le PC, la garantie tombe non pas pour le PC, mais pour l’ensemble. Je vous laisse imaginer le Pb lorsqu’il s’agit d’un outil à plusieurs millions d’euros.
Mais Linux est très présent dans les administrations. Quasiment tous les serveurs Unix sont des Linux dans les salles blanches.

Je vous dis donc relativisez, eh oui il y a des choses à faire.
A+JYT
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Avatar de Paul TOTH
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 17/05/2013 à 12:53
Citation Envoyé par salve34 Voir le message
Code : Sélectionner tout
L’État gagnerait-il à se tourner vers des logiciels dits « open source » ?
Oui car les logiciels libres (à ne pas confondre avec gratuit) ont pour obligation de fournir les sources (pas les propriétaires sauf si cela est bien spécifier dans le marché).
et quel est le gain pour l'Etat d'avoir les sources ?!

Je pense que Linux n'a pas su ou voulu devenir très grand public, aujourd'hui Android sera sans doute plus connu des l'utilisateur lambda que Ubuntu, voir que Windows 8, à quand le poste de travail sous Android ?
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Avatar de humitake
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 17/05/2013 à 13:04
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
L’État gagnerait-il à se tourner vers des logiciels dits « open source » ?
Evidemment que l’État gagnerait à se tourner vers des logiciels libre, mais comme expliqué par h2s84 c'est actuellement impossible.

Nous on est informaticiens alors evidement quand on est devant un PC on sait (plus ou moins) ce que l'on fait. Mais il ne faut pas oublié que la majorité des personnes ne comprenne pas ce qui se passe quand elle clic ici ou la.
Du coup comment des personnes qui ne connaissent rien à l'informatique peuvent s'adapter à un changement de technologie ? Il faut obligatoirement les former. Or ça à un coup ... Donc autant rester sur du Microsoft que tout le monde connais puisque c'est ce qu'ils ont à la maison.

Je pense que pour réussi à exploiter sur libre (même dans les administrations) il faudrait commencer par initier les jeunes (collèges / lycée) à travailler avec des logiciels libres tels que Linux. Ainsi la génération qui maîtrisera ces logiciels libres (au moins autant que Windows aujourd'hui) pourront les utiliser.

J'ai déjà essayer de faire passer sous Ubuntu des amis et de la familles, eh bien je leur est réinstaller Windows ...
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Avatar de gangsoleil
Modérateur https://www.developpez.com
Le 22/05/2013 à 9:59
Bonjour,

Citation Envoyé par RaphAstronome Voir le message
A mon avis pour passer sous Linux le mieux qui est à faire c'est de commencer par permettre ceux qui veulent de l'installer après les autres pourrait voir comment c'est puis progressivement on favorise le système libre au propriétaire par exemple à l'occasion de changements des ordis.

Sinon Linux est largement utilisé du grand public Android c'est un Linux même si c'est une distribution assez discutable sur certains points.
Je te conseille d'aller faire un tour dans les differentes administrations, et de regarder comment les gens utilisent les logiciels : ils utilisent toujours les memes choses, et sont completement perdus des qu'il s'agit de faire quelque chose qui sort de la routine (par manque de formation, d'interet, de pratique, ...).

Et tu penses qu'il faut permettre d'installer Linux ?? Mais tu sais que les non-informaticiens sont capables de toutes les erreurs les plus ignobles possibles (les informaticiens aussi d'ailleurs), a commencer par ne pas reussir a installer un bete programme sous Windows ?
Si tu ne connais pas, vas faire un tour sur PEBKAC ou equivalent.

Un exemple de "maintenance" que j'ai eu a faire [juste pour enfoncer le clou, merci de ne pas citer chacun son exemple] :
"Bonjour, mon PC ne demarre plus"
"D'accord. Qu'avez-vous fait ?"
"Rien. Je l'ai eteint hier soir, et ce matin il ne demarre pas."
"Ok. Allons voir." -- J'essaye de demarrer la machine, et j'ai un bel ecran bleu de Windows qui n'est vraiment vraiment pas content. Je prends donc la machine pour voir ce qui se passe.
"Vous n'avez vraiment rien fait dessus hier ? Installation, suppression, ... ?"
"Ah si, je manquais de place, j'ai vire des trucs inutiles. Attendez, comment ca s'appelle... Ah oui, j'ai trouve un dossier avec plein de fichiers ".dll", donc j'ai tout vire".
--> Ah bah oui, c'est normal que ca demarre pas...

Toute personne qui a fait un peu de maintenance peut en citer des dizaines, toutes pires les unes que les autres.
Ce genre d'utilisateur a besoin de formation, de beaucoup de formation. Et si tu le laisses "jouer" avec sa machine, il va forcement tout casser.
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Avatar de wirenth
Membre averti https://www.developpez.com
Le 17/05/2013 à 10:32
Pour le principe, je suis évidemment pour le passage au logiciel libre au maximum.

Mais ça doit être fait après une vraie réflexion, ne pas faire passer tout le monde sous Linux pour après coup se rendre compte que certains outils ne fonctionnent que sous IE6... J'imagine qu'il existe aussi des services ayant des outils spécifiques développés pour Windows et dont le source est perdu depuis longtemps.

Quant à la question du coût, le gain (s'il existe) ne sera pas significatif. L'acquisition de logiciel open source est souvent gratuite, le déploiement à grande échelle, les contrats de maintenance et la formation des usagers ne le sont pas.
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Avatar de hcoutant
Futur Membre du Club https://www.developpez.com
Le 17/05/2013 à 11:11
Quitte a choisir entre Office et OpenOffice 3 ( ) Ils ont raison de prendre Office qui offre beaucoup plus de possibilité que OOo
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Avatar de Guilp
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 17/05/2013 à 14:59
Citation Envoyé par wirenth Voir le message

Quant à la question du coût, le gain (s'il existe) ne sera pas significatif. L'acquisition de logiciel open source est souvent gratuite, le déploiement à grande échelle, les contrats de maintenance et la formation des usagers ne le sont pas.

Sauf qu'à coût égal, l'état y gagnerait peut-être à claquer ses millions dans des entreprises locales de formation, d'installation, de services open-source, d'administration, etc, plutôt qu'en licences Microsoft. Ca pourrait créer des emplois.
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Avatar de Paul TOTH
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 17/05/2013 à 15:14
Citation Envoyé par trenton Voir le message
C'est complètement faux (d'abord parce que Linux c'est un noyau alors ça n'a pas de sens de dire qu'il est pas grand public...), il suffit de regarder Ubuntu par exemple. Maintenant c'est sûr que dans les conditions actuelles (notamment la vente liée), c'est pas prêt de décoller tant que on a pas un gouvernement au pouvoir capable de faire appliquer les lois.
complètement faux ? je ne savais pas que Linux (Ubuntu, OpenSUSE, Fedora, Mandriva, Gentoo...fait ton choix) avait conquis le grand public, tu me l'apprends
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