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Dark web : 150 suspects interpelés lors de l'opération internationale coordonnée Dark HunTOR
26,7 millions d'euros en cash et monnaies virtuelles saisis

Le , par Stéphane le calme

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Les forces de l'ordre de plusieurs pays dans le monde ont procédé à l'arrestation de 150 suspects impliqués dans l'achat ou la vente de produits illégaux en ligne dans le cadre d'une opération internationale coordonnée impliquant neuf pays, a déclaré Europol mardi. L'opération Dark HunTOR a également permis de récupérer des millions d'euros en espèces et en bitcoins, ainsi que de la drogue et des armes à feu. Dark HunTOR « consistait en une série d'actions séparées, mais complémentaires, en Australie, Bulgarie, France, Allemagne, Italie, aux Pays-Bas, en Suisse, au Royaume-Uni et aux États-Unis », a précisé Europol. Cette opération fait suite à une attaque policière menée par les Allemands plus tôt cette année qui ont démantelé le « plus grand » marché du darknet au monde de l'époque. L'interpellation de l'opérateur présumé de la plateforme, un Australien de 34 ans arrêté à la frontière germano-danoise, avait notamment « fourni aux enquêteurs à travers le monde un trésor de preuves ».

Depuis plusieurs mois, les polices internationales multiplient les attaques contre les trafics sur le dark web.

Ainsi, au début de l'année, une opération policière internationale menée par l'Allemagne a permis de démanteler DarkMarket, une plateforme qui a été utilisée pour faciliter la vente de drogues, de données de cartes de crédit volées et de logiciels malveillants. DarkMarket, qui était considéré comme le plus grand marché du dark web au monde à ce moment, a été mis hors ligne par une opération internationale coordonnée par Europol. Au moment de sa fermeture, DarkMarket comptait près de 500 000 utilisateurs et plus de 2400 vendeurs dans le monde, la pandémie de coronavirus conduisant une grande partie du commerce de rue des stupéfiants à se faire en ligne.

DarkMarket traitait plus de 320 000 transactions, selon les procureurs, et des cryptomonnaies Bitcoin (plus de 4650 bitcoins) et Monero (plus 12800 moneros) d'une valeur de plus de 140 millions d'euros (170 millions de dollars) y étaient échangés. Le marché proposant à la vente « toutes sortes de drogues » ainsi que « de l'argent contrefait, des données de cartes de crédit volées et falsifiées, des cartes SIM anonymes, des logiciels malveillants et bien d'autres choses encore ».

Le FBI américain, la division de la DEA chargée de la lutte contre les stupéfiants et l'administration fiscale de l'IRS ont pris part à l'enquête avec des policiers d'Australie, de Grande-Bretagne, du Danemark, de Suisse, d'Ukraine et de Moldavie. Europol, l'agence de police européenne, a joué un « rôle de coordination ». L'une des initiatives d'Europol consiste à créer une approche coordonnée de l'application de la loi pour lutter contre la criminalité sur le dark web. Cette initiative implique les services de répression de l'UE et des pays tiers ainsi que d'autres partenaires et organisations concernés.

Opération Dark HunTOR

Cette fois-ci, plus de 26,7 millions d'euros (31 millions de dollars) en espèces et en monnaies virtuelles ont été saisis dans cette opération, ainsi que 234 kg de drogue et 45 armes à feu. Les drogues saisies comprennent 152 kg d'amphétamine, 27 kg d'opioïdes et plus de 25 000 pilules d'ecstasy.

Cette opération, connue sous le nom de Dark HunTOR, était composée d'une série d'actions distinctes, mais complémentaires en Australie, Bulgarie, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Suisse, Royaume-Uni et États-Unis, avec des efforts de coordination menés par Europol et Eurojust.

L'opération Dark HunTOR découle du retrait plus tôt cette année de DarkMarket. À l'époque, les autorités allemandes ont arrêté l'opérateur présumé du marché et saisi l'infrastructure criminelle, fournissant aux enquêteurs du monde entier une mine de preuves. Le Centre européen de lutte contre la cybercriminalité (EC3) d'Europol a depuis compilé des paquets de renseignements pour identifier les cibles clefs.

En conséquence, 150 vendeurs et acheteurs qui se sont livrés à des dizaines de milliers de ventes de marchandises illicites ont été arrêtés en Europe et aux États-Unis.

Aux États-Unis, quelque 65 personnes ont été arrêtées dans cette opération qui a également permis, entre autres, 47 arrestations en Allemagne, 24 au Royaume-Uni, quatre en Italie et quatre aux Pays-Bas. Il faut également compter trois personnes arrêtées en France, deux en Suisse et une en Bulgarie. Plusieurs des personnes arrêtées « constituaient des cibles d’importance » pour Europol. Un certain nombre d'enquêtes sont toujours en cours pour identifier d'autres personnes derrière des comptes sur le darkweb.


Dans le cadre de cette opération, les autorités italiennes ont également fermé les marchés du dark web DeepSea et Berlusconi, qui affichaient ensemble plus de 100 000 annonces de produits illégaux. Quatre administrateurs ont été arrêtés et 3,6 millions d'euros en cryptomonnaies ont été saisis.

L' EC3 d'Europol a facilité l'échange d'informations dans le cadre du groupe de travail conjoint sur la lutte contre la cybercriminalité (J-CAT) hébergé au siège d'Europol à La Haye, aux Pays-Bas.

Ce type d'opération envoie aux criminels le message que « la communauté chargée de faire respecter la loi dispose des moyens et des partenariats internationaux pour les démasquer et leur demander des comptes pour leurs activités illégales, même dans des zones du dark web », a déclaré mardi le directeur adjoint des opérations à Europol, Jean-Philippe Lecouffe.

Cette démarche marquerait un véritable tournant dans l'action policière déployée sur Internet, selon Rolf van Wegberg, chercheur sur la cybercriminalité à l'université de technologie de Delft, aux Pays-Bas. « Dans le passé, ce type d'opérations visait à arrêter les opérateurs de ce genre de places de marché et nous voyons dorénavant des services de police s'en prendre aux principaux vendeurs », a-t-il déclaré à des journalistes d'investigation de la chaîne publique néerlandaise KRO-NCRV.

Les autorités suivantes ont participé à cette opération :
  • Australie : police fédérale australienne (AFP)
  • Bulgarie : direction générale de la lutte contre le crime organisé (Главна дирекция Борба с организираната престъпнос&#1090
  • France : police Nationale (OCLCTIC - Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication), Gendarmerie Nationale (C3N - centre de lutte contre les criminalités numériques), Douane (Douane)
  • Allemagne : service central d'enquête criminelle de la ville allemande d'Oldenbourg (Zentrale Kriminalinspektion Oldenburg), Office national de la police criminelle de Basse-Saxe (LKA Niedersachsen), Office fédéral de la police criminelle (Bundeskriminalamt), divers services de police (Dienststellen der Länderpolizeien), douanes d'enquête allemandes (Zolfahndungsämter)
  • Italie : ministère public de Brescia, Corps des finances (Guardia di Finanza)
  • Pays-Bas : police nationale (politie)
  • Suisse : police cantonale de Zurich (Kantonspolizei Zürich) et Ministère public II du canton de Zurich (Staatsanwaltschaft II)
  • Royaume-Uni : UK DICE (NCA et NPCC)
  • États-Unis : US Department of Justice (DOJ), Federal Bureau of Investigation (FBI), Homeland Security Investigations (HSI), Drug Enforcement Administration (DEA), US Postal Inspection Service (USPIS) et Internal Revenue Service - Criminal Investigation (IRS- CI)

Source : Europol

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