
Notons que, le nom complet de Nano est « GNU nano », il s'agit d'un logiciel qui s'inspire de « pico », un éditeur de texte plus ancien qui se voulait lui aussi très simple d'utilisation. Si pour certains développeurs, Nano est un excellent éditeur, basé sur un terminal, pour d’autres par contre Vim, l'un des éditeurs de texte les plus anciens du marché reste un favori de longue date.
Contrairement à un traitement de texte qui est fait pour rédiger des documents mis en forme, a l’instar de Word sous Windows ou Open Office Writer sous Linux, des programmes qui ne peuvent être utilisés qu'en mode graphique, Nano est un éditeur de texte, c’est-à-dire, un programme qui permet de modifier des fichiers de texte brut, sans mise en forme (gras, italique, souligné…). Sous Windows, on dispose d'un éditeur de texte très basique : le Bloc-Notes. Sous Linux, on a le choix entre Nano, Vim, Emacs et bien d'autres, sachant qu'au moins un de ceux-là est installé par défaut sur la plupart des distributions. Voici, ci-dessous, quelques nouvelles fonctionnalités qu’apportent la version 6 de Nano :
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- le fichier de syntaxe YAML est maintenant inclus dans l'archive ;
- le basculement de l'option Append ou Prepend efface le nom du fichier en cours ;
- la suspension est activée par défaut, invocable avec ^T^Z. Les options -z, --suspendable et 'set suspendable' sont obsolètes et ignorées ;
- pour les utilisateurs qui n'aiment pas les nombres, il existe quatorze nouveaux noms de couleurs : rose, betterave, prune, mer, ciel, ardoise, sarcelle, sauge, brun, ocre, sable, fauve, brique et cramoisi ;
- l'option --zero masque la barre de titre, la barre d'état et les lignes d'aide et utilise toutes les rangées du terminal comme zone d'édition. La barre de titre et la barre d'état peuvent être basculées avec M-Z ;
- les couleurs peuvent maintenant être spécifiées sous forme de nombres hexadécimaux à trois chiffres, au format #rgb. Cela permet de choisir parmi les 216 couleurs d'index (que la plupart des terminaux connaissent) la couleur la plus proche des valeurs données ;
- le nombre de mots affichés par M-D est maintenant affecté par l'option --wordbounds ; avec cette option, Nano compte les mots comme le fait 'wc' ; sans cette option (la nouvelle valeur par défaut), les mots sont comptés d'une manière plus humaine : la ponctuation est considérée comme un espace.
Lorsqu’un développeur doit travailler en ligne de commande, il doit très souvent créer ou modifier des fichiers texte. Les éditeurs de ligne de commande les plus puissants et les plus populaires sont Nano, Vim et Emacs. Vim et Emacs ont une courbe d'apprentissage abrupte qui peut être intimidante pour les nouveaux utilisateurs.
Avec chaque éditeur de texte disponible pour les développeurs, ce sont les fonctionnalités détenues qui les différencient. Voici, un tour d’horizon des éditeurs les plus utilisés par les développeurs :
Vim
Vim est au même titre que Nano, un éditeur de texte, c’est-à-dire un logiciel permettant la manipulation de fichiers texte. Il est directement inspiré de vi (un éditeur très répandu sur les systèmes d’exploitation de type Unix), dont il est le clone le plus populaire. Vim est un éditeur de texte extrêmement personnalisable, que ce soit par l'ajout d'extensions, ou par la modification de son fichier de configuration, écrits dans son propre langage d'extension, le Vim script.
Bien qu'il ait de nombreuses fonctionnalités, il conserve un temps de démarrage court (même agrémenté d'extensions) et reste ainsi adapté pour des modifications simples et ponctuelles (de fichiers de configuration par exemple). Vim se différencie de la plupart des autres éditeurs par son fonctionnement modal, hérité de vi. En effet, il possède trois modes de base : le mode normal ou mode commande (dans lequel vous êtes lorsque Vim démarre), le mode insertion et le mode ligne de commande.
Avec chaque éditeur de texte disponible pour les développeurs, ce sont les fonctionnalités qu'il détient qui le rendent le plus attrayant. Et Vim n'a pas laissé près de trois décennies d'existence lui enlever son meilleur. En plus d'être gratuit et open source, ce qui permet des améliorations constantes, au fil des ans, les programmeurs ont apprécié ses fonctionnalités :
- il peut être entièrement personnalisé ;
- l'annulation et le rétablissement sont illimités ;
- il est disponible sur plusieurs systèmes d'exploitation ;
- des centaines de couleurs sont disponibles pour la coloration syntaxique ;
- plus de 200 langues sont prises en charge, avec la possibilité de créer la vôtre.
Bloc-notes
Bloc-notes est une application livrée avec toutes les versions de Microsoft Windows, depuis Windows 1.0 en 1985. Microsoft a présenté accidentellement le nouveau Bloc-notes pour Windows 11, l'application n'est pas réinventée dans un style plus avancé comme Notepad++ ou Emacs. Selon des captures d'écran publiées par un présumé employé de Microsoft, Bloc-notes, l'une des applications les plus populaires sur Windows devrait bénéficier d'une mise à jour majeure. Il sera mis à jour avec une nouvelle barre de commande et des améliorations de la conception fluide.
La nouvelle application Bloc-notes avait été accidentellement divulguée sur Twitter par un ingénieur de Microsoft et toutes les captures d'écran ont été retirées immédiatement après que les utilisateurs les aient signalées.
Emacs
Emacs est une famille d'éditeurs de texte disposant d'un ensemble extensible de fonctionnalités. Il est populaire parmi les programmeurs et plus généralement les personnes ayant des compétences techniques sur les ordinateurs. L'EMACS originel, signifiant Editing MACroS running on TECO, c'est-à-dire « macros d'édition pour TECO », a été écrit en 1976 par Richard Stallman, programmeur et initiateur du mouvement du logiciel libre. Il a été inspiré par les idées développées dans TECMAC et TMACS, deux jeux de macros d'édition pour TECO.
De nombreuses versions d'Emacs sont apparues dans les années suivantes, mais actuellement, deux versions sont vraiment prépondérantes : GNU Emacs, initié en 1984 par Richard Stallman qui y contribue aujourd'hui encore, et XEmacs, un fork de GNU Emacs débuté en 1991, qui restent en grande partie compatibles. Ces deux versions utilisent un langage d'extension puissant, Emacs Lisp, qui permet la prise en charge de tâches évoluées, telles que l'écriture et la compilation de programmes, la navigation sur le web, la lecture...
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