YouTube a annoncé mercredi qu'elle a commencé par réprimer toute forme de militantisme contre les vaccins. Il a déclaré avoir supprimé plusieurs contenus remettant en cause tout vaccin médical approuvé, et pas seulement ceux destinés à la Covid-19, ce qui constitue un grand changement par rapport à l'approche traditionnellement non interventionniste du site de partage de vidéos. YouTube a également supprimé plusieurs chaînes vidéo associées à des militants anti-vaccins très connus qui, selon les experts, sont en partie responsables du scepticisme qui a contribué au ralentissement des taux de vaccination dans le pays.YouTube vient de déclarer la guerre aux militants anti-vaccins
Bien que la pandémie prenne du recul - et que le monde retrouve progressivement ses habitudes - seules 2,64 milliards de personnes ont été complètement vaccinées à l'heure actuelle, soit environ 33,9 % de la population mondiale. Des millions de personnes à travers le monde sont encore réticentes à l'idée de se faire vacciner, car elles ont été bernées par des croyances complotistes sur les vaccins. Plusieurs experts ont accusé les plateformes en ligne, principalement les plateformes de médias sociaux, d'être à l'origine de cette désinformation sur les vaccins en servant de chambre d'écho pour les contenus erronés des militants anti-vaccins.
Lors de l'été, les autorités américaines ont dû recruter une « armée d'influenceurs », notamment des stars de TikTok, pour lutter contre le mensonge sur les vaccins de la Covid-19, mais cela n'a pas suffi. L'un des mensonges les plus répandus estime que "les vaccins modifient le patrimoine génétique". Depuis, certaines plateformes tentent de prendre les choses en main en engageant une lutte contre les militants anti-vaccins. Pour sa part, YouTube, une division de Google d'Alphabet, a annoncé mercredi qu'elle allait étendre sa politique contre la désinformation pour couvrir tous les vaccins que les autorités sanitaires considèrent comme efficaces.
En d'autres mots, YouTube interdit maintenant la publication de toute forme d'absurdité liée aux vaccins, et pas seulement les vaccins contre la Covid-19. Matt Halprin, vice-président de YouTube chargé de la confiance et de la sécurité, a expliqué que l'interdiction portera sur tout média qui prétend que les vaccins sont dangereux ou entraînent des problèmes de santé chroniques comme l'autisme. Il y a un an, YouTube a interdit des certaines de vidéos critiquant les vaccins contre la Covid-19. La plateforme aurait retiré plus de 130 000 vidéos pour avoir violé cette règle. Mais plusieurs vidéos ont réussi à passer à travers les mailles.
Elles ont contourné la règle en faisant des déclarations douteuses sur les vaccins sans mentionner la Covid-19. YouTube a alors compris que sa politique était trop limitée. « Nous pouvons imaginer que les spectateurs extrapolent ensuite potentiellement à la Covid-19. Nous voulions nous assurer que nous couvrions toute la gamme », a déclaré Halprin dans une interview cette semaine. Les nouvelles directives de YouTube énumèrent les exemples suivants de fausses affirmations que YouTube supprimera :
- les allégations selon lesquelles les vaccins provoquent des effets secondaires chroniques tels que : cancer, diabète ou autres effets secondaires chroniques ;
- les allégations selon lesquelles les vaccins ne réduisent pas le risque de contracter une maladie ;
- les allégations selon lesquelles les vaccins contiennent des substances qui ne figurent pas sur la liste des ingrédients des vaccins, comme des matières biologiques provenant de fœtus (par exemple, des tissus fœtaux, des lignées cellulaires fœtales) ou des sous-produits animaux ;
- les allégations selon lesquelles les vaccins contiennent des substances ou des dispositifs destinés à suivre ou à identifier les personnes qui les ont reçus ;
- les allégations selon lesquelles les vaccins modifient le patrimoine génétique d'une personne ;
- les allégations selon lesquelles le vaccin ROR provoque l'autisme ;
- les allégations selon lesquelles les vaccins font partie d'un programme de dépopulation ;
- les allégations selon lesquelles le vaccin contre la grippe provoque des effets secondaires chroniques tels que l'infertilité ;
- les allégations selon lesquelles le vaccin contre le VPH provoquerait des effets secondaires chroniques tels que la paralysie.
Les nouvelles règles contiennent quelques exceptions
Ce changement marque une évolution majeure pour le géant des médias sociaux, qui diffuse chaque jour plus d'un milliard d'heures de contenu en continu. À l'instar de ses homologues Facebook et Twitter, la société s'est longtemps opposée à un contrôle trop strict du contenu, arguant que le maintien d'une plateforme ouverte est essentiel à la liberté d'expression. Mais alors que ces sociétés sont de plus en plus critiquées par les régulateurs, les législateurs et les utilisateurs ordinaires pour leur...
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