Retour sur le jeu de rôle de SUP'Internet après 5 jours de rush non-stop
Des élèves fatigués mais ravis de l'expérience engrangée

Le , par Gordon Fowler, Expert éminent sénior
Mise à jour du 25/02/13

Chose promise. Intrigués par la semaine de jeu de rôle non-stop mise en place par SUP’Internet pour ses élèves - et au vu de vos réactions sur cette initiative - nous ne pouvions pas ne pas aller voir sur place.

Petite précision, le but de cette « histoire » n’était pas de faire développer un site à des étudiants de première année mais de les plonger – in situ – dans un cadre professionnel (une agence de com web) qui doit gérer une demande urgente.

Rappelons le scénario : une entreprise a fait l’acquisition d’imprimantes 3D, elle cherche une équipe de consultants pour lui dire comment optimiser son investissement.

Les élèves ont donc dû se répartir des rôles (design, développement web, marketing et business plan), monter une équipe et poser les bases d’un projet.

À ceux parmi vous qui pensaient qu’il serait un peu prématuré de demander à de jeunes élèves de monter un site de e-commerce, la surprise sera peut-être d’apprendre que cette partie est celle qui a posé le moins de problèmes aux candidats. Même si tous n’ont pas eu l’idée de reprendre des solutions qui existaient déjà (comme PrestaShop) pour gagner du temps.

Le plus dur, semble-t-il, a été de trouver une idée créative pour répondre à l’appel d’offre : comment utiliser cette imprimante et comment vendre les produits générés.

Le résultat ? Côté humain, des équipes fatiguées. Certaines ont dormi sur place plusieurs soirs, mais en étant très organisées souligne Benoit LACHAMP, le directeur de l’école.

Lors des soutenances, les candidats étaient souvent stressés (voir très stressés). Mais d'après le jury composé de membres extérieurs à SUP’Internet - et au regard des présentations auxquelles nous avons eu la chance d'assister - presque tous ont réussi à cacher leur fatigue.

Cette présentation finale - avec PowerPoint, démo du site et exposé du Business Plan à l'appui - était l’aboutissement d’une longue journée. Les projets avaient auparavant été passés au crible par trois autres jurys, plus techniques, composés de professeurs de l’école.

Détail amusant. D'après le directeur, les avis ont souvent radicalement divergé entre jury interne et externe. Ce dernier s’est montré sévère sur la forme, mais très compréhensif sur le fond en n’oubliant jamais qu’il voyait des élèves de première année en plein apprentissage. Et il a même eu des coups de cœur.

Côté projet, un de ses membres - faux directeur financier mais vrai entrepreneur dans la vie - nous avoue même que s'il était banquier, il aurait investi sur les champs dans deux idées. Ce qui ne manque pas d'étonner le directeur de SUP’Internet qui avoue, lui, avoir été séduit par d'autres projets qui ont laissé ce trio d'externes plutôt dans l'expectative.

Pas de gagnants, ni de perdants donc. Mais des élèves, que nous avons rencontrés dans les couloirs, qui se sont montrés plus que satisfaits. Fatigués (et soulagés) mais contents d’avoir appris beaucoup sur eux-mêmes et sur les multiples exigences d’une commande professionnelle.


Pour la petite histoire, l’idée de cette semaine doit beaucoup à… HEC et Google.

L’école de commerce a en effet lancé avec Google les Google Academy. Mais face au manque criant de compétences techniques Web, en référencement ou en Web-marketing pur de ses élèves, HEC a contacté la toute jeune SUP’Internet (l’école a deux ans) pour passer un accord.

Dix étudiants de deuxièmes années de SUP’Internet ont ainsi passé 3 semaines dans les murs de Jouy-en-Josas.

Fort de cette idée, Benoit LACHAMP a décidé cette année de lancer un projet similaire pour tous ses élèves. D’où cette semaine multidiscipline intensive. « Dans 6 mois ou dans un an, quand ils auront un projet de ce type, ils auront déjà une expérience. Ils pourront évaluer concrètement le chemin qu’ils ont parcouru ».

En discutant avec les principaux intéressés, on se rend très vite compte que le chemin effectué est déjà long. Lorsqu’on leur demande ce qu’ils changeraient s’ils devaient refaire cette semaine, la réponse fuse : « aller plus vite au cœur des choses, présenter plus rapidement le projet, de manière plus concrète et plus simplement ». Quatre mois seulement après le Bac, c'est une leçon énorme. Que beaucoup de seniors ne connaissent toujours pas. Mais c'est une autre histoire.

Source : Reportage Developpez.com, 23/02/2013

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Avatar de quanta quanta - Membre habitué https://www.developpez.com
le 25/02/2013 à 19:39
Citation Envoyé par LordMacharius Voir le message
Franchement, ça peu arriver dans certaine entreprise de taille modeste qui joue sa survie, les startups entre autre et c'est quand même un gros pôle de recrutement dans l'info.
Ouai enfin si tu est en rush régulier dans une boite c'est qu'il y a quand même un sérieux problème structurel : s

L'idée derrière ce genre de rush reste tout de même d'apprendre à un élèves où sont ses limites, tant morale que physique et ainsi mieux gérer son stress par la suite. Quand vous êtes en rush la limite entre productivité et faire de la merde est mince. Avec ce genre d’exercices ont apprend à la trouver.
Ouai et en cas de rupture ? Y a pas de 'retry again' dans la vrai vie...


PS: Cela à au moins le mérite de motiver les jeunes, pas comme dans un amphi, mais cela a déjà été dit.
Personnellement j'aurai préféré des projet qui s'inscrive plus dans la duré...

Ok ils savent peut être programmer dans certains trucs mais au bout d'un an on ne peut pas dire qu'ils ont parfaitement intégrés tous leurs cours. Je suis dans ma troisième année d'études et même si aujourd'hui je sais faire du dev je sais que je n'ai pas des habitudes pro dans ma façon de bosser.
Oui. Ce que je trouve dommage dans ce genre de formation c'est le manque de recule, le manque de discussion des solutions technologiques choisit...
Avatar de Lorraine.G Lorraine.G - Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
le 25/02/2013 à 20:25
Bonjour,

élève de première année en design à Sup'Internet, et ayant donc participé à cette semaine rush, j'ai littéralement sauté au plafond en lisant certains commentaires.

Pour rétablir la vérité :
- Non, ce n'est pas parce qu'un projet est fait en une semaine qu'il sera "merdique". Si c'est le cas dans votre entreprise/école, inquiétez-vous... Nous avons prouvé vendredi dernier lors de nos passages devant le faux client que "rapidité" peut rimer avec "efficacité".

- Certes, nous avons tous été fatigué et stressé par cette semaine. Au bord du suicide ? Pas à moins d'avoir un grave problème de névrose. Restons lucide, si une semaine comme celle-ci nous achève, c'est que l'univers du web n'est pas fait pour nous.

- Oui, cette semaine nous apporte de l'expérience, quoi que vous puissiez en penser. Je ne pense pas que beaucoup d'écoles puissent se targuer d'avoir des élèves qui, dès la première année, atteignent un tel niveau.

A Sup'Internet, nous apprenons à travailler les uns avec les autres. Les filières sont très différentes (design, dev et business), pourtant ce genre de projet nous aide à comprendre les possibilités et les limites de tous. Une qualité qui, j'en suis sure, n'est pas présente partout.

Bonne soirée, j'espère vous avoir convenablement rassuré sur notre sort !
Avatar de nnovic nnovic - Membre expérimenté https://www.developpez.com
le 25/02/2013 à 21:41
Ce qui me fait sortir de mes gonds, c'est qu'on essaye de faire passer ça pour "la vraie vie"... ça n'a juste aucun rapport avec le réel... Dans la vraie vie, tu as tes gosses à récupérer à la crêche à 18h15 dernier délai, ta copine qui te plaques parce que tu es marié à ton boulot, etc...
Avatar de Netsuki_ Netsuki_ - Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
le 25/02/2013 à 22:09
Bonsoir,
Etudiant en bachelor business et marketing de l'internet, je tiens à vous rassurer, mon quota de sommeil a toujours été respecté et ma satisfaction face à l'aspect final de mon projet était tellement grande que je n'ose même pas imaginer avoir pu présenter de 'la merde'.
Et au passage, ce 'rôle-gaming' m'a beaucoup plu.
Merci de vous être inquiété, bonne soirée.
Avatar de quanta quanta - Membre habitué https://www.developpez.com
le 25/02/2013 à 22:25
Citation Envoyé par Lorraine.G Voir le message
Bonjour,

élève de première année en design à Sup'Internet, et ayant donc participé à cette semaine rush, j'ai littéralement sauté au plafond en lisant certains commentaires.

Pour rétablir la vérité :
- Non, ce n'est pas parce qu'un projet est fait en une semaine qu'il sera "merdique". Si c'est le cas dans votre entreprise/école, inquiétez-vous... Nous avons prouvé vendredi dernier lors de nos passages devant le faux client que "rapidité" peut rimer avec "efficacité".

- Certes, nous avons tous été fatigué et stressé par cette semaine. Au bord du suicide ? Pas à moins d'avoir un grave problème de névrose. Restons lucide, si une semaine comme celle-ci nous achève, c'est que l'univers du web n'est pas fait pour nous.

- Oui, cette semaine nous apporte de l'expérience, quoi que vous puissiez en penser. Je ne pense pas que beaucoup d'écoles puissent se targuer d'avoir des élèves qui, dès la première année, atteignent un tel niveau.

A Sup'Internet, nous apprenons à travailler les uns avec les autres. Les filières sont très différentes (design, dev et business), pourtant ce genre de projet nous aide à comprendre les possibilités et les limites de tous. Une qualité qui, j'en suis sure, n'est pas présente partout.

Bonne soirée, j'espère vous avoir convenablement rassuré sur notre sort !
Qu'il y est des éléments positives j'en convient largement mais par contre ce qui m'attriste c'est le manque de critique vis-à-vis de l'exercice : s
Cette arrogance ("Si c'est le cas dans votre entreprise/école, inquiétez-vous.", "c'est que l'univers du web n'est pas fait pour nous.", "dès la première année, atteignent un tel niveau" est elle une conséquence d'un sentiment d'appartenance à une caste "supérieur" où c'est autre chose ? : s
En tout cas niveau com' y a encore du boulot o/
Avatar de Kourou Kourou - Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
le 25/02/2013 à 22:53
Bonsoir, je suis étudiant à Sup Internet en première année, bachelor Business & Marketing.

Vous nous parlez de notre supposée arrogance, mais il me semble que la (LES) premières flèches nous ont été lancées avant même que l'un d'entre nous n'ait exprimé son ressenti après cette semaine, certes éprouvante, mais extrêmement formatrice (de mon point de vue en tout cas).

Je ne vois rien d'arrogant dans les réponses que nous vous proposons, juste des témoignages de notre lucidité quant aux exigences qu'impose le milieu du web.

Vous nous parlez de sentiment d'appartenance à une éventuelle caste supérieure, avez-vous pensé à commencer par balayer devant votre porte ? Vous qui vous permettez un jugement aussi catégorique en ayant une vision partielle, infime de ce que nous avons vécu, vous me semblez bien sûr de vous.

Pour finir, on évite de parler de communication quand on n'est pas fichu d'écrire dans sa langue maternelle. (à mon tour d'être méprisant, c'est important de savoir s'adapter à son interlocuteur)
Avatar de Lilindey Lilindey - Membre à l'essai https://www.developpez.com
le 25/02/2013 à 23:14
Première année e-business et marketing, présente ! Encore un(e), c’est l’invasion ! Prière de ranger les bombes insecticides, s’il vous plait.

Commençons sur le manque de critique… Peut-être. Sans doute, même… De toute évidence, en fait. Il faut voir que notre semaine immersive a pris fin il y a trois jours et que de prendre du recul sur un laps de temps aussi minime est difficile, surtout pour les novices que nous sommes et que nous ne démentons pas être.

Ceci dit, cela empêche-t-il d’être satisfait du travail que nous avons abattu ? Nullement à mon sens. Qui plus est, non pour donner de l’eau au moulin de mes compagnons, il est pénible de voir que l’initiative prise par une école, que nous aimons, être critiquée de façon si véhémente et « trollesque », quand bien même l’équipe du forum qui est venu chez nous semble être plutôt satisfaite de ce qu’elle a vu. En toute honnêteté même, certains de nos messages sont agressifs, mais il faut comprendre qu'il peut être vu comme insultant la façon de mettre notre travail à la poubelle.

Personne n’a crié au « génie » ou un terme équivalent, mais s’il est vrai que certains de nos projets ont su enthousiasmer le « client fictif », en quoi n’aurions-nous pas le droit d’être satisfaits ? Il y avait dans ce projet une volonté affichée de guerre de nerfs, de gestion du stress et des gens, mais aussi de voir sur un temps court ce que nous étions capable de faire. La réalité est peut-être celle-là, peut-être une autre… et encore que, je pense que les deux visions sont vraies en fonction de votre climat professionnel. Cela n’en reste pas moins une expérience où il y a de bonnes choses à prendre. A titre informatif, nous allons aussi avoir des projets sur le long terme. L’école essayant de varier les formations qu’elle nous offre.

Qui plus est, si la communication d’une de mes camarades est critiquée, elle est en design, et pour avoir vu ce qu’on put faire les designs en terme de maquettes et de boulot photoshop, ils peuvent être fiers d’eux.

Dernièrement et j’arrête ici mon propos, je m’excuse de m’inscrire pour poster un message de « défense » au final, puisque nous sommes dans du rapport frontal que je déplore. J’espère qu’une possibilité de dialogue est possible, surtout que personnellement, je pense qu’il y a plein de bonnes choses à prendre de vieux de la vieille qui ont fait leur boulot d’une autre façon. Mais que diantre, laissez aux petits jeunes que nous sommes une chance de prouver ce que l’on vaut, le tout sans entrer en conflit avec des gens de qui l’on peut apprendre… Et venez voir ce qu’on fait avant de parler de nous vilipender. Nous fonctionnons dans un système qui fonctionne sur l’émulation et l’apprentissage sous stress, et nous le savions en venant à Sup’internet : c’était un choix et une volonté.

PS : Merci à Developpez.com d'être venu chez nous pour nous voir. C'est un honneur et un plaisir.
Avatar de quanta quanta - Membre habitué https://www.developpez.com
le 25/02/2013 à 23:16
Citation Envoyé par Kourou Voir le message
Bonsoir, je suis étudiant à Sup Internet en première année, bachelor Business & Marketing.

Vous nous parlez de notre supposée arrogance, mais il me semble que la (LES) premières flèches nous ont été lancées avant même que l'un d'entre nous n'ait exprimé son ressenti après cette semaine, certes éprouvante, mais extrêmement formatrice (de mon point de vue en tout cas).

Je ne vois rien d'arrogant dans les réponses que nous vous proposons, juste des témoignages de notre lucidité quant aux exigences qu'impose le milieu du web.

Vous nous parlez de sentiment d'appartenance à une éventuelle caste supérieure, avez-vous pensé à commencer par balayer devant votre porte ? Vous qui vous permettez un jugement aussi catégorique en ayant une vision partielle, infime de ce que nous avons vécu, vous me semblez bien sûr de vous.

Pour finir, on évite de parler de communication quand on n'est pas fichu d'écrire dans sa langue maternelle. (à mon tour d'être méprisant, c'est important de savoir s'adapter à son interlocuteur)
Je ne pense pas pouvoir être accusé d'être catégorique (exemple : "Qu'il y est des éléments positives j'en convient".
Qu'elle soit formatrice j'en convient encore. Par contre ce que je ne comprend pas c'est que vous ne discutiez pas cette expérience. Le discours est tellement convenu qu'il en est contre-productif (si le but est de faire de la com' pour cette école).
En fait il y a une réelle différence entre mon milieu "scolaire" d'origine (orientation scientifique - en biologie) et l'informatique : l'humilité.
Je ne met absolument pas en doute vos capacités/compétence, mais comment pouvoir prétendre connaitre et imposer aux autres "ce qu'est le web" ? "les exigences du web" ?
Personnellement jamais je n'oserais prétendre savoir "ce qu'est le web", tout les jours je le découvre via des expériences.

PS : Pour l'orthographe j'en convient c'est inacceptable.
Avatar de quanta quanta - Membre habitué https://www.developpez.com
le 25/02/2013 à 23:24
Citation Envoyé par Lilindey Voir le message
Première année e-business et marketing, présente ! Encore un(e), c’est l’invasion ! Prière de ranger les bombes insecticides, s’il vous plait.

Commençons sur le manque de critique… Peut-être. Sans doute, même… De toute évidence, en fait. Il faut voir que notre semaine immersive a pris fin il y a trois jours et que de prendre du recul sur un laps de temps aussi minime est difficile, surtout pour les novices que nous sommes et que nous ne démentons pas être.
Avec de l'humour tout passe bien mieux ^^
Par contre a chaud j'aimerai connaitre les points négatif, les limites de l'expérience (l'autre versant ayant été développé)...

(personnellement jamais je ne qualifierais votre travaux de "merde", loin de là et j'en est absolument pas la prétention).
Avatar de Lilindey Lilindey - Membre à l'essai https://www.developpez.com
le 26/02/2013 à 0:01
[Message Long Incoming, prière de prendre une clope, un café et une aspirine. Risque de TL;DR imminent]

Je vais me permettre une réponse qui n'en est pas une alors, mais cela tient de ma personnalité plus que d'une volonté de se moquer. Je pars en effet du principe que tout point négatif est un point positif si l'on sait en tirer l'apprentissage qui en découle.

Ce n'est pas forcément vrai en matière professionnelle, car ce que nous avons fait possède une différence excessivement importante avec un véritable projet : C'était fictif, et c'était de l'apprentissage. A ce sens, tous les points négatifs et les limites sont bons à prendre. Chaque barrière est un peu plus de connaissance de soi. Et n'est ce pas ce dont un élève manque cruellement ; d'expérience? Je vais parler en mon nom propre, je laisserai d'autres partager leur point négatif et leurs limites. Je pense que chacun en a retirer des expériences différentes.

Bref, nous avons un bac à sable high tech tout équipé, dernier cri.... et une école ouverte la nuit.

Pour situer un peu, j'étais chef de projet et en même temps, le business le plus performant de ma team. J'ai le défaut d'être perfectionniste et méticuleuse ( comme beaucoup de femmes dans un monde "d'hommes", on se sent encore le besoin de prouver qu'on est, si ce n'est les meilleures, mais que l'on mérite notre place ), ce qui fait que j'ai consacré plus de temps à peaufiner ma partie, au dépends de mon travail de chef de groupe. Et quand bien même j'ai pu superviser et apprécier le travail de mes condisciples, je n'ai pas eu l'attention nécessaire pour vérifier tout ce qui était à faire.

De ça, qu'est ce que j'en ai appris ? Le chef de groupe doit être quelqu'un a la tête hors de l'eau, est capable de pouvoir juger efficacement et rapidement du travail de son groupe. Cela parait "évident" à dire, cela l'est beaucoup moins en pratique.

Quand estimer qu'un chef de projet a trop ou pas assez de travail? Je ne pense pas non plus qu'un chef de projet qui se tourne les pouces en hochant la tête d'un air entendu sur le travail des autres soit une bonne chose. De plus, les groupes étaient clairement composés pour que tout le monde soit au travail.

Donc en premier lieu, je dirai un manque de recul sur ce que l'on faisait... Comme il était dit plus haut, on peut passer très vite du bon au mauvais travail ( et inversement ) sans s'en rendre compte.

La fatigue était bien entendue au rendez-vous, mais comme le disait un message que l'on nous a envoyé durant la semaine, cela dépendait de sa gestion du temps de travail. Si tu as un peu procrastiné au début, il y a de fortes chances que tes soirées soient pizzas à l'école.

De notre coté, il y a eu un manque de logique que nous n'avons pas pu rattraper du au manque de temps. En effet, on a codé le back office et on a oublié de s'occuper du front, puisque l'un des devs' pensait que la solution présentée au client aurait pu se contenter des documents photoshops et qu'il fallait mieux s'occuper du back-office. Ce à quoi, l'on nous a simplement fait remarqué à la soutenance que le front office, c'était ce que le client voyait et qu'il était impensable qu'il ne soit pas léché et brossé !

Du point de vue business, j'ai eu une limite nette dans la communication avec les entreprises de notre secteur ( la pèche à l'information ) où tu peux difficilement demander à des commerçants/entreprises de te répondre ici et maintenant. Il fallait alors déployer des trésors de délicatesse pour obtenir quelques réponses.

Du point de vue projet, j'ai trouvé difficile de faire travailler chacun à sa juste valeur. Sur un groupe choisi au hasard le matin même, soit tu as de la chance et ton groupe est composé de gens qui se connaissent bien et sont harmonisés, soit non. Dans mon groupe, je n'avais jamais travaillé avec l'un d'eux et je vois à présents que certains auraient pu être mieux utilisés.

Voila pour les points négatifs pour ma part. Je vais quand même dire le point le plus positif, même si tu dis que ça a déjà été développé, parce que c’était très important pour moi : J’ai vécu cette semaine comme une expérience humaine extraordinaire. Découvrir les gens, leur personnalité, leur faculté à gérer le travail, le stress ( un de mes membres était en permanence de bonne humeur, sans jamais une critique sur personne… c’était magnifique ! ), à comprendre leur difficulté et leur attente. J'ai purement adoré cette semaine et elle a eu un autre effet qui est indépendant de "l'expérience entreprise" : resserrer les liens entre nous.

J’ajouterai en fin de message que du à cet aspect bac à sable, une limite ou un point négatif ne le reste que si l’on ne travaille pas dessus et que l’on ne sait pas réfléchir sur pourquoi ça coinçait et ce qui n’allait pas. Chacun voit midi à sa porte, mais je pense que les aspects négatifs sont en fait plus formateurs que les positifs.

J'espère ne pas avoir offert une lecture trop fastidieuse, surtout à toi Quanta qui en faisait la demande.
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