L'univers est-il une simulation informatique ? C'est un procédé narratif très apprécié dans la science-fiction, comme dans le film Matrix. Mais une nouvelle étude prouve mathématiquement que cela n'est pas seulement improbable, mais impossible. L'étude démontre que la nature fondamentale de la réalité fonctionne d'une manière qu'aucun ordinateur, aussi puissant soit-il, ne pourrait jamais simuler. La recherche suggère que la réalité repose sur une forme de compréhension qui ne peut être réduite à des règles ou à des algorithmes informatiques. Dans la culture populaire, la théorie de la simulation est amplifiée par des acteurs tels qu'Elon Musk.La théorie de la simulation est l'hypothèse selon laquelle notre réalité — l’univers, la Terre, tout ce que nous percevons — serait en fait une simulation informatique créée par une civilisation très avancée. Autrement dit, nous serions des êtres conscients à l’intérieur d’un programme, un peu comme des personnages dans un jeu vidéo ultra réaliste. Cette idée fascine les philosophes et les scientifiques depuis des années, donnant lieu à plusieurs travaux de recherche.
L'hypothèse de la simulation a été défendue par Elon Musk et a servi de base à des classiques de la science-fiction tels que Matrix. Cependant, une équipe internationale de scientifiques affirment désormais que cela est non seulement improbable, mais aussi mathématiquement impossible.
Une nouvelle étude menée par des chercheurs du campus Okanagan de l'Université de Colombie-Britannique (UBCO) a porté un coup décisif à cette théorie. Les auteurs ont tiré la conclusion suivante : « la nature fondamentale de la réalité fonctionne d'une manière qui ne peut jamais être reproduite par un simple calcul ». En d'autres termes, aucun ordinateur, aussi sophistiqué soit-il, ne pourrait jamais reproduire le fonctionnement fondamental de l'univers.
L'étude a été menée par une équipe dirigée par le Dr Mir Faizal, professeur adjoint à la faculté des sciences Irving K. Barber de l'UBCO. Leurs conclusions, publiées dans le Journal of Holography Applications in Physics, vont au-delà de la simple suggestion que nous ne vivons pas dans un monde simulé. Elles prouvent en effet quelque chose de bien plus profond : « l'univers est construit sur un type de compréhension qui dépasse la portée de tout algorithme ».
Des lois de Newton à la gravité quantique
La recherche s'appuie sur une propriété fascinante de la réalité elle-même. La physique moderne a largement dépassé la conception newtonienne d'une « matière » tangible rebondissant dans l'espace. La théorie de la relativité d'Einstein a remplacé la mécanique newtonienne. La mécanique quantique a aussi transformé notre compréhension. La théorie de pointe actuelle, la gravité quantique, suggère que même l'espace et le temps ne sont pas fondamentaux.
Ils émergent de quelque chose de plus profond : l'information pure. Cette information existe dans ce que les physiciens appellent le domaine platonicien, un fondement mathématique plus réel que l'univers physique que nous connaissons. C'est de ce domaine que l'espace et le temps eux-mêmes émergent.
C'est là que cela devient intéressant. L'équipe de recherche dirigée par le Dr Mir Faizal a démontré que même cette base fondée sur l'information ne peut décrire pleinement la réalité à l'aide du seul calcul. Les chercheurs ont utilisé de puissants théorèmes mathématiques, notamment le théorème d'incomplétude de Gödel, pour prouver qu'une description complète et cohérente de tout nécessite ce qu'elle appelle une « compréhension non algorithmique ».
Le théorème d'incomplétude de Gödel stipule que dans tout système logique, il y aura toujours des énoncés...
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