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Biden ordonne une nouvelle poussée quantique pour s'assurer que le chiffrement ne sera pas craqué par des rivaux,
L'initiative vise à développer des algorithmes de chiffrement à l'épreuve des quanta

Le , par Bill Fassinou

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Le président américain Joe Biden a signé cette semaine deux directives visant à garantir que les États-Unis conservent leur avance dans le domaine de l'informatique quantique tout en protégeant le pays contre de futures attaques menées à l'aide de cette technologie émergente. La première directive devrait favoriser les progrès de l'informatique quantique et la seconde est un mémorandum conçu pour promouvoir le leadership américain dans l'informatique quantique tout en atténuant les risques pour les systèmes cryptographiques. Les experts pensent que l'informatique quantique pourrait mettre le chiffrement à rudes épreuves dans les années à venir.

Une course mondiale est en cours pour tirer parti des sciences de l'information quantique (QIS) à des fins économiques et de sécurité. Les États-Unis, la France, la Chine, le Royaume-Uni, etc. ont déployé des efforts croissants et bien financés pour réaliser des applications pratiques d'informatique quantique et d'autres QIS. Les enjeux sont élevés, les ordinateurs quantiques devraient relever plusieurs défis scientifiques qui sont actuellement insolubles sur les ordinateurs traditionnels. Des applications dans les domaines de la science des matériaux, de la logistique, de la banque et des soins de santé, etc. sont attendues.

La première directive signée par Biden mercredi crée un comité consultatif national pour l'initiative quantique comprenant jusqu'à 26 experts de l'industrie, des universités et des laboratoires fédéraux, tous nommés par le président et placés sous l'autorité de la Maison-Blanche. Le comité est une amélioration de la loi sur l'initiative quantique nationale - une loi de 2018 qui prévoit 1,2 milliard de dollars et un plan pour faire progresser l'informatique quantique. Ainsi, le président Biden, le Congrès et les départements et agences fédéraux recevront les informations les plus récentes, les plus précises et les plus pertinentes sur la technologie.



Alors que l'arrivée d'ordinateurs quantiques tolérants aux pannes n'est pas pour demain (le nombre d'années fait l'objet d'un débat animé au sein de la communauté), les pays se préparent également à faire face aux impacts négatifs que la technologie quantique pourrait avoir sur l'infrastructure informatique actuelle. Mercredi, Biden a également signé un mémorandum de sécurité nationale conçu pour faire face aux risques que les ordinateurs quantiques posent à la cybersécurité des États-Unis. La Maison-Blanche a déclaré qu'elle prend au sérieux les études selon lesquelles la technologie quantique pourrait casser tous les algorithmes de chiffrement.

« La recherche montre qu'à un moment donné, dans un avenir assez proche, lorsque les ordinateurs quantiques auront atteint une taille et un niveau de sophistication suffisants, ils seront capables de casser une grande partie du chiffrement qui protège actuellement les données sensibles des gouvernements, des entreprises et des consommateurs, ainsi que le chiffrement qui sécurise nos communications numériques sur l'internet », a déclaré la Maison-Blanche. L'Agence nationale de sécurité (NSA) des États-Unis a également fait part de son point de vue sur les dangers associés à cette technologie en plein essor.

Dans un communiqué mercredi, le directeur de l'agence, Paul Nakasone, a averti : « un ordinateur quantique pertinent sur le plan cryptographique pourrait mettre en péril les communications civiles et militaires, ainsi que miner les systèmes de supervision et de contrôle des infrastructures critiques. La défense numéro un contre cette menace de l'informatique quantique est de mettre en œuvre un chiffrement résistant aux quanta sur nos systèmes les plus importants ». Pour cela, le National Institute of Standards and Technology (NIST) des États-Unis publiera de nouvelles normes cryptographiques résistantes aux quanta.

Cette directive établit un plan de mise à jour de l'infrastructure informatique pendant que le pays s'adapte à des normes cryptographiques résistantes aux quanta. Les tâches qu'elle prévoit comprennent des éléments tels que les normes cryptographiques du NIST, l'établissement d'exigences pour l'inventaire des systèmes actuels et la création de groupes de travail du secteur public pour promouvoir la collaboration. Le NIST, la NSA et la Cybersecurity and Infrastructure Security Agency (CISA) ont tous des tâches à accomplir. Selon le mémorandum, les délais d'exécution de ces tâches sont compris entre 90 jours et un an.

Ce dernier décret intervient à un moment d'inquiétude et d'incertitude au niveau mondial. La guerre en Ukraine, le ralentissement économique post-pandémique et les tensions persistantes dans la chaîne d'approvisionnement, ainsi que les tensions politiques actuelles entre les États-Unis et la Chine, sont autant de facteurs qui, selon les analystes, ont renforcé les inquiétudes en matière de sécurité nationale de la Maison-Blanche. Les quelques utilisations pratiques des ordinateurs quantiques ainsi que l'émergence d'autres applications QIS (par exemple, les capteurs) créent un sentiment d'urgence autour du développement QIS en général.

Bien qu'aucun des documents ne mentionne nommément la Chine, le sous-texte montre que ces directives permettront aux États-Unis de concurrencer l'Empire du Milieu, qui investit massivement dans l'informatique quantique. En 2020, le physicien chinois Pan Jianwei a affirmé avoir laissé les États-Unis dans la poussière. Il aurait utilisé un système quantique pour effectuer en 200 secondes un calcul que les ordinateurs classiques les plus puissants du monde auraient ruminé pendant 10 000 ans. Pékin a exigé de ses scientifiques davantage de percées dans le domaine de l'informatique quantique d'ici à 2030.

L'année 2030 a également été citée dans un rapport de recherche du Congrès américain comme le début de l'ère où le chiffrement actuel ne sera plus sûr lorsqu'il sera attaqué par des systèmes quantiques. En novembre dernier, les États-Unis ont sanctionné 28 organisations impliquées dans le soutien d'applications militaires étrangères d'informatique quantique. Douze de ces entreprises étaient chinoises.

Le ministère américain du Commerce a déclaré à l'époque que huit de ces 12 sociétés chinoises avaient mérité leurs sanctions dans le cadre des efforts déployés pour empêcher les technologies américaines de se frayer un chemin dans les applications de contre-espionnage de l'Empire du Milieu, et leur capacité à aider le développement cryptographique de Pékin.

« Ces entités technologiques basées en RPC [République populaire de Chine] soutiennent la modernisation militaire de l'Armée populaire de libération ou acquièrent et tentent d'acquérir des articles d'origine américaine à l'appui d'applications militaires. L'action d'aujourd'hui limitera également les exportations vers les producteurs chinois d'électronique qui soutiennent les efforts de modernisation militaire de l'Armée populaire de libération », a déclaré le ministère à l'époque.

En France, le gouvernement d'Emmanuel Macron a annoncé il y a un an qu'il investirait 1,8*milliard d'euros sur les cinq prochaines années pour accélérer les progrès dans ce domaine d'avenir. Cette enveloppe devrait partager entre les centres de recherches, les startups et les groupes industriels français. « Nous devons être parmi les premiers pays à maîtriser les technologies quantiques », avait déclaré Emmanuel Macron lors d'un déplacement à l'université Paris-Saclay en janvier 2021.

« Nous devons développer un ordinateur hybride notamment pour la chimie, la logistique, l'IA, et ce dès l'horizon 2023. Avec le grand équipement national de calcul intensif et le CEA, la France hébergera le premier ordinateur quantique hybride au monde », avait-il ajouté. Si cet investissement est toujours très peu comparé aux initiatives américaines et chinoises dans le secteur, il fait passer la France de son niveau actuel des dépenses publiques allouées pour l'informatique quantique qui atteignait jusqu'à présent 60 millions d'euros par an à 200 millions par an en investissement étatique.

Sources : la Maison-Blanche, communiqué de la NSA

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Avatar de Cpt Anderson
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 09/05/2022 à 8:41
Vous êtes sur que c'est Biden qui a ordonné cela ? parce que le pauvre gars, il ne sait même plus faire les lacets de ses pompes
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