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L'ancien pilote technique en chef de Boeing inculpé pour fraude suite à des problèmes avec le logiciel MCAS du Boeing 737 Max
Risque 10 ans de prison pour chaque chef d'accusation

Le , par Stéphane le calme

485PARTAGES

14  0 
L'ancien pilote technique en chef de Boeing, Mark Forkner, a été inculpé de deux chefs de fraude et de quatre chefs de fraude électronique pour son rôle dans la débâcle du Boeing 737 Max. Il est accusé d'avoir caché des informations aux évaluateurs de la FAA sur le logiciel du Boeing 737 Max qui était au cœur de deux accidents qui ont fait 346 morts. Un acte d'accusation n'est qu'une allégation, et tous les accusés sont présumés innocents jusqu'à ce que leur culpabilité soit prouvée hors de tout doute raisonnable devant un tribunal.

Boeing fait l'objet de multiples enquêtes depuis 2019, lorsqu'un avion Max exploité par Ethiopian Airlines s'est écrasé cinq mois seulement après qu'un autre avion appartenant à l'Indonésie, Lion Air, a plongé dans la mer. Les enquêteurs ont découvert qu'à ces deux occasions, un capteur défectueux a provoqué un déclenchement erroné du système automatique anti-décrochage, le « Maneuvering Characteristics Augmentation System » (MCAS), forçant l'avion à piquer du nez. Les pilotes de Lion Air et d'Ethiopian Airlines se sont battus pour redresser leurs jets, mais ont été dépassés par le système automatique à chaque fois qu'ils ont essayé.

Un rapport, publié en septembre 2020, a mis en évidence des défaillances dans la conception de l'avion et une relation trop étroite entre la compagnie et le régulateur. Boeing a caché des défauts de conception de son jet 737 Max aux pilotes et aux autorités de réglementation alors qu'il s'efforçait de faire certifier l'avion comme étant apte à voler, selon l’enquête.


Le rapport de la commission parlementaire a examiné les défauts d'ingénierie et de conception technique de Boeing, en particulier dans le développement du nouveau logiciel de contrôle MCAS. Après 17 mois d'enquête, il a indiqué comment Boeing a tenté de minimiser la formation nécessaire des pilotes pour piloter le nouveau Max, qui était sorti en toute hâte pour tenter de concurrencer l'Airbus A320neo.

Le rapport a révélé que la compagnie avait réussi à persuader la FAA de ne pas classer le système anti-décrochage comme « critique pour la sécurité », ce qui signifie que de nombreux pilotes ne connaissaient même pas son existence avant de piloter le Max. La Commission a aussi détaillé les hypothèses erronées et dépassées que les ingénieurs ont faites sur la façon dont les pilotes réagiraient dans une telle crise et comment Boeing n'a pas installé un système d'alerte qui aurait pu avertir l'équipage, entre autres défaillances techniques.

Le rapport a regretté qu’une « culture de la dissimulation » chez Boeing ait contribué aux échecs : « Dans plusieurs cas critiques, Boeing a dissimulé des informations cruciales à la FAA, à ses clients et aux pilotes de 737 MAX ». Mais il y a eu des problèmes au sein de la FAA également. « Le fait qu'un avion conforme ait souffert de deux crashs mortels en moins de cinq mois est la preuve évidente que le système réglementaire actuel est fondamentalement défectueux et doit être réparé », selon le rapport.

Selon l’enquête, « [Les deux crashs] ont été l'horrible point culminant d'une série d'hypothèses techniques erronées des ingénieurs de Boeing, d'un manque de transparence de la part de la direction de Boeing et d'une surveillance grossièrement insuffisante de la [Federal Aviation Administration] - le résultat pernicieux de la mainmise réglementaire de la part de la FAA en ce qui concerne ses responsabilités d'exercer une surveillance rigoureuse sur Boeing et de garantir la sécurité du public voyageur ».

« Les faits exposés dans ce rapport font état d'une série inquiétante de mauvais calculs techniques et d'erreurs de jugement troublantes de la part de Boeing en matière de gestion. Il met également en lumière de nombreux manquements à la surveillance et aux responsabilités de la FAA qui a joué un rôle important dans les crashs des 737 Max », lit-on dans le rapport de 238 pages qui détaille comment Boeing a tenté de minimiser les tests réglementaires.

Boeing était au courant du problème du 737 MAX

Le constructeur américain avait nié qu’il était au courant des problèmes qu’avait le 737 MAX, mais les messages que se sont échangés les pilotes Mark A. Forkner et Patrik Gustavsson en 2016 et révélés en octobre 2019 ont prouvé le contraire. L’un deux, Mark A. Forkner, alors pilote technique en chef du Boeing 737, disait dans l’un de ses messages envoyés à Patrik Gustavsson que le MCAS s'engageait « comme un fou », en qualifiant le problème de « flagrant ». Il a aussi abordé le fait que Boeing avait induit en erreur la Federal Aviation Administration (FAA).

« J'ai donc essentiellement menti aux organismes de réglementation (sans le savoir) », a-t-il écrit. Forkner s’est, semble-t-il, rendu compte de ses erreurs après avoir pratiqué des tests techniques sur le 737 Max et son logiciel MCAS dans un simulateur. À son tour, Patrik Gustavsson lui avait répondu que « ce n'était pas un mensonge », ajoutant « personne ne nous a dit que c'était le cas ». Ces messages en date de 2016, un an avant la certification du 737 Max, montrent que Boeing a menti, mais aussi, qu'il a induit la FAA en erreur quant à la sécurité de son aéronef.

Le 737 MAX a été officiellement certifié en mars 2017, mais a été immobilisé dans le monde entier pendant 20 mois à la suite des accidents d'octobre 2018 et de mars 2019, qui ont fait 346 morts. Le MAX a été autorisé à voler à nouveau fin 2020, une fois le logiciel MCAS modifié.


En plus du MCAS qui a connu une amélioration, d’autres mises à jour supplémentaires sans rapport avec les accidents ont également été apportées. Il s’agit notamment de la modification de certains câblages pour répondre aux exigences de la FAA, ce qui a nécessité d’installer deux mises à jour logicielles supplémentaires. Par ailleurs, eu égard aux améliorations apportées à l’appareil, les pilotes des compagnies aériennes qui disposent du 737 Max doivent effectuer une formation avant de prendre à nouveau les commandes de l’appareil. En outre, chaque avion Max sera soumis à une inspection interne et à un vol de préparation avant de transporter des passagers. Ce sont toutes ces mesures associées à d’autres qui ont incité la FAA à accorder son autorisation pour la remise en service du 737 Max. Elle a depuis été rejointe par des régulateurs au Brésil.

Boeing a reconnu sa responsabilité dans la tromperie des régulateurs et a accepté de payer plus de 2,5 milliards de dollars pour régler certaines poursuites.

La décision de justice

Jeudi 14 octobre, un grand jury fédéral du district nord du Texas a inculpé l'ancien pilote technique en chef de Boeing qui est accusé d'avoir trompé le groupe d'évaluation des aéronefs de la Federal Aviation Administration dans le cadre de son évaluation de l'avion 737 MAX de Boeing et d'avoir comploté pour frauder les clients de la compagnie aérienne américaine de Boeing afin d'obtenir des dizaines de millions de dollars pour Boeing.

Selon des documents judiciaires, Mark A. Forkner, 49 ans aurait trompé la FAA AEG lors de l'évaluation et de la certification par l'agence de l'avion 737 MAX de Boeing. Comme allégué dans l'acte d'accusation, Forkner a fourni à l'agence des informations matériellement fausses, inexactes et incomplètes sur une nouvelle partie des commandes de vol du Boeing 737 MAX appelée Système d'augmentation des caractéristiques de manœuvre (MCAS).

« Pour tenter d'économiser de l'argent pour Boeing, Forkner aurait caché des informations critiques aux régulateurs », a déclaré le procureur américain par intérim Chad E. Meacham pour le district nord du Texas. « Son choix impitoyable d'induire la FAA en erreur a entravé la capacité de l'agence à protéger le public volant et a laissé les pilotes dans l'embarras, manquant d'informations sur certaines commandes de vol du 737 MAX. Le ministère de la Justice ne tolérera pas la fraude, en particulier dans les secteurs où les enjeux sont si importants ».

Forkner aurait caché des informations cruciales sur le Boeing 737 Max et trompé la FAA, montrant un mépris flagrant pour ses responsabilités et la sécurité des clients et des équipages des compagnies aériennes », a déclaré le directeur adjoint Calvin Shivers du FBI. « Le FBI continuera de détenir des individus comme Forker. responsables de leurs actes frauduleux qui portent atteinte à la sécurité publique ».

« Il n'y a aucune excuse à ceux qui trompent les organismes de réglementation de la sécurité pour des raisons de gain personnel ou d'opportunité commerciale », a déclaré l'inspecteur général Eric J. Soskin du département américain des Transports. « Notre bureau travaille en permanence pour aider à garder le ciel sûr pour le vol et à protéger le public voyageur des dangers inutiles. Les accusations portées aujourd'hui démontrent notre engagement indéfectible à travailler avec nos partenaires chargés de l'application de la loi et des poursuites pour tenir pour responsables ceux qui mettent des vies en danger. »

Forkner est accusé de deux chefs de fraude impliquant des pièces d'avion dans le commerce interétatique et de quatre chefs de fraude par fil. Il devrait comparaître pour la première fois vendredi à Fort Worth, au Texas, devant le juge américain Jeffrey L. Cureton du tribunal de district américain du district nord du Texas. S'il est reconnu coupable, il encourt une peine maximale de 20 ans de prison pour chaque chef d'accusation de fraude électronique et de 10 ans de prison pour chaque chef d'accusation de fraude impliquant des pièces d'avion dans le commerce interétatique. Un juge d'un tribunal fédéral de district déterminera toute peine après avoir pris en compte les directives américaines sur la détermination de la peine et d'autres facteurs statutaires.

Source : ministère de la Justice

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Avatar de kain_tn
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 15/10/2021 à 16:57
C'est étonnant: on a affaire à une entreprise d'où la culture de la sécurité a disparu et où la fraude semble systémique, et pourtant le discours de la justice donne l'impression que le gars a agit seul sans complices!
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Avatar de web bea
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 16/11/2021 à 13:40
Citation Envoyé par redcurve Voir le message

En outre, il n'y a pas de problème dans la conception du 737 MAX en soit


Je vous conseille de bien relire les messages précédents du sujet afin de mieux comprendre l'origine du problème ayant conduit à la perte de 2 avions.

En résumé le 737 est un très vieil avion datant des années 60 mais pour tout un tas de raisons liées à la certification des aéronefs et à la formation des navigants et des mécaniciens il est plus simple et surtout beaucoup plus avantageux financièrement de faire évoluer un aéronef existant que d'en développer un nouveau. Le 737 a donc eu droit à de nombreuses versions et évolutions.

Quand il s'agissait, il y a déjà presque une quarantaine d'années, de remplacer les réacteurs simple flux des premières versions par des moteurs double flux sur les versions classic des années 80 ils s'en sont sortis avec un rabotage de la partie basse des moteurs. C'est ainsi qu'on peut reconnaître très facilement les 737 grâce à la forme aplatie caractéristique des moteurs qui les équipent depuis l'abandon des moteurs simple flux.
Pour la version Max, les moteurs étant encore plus volumineux et encombrants, le rabotage n'était plus suffisant pour garantir une marge au sol acceptable. Il a donc en plus fallu les déplacer et cela a eu pour effet de déplacer le centre de gravité de l'avion. On aurait aussi pu faire un nouvel avion, cela aurait sans nul doute était préférable, mais comme expliqué plus haut cela aurait coûté plus cher.
Or la stabilité d'un avion dépend des positions respectives de son centre de gravité et de son foyer (point où s'applique la résultante des forces de portances). En déplaçant le centre de gravité l'avion a perdu en stabilité à un tel point que cela a du être compensé par de l'électronique avec le MCAS. C'est le dysfonctionnement de ce fameux MCAS qui a occasionné la perte des avions ainsi que le fait que les pilotes n'étaient semble-t-il même pas au courant de la présence de ce système à bord et de son rôle (au moins lors du premier accident). Il se trouve qu'en effet Boeing avait assez peu communiqué sur le sujet du MCAS. On peut fort bien le comprendre : dire qu'on a ajouté un système électronique destiné à corriger les défauts de conception et le manque de stabilité de l'avion qu'ils entrainent n'aurait pas été forcément très vendeur...

Il n'y a donc pas un mais bien au moins 2 problèmes de conception : le premier c'est la position des moteurs qui entraine un manque de stabilité et le second c'est la programmation du MCAS destiné à corriger le premier problème.

Les causes des 2 accidents sont elles multiples : les problèmes de conception mentionnés, la phase de certification par la FAA qui ne s'est pas déroulée de façon optimale (c'est le moins que l'on puisse dire), la communication de Boeing, la formation insuffisante des pilotes au pilotage de ce qui était plus un nouvel avion (doté en outre d'un nouveau système de bord) que d'une simple évolution...

Remarquons aussi que les coûts pour Boeing seront au final bien plus importants que ceux qui auraient été induits par le développement d'un nouvel appareil.

PS: attention aussi à la grammaire, si le subjonctif du verbe être soit, le pronom soi et le nom soie se prononcent de la même manière, cela ne veut pas dire pour autant qu'ils soient interchangeables à loisir quand on passe à l'écrit.
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Avatar de web bea
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 16/11/2021 à 15:47
Citation Envoyé par redcurve Voir le message
Le A380 n'a aucun sens, ça n'est pas pour rien qu'il n'y a jamais eu de super jumbo en dehors du 747, Airbus a fait de la merde.
De la merde? Si on met de côté les problèmes des moteurs qui, soit dit en passant, ne sont pas fabriqués par Airbus, il s'agit quand même d'une très belle réussite technique.

Après c'est un échec commercial, c'est clair, mais là probablement c'est sans doute plus une question de mauvais timing que le résultat d'un boulot de merde.
On pourrait dire aussi alors que ce sont les stratèges et les décideurs d'Airbus qui ont merdé mais même là ce n'est pas flagrant. Prévoir l'évolution du trafic ou du besoin des compagnies ce n'est déjà pas simple à 30 ans mais prendre en compte en plus les pandémies et la prise de conscience des citoyens et des politiques en ce qui concerne les changements climatiques et les mesures qui en découleront ce n'est pas évident. Il aurait aussi fallu prévoir que les progrès des moteurs amèneraient à pouvoir se passer des quadrimoteurs pour les vols longue distance au dessus des mers. Le but de cet avion ce n'était pas juste de concurrencer Boeing, c'était surtout un moyen de se préparer à l'évolution prévue du trafic aérien dans un monde où le nombre de slots est contraint. Peut-on raisonnablement jeter la pierre à ceux qui ont lancé le programme dans les années 90? Ce qui peut sembler évident aujourd'hui ne l'était pas il y a 30 ans.

Le 380 est sans doute arrivé trop tard sur le marché réduit des très gros porteurs.
Un nouvel avion c'est long à développer, surtout quand il s'agit d'un très gros porteur. Boeing avait beaucoup d'avance et, ayant sorti son 747 des décennies plus tôt, avait déjà vendu une multitude d'avions sur cette niche commerciale. Les infra-structures n'étaient pas prêtes non plus pour accueillir un avion de de l'envergure du 380, beaucoup d'aéroports lui sont restés inaccessibles. L'augmentation du coût du carburant a aussi contribué à faire privilégier des bi-réacteurs comme les 777, 787, 330 ou 350 aux quadri-réacteurs (747, 340, 380) pour les vols long courrier. Ces bi-réacteurs consomment évidemment moins mais coûtent aussi moins cher à l'achat, et finalement, n'emportent pas tellement moins de passagers que le 380 et le 747. C'est sans doute la raison pour laquelle la production des 747 va être stoppée l'an prochain, elle aussi. Peut-on dire pour autant que Boeing a fait un travail de merde sur les 747 parce qu'on n'en aurait plus besoin et qu'on arrête sa production? Je ne crois pas.

Les temps ont changé et les évolutions ont fait que nous n'avons plus besoin de ces gros porteurs (pour l'instant), c'est tout.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 16/11/2021 à 6:10
Citation Envoyé par redcurve Voir le message
En outre, il n'y a pas de problème dans la conception du 737 MAX en soit
Mais bien sûr que si ! Les types ont juste installé un plus gros moteur dans l'ancien fusellage, les 2 n'allaient pas ensemble et Boeing a été obligé de développer un logiciel pour éviter que l'avion ne décroche trop souvent.
C'est à cause du MCAS et du manque de formaton si il y a eu les crashs, mais si l'avion avait été bien concu, il n'y aurait pas eu besoin du MCAS.

Boeing 737 MAX, pourquoi une mise à jour logicielle ne peut pas compenser son défaut de conception, Gregory Travis suggère une révision du design

Tout est dans ce paragraphe :
Ralph Nader : "Le 737 Max de Boeing ne doit plus jamais voler"
ll n'est pas stable : ses moteurs sont trop lourds pour son fuselage, ce qui modifie son centre de gravité et le rend plus susceptible de décrocher. Les pilotes ont donc plus de chances de perdre le contrôle. Face à ce problème, la réponse de Boeing a été inacceptable. Plutôt que de refaire des tests, d'améliorer l'aérodynamisme de leur modèle, ils ont préféré faire des rustines en améliorant leur logiciel, le système anti-décrochage MCAS, destiné à réduire ce déséquilibre. Cette solution est irresponsable. Les dirigeants de Boeing parient leur société sur un avion instable dès sa conception.
3  0 
Avatar de marsupial
Expert confirmé https://www.developpez.com
Le 16/10/2021 à 8:20
Citation Envoyé par dikafrato Voir le message
Ils y en a qui ont bien vite oublié le Concorde...
Le crash du Concorde vient d'un débris sur la piste, pas d'une erreur de conception.
2  0 
Avatar de curt
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 16/10/2021 à 10:09
Bonjour à tous,

comme pour le Diesel gate (VW et autres) il n'est pas concevable que ce type de fraude ne soit dû qu'à un seul salarié.
La fraude à ce niveau relève d'une culture d'entreprise.
Tous les contrôleurs et autres services de qualité n'ont pas pu être dupe des écarts.... et ont dû être contraint de les valider.
2  0 
Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 16/10/2021 à 10:52
Citation Envoyé par marsupial Voir le message
Le crash du Concorde vient d'un débris sur la piste, pas d'une erreur de conception.
Oui et non. C'est vrai que sans le débris sur la piste qui a causé des projections sur le réservoir, il n'y aurait pas eu d'accident. Mais la structure et le positionnement des réservoirs rendait le Concorde plus vulnérable à un impact que la plupart des avions. Il y a d'ailleurs eu des travaux de consolidation sur les avions restants suite à l'accident.
2  0 
Avatar de el_slapper
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 15/11/2021 à 16:26
Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
C'était une erreur de ne pas former les pilotes. Si ils avaient su ce que faisait le MCAS et comment l'arrêter tous les crashs auraient pu être évités.
Après le crash de Lion Air, les pilotes Ethiopiens (un pays ou la culture aéronautique est forte) se sont jetés sur toutes les données à leur portée, et ont tout fait pour comprendre les spécificités du MCAS. Ils se sont auto-formés, en somme. Mais cela n'a pas suffi. Ils ont tenté bien plus que leurs homologues indonésiens - qui eux ont été totalement surpris, et pour cause. Sans succès. Le MCAS était bien trop piégeux.

Citation Envoyé par byrautor Voir le message
Avec un Concorde faire l'aller-retour USA Europe en une journée est un plus pour les dirigeants des grandes ou importantes entreprises et tout simplement des diplomates quoique les communications actuelles remplacent beaucoup d'échanges physiques.
La masse critique de clientèle pour rentabiliser le Concorde n'a jamais été atteinte. Je doute qu'elle le soit dans l'avenir. En outre, il y a l'épineuse question du bruit, et celle de l'environnement.

Citation Envoyé par byrautor Voir le message
Perso je ne comprends pas "l'échec" du A380 dont le confort est à vanter (à ce que j'en sais) et la charge utile énorme !
Non, Le souci de l'A380, c'est que les grands axes ou il pouvait être rentable n'étaient pas assez nombreux. Un 787 (ou son concurrent direct l'excellent A350) est bien plus versatile, et permet à la compagnie d'ouvrir bien plus de lignes. Certes, le cout par siège est un poil supérieur, mais quand on regarde le cout par siège vendu, ben, c'est différent.
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Avatar de Ryu2000
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 16/11/2021 à 17:47
Citation Envoyé par edrobal Voir le message
ce qui provoque dans certaines configurations un auto-cabrage qui pourrait déclencher un décrochage
Si le 737 Max était passablement conçu, ça n'arriverait pas autant.

Il y a clairement un problème à pleine puissance :
Boeing 737 Max : l’avion qui n’aurait jamais dû voler
Les essais en vol ont très vite confirmé ces craintes et ont permis de caractériser des risques de décrochages dus à une mise en cabré de l’avion, lorsque les moteurs étaient à pleine puissance.

On peut aisément comprendre que si le centre de gravité et le « centre de poussée » des moteurs sont fortement déplacés vers l’avant alors que le centre de portance qui est principalement dû aux ailes n’est pas changé, un couple de nature différente se manifeste lorsque les moteurs sont à la puissance maximale. Surtout si en plus ces nouveaux moteurs sont encore plus puissants. En résumé, le 737 Max devient un avion aux caractéristiques de vol délicates au décollage et très différentes des modèles précédents.

Devant ce danger, les essais en vol furent suspendus. Le géant de Seattle chercha une solution en urgence. L’avion étant déjà massivement vendu et les approvisionnements lancés, l’avionneur US décida de faire un « tripatouillage » informatique dans les commandes de vol afin ne pas perdre de temps pour résoudre ce problème de conception. Une solution bricolée nommée « Manoeuvering Characteristics Augmentation System » qui, si elle détectait un angle d’attaque trop important pouvant conduire à un décrochage, braquait automatiquement le stabilisateur horizontal arrière, de façon à mettre l’avion en piqué. Ce système est « armé » - c’est-à-dire prêt à agir lorsque l’avion est piloté en mode manuel ce qui est le cas au décollage.
Je crois que c'est le commentaire le mieux noté du topic :
Citation Envoyé par Christ D Voir le message
Puis ils ont voulu monter les tout derniers moteurs, les plus économes en carburant et aussi les plus puissant (comme Airbus l'a fait sur le 330 et le 350... mais pas sur le 320).
Mais la soufflante de ces moteurs est si immense, qu'il était impossible de les monter là où se trouve normalement les moteurs du 737.
Donc ils ont avancé (et pas qu'un peu) le pylône pour rehausser la fixation des moteurs, ce qui coûte bien moins cher que de modifier le train donc son logement dans le fuselage donc le fuselage et ainsi de suite jusqu'à la production d'un nouvel avion.
Ils ont donc complètement déplacer le centre de poussée , multiplié par 2 la puissance ce qui peut génèrer un couple cabreur ingérable.
On obtient un avion mal né, qui ne peut pas volé sans être contrôlé par de l'informatique. Et de là vient l'installation du système MCAS disposant de la puissance nécessaire pour contrer ce couple cabreur. Couple qu'un humain ne pourrait pas contrer tout comme il ne peut pas contrer le système MCAS lorsque celui-ci prend une décision erronée.
Si un avion est mal conçus, l'informatique n'y pourra rien.
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Avatar de edrobal
Membre habitué https://www.developpez.com
Le 16/10/2021 à 10:56
Citation Envoyé par Uther Voir le message
Oui et non. C'est vrai que sans le débris sur la piste qui a causé des projections sur le réservoir, il n'y aurait pas eu d'accident. Mais la structure et le positionnement des réservoirs rendait le Concorde plus vulnérable à un impact que la plupart des avions. Il y a d'ailleurs eu des travaux de consolidation sur les avions restants suite à l'accident.
Un accident préalable du même genre aurait dû alerter et engendrer ces modifications. Les responsables ont préféré faire l'autruche et sont aussi coupables de ce crash. Dommage que la justice ne leur ait pas demandé des comptes. Responsables mais pas coupables.
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