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L'appel à l'aide de la génération Z : près d'un jeune sur deux au Royaume-Uni préférerait un monde sans internet, selon une étude.
Ils dénoncent les usages toxiques et addictifs d'une partie du numérique

Le , par Stéphane le calme

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Une étude récente menée au Royaume-Uni révèle une donnée qui bouscule les idées reçues : 46 % des jeunes de 16 à 21 ans déclarent qu’ils préféreraient vivre dans un monde sans internet. Ce constat étonnant, publié par le British Standards Institution (BSI), soulève une question fondamentale : la génération Z, pourtant née dans l’ère numérique, serait-elle en train de rejeter le monde hyperconnecté dans lequel elle a grandi ? Une situation qui n'est pas sans rappeler le livre J'ai 30 ans et l'ancien internet me manque dans lequel Marie Le Conte décrit avec nostalgie comment le monde en ligne était meilleur au début du siècle.

Contexte : une enquête révélatrice d’un malaise profond ?

L’étude, réalisée à l’occasion de la Journée mondiale de l’accès numérique, visait à mesurer l’évolution des perceptions et comportements liés à la technologie chez les jeunes. Résultat : près de 70 % des jeunes interrogés affirment se sentir moins bien dans leur peau après avoir utilisé les réseaux sociaux. Les plateformes initialement conçues pour connecter les individus et faciliter les échanges semblent désormais associées à une détérioration du bien-être émotionnel.

Au-delà de ce chiffre, le rapport souligne aussi une tendance inquiétante : 42 % des jeunes avouent avoir menti sur leur âge en ligne, et une proportion similaire cache à leurs proches leurs activités numériques. 40 % utilisent des comptes secondaires, et 27 % déclarent s’être fait passer pour quelqu’un d’autre sur internet.


Quand les réseaux sociaux deviennent des sources d’anxiété

Selon une nouvelle enquête, près de la moitié des jeunes préféreraient vivre dans un monde où l'internet n'existerait pas.

Les réseaux sociaux – TikTok, Instagram, Snapchat – sont souvent désignés comme les principaux coupables. La quête de validation numérique, la comparaison constante avec des standards de beauté ou de réussite idéalisés, la peur de manquer quelque chose (FOMO), autant de facteurs qui contribuent à une anxiété croissante.

Les jeunes témoignent de plus en plus souvent d’un sentiment de dépendance, de fatigue cognitive, d’insomnies causées par les écrans, voire d’une perte d’identité dans un univers où l’apparence l’emporte souvent sur l’authenticité.

L'étude révèle que près de 70 % des jeunes de 16 à 21 ans se sentent moins bien dans leur peau après avoir passé du temps sur les médias sociaux.

Un rejet partiel... mais croissant

Ce rejet d’internet n’est pas total. Il ne s’agit pas d’un refus technologique absolu, mais d’une remise en question des usages actuels. Les jeunes ne rejettent pas l’accès à l’information, l’e-commerce ou les outils d’apprentissage en ligne. Ce qu’ils souhaitent remettre en cause, ce sont les usages toxiques et addictifs d’une partie du numérique, notamment ceux liés aux réseaux sociaux.

À cet égard, la moitié des répondants se disent favorables à l’instauration d’un « couvre-feu numérique », qui limiterait l’accès à certaines applications (comme TikTok ou Instagram) après 22h, tandis que 46 % ont déclaré qu'ils préféreraient être jeunes dans un monde sans Internet. Le gouvernement britannique étudie d’ailleurs la possibilité d’imposer ce type de restriction pour protéger la santé mentale des jeunes. Une idée controversée, mais révélatrice du malaise ambiant.

Un quart des personnes interrogées passent quatre heures ou plus par jour sur les médias sociaux, tandis que 42 % d'entre elles admettent mentir à leurs parents et tuteurs sur ce qu'elles font en ligne.

En ligne, 42 % ont déclaré avoir menti sur leur âge, 40 % ont admis avoir un compte leurre ou « brûleur », et 27 % ont déclaré avoir prétendu être une personne complètement différente.


Une question de santé publique

Les résultats ont été obtenus après que le secrétaire à la technologie, Peter Kyle, a laissé entendre que le gouvernement étudiait la possibilité de rendre les heures de fermeture obligatoires pour certaines applications telles que TikTok et Instagram.

Des spécialistes, comme Rani Govender, responsable de la politique de sécurité des enfants en ligne à la NSPCC (National Society for the Prevention of Cruelty to Children), soulignent que les simples restrictions horaires ne suffisent pas. Pour elle, les « couvre-feux numériques », bien qu'utiles, ne peuvent pas empêcher les enfants d'être exposés à des contenus nuisibles en ligne sans que d'autres mesures soient mises en place : « Il faut bien comprendre qu'un couvre-feu numérique ne suffira pas à protéger les enfants des risques auxquels ils sont exposés en ligne. Ils pourront voir tous ces risques à d'autres moments de la journée et ils auront toujours le même impact », a-t-elle déclaré.

Elle milite pour une transformation en profondeur : des plateformes conçues pour favoriser la sécurité, l’authenticité et le bien-être mental plutôt que l’addiction à l’écran. Govender estime que les entreprises et le gouvernement devaient avant tout veiller à ce que les enfants utilisent « des sites beaucoup plus sûrs et moins addictifs ».

Ce discours rejoint celui de nombreux psychologues et chercheurs qui appellent à...
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Avatar de RenarddeFeu
Membre averti https://www.developpez.com
Le 23/05/2025 à 0:35
Je crois que la génération Z a omis un point important de l'ère pré-internet, à savoir : être capable de supporter l'ennui.

Ceci dit, elle a tout à fait raison sur la toxicité des réseaux sociaux. Idem pour les applis de rencontre, elles sont à proscrire totalement.
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Avatar de _toma_
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 23/05/2025 à 12:13
Citation Envoyé par d_d_v Voir le message
Quand je les vois en groupe, chacun en train de pianoter leur smartphone, je ne vois pas ce qui les oblige à faire ça plutôt que de regarder ce qui les entoure et de discuter avec leurs potes.
La même chose qui empêche un fumeur de ne pas fumer.

Faut pas oublier que depuis une quinzaine d'années, les équipes de dév et design sont aussi entourées d'équipes de psychologues et de neurologues. Et c'est pas pour le bien des patients cibles.
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Avatar de pyros
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 26/05/2025 à 13:15
Sinon on peut pas juste faire son travail de parent au lieu de renvoyer la faute sur la société ? Ma fille de 6 ans ne sais pas utiliser une tablette. Pourquoi ? Parce que je ne lui ai jamais mis une tablette entre les main. Par contre elle sais prendre une paire de ciseau, des crayons de couleur, un tube de colle et me faire une croute immonde que je vais accrocher dans le salon, à coté de toute les autre croute qu'elle m'a pondu.

Elle sais jouer à Tetris aussi. Et pour jouer à Tetris, bah elle ouvre le terminal et elle tape "Tetris" !!!
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Avatar de smarties
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 23/05/2025 à 15:14
A l'époque ça arrivait de s'ennuyer à l'arrêt de bus seul ou quand ses voisins/potes n'étaient pas la mais on a survécut

Un ballon de foot/hand/basket, ça nous occupait dans les cours d'école, le CDI pour une lecture légère (BD ou autre), ping pong/baby foot s'il y avait, jeux de carte, ...

Les jeux/occupations sont là mais vu que nous avons le choix on a tendance a prioriser l'écran
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Avatar de d_d_v
Membre expérimenté https://www.developpez.com
Le 23/05/2025 à 9:20
Le titre n'est pas exact: c'est plutôt "un monde sans réseaux sociaux". Mais je ne savais pas qu'on leur avait un mis un pistolet sur la tempe les obligeant à utiliser ces réseaux dits "sociaux". Quand je les vois en groupe, chacun en train de pianoter leur smartphone, je ne vois pas ce qui les oblige à faire ça plutôt que de regarder ce qui les entoure et de discuter avec leurs potes.
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Avatar de bclaisse
Futur Membre du Club https://www.developpez.com
Le 02/06/2025 à 23:11
Internet est comme beaucoup d'autres choses... ce n'est pas l'objet qui est nocif et/ou dangereux, mais ce que les gens en font.
Un petit article bien fait sur le rapport de différentes générations face à l'internet : https://athena-magazine.be/magazine/...choc-culturel/
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Avatar de _toma_
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 24/05/2025 à 7:22
vu que nous avons le choix on a tendance a prioriser l'écran
Ça fait partie des choses qui me désolent.
Je suis le premier à être dépendant à un écran. J'ai fait le choix de pas avoir de smartphone ni de réseaux sociaux mais ça m'empêche pas de me lobotomiser.
J'ai eu la chance de grandir à la campagne, d'avoir un daron artisan et de devoir utiliser mes mains pour faire des nœuds de pêche, construire des cabanes ou faire de la manutention dans l'atelier de mon père.
J'adore la technologie au sens large mais j'ai vraiment l'impression qu'elle est en train de nous pousser en arrière.
Anecdotes d'amies qui sont dans l'enseignement : elles se retrouvent littéralement face à des enfants qui ne peuvent pas utiliser leurs mains parce qu'ils n'ont pas appris.
Plier une feuille en deux en CM2, c'est devenu plus que compliqué. Faire des tests d'évaluation en maternelle avec la pâte à modeler, c'est devenu impossible.
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Avatar de JackIsJack
Membre éclairé https://www.developpez.com
Le 23/05/2025 à 7:05
Revenons dans le passé : pourquoi avons-nous eu besoin d'internet pour se sentir (faussement) en groupe ? Pourquoi les réseaux sociaux ont pu fonctionner ?Comment l'humain faisait avant internet ? Avant, il y avait du travail... du travail sans écran... Et de l'alcool et du tabac pour calmer l'anxiété et soulager son mental du travail physique. Le monde idéal n'a jamais existé dans le passé... , il est à construire. Des applications existent pour bloquer les applications addictives (blocksite), éduquons les enfants, informons nos proches.
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 23/05/2025 à 12:11
Et moi j'aimerai un monde sans "génération Z"... A chacun ses rêves!
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