Une récente étude menée par des neuroscientifiques du Teachers College de l'université de Columbia révèle que les enfants de 10 à 12 ans ont une meilleure compréhension et une lecture plus approfondie lorsqu'ils lisent sur du papier plutôt que sur un écran. L'étude, basée sur un échantillon de 59 enfants, utilise une nouvelle méthode d'association de mots et démontre un avantage significatif pour la lecture sur papier. Les résultats suggèrent que la chute des compétences en lecture chez les jeunes Américains ne peut être uniquement attribuée à la pandémie de Covid-19 ou à l'enseignement à distance, mais pourrait également être liée à l'utilisation croissante d'écrans pour la lecture. Les chercheurs appellent à ne pas abandonner les livres imprimés, tandis que l'article souligne la persistance des écoles dans l'adoption de programmes numériques, malgré des preuves scientifiques montrant les avantages du support papier dans l'apprentissage de la lecture.
Une étude réalisée par Delgado a comparé la lecture imprimée à la lecture numérique pour évaluer l'impact du support de lecture sur la compréhension. L'étude a examiné les données de 54 études menées entre 2000 et 2017, impliquant plus de 170 000 participants. Les résultats ont indiqué que la lecture sur écran était systématiquement liée à des niveaux plus faibles de compréhension de la lecture, avec une ampleur d'effet de -0,21.
Bien que cette ampleur d'effet soit relativement faible, elle est considérée comme significative dans le contexte de la compréhension de la lecture, étant donné que les enfants de l'école primaire progressent en moyenne chaque année d'environ 0,32. L’étude révèle que, malgré l'attrait des environnements d'étude informatisés, fournir aux élèves des textes imprimés semble plus bénéfique.
L'étude menée par des neuroscientifiques du Teachers College de l'université de Columbia offre des résultats intéressants et suggère un avantage significatif pour la lecture sur papier chez les enfants de 10 à 12 ans. La nouvelle méthode d'association de mots utilisée dans l'étude, ainsi que l'analyse des réponses cérébrales, ajoutent une dimension scientifique importante à la compréhension de l'impact des supports de lecture sur l'apprentissage.
Cependant, il est essentiel d'aborder cette conclusion avec prudence. L'échantillon de 59 enfants est relativement restreint, et il serait bénéfique de reproduire cette étude à plus grande échelle pour garantir la généralisation des résultats. De plus, l'article mentionne que les chercheurs sont prudents dans leurs conclusions et hésitent à formuler des recommandations précises. Cela souligne la nécessité de continuer à explorer le sujet de manière approfondie avant de tirer des conclusions définitives.
Déclin de la lecture chez les adolescents : une analyse critique des facteurs sous-jacents
L’une des plus récentes enquêtes rendues publique en juin, a suscité un vif émoi en révélant une diminution de quatre points en moyenne dans les compétences de compréhension de texte des élèves de 13 ans depuis l'année scolaire 2019-2020, impactée par la pandémie de Covid-19. Plus préoccupant encore, cette baisse moyenne était de sept points par rapport aux résultats de 2012. Les élèves les moins performants ont même chuté en dessous du niveau de compétence en lecture enregistré en 1971, lors de la première étude nationale.
À l’exemple des fonctionnaires de l'administration Biden, certains responsables politiques ont attribué ces mauvaises nouvelles à des coupables évidents : le Covid-19 et les mesures de confinement qui en ont résulté. Il est clair qu'un enfant seul devant un écran d'ordinateur, même avec un smartphone à portée de main mais dissimulé, ne peut pas être pleinement concentré sur son apprentissage.
Curieusement, dans ce débat sur l'impact du confinement, peu d'attention a été accordée à l'outil physique que la plupart des enfants utilisent pour lire. Depuis bien avant la pandémie, de plus en plus d'enfants lisent sur des écrans lumineux affichant des caractères pixellisés au lieu de textes imprimés ou photocopiés. Et si le principal responsable de la baisse de l'alphabétisation n'était ni un virus ni un dirigeant syndical, ni même l'enseignement à distance ?
Les résultats de l’étude des neuroscientifiques du Teachers College de l'université de Columbia ont montré un avantage net en faveur de la lecture sur papier pour une « lecture approfondie », tandis que la lecture sur écran favorisait une « lecture superficielle ». Les chercheurs ont utilisé une méthode novatrice d'association de mots, analysant les réponses cérébrales des enfants à l'aide d'électrodes pendant la lecture.
L'âge des participants, une période cruciale dans le développement de la lecture, a été un facteur déterminant. La quatrième année, selon un autre chercheur, marque le passage crucial de « l'apprentissage à lire » à « lire pour apprendre ». Bien que les chercheurs soient prudents dans leurs conclusions, ils suggèrent que les résultats justifient le maintien de l'utilisation des livres imprimés.
Pendant plus d'une décennie, des chercheurs en sciences sociales, dont Anne Mangen, ont souligné la supériorité de la lecture sur papier en termes de compréhension et de rétention...
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