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Faut-il taxer les robots ? Une taxe "modeste" sur les robots pourrait aider à combattre les effets de l'automatisation sur l'inégalité des revenus aux États-Unis,
Selon une étude du MIT

Le , par Bill Fassinou

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16  0 
Des chercheurs en économie du MIT ont récemment publié une étude selon laquelle l'introduction d'une taxe sur le travail des robots, de préférence une taxe modeste, inciterait les entreprises à conserver les travailleurs, tout en compensant une partie des charges sociales perdues par une réduction des effectifs. D'après les calculs des économistes, une taxe effective sur les robots se situerait probablement entre 1 % et 3,7 %. Si elle est beaucoup plus élevée, la taxe exagérerait le rôle que jouent les robots dans les routines opérationnelles ; si elle est plus faible, les entreprises ne seraient pas du tout incitées à conserver leurs employés humains.

Aussi utiles et impressionnants que puissent être les robots, ils suscitent une inquiétude omniprésente : vont-ils prendre nos emplois ? Les robots et autres technologies autonomes gagnent rapidement du terrain dans de nombreux secteurs, de la restauration rapide aux transports en passant par le cirage de chaussures et le service au bar. Alors que certains disent qu'il est nécessaire d'intégrer les robots dans la main-d'œuvre, d'autres craignent qu'ils ne remplacent les travailleurs humains qui ont le plus besoin de ce revenu. Cependant, selon les économistes du MIT, « nous pouvons avoir le beurre et l'argent du beurre : il suffit de taxer les robots ».

Le mois dernier, des chercheurs en économie du MIT ont réalisé une étude confirmant la tendance de l'automatisation à déplacer les travailleurs à faible revenu tout en augmentant les bénéfices des entreprises (et de leurs dirigeants). Arnaud Costinot et Iván Werning, deux professeurs d'économie au MIT, ont analysé le rythme auquel les robots tendent à remplacer les travailleurs humains pour définir la fourchette de taxation idéale. Ils ont également tenu compte des niveaux de revenus habituels des travailleurs déplacés ainsi que de l'impôt sur le revenu, ce dernier étant destiné à remédier, dans une certaine mesure, aux inégalités de revenus.



« Nos résultats suggèrent que les taxes sur les robots ou les biens importés devraient être assez faibles. Bien que les robots aient un effet sur l'inégalité des revenus, ils conduisent toujours à des taxes optimales qui sont modestes », déclare Costinot. L'étude révèle qu'une taxe sur les robots devrait représenter entre 1 % et 3,7 % de leur valeur, tandis que les taxes sur le commerce représenteraient entre 0,03 % et 0,11 %, compte tenu des impôts sur le revenu actuels aux États-Unis. Le rapport, intitulé "Robots, Trade, and Luddism : A Sufficient Statistic Approach to Optimal Technology Regulation", est publié dans The Review of Economic Studies.

« Nous avons abordé cette question sans savoir ce qui allait se passer. Nous avions tous les ingrédients potentiels pour que ce soit une grosse taxe, de sorte qu'en arrêtant la technologie ou le commerce, vous auriez moins d'inégalités, mais pour l'instant, nous trouvons une taxe dans la gamme à un chiffre, et pour le commerce, des taxes encore plus petites », explique Werning. Un élément clef de l'étude est que les chercheurs ne sont pas partis d'une idée a priori sur le bien-fondé ou non des taxes sur les robots et le commerce. Ils ont plutôt appliqué une approche de "statistique suffisante", en examinant les preuves empiriques sur le sujet.

Par exemple, une étude menée par Daron Acemoglu, économiste au MIT, et Pascual Restrepo, économiste à l'université de Boston, a révélé qu'aux États-Unis, entre 1990 et 2007, l'ajout d'un robot pour 1 000 travailleurs a réduit le ratio emploi/population d'environ 0,2 % ; chaque robot ajouté dans le secteur manufacturier a remplacé environ 3,3 travailleurs, tandis que l'augmentation du nombre de robots sur le lieu de travail a fait baisser les salaires d'environ 0,4 %. Pour mener leur analyse politique, Costinot et Werning se sont inspirés de cette étude empirique et d'autres. Ils ont construit un modèle pour évaluer plusieurs scénarios différents.

Ils ont inclus des leviers tels que l'impôt sur le revenu comme autres moyens de lutter contre les inégalités de revenus. Les économistes ont construit un modèle pour évaluer plusieurs scénarios différents et ont inclus des leviers tels que l'impôt sur le revenu comme autres moyens de lutter contre les inégalités de revenus. « Nous disposons de ces autres outils, même s'ils ne sont pas parfaits, pour lutter contre les inégalités », explique Werning. « Nous pensons qu'il est incorrect de discuter de ces taxes sur les robots et le commerce comme si elles étaient nos seuls outils de redistribution », a ajouté l'universitaire.

La taxation des robots est un concept qui a été publiquement débattu par plusieurs analystes politiques, des universitaires et Bill Gates (qui est favorable à cette idée). Jusqu'à présent, la Corée du Sud a réduit les incitations pour les entreprises à déployer des robots ; les décideurs de l'Union européenne, quant à eux, ont envisagé une taxe sur les robots, mais ne l'ont pas adoptée. En effet, pour résoudre les différents problèmes que pose le développement de la robotique et l’IA, le groupe de travail de la Commission juridique du Parlement européen avait suggéré en janvier 2017 que les robots et IA paient des cotisations de sécurité sociale.



Pour cela, les entreprises seraient tenues de déclarer le nombre de « robots intelligents » qu'elles utilisent ainsi que les économies réalisées en cotisations de sécurité sociale grâce à l'utilisation de la robotique en lieu et place du personnel humain. Elles devraient fournir une évaluation du montant et de la proportion des recettes de l'entreprise qui résultent de l'utilisation de la robotique et de l'IA. Ces données seront utilisées à des fins de fiscalité et de calcul des cotisations. Le groupe a proposé l'instauration d'un revenu universel de base, car l'automatisation pourrait déboucher sur un creusement des inégalités dans la répartition des richesses.

Des entreprises comme Tesla et Amazon, qui sont connues pour utiliser la robotique de pointe dans leurs usines et leurs entrepôts, sont également connues pour imposer des journées de travail dangereusement longues et pour sous-payer - sans parler de la déshumanisation - les employés mêmes que l'automatisation est censée aider. Lorsque ces systèmes tombent en panne, ce sont souvent les employés au bas de la chaîne alimentaire qui en portent la responsabilité. (Il est bon de mentionner que ces deux exemples sont dirigés par des personnes disproportionnellement riches, également).

Il est évident que les entreprises vont continuer à automatiser certains pans de leurs activités. Les robots continueront à faire leur chemin dans des secteurs tels que l'agriculture, les usines et les forces de l'ordre, tandis que l'intelligence artificielle (un domaine d'étude entièrement distinct, mais également conçu pour la commodité) s'attaque à l'illustration et au codage. Cela signifie que des idées comme la taxe sur les robots du MIT sont pratiquement garanties de mûrir dans les années à venir. En dehors de ses chiffres d'impôts de base, l'étude contient quelques conclusions supplémentaires sur les tendances de la technologie et des revenus.

De manière peut-être contre-intuitive, la recherche conclut qu'après l'ajout de nombreux robots dans l'économie, l'impact de chaque robot supplémentaire sur les salaires peut en fait diminuer. À un moment ultérieur, les taxes sur les robots pourraient alors être réduites encore davantage. « Nous pourrions nous retrouver dans une situation où la redistribution nous tient à cœur, où il y a plus de robots, plus de commerce, mais où les taxes diminuent en fait. Si l'économie est relativement saturée de robots, ce robot marginal que vous obtenez dans l'économie compte de moins en moins pour l'inégalité », explique Costinot.

Source : Rapport de l'étude

Et vous ?

Quel est votre avis sur le sujet ?
Que pensez-vous de la taxe proposée par les économistes du MIT sur les robots ?
Selon vous, taxer les robots permettrait-il de réduire les effets de l'automatisation sur l'inégalité des revenus ?

Voir aussi

UE : la Commission juridique du Parlement adopte un rapport suggérant de taxer les robots, la balle désormais dans le camp des eurodéputés

Les robots et IA pourraient bientôt payer des cotisations sociales, un projet de loi de la commission des affaires juridiques du Parlement européen

La représentante Alexandria Ocasio-Cortez rejoint Bill Gates dans l'idée de taxer les robots et propose l'application d'un taux d'imposition de 90 %

À l'instar de Benoît Hamon, Bill Gates propose l'instauration d'une taxe sur les robots et estime qu'il ne faut pas renoncer à cet impôt

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Avatar de marsupial
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 23/12/2022 à 15:23
Encore faudrait-il définir ce qu'est un robot pour appliquer une taxe : la caisse enregistreuse ? La machine à café ? Le répondeur téléphonique ?
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 23/12/2022 à 15:05
Citation Envoyé par Bill Fassinou Voir le message
Que pensez-vous de la taxe proposée par les économistes du MIT sur les robots ?
Pour que ça fonctionne, il faut d'abord mettre en place des mesures protectionnistes.
Sinon un pays voisin va attirer les industries en ne taxant pas les robots.
Puisque maintenant il y a du libre échange de tous les côtés, la production part là où c'est le moins cher.

Si un pays a des normes plus souples et des taxes plus faibles, des usines seront délocalisées là-bas.
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Avatar de smarties
Membre expert https://www.developpez.com
Le 23/12/2022 à 15:45
Définir ce qui est un robot ou pas risque d'être épineux.

Si on automatise, il faut fournir du travail ou les emplois sont supprimés. Et au bout de la chaîne, ceux qui n'auront plus d'emploi ne pourront pas acheté le produit fabriqué par le robot.

A un moment, on revient au problème de redistributions des richesses. On a besoin qu'il y ait des gens qui investissent dans certaines sociétés pour les financer et il est normal que ces personnes récupèrent argent au bout de X temps. Le pouvoir des actionnaires sur les sociétés en bonne est trop grand et ça a tendance à faire supprimer des emplois... sans parler de l'évasion fiscale.
L'argent circule mal et devrait normalement créer plus d'emplois ou générer de s aides sociales.
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Avatar de Galet
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 23/12/2022 à 16:03
Les robots industriels focalisent l'attention car ils formalisent la crainte de remplacer "physiquement" un être humain.
Si les taxer peut paraitre une idée "logique", il faudrait cependant penser aux standards téléphoniques qui ont remplacés les secrétariats, les ordinateurs et autres PC qui ont supprimés les postiers et les assistant(e)s...
La liste peut devenir longue, pour, finalement, taxer les trains et les automobiles qui ont mis les cochers et nombre d'éleveur de chevaux au clou.
Quelle est donc la limite entre le progrès utile et celui qui dégrade le bien être humain ?

Comme notre société pousse toujours à l'amélioration de la rentabilité, nos politiciens préfèreront s'attaquer au robot pâtissier de la ménagère du dimanche, plutôt qu'aux machines industrielles pour ne pas gréver le bénéfice des entreprises et pour ne pas mettre en danger nos chers actionnaires !!!
3  1 
Avatar de Galet
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 25/12/2022 à 11:54
Bonjour,

@CommandantFred :
Vous semblez oublier que tout cela est d'abord une question de volonté politique.
Il n'est pas possible de se passer, aujourd'hui, de ce qui provient de la Chine mais nous pourrions commencer par décider de stopper cette hémorragie consistant, à systématiquement, leur confier nos besoins et nos méthodes.
Nous ne sommes pas tous égaux, notamment à cause des ressources mais entre les Américains et les Chinois, nous devrions pouvoir trouver une autre place que de se situer comme des moutons consommateurs.
Ces choix politiques sont aussi, et avant tout, des choix de société et de vie. Nous devons partager notre planète mais cela ne nous oblige pas à vivre tous comme des Chinois ou des Américains, qui sont, (comme nous d'ailleurs), des prédateurs.

Sachez néanmoins que l'industrie n'a rien à voir avec la philosophie. C'est du hardware gros, souvent malodorant, bruyant et dangereux, toujours hors de prix qui se fabrique en 2 à 5 ans. Vos phrases en revanche, vous ont demandé 1.3 secondes à taper, ne coûtent rien et ne valent pas beaucoup mieux

Dommage que sur un forum, qui par définition est un lieu de dialogue, de tels arguments soient utilisés...
Par ailleurs, je n'ose imaginer votre environnement de vie, si les produits industriels y sont Malodorants et Dangereux.

Belle journée à tous,
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Avatar de Matthieu Vergne
Expert éminent https://www.developpez.com
Le 25/12/2022 à 12:13
Et joyeux No Hell !
2  0 
Avatar de KiLVaiDeN
Membre expert https://www.developpez.com
Le 29/12/2022 à 10:32
Le revenu universel semble incontournable dans un monde où l'automatisation va laisser de nombreuses personnes sur le carreaux.

Mais plutôt qu'une simple taxe sur les "robots" pour financer ce revenu universel, il faudrait y ajouter un véritable système de financement des formations de réinsertion des personnes dont le travail est remplacé par des machines. C'est à ça que devrait servir cette "taxe" et non pas juste à "punir" les méchantes entreprises qui automatisent leurs chaines de production.
2  0 
Avatar de Galet
Membre confirmé https://www.developpez.com
Le 30/12/2022 à 14:14
@ComandantFred
Les robots ne font pas seulement qu'accroitre la productivité par emploi rémunéré pour rendre leur coût supportable dans un business model capable de convaincre une banque d'accorder un prêt pour lancer une activité créatrice d'emploi
Apologie de la société de consommation actuelle et productiviste, basée sur la croissance : "Productivité", "Rémunération", "Business Modèle", "Banque", "Création d'emploi", "prêt"... On peut difficilement faire mieux.

Il n'est pas question de supprimer les progrès techniques de notre société, mais de réajuster le tir pour qu'ils se placent, après tant d'années de dérive, au profit de l'humanité et de la protection de notre HLM commun à tous : la Terre.
Le modèle productiviste a bien vécu mais on constate aujourd'hui ses limites.

Concernant vos employés qui vont continuer à vieillir sur leur 2 jambes au lieu d'être éreintés par le travail. Oui, la mécanisation leur a apporté un grand confort...jusqu'à ce qu'ils perdent leurs emplois, car incapables de se former à un autre métier, et qu'ils se retrouvent (confortablement !?), seuls chez eux à regarder des émissions télévisées pour débiles mentaux, en bouffant des pizzas industrielles,pourchassés par les huissiers parce qu'ils ne peuvent plus payer leur loyer, attendant (paisiblement) infarctus l'Avc ou le Burnout !
Évidemment, je suis (moi aussi), dans l’exagération !

Entre les 2 positions : ne rien faire et accélérer pour aller droit dans un mur promis, ou revenir à l'âge de pierre, il doit bien y avoir d'autres pistes, où l'humanité serait au centre du débat.
Pour cela, il faudrait commencer par tenir compte du passé, et tirer partie de nos erreurs pour faire de nouveaux choix de société...
Pour cela, il faudrait convaincre ceux qui sont actuellement installés, bien protégés par cette société actuelle, de revoir un petit peu leur position.

Taxer les robots et autres machines peut être une bonne ou une mauvaise solution, plus ou moins facile à mettre en oeuvre comme en témoigne tous les posts de ce sujet. Se poser la question ne peut être que profitable...

Bien l'bonjour,
2  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 24/12/2022 à 12:56
Citation Envoyé par commandantFred Voir le message
Les robots sont la seule chance pour les pays à coût de travail élevé de relocaliser la manufacture de textile, automobile, de panneaux solaires...etc...
Les robots augmentent la productivité pour compenser la différence entre un salaire français de 1300€/mois et un d'asie du sud-est à 130 €/mois.

Cette taxe est une entrave à toute tentative de ré-industrialisation, une destruction de l'industrie des robots eux-même.
Faux!

Le problème de délocalisation dans les pays à bas coûts ne se résoudra pas par la non-taxation des robots mais bien par la taxation des produits importés des pays à bas coûts!!!

Ce que les pays occidentaux se refusent de faire, la Chine l'applique depuis de nombreuses années: Tu veux exporter en Chine une montre suisse? 100% de taxe!!! Tu veux exporter une voiture d'Allemagne en Chine? Idem...

La réalité est que les gouvernants occidentaux, corrompus par les lobbies, mentent à leurs populations:

Ils préfèrent que les impôts financent les chômeurs dans nos pays en voie de paupérisation et que les multinationales qui les financent continuent à se faire des couilles en or avec les marges astronomiques qu'ils se font en faisant travailler les chinois ou les indiens. Exemple emblématique avec un Apple: Les i-machins sont produits en Chine par des sous-traitants dans des usines qui relèvent presque de l'esclavage, les i-machins sont vendus en Occident pour des prix indécents et les bénéfices engrangés ne sont même pas soumis aux impôts grâce à ces mêmes gouvernants qui font la chasse aux petits contribuables mais ont organisé les conditions pour que des sociétés telles que Apple puissent se soustraire à l'impôt sur le bénéfice de manière toute à fait légale!!!
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 24/12/2022 à 18:33
Citation Envoyé par commandantFred Voir le message
Je vous trouve bien catégorique. Les imports depuis la Chine sont stigmatisés par ceux qui n'ont pas d'activité directe dans la fabrication... où pas d'activité du tout ...
Taxer comme vous le dites provoquerait une inflation généralisée. Les flux aux frontières sont trop complexes pour être résumés à une "balance commerciale".
Pas de chance pour votre argument, nous sommes actifs dans le domaine de la production industrielle.

Vos théories relèvent du mec qui commence par se couper les mains et qui ensuite explique qu'il est obligé de demander de l'aide à son voisin parce qu'il n'a plus de main!

Votre argument est erroné! Il y a 30 ans, l'industrie occidentale ne produisaient rien en Chine et il n'y avait pas une inflation stratosphérique! Les i-machins vendus 1 000 euro en France par un Apple ne coûte pas plus de 100 euro à fabriquer en Chine. Apple pourrait les fabriquer dans des usines en Europe en faisant toujours des bénéfices mais bien évidemment avec des marges moins importantes! La conséquence ne serait donc pas une "inflation généralisée", mais simplement une baisse des marges de ce genre de société: Une marge de 30% est acceptable, une marge de 1000 %, c'est du vol!!!

Et pourquoi n'y aurait-il pas d'inflation dans le cas de Apple? Tout simplement parce que le prix de 1 000 euro d'un i-machin n'a aucun lien avec les coûts de fabrication... Il s'agit simplement du fait que cela représente le prix max que le "con-somateur" (écrire en 2 mots a ici un sens!) est d'accord de payer.

Citation Envoyé par commandantFred Voir le message

Je travaillais sur un système industriel constitué d'un réseau de circuits imprimés 8 couches. Seule la Chine en propose de cette qualité. Sans la Chine, le projet mettait la clé sous la porte. En outre, c'était assez bon marché.
A nouveau, vous prenez le problème à l'envers! Si "Seule la Chine" peut aujourd'hui vous offrir vos circuits imprimés de qualité, ce n'est pas grâce à la Chine mais à cause des décisions occidentales: c'est tout simplement que la totalité des activités de production ont été délocalisées en Chine par les sociétés occidentales. Comme l'a montré la pandémie de Covid, plus rien n'est produit en Occident (95% des composants de nos médicaments sont produits en Chine ou en Inde). La France n'est même plus capable de produire une peluche comme l'a précisé le porte-parole du gouvernement français Olivier Véran quand les média ont critiqué le fait que les peluches représentant la mascotte des prochains jeux olympiques de Paris sont fabriquées en Chine.

Si l'Occident continue à merder comme vous vous proposer de le faire, ce sera tout simplement le retour à la bougie! Une bougie et des allumettes bien évidemment fabriquées uniquement en Chine, n'est-ce pas?
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