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Les politiques français prennent-ils suffisamment l'IT en compte ?
Non pour le Syntec Numérique, qui leur fait cinq propositions

Le , par Gordon Fowler

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Les politiques ne prennent pas suffisamment en compte l’industrie du logiciel, ou en tout cas ils ne la considèrent pas comme centrale dans leurs projets. C’est en substance ce que dénonce le Syntec Numérique dans un «Livre Blanc/Livre Noir» sur le secteur.

Pour les auteurs du document, les choses sont claires. L’IT en France est « une industrie mal comprise » par les pouvoirs publics. En pleine période électorale, le syndicat patronal a donc décidé d’agir et d’avancer cinq propositions pour changer la donne.

La première est la création d’un statut d’entreprise spécifique pour les créateurs de logiciels. « L’éditeur de logiciels est à la fois entreprise de croissance, société industrielle et activité de recherche et développement. Cette particularité nous conduit à proposer l’instauration d’un statut propre à la société créatrice de logiciels ». Ce statut devrait exonérer le plus possible les frais de R&D et de formation pour une industrie en mouvement permanent.

La deuxième part du constat que les développeurs français sont bons, mais ne s’occupent pas assez du marketing. Le Syntec Numérique propose donc un « pack » spécial de formation pour « faire en sorte que les créateurs de sociétés éditrices de logiciels soient mieux formés au management d’entreprise et aux techniques de marketing en leur apportant la vision concrète de dirigeants expérimentés ».

Troisième axe, qui vaut d’ailleurs pour tous les secteurs, l'organisation appelle les pouvoirs publics à centraliser en un guichet unique toutes les démarches administratives. « Il couvrirait les grandes préoccupations des entrepreneurs, quel que soit leur secteur : financement, internationalisation, fiscalité, formation, juridique, recrutement ».

Le Syntec regrette également que rien ne soit fait dans l’éducation pour répondre aux besoins d’une industrie à forte croissance et à forte valeur ajoutée. « Écoles et universités, censées produire les profils plus traditionnels – de chef de projet ou marketing produit – proposent des formations peu adaptées aux besoins spécifiques du secteur, parce que trop techniques et pas assez ouvertes sur les applications concrètes des technologies ». Pour y remédier, l’organisation appelle à favoriser les doubles cursus (ESC-Ingénieur) et le dialogue entre Éducation Nationale et professionnels du secteur pour quasiment créer une nouvelle filière.

Cinquième et dernier point, la France n’a pas de Silicon Valley. « Il n’existe pas de site à l’échelle nationale où puissent cohabiter et se rencontrer les différents acteurs de la filière : organismes de financement, start-up, grands éditeurs nationaux et internationaux, organismes d’accompagnement au développement international, universités, écoles, etc. ». Pour les auteurs du rapport, il est donc urgent de mettre en place des « clusters ».

Autrement dit, de « réunir sur un (ou plusieurs) sites toutes les forces qui peuvent concourir à la création d’une dynamique de croissance de l’industrie ».


Des propositions objectivement intéressantes, mais objectivement aussi assez peu nouvelles. Et qui risquent bien de rester une nouvelle fois lettres mortes. La faute à des politiques qui ne connaîtraient pas assez les nouvelles technologies et qui sous-estimeraient leurs potentiels d’emplois ?

Un point de vue que le Syntec n’affiche pas aussi clairement, mais qu’il exprime finalement très diplomatiquement en concluant qu’« il est regrettable que ce secteur clé, socle de l’économie numérique et moteur de la croissance nationale, reçoive assez peu d’attention de la part des pouvoirs publics, alors que des dispositifs législatifs et fiscaux appropriés enclencheraient une dynamique de croissance dans toute l’industrie qui profiterait à la jeune pousse comme à l’entreprise internationale ».

De quoi interpeller les candidats à la présidentielle ? Pas sûr.


Télécharger « Le Livre Noir et Blanc du Logiciel »

Et vous ?

Trouvez-vous que les politiques n’intègrent pas assez l’IT dans leurs programmes ?
Que vous inspirent les 5 propositions du Syntec Numérique ?

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Avatar de kolodz
Modérateur https://www.developpez.com
Le 23/02/2012 à 20:23
Quand les politiques se mêlent de l'IT, on a soit HADOPI, soit ACTA.

Autant qu'il ne touche pas à ce domaine !

Pour ce qui est du secteur de l'éducation, tout n'est pas du ressort des politiques.
Certes le domaine de l'éducation est pousser par le ministère de l'éducation, mais ils ne sont pas les seuls à offrir des formations professionnels...
Il faut aussi savoir que les universités travaillent en collaboration avec les entreprises, pour faire les programmes etc...

Il sera bien plus utile d'aller voir des directeurs d'universités au niveau local que de crié dans le vent au niveau des politiques.

Cordialement,
Patrick Kolodziejczyk.

Note : Je ne fait pas de politique, on se salit trop les mains.
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Avatar de camus3
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 23/02/2012 à 15:14
Depuis quand les politiques se soucient de quoi que ce soit d'autre que de perpétuer leur propre race ?
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Avatar de Xinu2010
Membre averti https://www.developpez.com
Le 23/02/2012 à 17:26
Citation Envoyé par vampirella Voir le message
Eviter par exemple qu'il existe des managers de SSII ne captant rien à rien au software et se retrouvant tout de même avec une grosse paie alors qu'ils n'ont rien fait de productif ?
Justement, je n'ai pas l'impression que c'est ce qu'ils dénoncent, vu qu'ils disent au contraire que les formations sont "trop technique" et pas assez tourné vers le marketing.

Les politiques ne s'occupent certe pas trop de l'industrie informatique, mais est-ce un mal ? Après tout c'est un (des seuls) secteur qui se porte assez bien en France, qu'attendriez-vous de plus du gouvernement ? (On ne parle pas ici d'hadopi, de liberté du web mais bien de l'industrie informatique)

La première proposition semble assez intéressante, même si elle ne concerne je penses pas que l'informatique. En France il est difficile de travailler dans le secteur privé en tant que chercheur, dans tous les domaines. Donc si on pouvait encourager la recherche dans le privé, en appliquant par exemple des exonération d'impôts aux entreprises qui font du R&D, on pourrait peut être augmenter l'innovation.
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Avatar de air-dex
Membre expert https://www.developpez.com
Le 24/02/2012 à 2:03
Ma proposition pour l'IT en France serait de le dédiaboliser. L'informatique n'est pas plus compliqué qu'un autre domaine (mécanique, BTS, etc.) et il faudrait que ça rentre dans la tête des gens. Un ordinateur, c'est pas des trucs compliqués qui te répondent en anglais quand ça va mal. Un appareil informatisé autre qu'un ordinateur, c'est pas "yet another gadget". Il faudrait apprendre aux gens à faire des parallèles entre des trucs informatiques et d'autres de la vie quotidienne. L'IT n'en serait que plus compréhensible pour tout à chacun. Bon le seul défaut c'est que celui qui s'y connait un peu perd son statut de "Dieu Vivant St Roxor de l'ordinateur" auprès de Mme Michu.

Citation Envoyé par Gordon Fowler Voir le message
La deuxième part du constat que les développeurs français sont bons, mais ne s’occupent pas assez du marketing. Le Syntec Numérique porpose donc un « pack » spécial de formation pour « faire en sorte que les créateurs de sociétés éditrices de logiciels soient mieux formés au management d’entreprise et aux techniques de marketing en leur apportant la vision concrète de dirigeants expérimentés ».
Encore cette vision comme quoi le développeur DOIT aller tôt ou tard vers des fonctions de management et de direction d'entreprise. Est-ce qu'on demande à un ouvrier lambda de savoir diriger ou d'aller vendre le produit ? Non. Pourquoi ça serait différent dans l'IT pour les développeurs ? Le développeur n'est-il pas avant tout "l'ouvrier du code" (ou "l'artisan du code", à vous de vous situer ) dont le rôle est de fabriquer le produit informatique ?

Remarquez qu'un habile parallèle entre l'IT et "la vraie vie" (développeur = ouvrier/artisan/artiste du code), ce que hélas peu de personnes savent faire, montre à quel point cette proposition est débile.
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Avatar de gangsoleil
Modérateur https://www.developpez.com
Le 27/02/2012 à 14:12
Bonjour,

Comme dit precedemment, si c'est pour avoir Hadopi, ACTA, ou la taxe sur les disques durs, non merci.

Et quand je lis les propositions du Syntec, je me dis qu'ils sont completement a cote de la plaque.
L'informatique, un domaine particulier ? Oui, mais pas plus que la plomberie ou la restauration, ou l'industrie automobile. Des qu'on gratte un peu, on trouve immediatement des subtilites specifiques au domaine.

Et puis d'une maniere generale, on peut se demander si la politique, en periode de campagne, doit etre generale ou se focaliser sur l'informatique/l'agriculture/l'automobile/...
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Avatar de adrienfehr
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 16/03/2012 à 11:51
Sujet du topic:Les politiques connaissent-ils l’IT ? Et le prennent-ils suffisamment en compte dans leurs programmes?

Les politiciens ne sont pas des programmeurs alors leur programme tu sais...

Ok elle est nul je sors !
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Avatar de Xinu2010
Membre averti https://www.developpez.com
Le 23/02/2012 à 15:26
Citation Envoyé par Gordon Fowler Voir le message
La première est la création d’un statut d’entreprise spécifique pour les créateurs de logiciels. « L’éditeur de logiciels est à la fois entreprise de croissance, société industrielle et activité de recherche et développement. Cette particularité nous conduit à proposer l’instauration d’un statut propre à la société créatrice de logiciels ». Ce statut devrait exonérer le plus possible les frais de R&D et de formation pour une industrie en mouvement permanent.
Beaucoup d'entreprise correspondent à cette description, ce n'est pas tellement spécifique à l'informatique. La différence avec les autres secteurs serait plutôt qu'un logiciel est à mi-chemin entre un produit et un service, car c'est quelque chose de construit mais d'immatériel.

Citation Envoyé par Gordon Fowler Voir le message
La deuxième part du constat que les développeurs français sont bons, mais ne s’occupent pas assez du marketing. Le Syntec Numérique porpose donc un « pack » spécial de formation pour « faire en sorte que les créateurs de sociétés éditrices de logiciels soient mieux formés au management d’entreprise et aux techniques de marketing en leur apportant la vision concrète de dirigeants expérimentés ».
C'est peut être vrai pour certain cursus spécifique, mais la plupart des écoles d'ingénieur en informatique ou les master MIAGE par exemple offrent des cursus assez généraliste avec une ouverture sur le marketing notamment. Les écoles de commerce de leur coté proposent aussi souvent des options dans les hautes technologies, à partir de là je pense qu'on couvre une bonne partie des profils. Mais personnellement, je penses que c'est plus une question de mentalité que de compétences. En France on réfléchit beaucoup, il y a beaucoup de discutions et de négociations, de réunions... alors que dans les pays anglo-saxons par exemple ils sont moins porté sur les process et ont plus tendance à sortir l'argent rapidement j'ai l'impression.

Citation Envoyé par Gordon Fowler Voir le message
Troisième axe, qui vaut d’ailleurs pour tous les secteurs, l'organisation appelle les pouvoirs publics à centraliser en un guichet unique toutes les démarches administratives. « Il couvrirait les grandes préoccupations des entrepreneurs, quel que soit leur secteur : financement, internationalisation, fiscalité, formation, juridique, recrutement ».
Oui surement, mais vu le bordel de notre administration, il ne faut pas rêver ^^

Citation Envoyé par Gordon Fowler Voir le message
Le Syntec regrette également que rien ne soit fait dans l’éducation pour répondre aux besoins d’une industrie à forte croissance et à forte valeur ajoutée. « Ecoles et universités, censées produire les profils plus traditionnels – de chef de projet ou marketing produit – proposent des formations peu adaptées aux besoins spécifiques du secteur, parce que trop techniques et pas assez ouvertes sur les applications concrètes des technologies ». Pour y remédier, l’organisation appelle à favoriser les doubles cursus (ESC-Ingénieur) et le dialogue entre Education Nationale et professionnels du secteur pour quasiment créer une nouvelle filière.
Je comprend pas trop ce qu'ils recherchent, il y a la fois des formations ou le cursus est très techniques, d'autres plus généraliste, et les stages/alternances sont assez courant. Je vois pas où ils veulent en venir...

Citation Envoyé par Gordon Fowler Voir le message
Cinquième et dernier point, la France n’a pas de Silicon Valley. « Il n’existe pas de site à l’échelle nationale où puissent cohabiter et se rencontrer les diférents acteurs de la filière : organismes de financement, start-up, grands éditeurs nationaux et internationaux, organismes d’accompagnement au développement international, universités, écoles, etc. ». Pour les auteurs du rapport, il est donc urgent de mettre en place des « clusters ».
On a des silicon valley au niveau régional, par exemple l'Inno-valley dans les environs de Grenoble, ou Sophia Antipolis. Au niveau national, la plupart des grosses boites française ont leur siège social à paris, mais je vois mal comment centraliser ça davantage...
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Avatar de GPPro
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 01/03/2012 à 9:43
Citation Envoyé par bouquetf Voir le message
Bonjour,

J'aimerais revenir sur ce point :

Je reste assez dubitatif ici où, dans le bassin Grenoblois, il semble s'être construit une sorte de silicon valley où nous observons une bonne synergie pour favoriser justement les innovations en informatique et voisins.
Je vois ici de nombreuses associations relatives aux logiciels libres, hacks ou autres méthodes en vogue (LOG, Guilde, alpesjug, ...), de nombreuses startups, une association de business angels, des universités écoles d'ingé et instituts de recherche (IMAG, ENSIMAG, LIG, INPG, ...), de grandes entreprises (sun/oracle, bull, HP, ST micro, ...)
Je ne sais pas si d'autres pôles existent aussi ailleurs en France mais je pense que celui de grenoble a de beaux jours devant lui.
Oui, mais ça n'est pas à Paris, donc ça n'existe pas...

Un grenoblois.
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Avatar de Shaidak
Membre actif https://www.developpez.com
Le 23/02/2012 à 14:49
"Trouvez-vous que les politiques n’intègrent pas assez l’IT dans leurs programmes ?"

Pas assez ou pas du tout ... ?

"Que vous inspirent les 5 propositions du Syntec Numérique ?"

Toujours insuffisant mais ce serait déjà un premier pas, même si de toutes façons, il n'aura pas lieu. Les gens ont peur de ce qu'ils ne comprennent pas, et les politiques ne comprennent absolument rien à l'IT.
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Avatar de bouquetf
Futur Membre du Club https://www.developpez.com
Le 29/02/2012 à 18:41
Bonjour,

J'aimerais revenir sur ce point :
Cinquième et dernier point, la France n’a pas de Silicon Valley. « Il n’existe pas de site à l’échelle nationale où puissent cohabiter et se rencontrer les différents acteurs de la filière : organismes de financement, start-up, grands éditeurs nationaux et internationaux, organismes d’accompagnement au développement international, universités, écoles, etc. ». Pour les auteurs du rapport, il est donc urgent de mettre en place des « clusters ».
Je reste assez dubitatif ici où, dans le bassin Grenoblois, il semble s'être construit une sorte de silicon valley où nous observons une bonne synergie pour favoriser justement les innovations en informatique et voisins.
Je vois ici de nombreuses associations relatives aux logiciels libres, hacks ou autres méthodes en vogue (LOG, Guilde, alpesjug, ...), de nombreuses startups, une association de business angels, des universités écoles d'ingé et instituts de recherche (IMAG, ENSIMAG, LIG, INPG, ...), de grandes entreprises (sun/oracle, bull, HP, ST micro, ...)
Je ne sais pas si d'autres pôles existent aussi ailleurs en France mais je pense que celui de grenoble a de beaux jours devant lui.
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