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Le Web3 est-il vraiment un successeur voué à l'échec ? Ayush Sing, Stratège en chef chez ScanFactory, soutient cette thèse,
Dans un billet de blog

Le , par Bruno

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Le Web3 est-il vraiment un successeur arrogant voué à l'échec ? Ayush Sing aborde sous un autre angle un problème déjà couvert. Dans un article du 6 novembre, nous écrivions : l'inventeur du Web, Tim Berners-Lee, voudrait que l'on « ignore » le Web3. Plus tôt ce 21 novembre, dans un post publié sur son blog, Ayush Sing, Stratège en chef chez ScanFactory une startup dans le domaine de la cybersécurité, fait lui aussi le tour de la question du web3 et livre son avis sur le sujet. « Le Web3 est trop délirant, indigne de confiance et dangereux pour survivre dans l'écosystème actuel », écrit-il.

Le Web a tout révolutionné. De la communication quotidienne à la recherche scientifique, il est utilisé pour tout ce que l'on peut imaginer. Il est devenu une technologie incontournable pour un si grand nombre d'industries que la garantie de sa sécurité est devenue une exigence essentielle pour son utilisation et sa croissance continues. À l'origine, il s'agissait d'une entité décentralisée - le Web 1.0, une collection de pages Web statiques, hébergées sur des serveurs fournis par les fournisseurs d'accès Internet.


Finalement, à mesure que son adoption augmentait, les hackers et les innovateurs ont commencé à faire preuve de créativité en créant des produits et en offrant des services nécessaires à la vie quotidienne d’aujourd’hui. Les moteurs de recherche, les communautés en ligne, les services de streaming ont été les premiers parmi tant d'autres. Et comme ces services nécessitaient davantage d'interactions, de plus en plus de piles technologiques ont commencé à être développées. C'est ainsi qu'est né le Web 2.0, quelquefois appelé Web participatif, il est caractérisé par plus de simplicité et d'interactivité.

Le Web3 un successeur au web 2.0 voué à l'échec ?

Le terme Web3 arrive en 2014 par Gavin Wood, un informaticien anglais. À l'époque, il venait de participer au développement de l'Ethereum, la blockchain qui sous-tend l'ether, la deuxième cryptomonnaie la plus populaire après le bitcoin en matière de notoriété et de taille de marché. Wood pense que la conception actuelle du We2 n'est pas une bonne solution, pour plusieurs raisons. « L'une d'elles est qu'il est très difficile de réglementer les nouvelles industries. Le gouvernement est lent, il lui faut un certain temps pour rattraper son retard. Une autre est que les régulateurs sont imparfaits », a-t-il déclaré.

Le Web3 pourrait débloquer une nouvelle ère de coopération et de créativité humaines

Pour ses fondateurs, les plateformes et les applications construites sur le Web3 ne seront pas détenues par un gardien central, mais par les utilisateurs, qui gagneront leur part de propriété en contribuant au développement et à la maintenance de ces services. « Le Web3 est une façon de gérer le traumatisme de la perte d'un grand avenir possible pour l'Internet », déclare Niels Ten Oever de l'université d'Amsterdam. Beaucoup sont convaincus des potentiels de ce Web3.

Selon certains partisans et ses fondateurs, le Web3 est une technologie Internet, radicalement actualisée, qui va débloquer une nouvelle ère de coopération et de créativité humaines. Il s'agira de prendre le Web2 actuel et d'y ajouter des blockchains. L'énorme société de capital-risque Andreessen Horowitz a publié un diaporama vantant les mérites de Web3 et affirmant que « l'Internet tel que nous le connaissons est défectueux ». Un graphique montre un drapeau planté dans le web, orné des logos de Facebook, Google et Apple, avec une légende indiquant qu'il était censé dénoncer « l'oligopole des grandes entreprises technologiques ».

Activité de transaction globale Web3/blockchain
Données réparties par trimestre, en milliards de dollars


L'oligopole d'Andreessen Horowitz ou ses investissements dans les mêmes entreprises Big Tech qu'ils ont maintenant décriées, y compris Facebook, Instagram, et d'autres, n'ont pas été mentionnés de manière ostensible. Les diapositives soulignaient que ce sont maintenant des plateformes comme la place de marché NFT OpenSea qui aideraient à réparer ce web terriblement cassé, injuste et monopolisé, en omettant ostensiblement de mentionner qu'Andreessen Horowitz avait mené plusieurs tours de financement pour OpenSea et qu'OpenSea, à l'époque, détenait une part surdimensionnée du marché NFT. Mais ils n'avaient rien à craindre si OpenSea perdait son monopole, car Andreessen Horowitz a également investi dans d'autres plateformes NFT.

Ces entreprises sont aujourd'hui parmi les plus importantes en matière de capitalisation boursière. Elles sont centralisées et disposent d'une grande quantité de richesses et de pouvoir. Elles ont intégré presque tous les aspects de la vie des consommateurs et ont accumulé une quantité inimaginable de données qui ont suscité de sérieuses inquiétudes quant au respect de la vie privée.


« Chaque secteur a ses préoccupations et ses problèmes - le secteur financier a des problèmes de délit d'initié, le secteur gouvernemental a des problèmes de corruption, le secteur de l'énergie a des problèmes de durabilité, etc. Mais le plus important, en fin de compte, c'est que même si tous ces secteurs sont moins transparents et extrêmement centralisés, ils évoluent et créent une valeur réelle à long terme et une valeur stable à court terme - une valeur économique - depuis très longtemps », écrit Ayush Sing.

Battage médiatique autour du Web3

« Une valeur qui n'est pas seulement basée sur un certain battage médiatique parmi les investisseurs, mais qui a une signification réelle dans le monde. Il existe de nombreux cas où les choses ne sont pas faites de la bonne manière, mais les régulateurs et les législateurs déploient également des efforts considérables pour résoudre ces problèmes », ajoute-t-il.

Parlant de battage médiatique, pour Ewan Kirk, entrepreneur en technologie et fondateur de Cantab Capital Partners, il ne faut surtout pas croire au battage médiatique autour du Web3 « il ne va pas changer le monde. Le Web3 n'est qu'une nouvelle version de la technologie blockchain dont nous discutons depuis dix ans. »

Le Web3 peut être présenté comme un terme nébuleux dans le monde de la technologie utilisée pour décrire une future version hypothétique de l'Internet, plus décentralisée qu'aujourd'hui et non dominée par une poignée d'acteurs puissants comme Amazon, Microsoft et Google. Elle implique quelques technologies, dont la blockchain, les cryptomonnaies et les jetons non fongibles.

Au milieu de tous ces aspects, une autre industrie a émergé - l'industrie de la blockchain. Une industrie qui a satisfait l'avidité du commun des mortels. Une industrie qui traite la centralisation comme un problème qui doit être éliminé dans toutes les autres industries, mais qui s'est avérée être la solution idéale pour déplacer et stocker les fonds impliqués dans la mondialisation et les crimes transnationaux.


« J'ai cherché des projets qui avaient réellement besoin d'une blockchain et qui changeaient de manière crédible le paradigme dans le sens des idéaux déclarés de web3. Le plus souvent, j'ai trouvé des projets qui ramaient dans la direction complètement opposée », écrit Molly White. Pour elle, le web que nous connaissons aujourd'hui est bien loin de l’idéalisme de ses débuts. Parce que l'idéalisme des débuts du web était convaincant. Il s'agissait d'une nouvelle technologie qui permettrait à chacun, quels que soient ses moyens, d'accéder aux connaissances du monde entier du bout des doigts. Elle offrirait un accès égal à des choses comme la gouvernance et la participation à leurs communautés. Les frontières n'auraient plus d'importance. La vérité rendrait les gens libres.

Le bitcoin est devenu cet instrument. Un système de paiement électronique de pair à pair doté d'un grand livre immuable et transparent, censé révolutionner le secteur financier. Les partisans étaient enthousiastes. Ils pensaient que la technologie allait résoudre les problèmes que même la religion ne pouvait résoudre à long terme. Mais il y a encore de l'espoir. Bien que les cryptomonnaies n'aient apporté rien d'autre que des problèmes plus sévères et divers à traiter, les gouvernements, les groupes de réflexion, les entreprises, les investisseurs, du monde entier, essaient tous très fort de faire fonctionner les choses.

Pourquoi le Web3 serait-il voué à l'échec ?

Des sociétés de renseignement comme Arkham Intelligence auraient mis au point des outils permettant de visualiser et de relier les activités de la blockchain à des personnes et des organisations réelles et travailleraient sans relâche à démystifier les échecs et les activités des organisations de la blockchain. Des applications comme Delenium seraient en cours de développement pour « protéger les utilisateurs finaux des escroqueries Web3. »

Dans le but de savoir dans quelle mesure toutes les entreprises Web3 étaient sécurisées, ScanFactory a réalisé une enquête automatisée sur les vulnérabilités de toutes les entreprises Web3 populaires, mais par rapport à leur infrastructure Web2. À la fin de cette enquête, ils sont arrivés à la conclusion qu'une entreprise Web3 moyenne ne se soucie guère des vulnérabilités de ses piles Web2 et qu'il lui faut en moyenne 3 mois pour les détecter et y remédier.

« La véritable raison pour laquelle je pense que le web3 va s'écrouler est le fait que tout cela est faussement présenté comme étant meilleur que ses prédécesseurs, mais en réalité ce n'est pas le cas. En fait, toute l'arène Blockchain est remplie de personnes délirantes ou dégénérées qui sont inexpérimentées et, en aucun cas, meilleures que leurs prédécesseurs », écrit Ayush Sing.

Source : Ayush Singh's blog

Et vous ?

L'analyse de Ayush Sing est - elle pertinente ?

Pourquoi certaines personnes voient-elles un problème au Web3 et pas d'autres ?

Voir aussi :

L'inventeur du Web, Tim Berners-Lee, voudrait que l'on « ignore » le Web3, alors que ses fondateurs estiment qu'il s'agit d'une technologie qui va débloquer une nouvelle ère de créativité

Le web3 est-il vraiment une absurdité ? Molly White, Ingénieur logiciel senior qui s'intéresse au web3, livre son analyse, lors du Web Summit 2022

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Avatar de totozor
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 30/11/2022 à 7:38
Citation Envoyé par Bruno Voir le message
Pourquoi certaines personnes voient-elles un problème au Web3 et pas d'autres ?
Une partie de la réponse est là
Citation Envoyé par Bruno Voir le message
[...]L'énorme société de capital-risque Andreessen Horowitz a publié un diaporama vantant les mérites de Web3 [...]. Un graphique montre un drapeau planté dans le web, orné des logos de Facebook, Google et Apple, avec une légende indiquant qu'il était censé dénoncer « l'oligopole des grandes entreprises technologiques ».
[...]Andreessen Horowitz avait mené plusieurs tours de financement pour OpenSea et qu'OpenSea, à l'époque, détenait une part surdimensionnée du marché NFT.
Une partie des personnes ne voient pas de problème au Web3 parce qu'on passerais d'un web sous la coupe de certaines entreprise à un web sous la coupe de leur entreprise.
Il est bien facile de dénoncer le contrôle excessif de certaines personnes/entreprises sur un système pour promouvoir un système qui reproduit le même contrôle mais nous donne le contrôle.
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Avatar de smarties
Membre expert https://www.developpez.com
Le 30/11/2022 à 9:54
Je ne suis pas expert en Web 3 mais rien que sur la partie infrastructure pour décentraliser, je pense que c'est le plus gros point à résoudre :
- il faut que tout le monde alloue un peu de ressource pour héberger sinon, ça fera comme BitTorrent, il n'y aura rien pour héberger des éléments peu populaires
- quand je fais un site web dynamique, j'ai une base de données et un serveur web, comment migrerait-on tout ça ? pour des pages statiques avec IPFS c'est relativement simple mais pour ce qui est dynamique...

Donc pour moi, le Web 3 va globalement échouer, il y aura peut être 1-2 éléments qui seront utilisés mais pas tout
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Avatar de yannickt
Membre régulier https://www.developpez.com
Le 01/12/2022 à 21:52
Citation Envoyé par smarties Voir le message
Donc pour moi, le Web 3 va globalement échouer, il y aura peut être 1-2 éléments qui seront utilisés mais pas tout
Je te rassure tout de suite : Le web 3 va marcher. Sinon, ça veux dire qu'internet est devenu un dinosaure. Maintenant, toute la question est de savoir "Qu'est-ce que le web 3 ?". Il y a 10 ans c'était le web sémantique, aujourd'hui certains parlent de blockchain, d'autres de solid, mais peut-être est-ce un truc qui n'a rien a voir est qui ne sortira que dans 5 ans. Personne ne sait ce qu'est le web 3...
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Avatar de floyer
Membre averti https://www.developpez.com
Le 01/12/2022 à 22:58
@yannickt : la question «*Web3 va t-il marcher ? » est vide de sens si on ne définit pas Web3 !

L’acception la plus logique est «*le Web3 définit par Gavin Wood va t’il marcher ?*».

Une idée importante est la décentralisation. On peut considérer que les NAS avec leurs fonctions de publication d’application (galerie photo ou autre) peuvent jouer un rôle. Le contournement du routeur NAT est un point à voir, même si UPnP et plus tard IPv6 sont des solutions.

Avec de telles solutions qu’apportent Facebook (ou autres réseaux sociaux) de difficilement décentralisable ? Un annuaire pour rechercher des personnes, des groupes de discussion, etc. Je n’ai pas bien compris comment une blockchain pourrait servir à consolider et distribuer une base de quelques milliards de contacts ! Des suggestions (besoins de croiser une base des groupes existants et des habitudes de consultation)… Enfin, l’ajout de fonctionnalités est réalisée de façon centrale donc avec un déploiement rapide. Prenons une fonctionnalité de base, les flux RSS. Souhaitons l’enrichir (fonction «*like*», puis fonction «*discussion*»…). Il faut mettre à jour les serveurs pour qu’il rendent la fonction disponible et les clients pour qu’ils utilisent la fonction. On peut imaginer l’IHM délocalisée (et donc nativement adaptée aux fonctions du serveur)… avec des iframe ou équivalent pour garder un fil à la Facebook/LinkedIn… mais dans ce cas, on aurait un fil avec des capacités différentes selon les serveurs concernés et des IHM différentes. Autre point, la tolérance aux pannes : actuellement, tant que Facebook tourne, tout est disponible (et la plateforme est très surveillée). Avec une approche décentralisée, si je publie sur un fil hébergé sur mon NAS un article et que le NAS est inaccessible, le contenu ne sera pas disponible. On peut envisager l’infogérance (avec un prestataire indépendant), mais cela a un coût, alors que les réseaux sociaux sont financés par la publicité… (IPFS résout le problème de la mise à disposition résiliente de contenu, mais pas l’intéraction personalisée).

Notons que des exemples de réseaux distribués existe déjà : bittorent, où le protocole est symétrique (sert les fichiers en même temps qu’il les récupère). Cela marche tant qu’il y a un attrait pour les fichiers en question (que le fichier soit illégal ou le dernier ISO de la distribution Debian). Pour une base de contacts où l’on trouve plus sûrement quelqu’un sur Facebook ou Linked In, il risque d’y avoir un problème au démarrage (il faut que cela ait démarré pour que cela soit utile. Google qui a abandonné GooglePlus connait ce problème de prime au premier entrant).

Sinon, effectivement, il était prévu avec XML, SOAP, etc. un Web sémantique… cela semble plutôt bien marcher… mais avec JSON/REST ! Je pratique avec la fonction WEBSERVICE d’Excel pour récupérer des informations boursières.
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