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La Chine rappelle aux États-Unis qu'elle est en mesure de faire échouer une vente forcée de TikTok et qu'elle le fera,
Alors que le Congrès américain accuse l'application d'être une arme de Pékin

Le , par Bill Fassinou

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Le ministère chinois du Commerce a fait savoir jeudi que la Chine s'oppose fermement à une vente forcée de TikTok aux États-Unis et qu'elle fera tout ce qui est en son pouvoir pour que cela n'arrive jamais. Cette déclaration est intervenue peu avant l'audition du PDG de TikTok, Shou Zi Chew, par le Congrès américain sur les risques que la plateforme fait peser sur la sécurité des mineurs, la confidentialité des données et la sécurité nationale des États-Unis. Les réponses de Shou Zi Chew n'ont pas su convaincre les législateurs américains. Ces derniers ont affirmé que l'adoption d'un projet de loi sur la confidentialité des données est "le seul moyen d'arrêter TikTok".

La Chine affirme qu'elle fera échouer toute initiative visant à forcer la vente de TikTok

Entre les projets de loi visant à bannir TikTok et les pressions qu'elle subit pour céder son activité américaine à un acteur local, le sort de la société chinoise de médias sociaux est plus qu'incertain aux États-Unis. Mais la Chine, qui a déjà accusé en 2020 Washington de vouloir voler sans vergogne TikTok, n'entend pas rester les bras croisés face aux nouvelles injonctions de l'administration Biden. Lors d'une conférence de presse tenue quelques heures avant l'audition de Shou Zi Chew par le Congrès américain, le porte-parole du ministère chinois du Commerce, Shu Jueting, a fait part de l'opposition de Pékin à la proposition de l'administration Biden.

« Forcer la vente de TikTok portera gravement atteinte à la confiance des investisseurs du monde entier, y compris de la Chine, qui souhaitent investir aux États-Unis. Si la nouvelle est vraie, la Chine s'y opposera fermement », a déclaré Shu. La Chine a évoqué les nouvelles règles d'exportation. Elle a suggéré que même si les États-Unis parvenaient à forcer la vente et à surmonter les obstacles juridiques nationaux, la Chine pourrait intervenir et faire échouer l'opération à sa guise. « La vente ou la cession de TikTok implique l'exportation de technologies, qui doit suivre les procédures d'approbation réglementaires de la Chine », a déclaré le porte-parole.


Shu a ajouté : « le gouvernement chinois prendra une décision conformément à la loi ». En effet, l'idée de forcer l'entreprise à se défaire de la propriété chinoise a fait surface pour la première fois sous l'administration Trump, aboutissant à un accord pour que TikTok vende ses activités américaines à Oracle à la fin de l'année 2020. À l'époque, TikTok a également rejeté une offre d'acquisition de Microsoft, bien qu'en fin de compte aucune des deux sociétés n'ait réussi et que l'étrange accord se soit évanoui après une série de contestations juridiques réussies. Les choses sont restées suspendues après l'entrée en fonction de l'administration Biden début 2021.

Cependant, ces derniers jours, l'administration Biden a repris la mission languissante pour forcer la vente. En rejetant la proposition américaine, dont le Comité sur les investissements étrangers aux États-Unis (CFIUS) serait le fer de lance, la Chine a réitéré un point qu'elle avait déjà soulevé sous l'administration Trump. Fin 2020, le ministère chinois du Commerce a mis à jour ses règles d'exportation, étendant son contrôle sur l'IA. La nouvelle réglementation pouvait alors s'appliquer à ByteDance, qui exploite l'IA pour servir du contenu sur TikTok. ByteDance a ensuite déclaré qu'elle respecterait strictement les nouvelles règles en matière d'exportation.

Les actions de certaines entreprises américaines de médias sociaux qui sont en concurrence avec TikTok pour la publicité ont augmenté jeudi, la société mère de Facebook, Meta, clôturant en hausse de 2,2 % et Snap en hausse de 3,1 %. Selon certains analystes, de plus en plus d'investisseurs craignent une interdiction totale de TikTok aux États-Unis.

Le PDG de TikTok ne parvient pas à apaiser les préoccupations du Congrès américain

Jeudi, les membres de la commission de l'énergie et du commerce de la Chambre des représentants ont interrogé pendant près de cinq heures le PDG de TikTok sur les risques que la plateforme fait peser sur la sécurité des mineurs, la confidentialité des données et la sécurité nationale des États-Unis. « Le peuple américain a besoin de connaître la vérité sur la menace que représente TikTok pour notre sécurité nationale et personnelle », a déclaré la présidente de la commission, Cathy McMorris Rodgers (R-Wa.), dans son discours d'ouverture, ajoutant que TikTok est une arme et un outil de surveillance à la solde du Parti communiste chinois (PCC).

« Les entreprises technologiques américaines n'ont pas de bons antécédents en matière de confidentialité des données », a rappelé le PDG de TikTok à la commission, tout en répétant aux membres du Congrès que les questions qu'ils se posaient au sujet de TikTok reflétaient des problèmes à l'échelle de l'industrie, qui vont bien au-delà d'une seule application. Dans son témoignage, il a défendu la solution de 1,5 milliard de dollars proposée par TikTok pour répondre à ces préoccupations, connu sous le nom de "Project Texas".Pour Chew, cette mesure est nettement plus appropriée que de forcer la vente de TikTok ou d'interdire TikTok aux États-Unis.

Chew a déclaré qu'avec le projet Texas, TikTok a lancé un effort "sans précédent" pour être plus transparent sur son algorithme et sa collecte de données que n'importe quelle autre entreprise des Big Tech. Il a également déclaré qu'il n'avait vu "aucune preuve" que le projet Texas - qui, selon lui, garantirait que les données de TikTok se trouvent derrière un pare-feu américain et hors de portée de la Chine - ne répondait pas aux préoccupations du Congrès en matière de sécurité nationale. Il a toutefois refusé de commenter un rapport selon lequel ByteDance a accès à des données qui pourraient être utilisées pour suivre et espionner les Américains.

Le rappel de la législation chinoise sur les exportations par le porte-parole du ministère chinois du Commerce - et le fait que la Chine exerce un contrôle réglementaire - semble avoir compromis le témoignage du PDG de TikTok, qui insiste sur l'indépendance de TikTok. Chew a été interrogé sur le degré d'implication de la Chine - et du PCC - dans les affaires de TikTok et sur le fait de savoir s'il pensait que la Chine avait le pouvoir d'empêcher une vente. Le PDG n'a pas directement nié que la Chine pourrait intervenir pour empêcher la vente de l'application de médias sociaux. (TikTok compte un peu plus de 150 millions d'utilisateurs aux États-Unis.)

Les choses sont devenues plus personnelles pour Chew lorsque les membres du Congrès ont fait pression sur lui pour qu'il révèle ses propres liens avec le PCC, ce qu'il a éludé à plusieurs reprises. Il a rappelé à la commission que son témoignage portait exclusivement sur TikTok. Il a également refusé de répondre à certains membres de la commission qui lui demandaient s'il condamnait les violations des droits de l'homme commises par la Chine à l'encontre des Ouïghours, une minorité ethnique turque vivant en Chine. Rien de ce qu'a dit Chew n'a semblé affaiblir le front uni bipartisan contre TikTok présenté par les membres de la commission.

Le Congrès américain s'inquiète de l'impact de TikTok sur la santé mentale des enfants

Aucun législateur n'a apporté son soutien à TikTok, jugeant évasives les réponses du PDG de TikTok sur la Chine et s'inquiétant du pouvoir que l'application exerce sur les enfants américains. D'autres membres de la commission ont accusé TikTok de promouvoir des contenus qui encouragent les troubles alimentaires chez les enfants, la vente de drogues illégales et l'exploitation sexuelle. « TikTok pourrait être conçu pour minimiser les dommages causés aux enfants, mais la décision a été prise de rendre les enfants agressivement dépendants au nom des profits », a déclaré la démocrate Kathy Castor lors de l'audition. Chew a réfuté ces allégations.


Chew a déclaré que TikTok investissait massivement dans la modération du contenu et l'intelligence artificielle pour limiter ce type de contenu. La représentante démocrate Diana DeGette a déclaré que les efforts de TikTok pour empêcher la diffusion d'infox sur la plateforme ne fonctionnaient pas. « Vous ne m'avez donné que des déclarations générales selon lesquelles vous investissez, vous êtes préoccupés, vous faites du travail. Cela ne me suffit pas. Ce n'est pas suffisant pour les parents d'Amérique », a déclaré DeGette. Chew a également rejeté les allégations selon lesquelles TikTok promouvait les contenus incitant à l'automutilation et au suicide.

Chew n'a pas répondu à de nombreuses questions, promettant plutôt d'y donner suite. Les membres de la commission ont eu 10 jours ouvrables pour soumettre des questions écrites à TikTok. Les questions en suspens portaient sur des sujets aussi variés que la manière dont TikTok vend les données de ses utilisateurs (et à qui), la part des revenus de TikTok conservée par ByteDance et le nombre de ressources techniques partagées entre TikTok et d'autres entreprises appartenant à ByteDance. Dans son témoignage écrit, préparé avant l'audition, Chew a affirmé que "ByteDance n'est pas un agent de la Chine" et a fait quatre promesses au Congrès.

Chew s'est engagé à faire de la sécurité des utilisateurs une priorité absolue, à empêcher tout accès étranger non autorisé aux données des utilisateurs américains, à empêcher tout gouvernement de manipuler le contenu de TikTok, et à faire preuve de transparence et de responsabilité pour toutes ces promesses en donnant accès à des contrôleurs tiers indépendants pour examiner les changements apportés au code de TikTok. Il a précisé que TikTok filtrait strictement les contenus susceptibles de nuire aux enfants. Enfin, il a également ajouté : « nous nous engageons à garder TikTok à l'abri de toute manipulation de la part d'un gouvernement ».

Rick Allen (R-Ga.) a déclaré que Chew ne lui avait donné "aucune raison de croire" que TikTok se conformerait à des ordres américains contraires aux souhaits du PCC. Bien que Chew ait continuellement nié que le PCC contrôlait TikTok - tout en restant vague sur d'autres questions -, Diana Harshbarger (R-Tenn.) a déclaré qu'il était clair pour elle que "ByteDance place la Chine en premier et les États-Unis en dernier". Jan Schakowsky (D-Ill.) a déclaré à Chew qu'étant donné que le ministre chinois du Commerce avait confirmé que la Chine pourrait bloquer la vente de TikTok, "tout ce qu'il a dit sur la distance entre TikTok et la Chine s'est révélé faux".

L'avenir de TikTok aux États-Unis est toujours incertain même après l'audition du PDG

Interrogé sur une éventuelle cession lors de son audition, Chew a déclaré que la question n'avait rien à voir avec la propriété et que les préoccupations des États-Unis pouvaient être prises en compte en transférant les données dans ses centres de stockage américains. Au cours de l'audition, les membres de la commission ont évoqué plusieurs projets de loi qui pourraient contraindre TikTok à modifier son mode de fonctionnement. Certains membres de la commission ont demandé à Chew si TikTok s'engagerait à respecter les exigences de leurs projets de loi avant que ceux-ci ne soient adoptés. La plupart du temps, Chew a éludé ces demandes.

En raison de la forte opposition bipartisane dressée contre TikTok, certains observateurs ont affirmé que Chew avait perdu l'audition avant même d'entrer dans la salle. Cependant, l'on ignore toujours si cela suffira pour interdire TikTok aux États-Unis. À ce propos, Josh Richman, directeur des relations avec les médias de l'Electronic Frontier Foundation (EFF), a déclaré que le gouvernement américain n'avait pas encore apporté la preuve qu'une interdiction était justifiée et qu'une telle interdiction serait probablement mise en échec par une contestation du premier amendement devant les tribunaux. Le PDG de Chew a dénoncé un acharnement sur son entreprise.

Après l'audition, les sénateurs Mark Warner (D-Va.) et John Thune (R-S.D.) - parrains du projet de loi RESTRICT, qui donnerait au secrétaire américain au Commerce, Gina Raimondo, le pouvoir d'interdire TikTok sur les appareils personnels afin de protéger la sécurité nationale - ont publié une déclaration commune. Ils ont déclaré : « rien de ce que nous avons entendu de la part de Chew aujourd'hui n'a apaisé nos inquiétudes en matière de sécurité nationale ». Les deux sénateurs ont suggéré que leur projet de loi "traitera de manière exhaustive la menace permanente posée par la technologie d'adversaires étrangers", telle que TikTok.

En 2022, un projet de loi bipartisan sur la confidentialité des données est mort au Congrès, mais certains membres du Congrès se mobilisent toujours pour qu'une loi similaire soit adoptée. L'auteur de ce projet de loi, Frank Pallone (D-N.J.), membre de la commission, a déclaré lors de l'audition que les Américains sont "impuissants" en l'absence d'une loi complète sur la confidentialité des données qui garantisse que les entreprises minimisent la collecte et offrent aux consommateurs un véritable contrôle sur leurs données personnelles. « Un projet de loi sur la confidentialité des données est le seul moyen d'arrêter TikTok », a déclaré Rodgers.

Vendredi, lors d'une conférence de presse régulière, le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré qu'il n'avait jamais demandé aux entreprises de collecter ou de fournir au gouvernement chinois des données provenant de l'étranger d'une manière qui violait les lois locales, et que "les États-Unis présumaient de la culpabilité de TikTok et supprimaient de manière déraisonnable" l'entreprise.

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous des déclarations du PDG de TikTok lors de son audition ?
Que pensez-vous des préoccupations des législateurs américains ? Sont-elles fondées ?
Selon vous, la pression des États-Unis sur TikTok est-elle un simple acharnement politique ?
Pensez-vous que les États-Unis puissent forcer la vente de TikTok ? Quelles seraient les conséquences de cet acte ?
Si cette vente forcée se produisait, à quels types de représailles pourrait-on s'attendre de la part de la Chine ?

Voir aussi

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Avatar de Mingolito
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 15/11/2023 à 16:37
Tous le monde est d'accord pour dire que ce que le Hamas a fait, à savoir assassiner et pris en otage des civils, est totalement répréhensible, mais enfin il faut quand même se rappeler le contexte historique : La Palestine à été envahie, les palestiniens ont été expulsés, cantonné dans un Ghetto, à savoir la bande de Gaza, et Israël en fait occupe illégalement la Palestine. Pire encore les Palestiniens ultra pauvres de la bande de Gaza servent d'esclaves aux ultra riches israéliens, donc dans un état d'apartheid. La lois Israélienne interdit par exemple les mariages mixes entre Palestiniens et Israéliens, dans quel pays on voie encore une chose pareille ? nulle part. Pourquoi l'apartheid en Afrique du sud c'était mal et cela a été éradiqué, mais qu'en Israël c'est normal ?

De toute façon c'est à se demander si toute cette histoire ne profite pas en réalité à Israël, ca leur permet d'atomiser la bande de gaza, ils en rêvaient depuis des années, c'est fait. Donc suppression de la bande de Gaza à l'ouest, et colonisation larvée de la cis Jordanie à l'est, donc au final occupation totale de la Palestine par Israël, et ce en violation totale des lois internationales, et donc pour Israël : "un bon palestinien est soit un palestinien mort, soit au pire un esclave juste bon à ramasser leurs poubelles".



L’apartheid israélien envers le peuple palestinien

Cette année marque le 74e anniversaire de l’expulsion et du déplacement de masse de plus de 700 000 Palestinien·ne·s de leurs domiciles, villages et villes pendant le conflit qui a mené à la création d’Israël en 1948. Depuis, cet épisode connu sous le nom arabe de nakba (catastrophe) par les Palestinien·ne·s est gravé dans la conscience collective palestinienne comme l’histoire d’une dépossession incessante.

Soixante-quatorze ans après leur expulsion, les souffrances et le déplacement restent le quotidien des réfugié·e·s palestiniens. Au titre du droit international, les Palestinien·ne·s qui ont fui ou ont été expulsés de leur domicile sur le territoire qui est devenu Israël ont le droit au retour. Cependant, ils n’ont pratiquement aucun espoir d’être autorisés à regagner leurs maisons, beaucoup ayant été détruites par Israël, ou les villages et villes d’où ils viennent. Israël n’a jamais reconnu leurs droits.

Priver les Palestinien·ne·s d’un domicile est au cœur de l’apartheid qu’Israël leur impose. La dépossession des Palestinien·ne·s n’a pas cessé et la nakba est devenue emblématique de l’oppression dont cette population est victime chaque jour depuis des dizaines d’années. Aujourd’hui, plus de 5,6 millions de Palestinien·ne·s sont réfugié·e·s et sont privés de leur droit au retour. Au moins 150 000 autres sont exposés à un risque réel de perdre leur domicile à cause de la pratique israélienne violente de démolition de maisons et d’expulsions forcées.

C’est un apartheid.

La nouvelle enquête d’Amnesty International montre qu’Israël impose un régime d’oppression et de domination aux Palestinien·ne·s dans toutes les zones sous son contrôle, en Israël et dans les TPO, ainsi qu’aux personnes réfugiées palestiniennes, au profit de la population juive israélienne. Ce régime s’apparente à un apartheid, interdit par le droit international.

Les lois, politiques et pratiques destinées à maintenir un système cruel de contrôle sur la population palestinienne ont abouti à une fragmentation géographique et politique des Palestinien·ne·s, souvent paupérisés et vivant constamment dans la peur et l’insécurité.

QU’EST-CE QUE L’APARTHEID ?

L’apartheid est une violation du droit public international, une grave violation des droits humains garantis par le droit international, ainsi qu’un crime contre l’humanité en vertu du droit pénal international.

Le terme « apartheid », à l’origine, a été utilisé pour désigner le régime politique de l’Afrique du Sud à l’époque où celle-ci imposait explicitement la ségrégation raciale, ainsi que la domination et l’oppression d’un groupe racial par un autre. Il a par la suite été adopté par la communauté internationale pour condamner et réprimer pénalement de tels systèmes et pratiques, où qu’ils existent dans le monde.

Le crime contre l’humanité qu’est le crime d’apartheid selon la Convention sur l’apartheid, le Statut de Rome et le droit international coutumier est constitué lorsque des actes inhumains (essentiellement de graves violations des droits humains) sont « commis dans le cadre d’un régime institutionnalisé d’oppression systématique et de domination d’un groupe racial sur tout autre groupe racial […], dans l’intention de maintenir ce régime. »

En d’autres termes, l’apartheid est un régime dans lequel un traitement discriminatoire prolongé et cruel est infligé par un « groupe racial » d’êtres humains à un autre dans le but de contrôler ce second groupe.

Amnesty International a créé un cours gratuit de 90 minutes intitulé “Deconstructing Israel’s Apartheid against Palestinians”. Pour en savoir plus sur le crime d’apartheid en droit international, sur les formes que prend l’apartheid en Israël et dans les TPO et sur la façon dont il affecte la vie des Palestinien·ne·s, inscrivez-vous à notre cours en ligne sur l’Académie des droits humains d’Amnesty International.

POURQUOI AMNESTY INTERNATIONAL FAIT-ELLE CAMPAGNE CONTRE L’APARTHEID ?

Je ne sais pas pourquoi le monde entier voit ce qui se passe et laisse Israël agir en toute impunité. Il est temps que le monde cesse de traiter Israël en enfant gâté.

Nabil el Kurd, un des habitants menacés d’expulsion forcée dans le quartier de Cheikh Jarrah, à Jérusalem-Est
L’apartheid est inacceptable, où que ce soit dans le monde. Alors pourquoi le monde a-t-il accepté l’apartheid envers le peuple palestinien ?

Les droits humains ont longtemps été relégués à un rang secondaire par la communauté internationale, face au combat mené et aux souffrances subies par la population palestinienne depuis des dizaines d’années. Les Palestiniens et Palestiniennes confrontés à la brutalité de la répression israélienne réclament depuis plus de 20 ans que le régime israélien soit considéré comme une forme d’apartheid. Au fil du temps, une reconnaissance internationale plus large du traitement réservé par Israël aux Palestinien·ne·s comme un apartheid a vu le jour.

Pourtant, les États qui avaient la responsabilité et le pouvoir d’agir se sont refusés à prendre des mesures concrètes pour obliger Israël à rendre compte de ses agissements. Ils ont préféré se cacher derrière un processus de paix moribond, au détriment des droits humains et de l’obligation de rendre des comptes. Malheureusement, aujourd’hui, il n’y a aucun progrès vers une solution juste et la situation des droits humains s’aggrave pour les Palestinien·ne·s.

Amnesty International appelle Israël à mettre fin au fait internationalement illicite et au crime international que constitue cet apartheid, en abolissant les mesures de fragmentation, de ségrégation, de discrimination et de privation qui visent actuellement la population palestinienne.

FRAGMENTATION EN DOMAINES DE CONTRÔLE

Lors de sa création en tant qu’État juif en 1948, Israël a expulsé des centaines de milliers de Palestinien·ne·s et détruit des centaines de villages palestiniens, de façon assimilable à un nettoyage ethnique.

Depuis lors, les gouvernements successifs ont élaboré des lois et des politiques destinées à poursuivre la fragmentation de la population palestinienne. Les Palestinien·ne·s sont confinés dans des enclaves en Israël, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, ainsi que dans les camps de personnes réfugiées, où ils sont soumis à des régimes juridiques et administratifs différents. Ces pratiques ont eu pour effet de saper les liens familiaux, sociaux et politiques entre les communautés palestiniennes et d’étouffer la contestation persistante du régime d’apartheid ; elles permettent également de développer au maximum le contrôle de la population juive israélienne sur les terres et de maintenir une majorité démographique juive.

Des millions de personnes réfugiées palestiniennes sont toujours déplacées et isolées physiquement des Palestinien·ne·s qui vivent en Israël et dans les TPO, Israël continuant à leur dénier le droit de retourner dans leurs logements, villes et villages.

DÉPOSSESSION DE TERRES ET DE BIENS

Depuis 1948, Israël procède à des saisies massives et cruelles de terrains pour déposséder les Palestinien·ne·s de leurs terres et de leurs logements. Bien que les Palestinien·ne·s qui vivent en Israël et dans les TPO soient soumis à des régimes juridiques et administratifs différents, Israël a utilisé des mesures similaires d’expropriation de terres dans toutes les régions – ainsi, depuis 1948, Israël a procédé à des expropriations de terrains dans des zones d’importance stratégique où vivaient d’importantes populations palestiniennes comme la Galilée et le Néguev/Naqab, et a recouru à des mesures identiques dans les TPO après l’occupation militaire israélienne en 1967. Afin de développer au maximum le contrôle de la population juive israélienne sur les terres et de limiter le plus possible la présence palestinienne, Israël a confiné les Palestinien·ne·s dans des enclaves séparées, à forte densité de population. Dans le même temps, les politiques israéliennes ont permis que l’attribution de terres appartenant à l’État soit faite de manière discriminatoire, au profit quasiment exclusif de la population juive israélienne, tant en Israël que dans les TPO.

SÉGRÉGATION ET CONTRÔLE

Les gouvernements israéliens successifs ont poursuivi une stratégie consistant à établir leur domination par le biais de lois et de politiques discriminatoires qui isolent les Palestinien·ne·s dans des enclaves, sur la base de leur statut juridique et de questions de résidence.

Israël dénie aux citoyen·ne·s palestiniens leurs droits à l’égalité de nationalité et de statut, tandis que les Palestinien·ne·s des TPO subissent de sévères restrictions de leur liberté de mouvement. Israël restreint également le droit des Palestinien·ne·s au regroupement familial de manière profondément discriminatoire : ainsi, les Palestinien·ne·s des TPO ne peuvent obtenir le droit de résidence ou la citoyenneté par le mariage, contrairement aux membres de la population juive israélienne.

Israël impose également de sévères limitations aux droits civils et politiques des Palestinien·ne·s, pour éliminer la contestation et faire perdurer son système d’oppression et de domination. Par exemple, des millions de Palestinien·ne·s en Cisjordanie restent soumis au régime militaire israélien et aux ordonnances militaires draconiennes adoptées depuis 1967.

PRIVATION DES DROITS ÉCONOMIQUES ET SOCIAUX

En raison de ces mesures, les Palestinien·ne·s, un peu partout en Israël et dans les TPO, se sont retrouvés marginalisés, paupérisés et défavorisés sur le plan économique.

Des décennies d’attribution discriminatoire des ressources par les autorités israéliennes, au profit de la population juive israélienne en Israël et des colons israéliens dans les TPO, aggravent ces inégalités. Ainsi, des millions de Palestinien·ne·s en Israël et à Jérusalem-Est vivent dans des zones à forte densité de population, qui sont généralement sous-développées et manquent de services essentiels adéquats, notamment en ce qui concerne le ramassage des ordures, l’électricité, les transports en commun et les infrastructures d’approvisionnement en eau et d’assainissement.

Les Palestinien·ne·s de toutes les zones sous contrôle israélien ont moins de possibilités pour gagner leur vie et exercer une activité commerciale que les membres de la population juive israélienne. Ils subissent des restrictions discriminatoires sur l’accès aux terres cultivables, à l’eau, au gaz et au pétrole, entre autres ressources naturelles, et sur l’utilisation de ces ressources, ainsi que des restrictions sur l’accès à la santé, à l’éducation et aux services de base.

De plus, les autorités israéliennes ont accaparé la majeure partie des ressources naturelles des Palestinien·ne·s dans les TPO au profit de la population juive en Israël et dans les colonies de peuplement illégales.

PRIVATIONS DE LOGEMENT : DÉMOLITIONS ET EXPULSIONS FORCÉES

Les Palestinien·ne·s sont systématiquement soumis à des démolitions de logements et à des expulsions forcées, et vivent constamment dans la peur de perdre leur foyer.

Depuis plus de 73 ans, Israël déplace de force des communautés palestiniennes entières. Les démolitions ont touché des centaines de milliers d’habitations palestiniennes, provoquant des traumatismes et des souffrances terribles. Plus de 6 millions de Palestinien·ne·s sont toujours réfugiés et vivent pour une grande majorité dans des camps de réfugiés, y compris en dehors d’Israël et des TPO. Plus de 100 000 Palestinien·ne·s dans les TPO et 68 000 autres en Israël risquent à tout moment de perdre leur logement, beaucoup pour la deuxième ou la troisième fois.

Les Palestinien·ne·s sont dans une situation sans issue. Pour bâtir une habitation ou ne serait-ce que pour monter une tente, ils doivent demander un permis de construire aux autorités israéliennes. Cependant, contrairement aux membres de la population juive israélienne qui déposent une même demande, ils n’obtiennent ces permis que rarement. De nombreux Palestinien·ne·s sont obligés de construire sans permis. Israël démolit ensuite ces habitations palestiniennes au motif qu’elles ont été construites « illégalement ». Israël utilise ces politiques discriminatoires de planification et de découpage en zones pour créer des conditions de vie insupportables pour les Palestinien·ne·s et les forcer à quitter leur logement, ce qui permet ensuite l’extension des colonies juives.

Mohammed Al Rajabi, un habitant d’Al Bustan, à Silwan, dont la maison a été détruite par les autorités israéliennes le 23 juin 2020 pour « construction illégale », a expliqué à Amnesty International l’impact dévastateur de cette démolition sur sa famille :

C’est extrêmement dur à accepter. C’est difficile à exprimer […] et j’ai eu le sentiment que c’était plus éprouvant encore pour mes enfants que pour nous. Ils étaient vraiment contents que nous ayons cette nouvelle maison. Je vais garder les photos prises ce jour-là et les montrer à mes enfants quand ils seront grands, pour qu’ils n’oublient pas ce qui nous est arrivé. Je leur dirai : « Vous voyez le genre de souvenirs que je dois vous transmettre ? » Ce que je voulais, c’est qu’ils aient une maison familiale agréable, près de ceux qu’ils aiment et des membres de leur famille. Maintenant, je transmets la mémoire de la destruction de leur première maison d’enfance.

DES AMOURS FRAGMENTÉES : LA SÉPARATION DES FAMILLES PALESTINIENNES

Israël a adopté des lois et des politiques discriminatoires qui perturbent la vie familiale des Palestinien·ne·s. Depuis 2002, Israël a opté pour une politique qui interdit aux Palestinien·ne·s de Cisjordanie et de la bande de Gaza d’obtenir un statut en Israël ou à Jérusalem-Est par le mariage, empêchant ainsi le regroupement familial.

Israël utilise depuis longtemps des lois et des politiques discriminatoires pour séparer les Palestinien·ne·s de leur famille. Ainsi, les Palestinien·ne·s de Cisjordanie et de la bande de Gaza ne peuvent obtenir par le mariage un statut légal en Israël ou à Jérusalem-Est occupée ; leur droit au regroupement familial leur est donc dénié. Cette politique oblige des milliers de Palestinien·ne·s à vivre séparés de leurs proches ; d’autres sont contraints de partir à l’étranger, ou vivent en permanence dans la crainte d’une arrestation, d’une expulsion ou d’un renvoi forcé.

Ces mesures ciblent explicitement les Palestinien·ne·s, et non les membres de la population juive israélienne, et sont principalement motivées par des considérations démographiques visant à limiter le plus possible la présence palestinienne à l’intérieur d’Israël et dans les TPO.

Sumaia est née et a grandi à Lod, dans le centre d’Israël. Elle s’est mariée en 1998 et son époux, originaire de la bande de Gaza, est venu la rejoindre à Lod. En 2000, Sumaia et son mari ont entamé une procédure de demande de regroupement familial, pour pouvoir vivre ensemble en toute légalité. La procédure a duré 18 années, pendant lesquelles le couple a vécu dans la peur et l’anxiété. Sumaia a dit à Amnesty International :

Les autorités contrôlent le moindre détail de nos vies ; elles sont dans notre chambre, dans nos maisons. Un des pires moments, c’était quand elles ont arrêté mon mari en 2004, pendant que je donnais naissance à une de mes filles […] elles l’ont arrêté alors que j’étais dans la salle d’accouchement !

SOUS LE SIEGE

Des grenades lacrymogènes sont lancées par les forces israéliennes lors d’une manifestation palestinienne le long de la frontière entre la bande de Gaza et Israël, à l’est de la ville de Gaza, le 22 juin 2018.
Ces 14 dernières années, plus de 2 millions de Palestinien·ne·s de la bande de Gaza ont vécu sous le blocus illégal d’Israël. Venant s’ajouter à quatre offensives militaires majeures, le blocus a eu des conséquences terribles pour la population de la bande de Gaza.

Le blocus est une forme de punition collective. Il oblige la population de la bande de Gaza – majoritairement composée de personnes réfugiées ayant fui en 1948 et de leurs descendant·e·s – à vivre dans des conditions de plus en plus difficiles. Il y a de graves pénuries de logements, d’eau potable, d’électricité, de médicaments essentiels et de soins médicaux, de nourriture, de matériel pédagogique et de matériaux de construction. En 2020, la bande de Gaza présentait le taux de chômage le plus élevé au monde, et plus de la moitié de sa population vivait sous le seuil de pauvreté.

Le 30 mars 2018, les Palestinien·ne·s de la bande de Gaza ont lancé la Grande marche du retour, une série de manifestations hebdomadaires de grande ampleur le long de la clôture entre de la bande de Gaza et Israël.

Ces personnes revendiquaient leur droit de retourner dans leurs villages et villes d’origine, situés dans ce qui est aujourd’hui l’État d’Israël, et réclamaient qu’il soit mis fin au blocus israélien de la bande de Gaza. La riposte a été brutale : à la fin de l’année 2019, les forces israéliennes avaient tué 214 membres de la population civile, dont 46 enfants, et en avaient blessé plus de 8 000 autres par des tirs à balles réelles. Au total, 156 personnes blessées ont dû être amputées. Plus de 1 200 personnes ont besoin d’une prise en charge thérapeutique et rééducative longue, complexe et coûteuse, et des dizaines de milliers d’autres d’un soutien psychosocial. Or, la prestation de tels services n’est guère disponible à Gaza.

Le blocus empêche les Palestinien·ne·s d’accéder à des soins de santé adaptés, en particulier à des soins médicaux d’urgence, parfois vitaux, qui sont uniquement disponibles en dehors de la bande de Gaza. Les autorités israéliennes tardent souvent à délivrer un permis autorisant les malades à sortir de l’enclave, et s’abstiennent même parfois de les délivrer.

Adham Al Hajjar, 36 ans, est journaliste indépendant et vit dans la ville de Gaza. Le 6 avril 2018, alors qu’il couvrait les manifestations de la Grande marche du retour, des tireurs d’élite israéliens postés le long de la clôture entre la bande de Gaza et Israël l’ont pris pour cible. La prise en charge médicale dont il a besoin est indisponible dans la bande de Gaza, en raison de l’indigence des services de santé.

La balle qui a pénétré ma jambe n’a pas fait qu’entrer et sortir. Elle est entrée et a tout arrêté ; elle a mis ma vie à l’arrêt. Tout cela parce qu’un soldat ou une soldate a appuyé sur la gâchette, sans se préoccuper des effets dévastateurs que cela aurait pour moi. Cette personne a-t-elle jamais réfléchi aux conséquences de ses actes ? Je suis comme un mort ambulant, tout dans ma vie s’est figé à partir du moment où cette balle a pénétré ma jambe.

DES PRATIQUES CRIMINELLES

Israël commet de manière systématique de graves violations des droits humains à l’encontre des Palestinien·ne·s depuis des décennies. Ces violations, comme les transferts forcés, les détentions administratives, les actes de torture, les homicides illégaux et les blessures graves, ainsi que le déni des droits fondamentaux et libertés fondamentales, ont été amplement documentées par Amnesty International, entre autres. Commises dans une impunité quasi-totale, elles permettent de toute évidence le maintien en place du système israélien d’apartheid.

Elles font partie intégrante d’une offensive généralisée et méthodique contre la population palestinienne, menée dans le contexte d’un régime israélien institutionnalisé d’oppression systématique et de domination à l’égard des Palestinien·ne·s, et relèvent du crime d’apartheid, qui est un crime contre l’humanité.

DÉMANTELER LE SYSTÈME

Il n’y a pas de place pour l’apartheid dans notre monde. C’est un crime contre l’humanité, et il doit cesser.

Les autorités israéliennes ont joui de l’impunité pendant trop longtemps. Parce que la communauté internationale s’abstient de demander des comptes à Israël, les Palestinien·ne·s continuent à souffrir quotidiennement. Il est temps de se mobiliser, de se tenir aux côtés des Palestinien·ne·s et de dire à Israël que nous ne tolérerons pas l’apartheid.

Cela fait des décennies que les Palestinien·ne·s réclament qu’il soit mis fin à l’oppression qu’ils subissent. Ils paient bien trop souvent un prix terriblement élevé pour avoir défendu leurs droits, et demandent depuis longtemps à d’autres dans le monde de leur venir en aide.

Faisons en sorte que ce soit le début de la fin du système israélien d’apartheid envers la population palestinienne.
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Avatar de bouye
Rédacteur/Modérateur https://www.developpez.com
Le 27/03/2023 à 0:15
Je suis pas spécialement paranoïaque ni ne pense que nos gouvernements ont des but cachés foncièrement mauvais mais je pense qu'on fait ou tente de faire probablement pareil de notre coté (ou sommes très envieux d'eux si on ne peut pas le faire).

Pour équilibrer un peu la chose, je rappelle juste qu'il y a qq années on "découvrait" que Facebook était capable même de sniffer et suivre les comportements des utilisateurs sur les téléphones ou son app était même pas installée. Et que sans parler de "collusion avec le gouv US", presque tous les fournisseurs de réseaux sociaux, de services de reconnaissance/commande vocale, mais aussi tous les fournisseurs de plateformes (Google) nous traquent tout le temps sous le prétexte que "nos apps et services marchent mieux comme ca".

Il y a bien longtemps déjà, le bouquin O'Reilly sur PGP commençait sur un chapitre parlant de la volonté du gouvernement Clinton d'imposer une puce de cryptage dans les TV permettant de réceptionner les réseaux câblé et que c’était mal car "le gouv US aurait pu alors vous espionner comme bon vous semble" (syndrome pourquoi les cartes de crédit avec puce ont eut du mal a décoller aux US). Décris comme ça, ça faisait très parano, mais c’était la raison 1ere de du dev de cet outil : mettre en accès libre un outil permettant a tout un chacun de crypter des trucs que le gouv US n'aurait pas pu casser (un raisonnement très américain en soit).

Bref, 25 ans plus tard, pas beaucoup de changements, les gouv nous traquent des que possible (Chine, Pegasus, révélations passées sur les écoutes du Gov US, les nôtres font sans doute pareil de toutes manières [et ça fait partie du jeu standard d'espionner ses ennemis comme ses alliés et aussi de tenter d'identifier les menaces internes potentielles]) et les majors tant orientales que occidentales font pareil aussi (soit pour collaborer avec leur gouv, soit pour se faire du fric sur notre dos via nos data ou de la pub, soit les deux)...

Pendant ce temps-la, il me semble avoir vu qu'un certain présentateur d'une certaines émission littéraire sur France 5 apparaissait également dans une campagne de pub pour "BookTok" (le partage d'avis littéraire sur TikTok) sur les chaînes du groupe France TV (et d'autres aussi probablement) récemment.
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Avatar de Athaa
Membre du Club https://www.developpez.com
Le 27/03/2023 à 13:20
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
Ce mot n'existe pas, on doit dire "chiffrage".
Pour être précis on dit chiffrement.
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message

Ce mot n'existe pas, on doit dire "chiffrer".
Désolé, j'aime bien le comique de répétition.
En effet crypter ne veux rien dire.
Pour s’en convaincre:
-déchiffrer : transformer un message crypté en message en clair, en utilisant la clé de déchiffrement.
-décrypter : transformer un message crypté en message en clair, sans connaître la clé de déchiffrement.
Je vous laisse déduire ce que veux dire chiffrer et ce voudrais dire crypter s’il existait.
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Avatar de denisys
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 27/03/2023 à 18:11
Pour moi.
Aucun smartphone avec un logiciel dit : réseaux sociaux, devrait être installé par les constructeurs.
Il devrait être un choix optionnel de l’utilisateur final !!
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Avatar de OrthodoxWindows
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 21/03/2024 à 14:14
Citation Envoyé par Morganbleu Voir le message
Tik tok est Chinois, la Chine ne souhaite pas interdire tik tok mais prévient de bloquer short si les usa bloque tik tok.
Votre titre est faux, est ce volontaire ?
Le titre indique que TikTok, bien que chinois, est interdit en Chine. Il n'y a rien de faux, même si ça semble étrange.
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Avatar de Aiekick
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 01/04/2024 à 21:15
ce que tiktok est capable de faire, il faut considerer sur facebook, insta, whatsapp et tout les autres le font aussi et carrement android
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Avatar de
https://www.developpez.com
Le 27/03/2023 à 11:54
Toutes ces applications sont bonnes à vider le cerveau des gens, qu'on les supprime.
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Avatar de Mingolito
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 16/11/2023 à 14:58
Je précise pour être juste que ce propos n'est pas du tout de moi mais d'Amnesty International
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Avatar de OrthodoxWindows
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 02/04/2024 à 12:40
Citation Envoyé par Prox_13 Voir le message
Personnellement, je pense que légiférer sur Tiktok est un bon angle d'attaque, un bon premier pas qui ne devrait pas être ignoré/minoré par la présence d'autres acteurs problématiques sur le marché.
Si on mettait une fraction de l'entrain dont les gens font preuve pour relativiser le problème à le résoudre, peut-être que quelque chose aurait été entrepris en Europe depuis ces années.
Une loi bien faite ne légifère pas sur un service en particulier, elle légifère sur des techniques utilisés par des services.
C'est comme ça pour tout : Par exemple, si l'on remarque qu'une voiture Peugeot possède un gros dysfonctionnement au niveau des freins à cause d'un alliage de mauvaise qualité, on va légiférer pour avoir les moyens d'interdire et de contrôler l'utilisation de cet alliage pour l'usage en question, pour toute les voitures. On ne va pas "interdire ou légiférer sur Peugeot". Avec TikTok c'est pareil. Si le gouvernement étasuniens veut légiférer juste sur TikTok, c'est pour des intérêts géostratégiques, qui sont une fin en soi, pas un "bon début".
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Avatar de smarties
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 07/07/2023 à 10:25
Que pensez-vous de l’initiative du Sénat de créer une commission d’enquête sur TikTok ?
C'est un premier pas mais il arrêter d'être gentil et sanctionner plus rapidement car ça va durer et en attendant TikTok a le temps de préparer une défense.

Faut-il s'inquiéter davantage de TikTok que d'un autre réseau social comme Instagram ou YouTube ?
Oui, vu la dépendance que cela crée chez certains et surtout chez les jeunes. Je dirais qu'Instagram devrait être dans une position similaire.

Utilisez-vous TikTok ? Si oui, pour quelles raisons ? Sinon, pourquoi pas ?
Non car Chinois et aucun contenu de qualité sur la plateforme qui m'intéresse à priori (je n'ai même pas cherché à regarder).

Avez-vous confiance en TikTok pour protéger vos données personnelles et respecter la législation française et européenne ?
Non

Craignez-vous que TikTok puisse être utilisé comme un outil de propagande ou d’influence par le régime chinois ?
Oui

Seriez-vous favorable à une suspension de TikTok en France si la commission d’enquête révélait des pratiques illégales ou dangereuses de la part du réseau social ?
Oui
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