Windows Azure : « Être au moins au même prix qu'Amazon, mais en proposant mieux »
Microsoft nous dévoile les prochaines nouveautés de sa plateforme

Le , par Gordon Fowler, Expert éminent sénior
Julien Lesaicherre est le Directeur de Windows Azure chez Microsoft France. Il revient avec Developpez sur l’actualité récente de l’offre, dont les deux points les plus importants restent le passage en disponibilité générale de sa partie IaaS et une baisse de prix pour concurrencer encore plus Amazon. Le responsable nous a également donné sa vision du marché du Cloud pour les années à venir, du potentiel d’Azure dans ce marché, en analysant au passage les usages actuels les plus populaires qui en sont faits. Il a également accepté de donner un avant-goût du proche avenir du Cloud de Microsoft entièrement dédié aux développeurs en nous révélant quelques nouveautés qui devraient enrichir l’outil dans les mois qui viennent.

Developpez : Windows Azure Infrastructure Services (IaaS) vient de passer en disponibilité officielle. Que change cette disponibilité générale par rapport à la préversion ?

Julien Lesaicherre : Jusqu’ici il n’y avait pas de SLA garanti. Maintenant, nous assurons contractuellement la disponibilité du service ainsi que le support de ce service et des logiciels Microsoft validés (N.D.L.R. : liste ici) dont SQL Server, SharePoint ou encore Dynamics NAV. (N.D.L.R. : à 99.95 %, les détails des SLA sont disponibles ici).

Ensuite nous avons ajouté de nouvelles machines. Notre offre comporte maintenant 7 tailles de machines dont 2 machines dites « high Memory ». On a notamment ajouté des VM qui répondent aux usages, qui n’ont pas besoin de plus de cœurs mais qui nécessitent plus de RAM, comme les grosses bases de données ou les grosses configurations SharePoint (N.D.L.R. : ces VM « high memory » proposent respectivement 4 cœurs/8 cœurs et 28 Go/56 Go de RAM).


Nous avons également ajouté de nouvelles fonctionnalités à Virtual Network (lire par ailleurs).

Enfin nous avons baissé nos prix de l’ordre de 20 %. Notre objectif sur les services dits de « commodités » (Stockage, bande passante, VM, etc.) c’est d’être au moins au même prix qu’Amazon, mais en proposant mieux.

Developpez : Côté marché justement, où en est Azure en France ?

Julien Lesaicherre : En France, Windows Azure suit une tendance identique aux autres pays où la plateforme croit deux fois plus vite que le marché (200 % de croissance). C’est une bonne surprise vu les difficultés économiques actuelles.

Sur le IaaS, au niveau mondial, plus de 1,4 million de VM ont été provisionnées sur les 9 derniers mois.

Developpez : Quels sont les usages les plus populaires de ce IaaS que vous avez pu constater sur Azure ?

Julien Lesaicherre : Il y en a plusieurs.

Je dirais que les scénarios d’usages les plus populaires sont les environnements de test. On provisionne quelques VM à la volée et dès que les tests sont terminés, le client supprime sa VM et arrête de payer. Cette agilité enlève une épine du pied à beaucoup d’entreprises.

On constate aussi beaucoup de migrations d’applications Microsoft directement dans Windows Azure (comme SharePoint, SQL, Biztalk ou Dynamic NAV). L’avantage est de ne plus avoir à s’occuper de l’infrastructure. Nos clients sont également sensibles au fait de ne plus avoir qu’un seul support de bout en bout. Ils n’ont qu’un seul interlocuteur de l’infrastructure à l’applicatif en passant par le système de gestion de base de données.

Le IaaS de Windows Azure est aussi souvent utilisé dans des approches hybrides. Par exemple comme un petit datacenter complémentaire (grâce à Windows Azure Active Directory et Virtual Network). Ou pour des backups quotidiens chiffrés et des « snapshop recovery » (N.D.L.R. : l’entreprise utilise Windows Azure comme espace de stockage pour héberger une sauvegarde de ses données qu’elle garde également en local sur ses serveurs).

Developpez : Plusieurs analystes pensent que l'avenir du PaaS et du IaaS est certes positif, mais qu’il est limité commercialement. Pour eux, 80 à 90 % du business du Cloud sera du SaaS. Avez-vous la même perspective ou pas du tout ?

Julien Lesaicherre : Pas vraiment. D’autres études montrent au contraire qu’en 2015, les revenus du IaaS seront égaux à ceux du SaaS.

Pour le PaaS, c’est plus complexe. Il est difficile à modéliser en termes de marché ou de croissance. En effet, derrière le SaaS, se cache souvent du PaaS (comme l’exemple de TalentSoft). En premier lieu chez Microsoft où tout converge vers Windows Azure. Ainsi les services Yammer, Skype ou Office 365 sont en cours de migration. Il sera donc de plus en plus dur de dissocier l’activité propre à Windows Azure.


Julien Lesaicherre, Responsable de la plateforme Windows Azure chez Microsoft France

Developpez : Vos tarifs étant sensiblement les mêmes que ceux d’Amazon, quel est le « plus produit » qui doit, d’après vous, faire choisir Azure plutôt qu’AWS ?

Julien Lesaicherre : Les fonctionnalités ! J’invite vraiment les développeurs à tester Azure en le prenant concrètement en main.

Chez Microsoft, nous avons fait un choix large et ambitieux en proposant à la fois du IaaS et du PaaS, du Cloud privé et du Cloud public. Il est donc possible de faire un mix de tout cela. Une même application peut par exemple utiliser le Iaas et le Paas d’Azure. Vous n’avez pas cela chez les concurrents.

Il y a aussi notre SLA. Il est sans compromis. Nous nous engageons mensuellement. Un SLA à l’année comme, chez nos compétiteurs, permet à nos clients d’avoir un « outage » important et de l’amortir sur une longue période. Sur Windows Azure, nos SLA sont mensuels. On ne peut pas se louper. Sinon, nous versons des pénalités financières prévues contractuellement pour dédommager nos clients.

Enfin, nous avons une réelle expérience dans le support global (N.D.L.R. : pour la partie éditeur et pour la partie hébergeur).

Nous avons traditionnellement des relations privilégiées avec nos clients grâce à une présence au niveau local et à nos 1 400 employés basés en France. Nous répondons aussi bien aux grands comptes, avec le contrat « Support Premier » pour les budgets de plusieurs dizaines de milliers d’euros, qu’aux plus petites organisations. Notre gamme de support commence à 20 € par mois pour coller au mieux aux besoins de tout type d’entreprises et de tout type d’applications.

Developpez : Support de PhoneGap, de DropBox, de Mercurial, d'Android, Hadoop, SQL Reporting Services, Active Directory : quelles sont les prochaines nouveautés que l’on peut attendre dans Windows Azure ?

Julien Lesaicherre : Nous allons continuer à investir dans le Windows Azure Store (N.D.L.R. : Marketplace qui propose des extensions et des services packagés à ajouter à la plateforme ou aux applications qui s’appuient sur elle) en ajoutant les services les plus prisés par les développeurs et IT Pro.

Dans les prochains mois, nous allons encore améliorer la performance technique de l’offre (avec de gros efforts sur SQL Database).

Nous allons également ajouter de machines avec encore plus d’options, pour encore plus de choix.

Et, autre axe de développement, nous cherchons à simplifier l’hybridation. Le but pour nous est de proposer Windows Azure comme une option directement au sein des autres produits Microsoft (comme la sauvegarde automatisée en ligne dans Windows Server).

Enfin nous allons encore et toujours jouer la carte de l’ouverture à fond avec « VM Dépôt », notre espace pour déployer et partager des machines virtuelles open-source sur Windows Azure.

Source : Entretien Developpez, mai 2013


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