IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Twitter Blue : un service premium qui divise les utilisateurs. La suppression des badges hérités a déclenché une crise
Et certains se demandent s'il ne faut pas intenter une action en justice

Le , par Stéphane le calme

224PARTAGES

4  0 
Conformément à son annonce, le Twitter d'Elon Musk a mis fin au programme de vérification héritée (la pastille bleue qui était précédemment accordée aux comptes en fonction de l'identité, de la notoriété et d'autres critères), l'objectif étant de pousser les utilisateurs à passer à l'offre payante Twitter Blue. Face aux critiques à l'endroit de Blue par de grands comptes comme celui de LeBron James, Elon Musk a utilisé un stratagème : offrir « quelques » abonnements sans prendre la peine de préciser que les critiques de Blue n'ont pas déboursé un centime pour en faire l'acquisition. Certains se demandent si cette manœuvre est légale.

Si la fonction n’était disponible que dans une cinquantaine de pays, dans un tweet publié fin mars, le réseau a informé que « Twitter Blue est désormais disponible dans le monde entier ! Inscrivez-vous aujourd'hui pour obtenir votre pastille bleue, un classement prioritaire dans les conversations, deux fois moins de publicités, de longs Tweets, des dossiers de signets, une navigation personnalisée, modifier le Tweet, annuler le Tweet, et plus encore ».

Le prix du plan d'abonnement dépendra du pays dans lequel vous vivez. En outre, le coût sera tributaire des plateformes. Par exemple, si vous obtenez un abonnement sur le Web Twitter, vous paierez 8 $ par mois, tandis que les utilisateurs d'Android et d'iOS devront payer 11 $ par mois. Cette différence de prix s'explique tout simplement par la répercussion du prix de la commission prélevée par Apple et Google sur les achats in-app.

Par ailleurs, on notera deux formules d'abonnements : l'une mensuelle et l'autre annuelle (7 $ par mois soit 84 $ HT pour une année ou 108 $ TTC).


Il faut noter que l'addition est plus salée sur iPhone. En euros, la facture s’élèvera à 114,99 euros par an (au lieu de 132 euros en temps normal) pour un abonnement annuel et 11 euros par mois pour un abonnement mensuel.

Exit les certifications gratuites acquises avant l'arrivée d'Elon Musk

Ceux qui ont obtenu leur badge bleu avant qu'Elon Musk ne devienne le PDG de l'entreprise devront également payer pour conserver le badge. Si vous êtes un ancien détenteur du badge Blue, vous devrez payer les frais d'abonnement mensuels pour conserver le badge et rester vérifié depuis le 1er avril. Pour mémoire, il s'agit de la pastille bleue qui était précédemment accordée aux comptes en fonction de l'identité, de la notoriété et d'autres critères.

En réalité, cette décision n'est pas vraiment une surprise : avant même d'être PDG de Twitter, Elon Musk s’était montré hostile contre le système d’attribution des badges. Il avait par exemple expliqué en décembre que l’obtention de ces certifications gratuites avait été faite de façon « corrompue ».

En février, il a indiqué que ces pastilles seraient enlevées « bientôt » en utilisant encore le terme « corrompu » : « les anciennes pastilles bleues seront bientôt supprimées. Ce sont elles qui sont vraiment corrompues ».

Mais cette façon de procéder suscite de vives critiques

Depuis quelques jours, Twitter est en ébullition. Elon Musk a supprimé les derniers badges de vérification « hérités », ne laissant que ceux accordés aux abonnés du service payant Twitter Blue. Ou du moins, c’était l’idée. Mais voici ce qui s’est passé depuis :
  • les badges de vérification hérités ont bien disparu, ne laissant que ceux attribués via le service payant Twitter Blue ;
  • Elon Musk a révélé qu’il offrait « quelques » abonnements à Twitter Blue à des célébrités, principalement celles qui avaient critiqué la vérification de Twitter Blue, comme LeBron James et Stephen King ;
  • pendant ce temps, un groupe d’utilisateurs a lancé une campagne « Bloquer les badges bleus » pour bloquer massivement tous ceux qui ont un badge de vérification ;
  • Twitter a réagi en attribuant gratuitement des badges bleus à plus de comptes dont certains de ceux dans la campagne lancée pour bloquer les badges bleus, mais aussi d'autres utilisateurs, vivants ou morts, avec plus d’un million d’abonnés.

Cependant, Twitter ne précise pas clairement que ces personnes ne paient pas pour ses services. Pour l’instant, voici ce que vous obtenez si vous passez votre souris sur le badge de King (ou celui d’un autre utilisateur) :

Ce compte est vérifié car il est abonné à Twitter Blue et a vérifié son numéro de téléphone.
King s’est contenté de mentionner ce fait avec agacement, mais d’autres sont allés plus loin et ont suggéré que cela pourrait être un motif de poursuite judiciaire. L’argument est que Twitter a violé les règles contre l’approbation fausse avec son message (en d’autres termes, qu’il implique à tort que des célébrités paient pour un service qu’elles détestent en réalité).

Au cours du week-end, Dril a cité un post faisant référence à la section 43 (a) du Lanham Act, une loi fédérale américaine qui interdit de lier l’identité de quelqu’un à un produit de manière trompeuse.

Il faut dire qu'il n'est pas judicieux de prendre au sérieux des conseils juridiques sur les réseaux sociaux : les internautes aiment bien se lancer dans des interprétations bizarres de lois réelles. Cependant, il arrive de tomber sur des discussions sérieuses et bien argumentées sur la bizarrerie de cette situation.

Dans le cas d'espèces, Alexandra Roberts, professeure à la Northeastern University School of Law, précise qu’il n’y a pas de cas évident contre Twitter. Au lieu de cela, il existe une variété de règles étatiques et fédérales (y compris le Lanham Act) que vous pourriez soutenir pour appliquer de manière intrigante et relativement inédite. Le Colorado, par exemple, interdit de représenter faussement le « parrainage, l’approbation, le statut, l’affiliation ou le lien » pour un produit.

Roberts souligne également que les utilisateurs qui ont bénéficié de la pastille bleue sans payer pourraient avoir leur propre cause d’action contre Twitter - si le service leur nuit en quelque sorte ou s’ils n’ont pas consenti à être associés à lui. Mais elle conclut que personne n’a vraiment intérêt à poursuivre Twitter pour cette affaire.

« Je pense qu’il est peu probable qu’une action en justice soit intentée », écrit-elle. « Et je pense qu’il est encore moins probable qu’une action en justice réussisse. »

Des difficultés à gérer son image

En attendant, Twitter semble avoir du mal à gérer la situation. Le service a déclaré qu’il travaillait à « clarifier » le statut desdits comptes, mais il n’a pas expliqué comment il comptait le faire. Il a également affirmé que l’attribution de badges bleus aux comptes de célébrités décédées était une erreur et qu’il les retirerait bientôt.

Mais il est peu probable que cela suffise à apaiser les critiques de Twitter Blue, qui voient dans le service une tentative de monétiser un symbole de crédibilité et d’influence sur la plateforme. Certains utilisateurs ont même lancé une pétition pour demander à Twitter de restaurer les badges de vérification hérités et de rendre le service gratuit pour tous.

Twitter Blue a été lancé en novembre 2022 comme une offre premium offrant des fonctionnalités supplémentaires aux utilisateurs, comme la possibilité d’annuler l’envoi d’un tweet, de créer des signets personnalisés ou d’accéder à des newsletters exclusives. Mais la fonctionnalité la plus controversée a été la vérification payante, qui permet aux abonnés de Twitter Blue de demander un badge bleu s’ils vérifient leur numéro de téléphone et respectent les règles de Twitter.

Twitter a affirmé que cette fonctionnalité visait à rendre la vérification plus accessible et transparente, après avoir suspendu son processus de vérification publique en 2017 suite à un tollé. Mais de nombreux utilisateurs ont vu dans cette décision une forme d’élitisme et de discrimination, arguant que Twitter devrait vérifier gratuitement tous les utilisateurs qui le souhaitent ou qui en ont besoin pour se protéger contre le harcèlement ou la désinformation.

La suppression des badges hérités a été perçue comme une provocation supplémentaire, car elle a privé de nombreux utilisateurs de leur statut de vérifiés sans leur donner la possibilité de le récupérer autrement qu’en payant. Certains ont même accusé Twitter de violer leur contrat implicite ou leur droit acquis en leur retirant leur badge.

Twitter fait clairement face à un sérieux problème d’image et de confiance avec sa communauté. Et il n’est pas certain que distribuer des badges bleus gratuitement suffisent à le résoudre.

Sources : Section 43(a) du Lanham Act, différents fils de discussions (dans le texte)

Et vous ?

Que pensez-vous de la décision d'Elon Musk de supprimer les badges hérités ?
Que pensez-vous de Twitter Blue ?
Que pensez-vous de la stratégie visant à attribuer des pastilles bleues à certains utilisateurs populaires bien qu'ils n'aient pas payé ?
Est-il raisonnable, selon vous, d'évoquer d'éventuelles poursuites judiciaires ? Pourquoi ?
Quelles sont les alternatives possibles à la vérification payante de Twitter Blue ?

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-nous-la !

Avatar de agripp
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 25/06/2023 à 19:42
Le mot chien désigne un animal, il n'est pas péjoratif, mais employé pour désigner un humain,il devient une insulte. De même en français le mot "nègre" est étymologiquement un doublé du mot "noir" lequel désigne une couleur et rien d'autre. Il se trouve que ce mot aurait été utilisé de façon péjorative et serait devenu une insulte. Le législateur a pris la décision d'en interdire l'usage jusque dans les nom désignant des gâteaux ou des lieux. De même cisgenre n'est certainement pas péjoratif par son étymologie, mais il peut dans la bouche ou sous la plume de certaines personnes le devenir. Il en est de même de beaucoup d'autres mots. En réalité c'est le contexte qui fait qu'un mot est dans un discours ou un texte un terme décrivant une réalité ou une insulte. Ainsi par exemple "manouche" est le nom d'une branche du peuple tsigane, branche dont les membres parlent une langue : le manouche (de même les roms - une autre branche - parlent le rom). Manouche n'est donc pas une insulte sauf si on l'emploie pour insulter quelqu'un.
8  0 
Avatar de Jon Shannow
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 22/06/2023 à 11:34
On comprend pourquoi Macron l'a reçu en grande pompe à l'Élysée. Ce type méprise ses employés d'une telle force, c'est un modèle pour lui !
10  3 
Avatar de 23JFK
Membre expert https://www.developpez.com
Le 16/05/2024 à 0:28
Ce mot n'a aucune raison d'être.
11  4 
Avatar de OrthodoxWindows
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 12/05/2023 à 12:54
Citation Envoyé par Fleur en plastique Voir le message
Je suis heureuse d'apprendre que Twitter est désormais entre les mains d'une femme. Cela veut dire que le site est dors et déjà sauvé. Fini les conneries Muskiennes, place à la vraie intelligence et retour du juste combat féministe sur Twitter. Il était temps.
Je suis heureux d'apprendre que Fleur en plastique fait son retour sur le forum. Fini les conneries référencées et sourcés, place à la vraie intelligence de l’intuition et de la réaction.
6  0 
Avatar de Aiekick
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 25/06/2023 à 16:35
c'est toujours emouvant de voir quelqu'un pronant la liberté absolu, mettre en place une censure
9  3 
Avatar de totozor
Membre expert https://www.developpez.com
Le 22/05/2023 à 8:31
Citation Envoyé par Madmac Voir le message
Culturellement, la Turquie n'est pas favorable à la liberté d'expression. Ce n'est pas sa place de faire les batailles des Turcs à leur place. Soit il fait de la censure, soit il fait du paternalisme. Dans les deux cas, il brise la neutralité.
Il ne prétend pas être neutre, sa communication suggère même l'inverse, c'est une personne ultra engagée dans la révélation de la (sa) vérité et dans la liberté d'expression absolue
La seule liberté d'expression qu'il défend à la fin est la sienne et celle de ceux qui sont d'accord avec lui (jusqu'à ce qu'ils ne le soient plus)
5  0 
Avatar de totozor
Membre expert https://www.developpez.com
Le 13/06/2023 à 13:31
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
la nouvelle PDG dévoile son ambition de faire de « source d’information en temps réel la plus précise du monde »
Etrange de vouloir devenir une source d'information temps réel et précise. L'un contredisant souvent l'autre.
Mais je comprends entre les lignes que l'information est bien populaire de leur point de vue (hypothèse en réponse à un autre article). Mais information populaire ne rime toujours pas avec précision.
Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
Yaccarino veut donc diversifier les sources de revenus de Twitter en développant les abonnements, qui permettent aux utilisateurs de payer pour accéder à du contenu exclusif et à des interactions privilégiées avec les créateurs qu’ils suivent. Selon une étude de Singular, Twitter aurait besoin d’au moins 100 millions d’abonnés payants pour générer la moitié de ses revenus à partir des abonnements, ce qui représenterait un taux de conversion de 27 % par rapport à son nombre d’utilisateurs actifs quotidiens (368 millions en 2022).
On ne peut pas faire un réseau social basé sur des abonnements et avoir comme colonne vertébrale l'information donc la source d'information n'est qu'un mirage qu'ils vendent.
Avez-vous déjà parlé avec quelqu'un de particulièrement perspicace et pensé, tu es brillant - tout le monde devrait avoir la chance d'entendre cela. Ou, j'apprends tellement de toi - pouvons-nous recommencer*? Ou peut-être est-ce aussi simple que, tu devrais avoir la liberté de dire ce que tu penses. Nous devrions tous.
Oui je l'ai déjà pensé mais Twitter et ses 300 caractères n'est clairement pas la solution à ça.
Les blogs, les édito etc sont une meilleure réponse à ce besoin.
Elle parle de liberté de dire ce que l'on pense, ce n'était pas la position de Musk ces dernières semaines qui suivait les décisions nationales
Vous devez croire sincèrement et travailler dur pour cette croyance.
Ah revoilà le Musk que j'aime : travailles dur et crois en moi
Le succès de Twitter 2.0 est de notre responsabilité à tous
Enfin surtout la votre, nous on a tout pété pour l'instant.
5  0 
Avatar de calvaire
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 15/06/2023 à 17:21
je croyais que musk voulait le retour au bureau pour tous les salariés ?
maintrenant que le peu qui reste sont retourné au bureau ils vont se retrouver à la rue ? ça va être sympa de voir des dev twitter en train de coder sous un pont

Bon Elun, le télétravail c'est peut être pas une si mauvaise idée au lieu de payer des millions de loyer....

bon connaissant le zozo il va dire a tous le monde de déménager au texas dans les locaux de spacex/tesla. Et si tu peux pas car t'a ta famille/t'a acheté ta maison/appart tu es viré.
5  0 
Avatar de Prox_13
Membre éprouvé https://www.developpez.com
Le 19/06/2023 à 11:20
Twitter c'était déjà le mal, au même titre que Facebook par exemple. C'est d'ailleurs assez incroyable qu'ils puissent assumer faire du business sur la haine en ligne, mais que ce soit autorisé. Donc que Dorsey ait raison ou pas, dans tous les cas, je suis perdant.
6  1 
Avatar de 23JFK
Membre expert https://www.developpez.com
Le 25/06/2023 à 18:32
Le rapport à la réalité des "trans" laisse songeur...

Citation Envoyé par Leruas Voir le message
Sur France 2, il disait justement qu'il ne fallait pas trop censurer, respecter la loi et uniquement la loi.
"Cisgenre" n'est pas interdit par la loi
Et ? La loi ne proscrit aucun mot lisible dans tout dictionnaire et pourtant nombre de mots sont censurés sur la simple qualification arbitraire
d'être "offensant".
6  1