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L'État français souhaite acquérir des actifs clés de l'entreprise en difficulté Atos et propose 700 millions d'euros
Pour éviter que les activités du français ne tombent entre les mains d'acteurs étrangers

Le , par Stéphane le calme

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7  0 
Le gouvernement français a confirmé une offre de 700 millions d’euros pour acquérir des actifs clés de l’entreprise informatique en difficulté Atos. Cette offre suit l’acceptation récente par Atos d’un accord de restructuration. Atos a accepté la proposition de renflouement présentée par son principal actionnaire, Onepoint, en début de semaine, en déclarant qu'elle permettrait de restructurer la dette financière de l'entreprise, d'assurer une structure de capital plus solide et de fournir des liquidités suffisantes pour financer l'activité. AtoS indiquait avoir besoin de 1,1 milliard d'euros de liquidités nécessaires pour financer l’activité sur la période 2024-2025. Dans le même temps, il soulignait vouloir réduire de 3,2 milliards d'euros sa dette brute, de 4,8 milliards d'euros actuellement.

Atos, qui a connu des difficultés financières, une baisse des revenus et des pertes croissantes ces dernières années, a reçu une offre non contraignante de la part de l’État français après des discussions préliminaires entre les deux parties. Le gouvernement français a émis une lettre d’intention en avril concernant l’acquisition potentielle d’actifs clés, dans le but de les maintenir sous contrôle français en cas de défaillance d’Atos.

Ces actifs comprennent les activités d'informatique avancée, de systèmes critiques et de cybersécurité de la division BDS (Big Data & Cybersecurity) de l'entreprise, qui participent à des projets informatiques pour l'armée française et d'autres secteurs de l'État.

Sa branche « Advanced Computing » comprend les supercalculateurs et les serveurs participant à l’intelligence artificielle (IA) et à l’informatique quantique. Ces supercalculateurs sont essentiels à la simulation d’essais nucléaires ou à la gestion du parc des centrales nucléaires d’EDF.

La branche MCS comprend le système de commandement de Scorpion, programme de modernisation de l’armée de Terre. MCS fournit par ailleurs des outils de navigation pour les forces navales et la marine marchande et est chargé de la sécurisation des réseaux de communication à bord des avions Rafale « F4 » de Dassault. Cette branche gère aussi le système C4I (Command, Control, Communications, Computers and Intelligence), qui livre à la chaîne de commandement de l’armée une carte du champ de bataille mise à jour en temps réel. MCS comprend également la société Avantix, spécialisée dans les systèmes d’écoute pour les services de renseignement.

Selon Atos, sa direction et son conseil d'administration sont maintenant prêts à discuter de cette proposition avec le gouvernement français, sous l'égide de la conciliatrice Maître Hélène Bourbouloux.

« Nous avons tenu parole. J'ai toujours dit qu'il fallait préserver les activités stratégiques d'Atos », a déclaré le ministre français de l'économie, Bruno Le Maire, à la radio Franceinfo. « Nous avons pris nos responsabilités pour racheter, avec d'autres entreprises qui pourraient être des partenaires, les activités stratégiques d'Atos et garantir que ces activités stratégiques restent sous le contrôle total ou partiel de l’État et des collectivités publiques », a déclaré Le Maire.

Il est important de noter que bien que l’État français soit intéressé par ces actifs stratégiques, il n’y a pas de garantie que les négociations aboutiront à un accord définitif. En effet, l'entreprise a déclaré dans un communiqué que son conseil d'administration, sous l'égide d'un médiateur, et sa direction « discuteront de cette proposition avec l'État français », mais a averti « qu'aucune assurance ne peut être donnée que les parties négocieront avec succès et concluront un accord définitif ».


Atos a accepté la proposition de sauvetage menée par son principal actionnaire, Onepoint, cette semaine, affirmant qu’elle fournirait une restructuration financière du groupe, assurerait une structure de capital plus solide et fournirait un flux financier adéquat pour financer les opérations commerciales. L'offre de Onepoint a été préféré à celle du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky.

Pour rappel, l’offre de OnePoint prévoit une restructuration de la dette à hauteur de 3,2 milliards d'euros et un apport de 1,8 milliard d'euros, dont 350 millions d'euros d'argent frais.

Embourbé dans une crise financière depuis près de trois ans, qui a fait chuter son action en Bourse sous 1 euro, le groupe avait enclenché en février une procédure de restructuration. Il avait annoncé avoir besoin de 1,1 milliard d’euros de liquidités pour 2024-2025 et vouloir réduire de 3,2 milliards d’euros sa dette brute, qui a atteint 4,8 milliards d’euros, pour sauvegarder son activité.

Le chef du consortium Onepoint, David Layani, a déclaré dans une interview avec le quotidien économique français Les Echos qu’ils feront tout pour protéger les actifs sensibles « ultrasensibles », mais qu’ils seront très vigilants pour s’assurer qu’ils ne soient pas vendus.

L’annonce a entraîné une hausse de plus de 20% des actions d’Atos sur le marché, bien que leur prix ait perdu un cinquième de sa valeur depuis le début des travaux. Atos, qui détient des contrats avec l’armée française et est le partenaire informatique pour les Jeux Olympiques à Paris, est en difficulté avec près de cinq milliards d’euros de dette. Le groupe a confirmé son objectif de parvenir à un accord définitif sur la proposition de sauvetage du consortium Onepoint qui serait mis en œuvre d'ici juillet 2024 : « La société confirme son objectif de parvenir à un accord définitif de restructuration financière avec le consortium Onepoint et ses créanciers financiers, qui sera ensuite mis en œuvre par le biais d'une procédure accélérée dédiée d'ici juillet 2024 », a déclaré Atos à la Bourse de Paris.

Cette semaine également, Atos a déclaré avoir entamé des négociations avec Alten SA, société de services d'ingénierie et d'informatique, en vue de la vente de son unité Worldgrid pour un montant de 270 millions d'euros. Worldgrid fournit des services de conseil et d'ingénierie aux entreprises du secteur de l'énergie et des services publics, et emploie actuellement environ 1 100 personnes.

La transaction devrait être finalisée avant la fin de l'année 2024, sous réserve de l'approbation des autorités réglementaires et d'autres conditions, a déclaré Atos.

Sources : Atos (1, 2)

Et vous ?

Quelles pourraient être les implications à long terme de l’investissement de l’État français dans Atos pour le secteur technologique français ?
Comment cet investissement pourrait-il affecter la concurrence et l’innovation dans le domaine de la cybersécurité et des systèmes critiques ?
L’intervention de l’État dans les entreprises privées devrait-elle être limitée ou encouragée dans des circonstances similaires ?
Quel impact cet investissement pourrait-il avoir sur la perception internationale de la France en tant que lieu d’investissement technologique ?
Comment les contribuables français devraient-ils percevoir cet usage des fonds publics ?
Quels mécanismes de surveillance devraient être mis en place pour s’assurer que l’investissement de l’État est utilisé efficacement ?
Quelles garanties l’État français devrait-il exiger pour protéger ses intérêts dans Atos ?
En quoi cet investissement pourrait-il influencer la stratégie globale d’Atos et sa position sur le marché mondial ?

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Avatar de archqt
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 16/06/2024 à 13:36
Intéressant, ce n'est pas un ancien ministre qui était au commande avant de quitter le navire un certain Thierry Breton , qui au passage va se gaver sur les actions offertes. Et hop après le départ cela se casse la figure...et des copains faisaient aussi partie du conseil d'administration (payé en ticket de présence).

Quand les intérêts des uns prévalent sur les intérêts des employés ou de l'entreprise forcément cela se passe mal, sauf pour eux.
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Avatar de GLDavid
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 17/06/2024 à 8:27
Bonjour

Avec notre dette abyssale, on a encore du pognon pour sauver une société en faillite
Bon, cela dit avec nos laxatives... pardon nos législatives, ce plan ne sera qu'un feu de paille, on aura hélas autre chose à penser

@++
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Avatar de Mat.M
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 16/06/2024 à 13:56
se gaver sur les actions offertes et après le cours de l'action chute, ça s'appelle du délit d'initié quelque part
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Avatar de Jules34
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 17/06/2024 à 9:58
La bande de pied nickelé du ministère de la dilatation de Bruno est à l'oeuvre.

Après le sabotage, l'état pourrait prendre le contrôle des activités stratégiques à bas coûts mais bon, dans l'idée il n'aurait pas fallu la torpiller dans un premier temps...

Pendant onze ans, entre sa sortie du ministère de l’Économie sous Sarkozy et sa nomination comme commissaire européen chargé du Marché intérieur, le PDG d’Atos était Thierry Breton. En 2020, Édouard Philippe, ancien Premier ministre de Macron, est devenu président de son conseil d’administration. Autrement dit, les liens entre l’appareil d’État français, les institutions européennes et les dirigeants et actionnaires d’Atos sont nombreux et intimes.

À la tête d’Atos, Thierry Breton a réalisé des acquisitions à tour de bras, rachetant notamment, pour plusieurs milliards d’euros, les activités informatiques de l’allemand Siemens ou des américains Xerox et Syntel. La spéculation aidant, le cours des actions d’Atos s’est alors envolé, portant la valeur du groupe à plus de 10 milliards d’euros quand, en 2019, Thierry Breton a été nommé à la Commission européenne. Entre-temps, il était devenu multimillionnaire.

Mais les déboires ont succédé à l’euphorie. La dette contractée pour racheter des concurrents et les aléas du marché ont poussé des actionnaires à quitter le navire. Le cours des actions et la valeur d’Atos se sont effondrés. Le groupe vaut aujourd’hui moins d’un milliard d’euros, avec presque 5 milliards de dette.

Ses dirigeants sont donc à la recherche de nouveaux financiers pour racheter la dette et les actions. Sur les rangs se trouve aujourd’hui l’actionnaire principal, David Layani, et surtout le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, le même qui vient de racheter le groupe Casino.

Et voilà que, au nom de la souveraineté nationale, députés et ministres se sont émus qu’un milliardaire étranger puisse posséder une entreprise qui gère l’informatique militaire ou celle des centrales nucléaires. Cela a justifié l’intervention rapide de Le Maire, au nom de l’État, pour racheter les secteurs dits stratégiques ou souverains. Il a ainsi libéré la voie pour que Kretinsky, Layani ou d’autres milliardaires puissent racheter le groupe avant de le dépecer pour n’en garder que les morceaux les plus rentables.

Les dizaines de milliers de travailleurs, vendus avec les murs, en feront immanquablement les frais. Les Thierry Breton, Édouard Philippe ou Bruno Le Maire, eux, sableront le champagne avec les grands bourgeois qu’ils servent ou qui les servent.
Ce sont bien évidement les même qui veulent que l'on vote pour eux pour "faire barrages aux extrêmes" de tout bord le 30 juin... . L'ingérence Russe !
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Avatar de Escapetiger
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 21/06/2024 à 13:10
Citation Envoyé par archqt Voir le message
Intéressant, ce n'est pas un ancien ministre qui était au commande avant de quitter le navire un certain Thierry Breton , qui au passage va se gaver sur les actions offertes. Et hop après le départ cela se casse la figure...et des copains faisaient aussi partie du conseil d'administration (payé en ticket de présence).

Quand les intérêts des uns prévalent sur les intérêts des employés ou de l'entreprise forcément cela se passe mal, sauf pour eux.
La journaliste Odile Benyahia-Kouider a rédigé un article en ce sens dans le Le Canard enchaîné du mercredi 18 octobre 2023 (lu et acheté en version papier pour ce sujet) dont voici le contenu retrouvé sur la toile:

https://atos.bourse.blog/la-survie-d...nard-enchaine/
La survie d'Atos aimante une kyrielle de supercalculateurs [LE CANARD ENCHAINÉ] - Blog Atos Bourse *

* Blog & Forum Indépendant:
https://atos.bourse.blog/about/
ps
Vous noterez l'humour incisif habituel du journal avec le double sens du terme Supercalculateur qui est une des branches phare d'Atos.
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