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L'administration Trump évaluerait la loyauté des entreprises, les récompensant par des faveurs ou des blocages de régulations.
Les entreprises de la Tech en seraient les plus grandes bénéficiaires

Le , par Stéphane le calme

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L’administration Trump a mis en place une stratégie inédite qui bouleverse les règles traditionnelles de la relation entre Washington et les entreprises privées : un classement de la loyauté des sociétés envers la Maison-Blanche, utilisé comme outil pour attribuer des faveurs, bloquer des régulations ou accorder une oreille attentive aux demandes de certaines firmes. Si cette méthode reflète le style transactionnel de Donald Trump, elle interroge sur les limites de la transparence et de l’État de droit dans un pays où l’influence des grandes entreprises est déjà considérable.

L'administration Trump a mis en place une approche singulière dans ses relations avec le monde des affaires, marquée par une évaluation officieuse de la loyauté des entreprises et une distribution ciblée de faveurs, notamment en direction des géants de la technologie. En effet, elle a mis fin à des mesures coercitives potentielles contre des dizaines d'entreprises technologiques et 165 sociétés au total, tenant ainsi ses promesses de mettre fin à la prétendue « instrumentalisation » du gouvernement fédéral, selon un rapport publié par l'association de défense des consommateurs Public Citizen.

« En six mois, l'administration Trump a déjà retiré ou suspendu les mesures coercitives à l'encontre de 165 sociétés de tous types, et une société sur quatre bénéficiant de la suspension ou de l'abandon des mesures coercitives appartient au secteur technologique, qui a dépensé 1,2 milliard de dollars pour exercer une influence politique pendant et depuis les élections de 2024 », indique le rapport publié mercredi. Ces dépenses politiques comprennent 352 millions de dollars « attribuables à Elon Musk ».

Au début du second mandat de Trump, au moins 104 entreprises technologiques faisaient l'objet d'au moins 142 enquêtes fédérales et mesures coercitives, a rapporté Public Citizen. L'administration Trump a suspendu ou retiré environ un tiers des « enquêtes ciblées sur des soupçons de fautes professionnelles et des mesures coercitives à l'encontre d'entreprises technologiques... À ce jour, 47 mesures coercitives (à l'encontre de 45 entreprises technologiques) ont été retirées ou suspendues (38 retirées, 9 suspendues) », indique le rapport.

L'analyse de Public Citizen a révélé que :
  • L'administration Trump a suspendu ou retiré un tiers des enquêtes ciblées sur des soupçons de fautes professionnelles et des mesures coercitives à l'encontre d'entreprises technologiques.
  • Au moins 104 entreprises du secteur technologique faisaient l'objet d'au moins 142 enquêtes fédérales et mesures coercitives au début du second mandat de Trump.
  • À ce jour, 47 mesures coercitives (à l'encontre de 45 entreprises technologiques) ont été retirées ou suspendues (38 retirées, 9 suspendues).
  • Ces entreprises technologiques, ainsi que leurs dirigeants et investisseurs, ont dépensé collectivement 1,2 milliard de dollars pour exercer une influence politique pendant et depuis les élections de 2024, dont :
    • 863 millions de dollars en dépenses politiques ;
    • 222 millions de dollars de paiements aux entreprises de Trump ;
    • 76 millions de dollars de dépenses de lobbying ; et
    • 25 millions de dollars de dons pour l'investiture de Trump.

  • Les deux tiers des dépenses politiques, soit 610 millions de dollars, ont été consacrés au soutien des républicains, y compris Trump. Plus de la moitié des dépenses politiques (352 millions de dollars) sont attribuables à Elon Musk.
  • Près de la moitié des mesures coercitives qui ont été abandonnées ou suspendues (23) visaient des sociétés de cryptomonnaie (20 retirées, trois suspendues).
  • Les sociétés de technologie financière (FinTech), qui font principalement l'objet de mesures coercitives de la part du Bureau de protection financière des consommateurs, ont également bénéficié de manière disproportionnée de ces mesures, avec onze mesures coercitives retirées ou suspendues (sept retirées, quatre suspendues).
  • Les entreprises technologiques qui ont fait l'objet d'enquêtes fédérales et de poursuites judiciaires sous Biden et qui sont sur le point d'exploiter leurs liens avec l'administration Trump comprennent Amazon, Google, Meta, OpenAI et les entreprises dirigées par Elon Musk (Tesla, SpaceX, xAI, The Boring Company et Neuralink).

Le rapport précise tout de même que l'existence d'enquêtes et/ou d'allégations d'inconduite ne signifie pas nécessairement qu'une loi a été enfreinte, ni qu'une mesure coercitive aurait nécessairement été prise sous une autre administration.


L'illustration avec Tesla

L'administration Trump a mis en œuvre sa politique d'allègement des réglementations du secteur américain des véhicules autonomes. La NHTSA obligeait les constructeurs à signaler tout accident impliquant un système d'aide à la conduite (de niveau 2 ou plus). L'idée était de rendre plus transparent le déploiement d'une nouvelle technologie censée améliorer la sécurité, mais qui a également été associée à un certain nombre d'incidents mortels. Les régulateurs ont fait valoir que davantage de données étaient nécessaires pour déterminer si ces nouveaux systèmes rendaient les routes plus sûres ou s'ils rendaient simplement la conduite plus pratique.

Tesla était la principale concernée, avec plus de 1 500 rapports et 40 des 45 décès recensés. Les chiffres de Tesla sont beaucoup plus élevés que ceux des autres entreprises, probablement parce qu'elle vend plus de véhicules équipés de systèmes de niveau 2 que ses rivaux et qu'elle recueille plus de données. Mais cela a également entraîné un énorme casse-tête pour l'entreprise. La NHTSA a lancé plusieurs enquêtes sur la technologie d'aide à la conduite de Tesla, dont la plupart portaient sur des accidents signalés dans le cadre de cette règle.

Le département des Transports a modifié cette règle. Désormais, seuls les accidents graves (impliquant des décès ou des usagers de route vulnérables) devront être déclarés. Les accidents non mortels n'ont plus à être signalés, sauf cas particulier. La nouvelle formule, qui profite à Tesla, suscite des préoccupations.


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